Lundi 9 avril 2012 1 09 /04 /Avr /2012 13:24

La Corse n’a pas connu de répit depuis le dernier article, bien au contraire, le milieu insulaire semble ne pas avoir soldé totalement ses comptes et ce alors que celui-ci a perdu très gros en Gaule dernièrement avec de multiples arrestations attenant à leurs activités dans le jeu et le milieu de la nuit. De plus les nationalistes et le milieu semblent avoir commencé une nouvelle guerre fratricide Ambiance !

 

 

Commençons par les affaires « courantes », en novembre dernier nous avions parlé de la tentative d’assassinat à l’encontre d’Yves Manunta, dès le lendemain quatre membres de la famille Pantalacci, une famille historique du nationalisme Corse,  avaient été placés en garde à vue, les parents seront relâchés rapidement, par contre les fils, des frères jumeaux, auraient été reconnus (car ils sont des amis de la famille) par la fille de 10ans d’Yves Manunta qui avait été blessée lors de l’attaque contre son père. Les deux jeunes hommes (M. et D.) ont été écroués aux Baumettes. Ils avaient déjà été mis en examen pour une fusillade à l’entrée d’une discothèque qui avait déjà fait une blessée, mais les témoins s’étant rétractés au bout d’un mois ils avaient été remis en liberté.

 

Le papa Pantalacci, commerçant à Ajaccio, avait été impliqué dans les détournements de fonds de la SMS avec feu Antoine Nivaggioni, des détournements que dénonçait Yves Manunta

Jusque-là, la famille P. était surtout connue pour avoir commis un des plus grands faits d’armes de la légende nationaliste. L’oncle des deux jumeaux faisait partie du commando qui, le 7 juin 1984, était entré dans la maison d’arrêt d’Ajaccio pour abattre deux truands responsables de l’enlèvement et de la mort du militant Guy Orsoni, frère de l’actuel président du club de foot d’Ajaccio.

 

Depuis Yves Manunta a accusé des policiers des « renseignements généraux » d’avoir monté des « cabales » contre lui dans le cadre de ses activités dans le domaine de la sécurité, dans un entretien à Corse-Matin, il déclare. « Un trouble est né du fait de ma situation professionnelle et a donné lieu à des cabales savamment orchestrées par certains fonctionnaires des renseignements généraux ripoux, un indicateur de police notoire, relayés par des tueurs à la solde des cols blancs », affirme-t-il. (Je vous invite à relire l’article de Xavier Monnier sur le site des inrocks.

 

La guerre est déclarée

 

Fin novembre Le FLNC a envoyé une lettre de revendication à la revue Corsica. Outre les 28 attentats contre des villas, les 5 actions commandos et les 5 attentats contre les « monopoles d’Etat et multinationales », le groupe clandestin revendique également l’assassinat de Christian Leoni.
« Vendredi 28 octobre, un de nos commandos, lancé à sa recherche dans la région de Moriani, a procédé à l’élimination physique de Christian Leoni, responsable du groupe mafieux, auteur de l’assassinat de notre militant Philippe Paoli.
Leoni, propriétaire d’un complexe immobilier (plastiqué en février dernier), a été abattu par
deux hommes cagoulés près de Moriani-Plage (40 km au sud d’Ajaccio). Lié à la bande « Brise de Mer », il était considéré comme un proche de Francis Mariani, tué en janvier 2009. Connu pour braquages, il avait été condamné à 2 ans de prison ferme en 2001 pour une affaire de machines à sous.
Philippe Paoli, abattu le 22 juin dernier, était membre de l’exécutif du mouvement « Corsica Libera ». Suite à son assassinat, le FLNC avait organisé une conférence de presse clandestine promettant une vengeance.

 

Les représailles des adversaires n’ont pas tardé,  Jacques Paoli, 58 ans, ancien nationaliste, a été assassiné alors qu'il se trouvait à son domicile avec sa compagne et une amie. « Il était dans son salon quand un homme cagoulé a fait irruption et l'a abattu avec un fusil de chasse », a-t-on appris de source proche de l'enquête. Il est décédé lors de l'arrivée des pompiers et d'un médecin, alertés vers 19 heures, au lieu-dit Abbazia, à environ 80 kilomètres au sud de Bastia. Jacques Paoli n’était autre que le frère de Charles-Philippe Paoli et un proche de François Santoni, lui aussi assassiné il y a dix ans. Ancien militant Nationaliste, Jacques Paoli, père de deux enfants, était éleveur et possédait également une Cafétéria. Au mois de février dernier, son véhicule 4×4 avait été la cible d’un attentat, et il avait été entendu dans le cadre d’une tentative d’homicide au printemps dernier mais « n’était pas connu des services de police » selon le procureur de la république.

Cette guerre expliquerait-elle d’autres morts suspectes de personnes inconnus des services de police ? Comme celle en juillet dernier de Dominique F. ? Celle de Jean-Baptiste A. en avril 2011 ? Celle d’Antoine S. le 24/11/11 ? Celle de Jean-Baptiste B. et de Marius C. en mars 2012?

 

Rien n’est moins sûr, car on aurait tort de penser que tous les règlements de comptes sont liés au milieu et au nationalisme Corse. Néanmoins personne n’a été arrêté en lien avec les assassinats relatées plus haut.

 

Le début d’année 2012 connait la encore son lot de meurtres. En janvier et en trois jours, deux règlements de compte meurtriers seront perpétrés, le premier a visé Albert Pieri, 58 ans, qui a été abattu sur la commune de Brando, à 10 Km de Bastia, en Haute-Corse, alors qu'il conduisait sa voiture. Les pompiers ont été alertés vers 10 h 54 par deux appels de particuliers qu'un véhicule avait quitté la route pour chuter dans un ravin de 20 mètres, non loin du sémaphore.

Le quinquagénaire, « défavorablement connu des services de police », directeur commercial de l'entreprise Vendasi et ancien directeur général du Sporting Club de Bastia chargé des affaires sportives, aurait été « la cible d'un ou plusieurs tireurs ainsi que le confirment des éléments matériels ».

Le 26 janvier c’est Anthony Morère-Paoli qui était tué sur la route menant de Tavera à Ucciani, l’homme était connu de la justice. Il avait notamment été interpellé en 2010 en Haute-Corse. Il était mis en cause dans un trafic d'armes et avait été placé en détention préventive à la maison d'arrêt de Borgo. Il effectuait son contrôle judiciaire à la gendarmerie de Peri et menait une existence plutôt discrète.

 

Le gros coup de filet

 

En février dernier 150 policiers ont été déployés pour mener une opération contre le grand-banditisme à Marseille, Aix et en Corse. 28 personnes ont été arrêtées pour association de malfaiteurs, blanchiment en bande organisée, abus de biens sociaux et non justification de ressources. Les enquêteurs s’intéressent en fait à un réseau qui rackettait des bars, brasseries et boîtes de nuit (notamment le Pearl, la Fabrick et l’Usine) de la région aixoise. Des armes, des documents et de l’argent liquide ont été saisis. Parmi les personnes arrêtées figurent un ancien joueur de l’OM mais surtout plusieurs truands considérés comme des proches de la « bande des bergers-braqueurs de Venzolasca » (dirigé par Ange-Toussaint Federici, condamné à 28 ans de prison en 2010 pour la « tuerie du Bar des Marronniers ») : son cousin Paul Bastiani (né en 1956 à Marseille) et Toussaint Acquaviva (né en 1951 à Calenzana).

 

Deux gérants d'établissement --Yvan Passini et Christophe D'Amico (lire l'article de slate notamment la relation avec Casoni), proche d'un agent de joueurs de l'OM-- et cinq autres hommes --dont Toussaint Acquaviva et Paul Bastiani, qui avaient aidé Federici après la tuerie des Marronniers, et Frédéric Rocchia, un employé municipal d'Aix qui aurait collecté les enveloppes d'argent-- ont été écroués dans ce dossier dit "Calisson", un huitième suspect étant en cavale.

Cette équipe avait été repérée en marge d'une enquête sur l'assassinat en 2009 en Corse d'un lieutenant de Federici, Jacques Buttafoghi, et d'investigations menées dans l'affaire du cercle de jeux parisien Wagram, selon une source proche de l'enquête.

Ange-Toussaint Federici, « ATF », qui a déjà été condamné en 1988 à 20 ans de prison pour des braquages (avec ses complices Jean-Pierre Louadoudi et Franck Cortopassi) et libéré en 2003. En janvier 2007, il est arrêté à Paris pour sa participation à la tuerie des Marronniers (le 4 avril 2006, son ADN ayant été retrouvé sur place, il a également été identifié comme étant le blessé qui, touché à la jambe, s’est fait soigner à la clinique Clairval, grâce à l’intervention du neurochirurgien Ange-François Vincentelli. Lors de son arrestation à Paris, Federici était en compagnie de Jules Filipeddu, autre figure du banditisme corse (affaire du « vrai-faux » passeport d’Yves Challier, jeux au Brésil et en Bolivie,…). Paul Bastiani et Toussaint Acquaviva avaient été poursuivis pour recel de malfaiteur et association de malfaiteurs dans le cadre de l’enquête sur la tuerie du Bar des Marronniers.

 

Et d’ailleurs le procès en appel d’ATF doit bientôt commencé concernant cette affaire et elle connait déjà quelques rebondissements.

En effet un supplément d'information a été ordonné avant ce procès qui se déroulera en avril à Draguignan (Var).

Federici, condamné en première instance en novembre 2010 à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône) à 28 ans de réclusion criminelle pour ce triple assassinat, est rejugé en appel du 16 au 20 avril.

Selon un de ses conseils, Me Eric Dupond-Moretti, un courrier reçu par la défense, dont il n'a pas indiqué le contenu, a été remis au président de la cour d'assises d'appel. Celui-ci, Thierry Fusina, a confirmé avoir ordonné un supplément d'information et saisi le juge Claude Choquet, de la Juridiction interrégionale spécialisée de Marseille, qui devra déposer les actes de procédure au greffe de la cour d'assises à la mi-mars.

Selon une source proche du dossier, le courrier en question contient un nouveau témoignage visant à innocenter l'accusé.

Le 4 avril 2006, trois hommes étaient morts au bar des Marronniers, dont le caïd Farid Berrahma. La présence sur les lieux de Federici, blessé lors de la fusillade, ne fait pas débat. Mais ses avocats en font une victime quand l'accusation soutient qu'il faisait partie des tireurs, sur fond de rivalités entre truands corses et des cités pour le contrôle des machines à sous autour de l'Etang de Berre. Berhama qui menaçait le territoire de Jean-Luc Germani à l’époque. Qui plus est certaines grosses exécutions en PACA en 2011 pourraient aussi être l’œuvre des Corses même si avec les arrestations de Cassone, Campanella et des Baresi le milieu local se cherche sans doute un nouveau chef, peut-être est là une nouvelle équipe qui veut faire place nette avec l’aval des Corses (on parle beaucoup des frères B. actuellement incarcérés).

 

 

Cercle Concorde

 

C’est un énorme coup pour les policiers, sans compter le coup de filet du Concorde du 5 mars 2012

L’Office Central de Lutte contre le Crime Organisé et l’Office Central de Répression de la Grande Délinquance Financière ont mené une série d’interpellations à Paris, Marseille et en Corse. 18 personnes ont été placées en garde à vue pour être entendues dans le cadre de malversations, sur fonds de lutte de pouvoirs entre clans du banditisme corse, dans le cadre de la gestion du cercle de jeu Wagram, à Paris.
Parmi les personnes arrêtées figurent l’ancien secrétaire du Cercle, Jean Testanière, surnommé « le Mage », l’ami des stars et Angelo Guazelli, figure du gang corse de la « Brise de Mer ». Ils sont notamment soupçonnés de blanchiment d’argent et non justification de ressources.

 

La plupart des 18 interpellés ont déjà été entendus lors de la première vague d'interpellations qui s'est jouée au mois de juin, à Paris.

Le scénario construit par la police au cercle du XVIIe arrondissement est simple. Le Wagram, qui aurait été sous le giron de Richard Casanova, aurait changé de main après l'assassinat de ce dernier à Porto-Vecchio, en 2008.

Deux factions de la Brise de mer se seraient alors disputé son contrôle. « Cette caisse noire alimentait le grand banditisme », détaille un policier. Le 19 janvier 2011, quatre ou cinq hommes pénétraient dans le cercle afin de menacer le trésorier, Jean-François Rossi. Des écoutes, mais aussi des déclarations confirment cet épisode qui va déclencher l'enquête de la Jirs.

Le 8 juin, un premier coup de filet ciblait à Paris et en Balagne une quinzaine de suspects répartis en deux catégories : les racketteurs supposés et les victimes. Au final, sept étaient mis en examen. Trois des personnes soupçonnées de faire partie du commando de janvier étaient recherchés activement : Jean-Luc Germani, Stéphane Luciani, Frédéric Federici.

 

D'autres étaient mises en examen pour extorsion et étaient placées en détention : Antoine Quilichini, Hervé Paccini et Philippe Terrazzoni. François Giacobetti faisait l'objet des mêmes mesures. Frédéric Graziani, Marie-Françoise Casanova-Tomey et Pascal Arrighi étaient poursuivis par la justice et placés sous contrôle judiciaire. Enfin, Ali Kolingare était témoin assisté.

Trois mois plus tard, le député-maire de Sarcelles strausskahnien François Pupponi qui est originaire de Sainte-Lucie de Tallano, était mis en cause en septembre. Placé sous le statut de témoin assisté.

Une semaine plus tard six nouvelles personnes sont  interpellées, parmi les suspects entendus, Jean Casta, le maire du village de Pietralba, en Haute Corse. Une source proche de l'enquête a confirmé qu'il est bien "soupçonné d'avoir joué le rôle de convoyeur de fonds pour le compte des vrais patrons de l'établissement de jeu". (Source Le Point)

Il y avait aussi l'ancien directeur de cabinet de Patrick Balkany, à la mairie de Levallois-Perret, aujourd’hui directeur général de la SEMARELP (société d’économie mixte d’aménagement local) et sa compagne, Laurence Darmon, fille de Jean Claude, l’ex-argentier du foot français, est également en garde à vue. Elle est soupçonnée d’avoir averti l’un des dirigeants du cercle de jeu - Jean Testanière, surnommé "le Mage" - de sa prochaine interpellation.

 

La bande du petit bar et ses rivaux

 

Elle a été bien décimée par des années de luttes intestines mais elle fait encore parler d’elle.

 

En février déjà une quinzaine d’arrestations ont eu lieu à Ajaccio parmi la mouvance de la « Bande du Petit Bar » et de ses rivaux. Les dossiers en cause sont :
- la tentative de meurtre contre Fabrice Accardo le 9 avril 2011 : connu de la police, ce restaurateur est lié à Alain Lucchini, gérant de boîte de nuit et ancien militant du Mouvement Pour l’Autodétermination (MPA), également victime d’une tentative de meurtre en décembre 2008 ;
- l’assassinat de Marie-Jeanne Bozzi le 21 avril 2011 : ancienne maire UMP de Grossetto-Prugna de 2001 à 2008, condamnée pour fraude fiscale. Elle est la soeur d’Ange-Marie Michelosi (abattu en juillet 2008) et de Jean-Toussaint Michelosi, tout deux inscrits au fichier du grand-banditisme. Son mari, Antoine Bozzi, avait été condamné en 2002 pour proxénétisme aggravé. En septembre 2008, elle avait été arrêtée puis relâchée dans l’enquête sur un projet d’assassinat contre l’ancien nationaliste Alain Orsoni, soupçonné par la famille d’être le commanditaire du meurtre de Michelosi. En avril 2009, une nouvelle opération avait entraîné l’arrestation de 23 personnes : elle avait alors été laissée libre mais mise en examen pour association de malfaiteurs.
- la tentative de meurtre contre Yves Manunta le 8 novembre 2011 : ancien militant nationaliste d’ « Accolta Naziunali Corsa ». En mars 1996, il avait déjà survécu à une tentative de meurtre. Il était ensuite devenu le dirigeant de la Société de Sécurité Méridionale, issue d’une scission en 2004 avec la Société Méditerranéenne de Sécurité (SMS) d’Antoine Nivaggioni (abattu en novembre 2010). Mis en examen en 2007 pour des délits financiers dans le cadre de la gestion de la SMS, Manunta avait été relaxé en mars 2011.

 

Le 25 septembre 2011, Dimitri Bourgeaud, portier au « Pub Saint-James » à Porticcio, est abattu sur le parking de la discothèque de plusieurs balles de 11,43. La gendarmerie a effectuer 15 interpellations en vue d’audition en mars. Certaines des personnes placées en garde à vue ont été extraites de leurs cellules. Plusieurs des personnes en cause sont considérées comme des proches de la « Bande du Petit Bar » d’Ajaccio (groupe du Milieu corse, « parrainé » par Ange-Marie Michelosi, abattu en juillet 2008). Les premières mises en examen concernent Azem Ouerghi pour subornation de témoin, et Pascal Dionisi pour assassinat en bande organisée. Ce dernier, 42 ans, connu pour ses liens avec le « Petit Bar », avait été condamné en avril 2009 à un an de prison pour la détention d’un pistolet semi-automatique de calibre 45, découvert lors d’un contrôle routier.

 

Ange-Marie Michelozzi et Romain Salvini, présentés comme des proches de la « Bande du Petit Bar » d’Ajaccio, ont été mis en examen pour association de malfaiteurs en vue de commettre un homicide dans le cadre de l’enquête sur la tentative de meurtre de Fabrice Accardo. Deux de leurs proches, Pierre Lutzu et Fabrice Chiappe ont également été mis en examen après la découverte d’une cache d’armes chez Ange-Marie Michelozzi. 12 kg de cannabis, 500 grammes de cocaïne, une quinzaine d’armes de guerre, des explosifs et 10.000 euros en liquide y avaient été découvert. L’avocate de Michelozzi est Valérie Bozzi, fille de Marie-Jeanne Bozzi, abattue en avril 2011.

Dans le dossier Lucchini, Jean-Toussaint Michelosi, frère de Marie-Jeanne Bozzi et d’Ange-Marie Michelosi (abattu en juillet 2008), a été interpellé à Paris.

 

Et pour finir au rayon judiciaire

 

Jacques Mariani, fils du caïd de la Brise de Mer Francis Mariani (tué dans une explosion en janvier 2009), a été condamné à 7 ans de prison et 100.000 euros d’amende pour extorsion de fonds le 23 février 2012. Sa femme, Stéphanie Luciani, a été condamné à 18 mois dont 12 avec sursis et 70.000 euros d’amende pour non justification de ressources et recel d’abus de biens sociaux. Trois des complices de Mariani ont été condamnés à des peines allant de 2 ans de prison, dont un avec sursis, à 3 ans de prison, dont 18 mois avec sursis.
Incarcéré suite à sa condamnation à 15 ans de prison pour le meurtre du nationaliste Nicolas Montigny, Jacques Mariani aurait dirigé depuis sa prison un réseau de racket sur le monde de la nuit d’Aix-en-Provence. L’enquête concerne une boîte de nuit « historique » d’Aix, le Mistral, le restaurant attenant, l’Icône, une autre boîte de nuit de la ville, la Joïa, de même qu’une autre boîte de nuit à Oraison (Alpes-de-Haute-Provence).

 

En une année, La Joia aurait financé le train de vie de Jacques Mariani à hauteur de 30 000 euros pour des dépenses variées : des honoraires versés à un avocat sur une aire d’autoroute, un chihuahua pour le fils du détenu à acheter sur le continent et à transporter en Corse, le règlement de ses dommages et intérêts alloués à la famille d’un jeune nationaliste qu’ il a assassiné…
Antoine Gastaldello, patron de fait de la discothèque, avait dit stop lorsque le détenu avait réclamé l’achat d’un jet-ski. "Ce n’est plus un service, c’est de l’asservissement", déclarait- il au juge Duchaine. Son amitié avec Jacques Mariani justifie, à l’entendre, toutes ces largesses alors que La Joia affichait un trou financier de 120 000 euros. "C’est un comportement absolument pas normal, je ne le conteste pas". Mais "à aucun moment", il n’a subi de menaces, de contraintes, de représailles.

Ancien DJ devenu organisateur de soirées, Jean-Paul Parra avait connu Jacques Mariani en détention. Deux mois de vie carcérale partagée, entre avril et juin 2007, lui avaient ouvert les portes de La Joia. Son rôle : "jeter un oeil pour M. Mariani qui m’avait laissé comprendre qu’il avait des intérêts dans la boîte". Le procureur pointe son "retraitement sémantique" qui, à l’audience, transforme le mot "soumis" en "ami". Anthony Gentile, 38 ans, défend s’être prévalu du lien familial - beau-frère de Monsieur Mariani - pour s’imposer à La Joia où, "il était ses yeux".
La comptable n’ouvrait jamais le coffre hors de sa présence. "Anto se sert dans la caisse", avait dit Antoine Gastaldello. À la barre, le beau - frère est dans l’incapacité d’expliquer son job. Malgré les témoignages favorables des « victimes » du racket, le corse a donc été condamné à la peine maximale.

 

Dernière minute

 

Hier, dimanche 8 avril, deux hommes, dont un ancien responsable nationaliste, ont été tués par balles dimanche en fin d'après-midi vers Vezzani, près d'Aleria (Haute-Corse), leurs corps découverts sur le terrain de la propriété agricole de la famille de l'un d'eux.

L'ancien nationaliste Jo Sisti et son beau-frère Jean-Louis Chiodi (bien Chiodi) ont été tués sur une propriété de la famille Sisti, au bout d'une route, a indiqué dimanche soir sur place le procureur de la République de Bastia, Dominique Alzeari.

Les faits ont eu lieu dans un endroit très retiré de cette zone montagneuse, au lieu-dit Quinzena.

Jo Sisti, ancien secrétaire général dans les années 90 de l'Accolta Naziunale Corsa (ANC), était militant de la formation nationaliste modérée Femu A Corsica ("Faisons la Corse").

En novembre dernier, le fils de M. Sisti, gérant de bar à Pietroso,  avait défrayé la chronique, accusé d'avoir tiré sur des hommes du GIGN qu'il a ensuite expliqué ne pas avoir identifiés alors qu'ils s'apprêtaient à l'interpeller. Son père avait alors évoqué, pour Corse-Matin, le contexte "de violence multiforme que connaît actuellement la Plaine orientale".

"La microrégion de la Plaine orientale connaît actuellement un climat de violence multiforme qui touche des honnêtes gens", avait alors dit M. Sisti. "Dans ce contexte, il a cru qu'on en voulait à sa vie. Il a pensé que ces hommes armés et cagoulés étaient venus pour l'abattre", avait-il déclaré.

 

  

 

Ca n’en finit plus en Corse…..

 

Le 21 mai dernier c'est un restaurateur de la plaine orientale (Haute-Corse) Olivier S. qui a été visé par une tentative d'assassinat, il a été blessé au visage et à la main.

 

 

*NDLR : Jean-Angelo, dit Angelo, Guazelli (né en 1953) est un des fondateurs historiques de la bande dite de la Brise de Mer, aux côtés de Pierre-Marie Santucci (abattu en février 2009) et de Francis Mariani (tué en janvier 2009). En fait, il y a trois frères Guazelli, impliqués dans le banditisme insulaire depuis leur fief de La Porta. Leur oncle Christian « le Bègue » Guazelli  était déjà une figure de la pègre sur la Côte d’Azur dans les années 70. Les frères Paul-Louis (dit « Paul », né en 1951), Jean-Angelo (dit « Angelo », né en 1953) et François Antoine (dit « Francis », né en 1954) Guazelli ont été inscrits au fichier du grand banditisme entre 1986 et 2001, puis à partir de 2007. Paul a été arrêté en 1984 dans une tentative de braquage à Neuilly. Dans cette affaire on retrouve les noms de Daniel Vittini (abattu en juillet 2008) et de Francis Santucci (frère de Pierre-Marie, décédé naturellement en 1992). Angelo a été impliqué dans une affaire de racket en 1981, en compagnie de Francis Santucci. La même année, il est impliqué dans un braquage, avec les frères Santucci et Patacchini (autres figures de la Brise de Mer). En 1985, il est condamné à 3 ans de prison pour vol et détention d’arme. En 1997, Angelo est identifié par les autorités alors qu’il se rend en Sibérie, où il aurait des intérêts dans des casinos.
Francis a été poursuivi dans une affaire de port d’arme à Marseille en 1979 et on retrouve son nom dans des affaires de braquages en 1986 et 1988. Dans les années 80, Francis aurait tenu un réseau de machines à sous dans le secteur de Bastia et du Cap Corse. En septembre 2009, il est entendu dans une affaire de blanchiment via des bars PMU de Bastia mais rapidement relâché. Il a été abattu en novembre 2009 à Orezza (20 km au sud de Bastia).

 

Par Desmoulins - Publié dans : Actualités
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Vendredi 17 février 2012 5 17 /02 /Fév /2012 15:28

Non vraiment, ce n’est pas possible là, même les médias français s’y mettent toujours à leur manière (c’est-à-dire je copie colle l’AFP ou le premier média qui en a parlé et hop c’est fait). Jeremy Lin est le yellow Maba (surnom que lui donne certains fans des Knicks déjà en référence au black mamba Kobe Bryant), une anomalie du basket et tous les jeux de mots y passent bref c’est aujourd’hui une curiosité ambulante parce que ben à l’instar des blanc dans la culture populaire les jaunes savent pas sauter.

 


L’Histoire est belle convenons-en, et quand elle est jolie forcément on enjolive, on invente et on fait passer ceux qui sont passés à côté du phénomène pour les dindons de la farce.
Jeremy Lin n’a pas été drafté en 2010, comprenez qu’il n’a pas été choisi parmi les meilleurs universitaires (ou étrangers) lors de la grande cérémonie annuelle ou les franchises s’échangent et choisissent des joueurs de basket comme des images Panini. Notez que ce système de draft je l’apprécie ca elle permet une redistribution des « cartes » justement et propose aux plus mauvaises équipes de la saison passée de choisir un futur possible « franchise player » afin de redorer le blason sportif de leur club.
Bref Jeremy n’est pas de ceux-là est-ce une injustice ? Ben non malgré ce que veulent-nous faire croire les médias, Il était dans une fac ou le programme basket n’est pas connu et encore moins côté, pouvait-il en être autrement? Assurément non !  Cependant et c’est tout à son honneur Jeremy va participer au summer league avec la franchise de Dallas et là il tape dans l’œil de pas mal de monde car en deux matchs il va tenir la dragée haute au numéro 1 de  la draft 2010, John Wall (meneur drafté par Washington), et là déjà la belle histoire commence, Dallas lui propose un contrat mais Jeremy lui veut Goldenstate ( l’équipe d’Oakland en Californie) son équipe de cœur, il y va et signe deux ans.
Seulement voilà et ça les médias n’en parlent pas non plus mais à Goldenstate il y a déjà deux meneurs scoreurs exceptionnels, Stephen Curry et Monta Ellis, et non seulement ce sont des machines de statistiques mais en plus ils jouent 40 min et ne sont jamais blessés alors ben Jeremy là encore fort logiquement cire le banc et n’a que peu de minutes même si cette équipe collait parfaitement au style de jeu de Jeremy, (on joue vite, on shoote beaucoup, bcp de passes) mais voilà l’histoire ne dure qu’un an il est coupé de l’effectif en fin de saison après avoir joué en moyenne 9,8 minutes par match (29 matches joués pour environ 2,5 points pa match en moyenne).
Il va à Houston mais là encore cette équipe a pléthore de meneurs/arrières (Lowry, Flynn, Dragic, Lee, Martin) et il ne jouera quasiment pas, c’est dur pour lui mais encore une fois est-ce vraiment la faute de Houston ? Il le coupe début décembre de leur effectif et là le destin de Lin va connaitre un sort nouveau.

 

22 v’la les Knicks

 

Il signe aux Knicks le 27 décembre 2011 pour pallier aux blessures de la nouvelle recrue, le fantasque Baron Davies, le rookie Shumpert est lui aussi blessé, Mike D’Antoni le coach veut pallier à toutes mauvaises suprises, Lin est engagé au salaire minimum et file en D League (la ligue de Developpement) il y fera un seul match avec un triple double à la clé (comprenez de stats au-dessus de 10 dans trois catégories statistiques) 28 points, 11 rebonds et 12 passes. Malgré tout NY pense à libérer Lin avant le 10 février (date à laquelle son contrat aura été effectif et acté) pour prendre un nouveau joueur. Le marasme sportif de NY poussera D’Antoni a laissé une chance à Lin lors du match contre New Jersey le 4 février et là Lin marque 25 points, 5 rebonds et 7 passes.
Le marasme sportif de NY, les coachings critiqués et critiquable de Mike D’Antoni qui sentait l’ombre de Phil Jackson sur sa nuque, le manque de jeu collectif, l’égoisme des deux stars de l’équipe Anthony et Stoudemire qui vampirisent les ballons et leur incapacité à jouer ensemble, des erreurs de castings sur la base arrière, (bibby qui n’a plus de shoots) , un Fields aux abonnés absents puis un Carmelo Anthony blessé ont fait que Lin a eu sa chance et tant mieux oui c’est effectivement une belle histoire, mais il en faut pas oublier les faits et rester rationnel.
Si Lin continue se bonnes performances ave el retour de Carmelo et là oui je serais encore plus impressionné, car là il ne pourra plus shooter 20 fois dans le match et ce n’est pas lui qui shootera en dernier pour sauver le match. Il a su fluidifier le jeu de NY et faire briller ses coéquipiers (Chandler et Novak en tête) mais rien n’est gagné et toute cette flambe autour de lui risque de lui jouer des tours même si le garçon semble très humble. Son dernier match il a fait un 10 points (4/6 aux shoots) 13 passes en 26 minutes ce qui est très bien et c’est ce qui sera certainement ses stats après le retour de Carmelo, il en faudra plus trop compter sur des 25 pts à tout berzingue et j’espère que le public et les médias ne lui mettront pas trop la pression si ses stats sont en baisse et c’est ça le risque. Dans une ville et une franchise qui n’en est pas à sa première « hype » (duhon, felton notamment), espérons qu’il gardera son peps qui a permis à NY de revenir dans les 8 premiers de sa conférence avec 7 victoires consécutives

La Hype dont il bénéficie vient aussi de sa couleur de peau bien sûr (comme la hype concernant Tebow était dû à sa foi évangélique à la limite du prosélytisme) , Lin (comme Tebow d’ailleurs) sont néanmoins de très bon athlètes qui méritent leur place au plus haut niveau grâce à leur volonté et à leur talent mais on les jugent aussi par rapport à des choses qui n’ont rien à voir avec le sport mais plus à la politique, les gens les aiment parce qu’ils les pensent différents de la norme mais en somme il ne le sont pas, ils ont les mêmes qualités physiques que n’importe qui dans leur sport.
On n’a pas attendu Lin pour savoir que les asiatiques pouvaient être bons au basket si ? et Yao Ming alors ?  Voyez même moi finalement je me fie à la simple couleur de peau de Jeremy pour affirmer qu’un asiatique peut jouer au basket alors qu’on s’en fout, le sport est un feeling qui peut s’acquitter des dogmes physiques parfois mais qui doit à tout prix s’acquitter de ces dogmes ethnico-religieux.

Par Desmoulins - Publié dans : Sport
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Mercredi 9 novembre 2011 3 09 /11 /Nov /2011 13:16

Les tensions en Corse ne faiblissent pas ces derniers mois et l’année 2011 aura connu son lot de meurtres et de règlements de comptes sanglants. Ajaccio, Propriano, Sartène, Porto-Vecchio telles sont les principaux lieux où se jouent ces drames sur fond d’immobilier, de vendetta, de procès de la SMS et de trafics de drogues.

 

L’année avait déjà bien mal commencée, puisque dès le 1er janvier, une bagarre à la Maison d’Arrêt d’Ajaccio (61 prisonniers pour 56 places) avait été signalée. Elle aurait opposé des membres de clans rivaux au sein du banditisme Corse. 5 personnes ont été blessées, dont 4 en détention provisoire pour des affaires de règlements de comptes. Il y a eu plusieurs transfèrements vers d’autres établissements par la suite.

 

L’été s’annonçait chaud et il a été, le 24 juillet c’est un restaurateur d’une cinquantaine d’années qui est abattu à Ghisonaccia (Haute Corse), Dominique Ferrari, a été atteint de plusieurs balles, alors qu'il se trouvait à proximité son établissement, le Deux Mâts, un restaurant de bord de plage qui avait été détruit par un incendie en mai. L’homme était inconnu des services de police et pour les enquêteurs sa personnalité ne colle pas avec le profil d’un voyou. La piste locale est privilégiée, l’assassinat ressemblait fort à un contrat mais un contrat lancé par qui ?  L’enquête est toujours en cours dans la plus grande discrétion.

Une semaine plus tard par contre, le 1er Août, c’est un homme bien connu qui tombe sous les balles à Propriano (Corse-du-Sud), Adrien Chilini, originaire de Sartène et âgé d'une trentaine d'années. Il a été tué vers 19H00 alors qu'il se trouvait à bord d'une voiture dans un quartier résidentiel de cette cité balnéaire de la côte sud-ouest de la Corse.

Il avait été mis en examen en janvier 2011 pour complicité de tentative d’homicide et association de malfaiteurs dans le cadre de la tentative de meurtre contre Jean-Pierre Giacomoni. Le 14 mai 2010, ce gérant de camping municipal, proche du leader nationaliste François Santoni (abattu en août 2001), avait été pris pour cible mais, blessé, avait réussi à riposter. Chilini avait été remis en liberté il y a quelques semaines et devait porter un bracelet électronique. En mai 2010, il avait été condamné à 5 ans de prison dont 2 avec sursis pour le braquage d’une agence bancaire à Bastia en avril 2006.

On peut soupçonner une vengeance des nationalistes après la tentative d’assassinat sur Giacomoni, les nationalistes qui en cette année 2011 ont fait savoir que la mort De Charles-Philippe Paoli ne resterait pas impunie, ce qui laisse augurer encore des remous.

 

Le meurtre de Fabrice Vial

 

Mais les médias parleront surtout de l’assassinat de l’entrepreneur Fabrice Vial, survenue sur son yacht à Porto-Vecchio, le 15 Août dernier. Une exécution qui laisse place à bien des fantasmes sur les fréquentations de cet homme dont les affaires, dit-on, ne marchait plus si bien.

Une seule balle aura suffit, un petit calibre de 8 mm au maximum. Le projectile a été tiré à moins de cent mètres de distance, ce qui semble éloigner l’hypothèse d’un tireur posté sur le rivage au profit de celle d’un tueur embarqué sur un zodiac. Il n’y a  aucun témoin hormis l’amie de la victime qui a juste vu Fabrice Vial s’écrouler alors qu’il sirotait son champagne.

 

Il y avait d’autres invités ce soir là dont l’avocat toulonnais Thierry Fradet, un  ancien conseil de Pascal Perletto, figure du milieu varois, assassiné en juin dernier de six balles de 9 mm tirées en pleine tête alors qu’il sortait tout juste de prison. Ce juriste est spécialisé en droit pénal et il défendait également les intérêts du groupe Couach, une entreprise de chantiers navals spécialisée dans les yachts de luxe et les navires militaires dont Fabrice Vial s’était rendu propriétaire en 2009, alors que la société était au bord de la faillite.

 

Sur l’île, des sources proches de l’enquête citées par le quotidien Corse-Matin, parlent de fréquentations fichées au grand banditisme insulaire et marseillais et de projets immobiliers communs dans le sud de la Corse. Sur le continent, on dit que Fabrice Vial cherchait de l’argent frais, les problèmes financiers des sociétés de l’homme d’affaires installé au Portugal questionnent également. Le groupe Vial connaissait des difficultés importantes et la société Couach ne se portait guère mieux. Les entreprises auraient été à la recherche de capitaux extérieurs. On sait que le marché du luxe sur la Riviera est soumis à rude concurrence et que le mitan n’est jamais loin.

 

En septembre 2011, Jérémy C. quitte la maison d'arrêt des Baumettes, hier après-midi, après plus de deux ans de détention provisoire. Ce jeune Marseillais, un commerçant âgé de trente ans, a été placé sous contrôle judiciaire.
Il avait été interpellé le 14 juillet 2009, à sa descente du bateau, à Ajaccio. Sur lui, il détenait des documents, notamment des photos destinées, selon les enquêteurs, à la fabrication de faux papiers pour quatre hommes soupçonnés de la tentative d'assassinat de Francis Castola, 38 ans, cible de plusieurs tireurs le 22 juin à Alata (Corse-du-Sud). C’est un proche du « clan Orsoni ».
Après son arrestation, Jérémy C. est mis en examen pour les meurtres en bande organisée de Thierry Castola, tué le 3 janvier 2009 à Bastelicaccia, un pompier, frère de Francis, de Sabri Brahimi, assassiné trois semaines plus tard, et de Jean-Noël Dettori et Nicolas Salini, abattus à la kalachnikov et au fusil de chasse, le 10 avril 2009, au rond-point de Baléone.
 Dans sa dernière ordonnance de mise en liberté, le juge des libertés et de la détention écrit que "les éléments allant dans le sens de l'implication de Jérémy Capitta ne connaissent pas d'évolution. La détention provisoire n'est plus nécessaire pour la suite des investigations".

 

Tout s’accélère

 

Puis nouveau coup de tonnerre le 28 octobre avec l’assassinat de Christian Leoni, âgé d’une cinquantaine d’années et connu des services de police pour être un proche de la Brise de Mer. Il a été tué à Moriani-Plage, au sud de Bastia. C’était un proche de Francis Mariani, il était propriétaire d’un complexe immobilier qui avait été plastiqué en février. A-t-il été victime d’un énième règlements de comptes interne à la Brise ? Des ex du clan Casanova qui aujourd’hui, dit on, contrôle l’intégralité de l’Ile de Beauté ?  Il semblerait que Jacques, le fils de Francis, bien que détenu, est entamé une vendetta afin de venger la mort de son père (cf nos articles précédents), Chritian faisait -il partie de l'équipe de Jacques ou à -t-il été tué pour d'autres raisons?

Et tout s’accélère, le 1er novembre, c’est un ancien repris de justice, Francis Sorba, 46 ans, qui est victime d’une tentative d’assassinat à Propriano, il revenait de la pêche sur son bateau et c'est à ce moment-là qu'il a été pris pour cible par plusieurs tireurs qui circulaient à bord d'une Renault Kangoo immatriculée dans le 93. Une vingtaine de douilles de 9 mm ont été retrouvées sur place par les enquêteurs. Touché à la hanche et au bas du dos, il s’en sort. Cet homme a déjà effectué plusieurs séjours en prison notamment pour attaque à main armée.

Confondu, avec deux autres complices originaires du Valinco, pour les braquages d'une bijouterie à Porto-Vecchio et d'un supermarché à Bonifacio, commis en 1992, il a aussi été mis en cause dans des affaires de hold-up et de recel de travellers chèques sur le Continent et en Corse. Il avait été condamné à plusieurs reprises : 8 ans à Bordeaux, 5 ans à Ajaccio puis 7 ans en mai 1995 par la cour d'assises de Versailles. Depuis sa sortie de prison, il n'avait, semble-t-il, plus fait parler de lui.

 

Et hier a Casalta (40 km de Bastia, en Haute-Corse), des passants ont repéré une voiture accidenté dans un fossé. L’intervention des secours permet de constater que le conducteur a été mortellement blessé par balles à l’abdomen et à l’avant-bras. La victime est Ange Petrucci, 45 ans, marchant ambulant de fruits et légumes. L’homme est présenté comme un proche de Francis Guazzeli, figure de la mouvance de la « Brise de Mer », abattu en novembre 2009.

A Propriano (Corse du Sud), un entrepreneur en travaux publics de 37 ans, Faycal Abakoui, a été tué à coups de chevrotines alors qu’il conduisait un engin de chantier. Inconnu des services de police, il avait été entendu dans l’enquête sur plusieurs homicides dans la région du Sartenais-Valinco.

Un peu plus tard, à Ajaccio, Daniel Clapet a été gravement blessé par balles à l’abdomen. L’agresseur pourrait être un homme déjà connu pour trafic de drogue et agression. Il pourrait s’agir d’une affaire liée aux stupéfiants.

Toujours à Ajaccio, des hommes ont organisé un guet-apens contre Yves Manunta. Il a été blessé légèrement, tout comme sa femme et sa fille de 12 ans. Les tireurs auraient utilisé une arme de chasse et un 9 mm et Manunta aurait pu riposter. La voiture ayant servi à l’attaque a été retrouvée calcinée un peu plus tard.

Manunta est un ancien militant nationaliste d’ « Accolta Naziunali Corsa », mouvement de Pierre Poggioli. En mars 1996, il avait déjà survécu à une attaque : 16 impacts de balles avaient été relevés sur son véhicule. Le tireur l’avait mis en joue pour l’achever mais un CRS en faction l’en avait finalement empêché. Blessé, Manunta avait été mis en examen ensuite pour détention d’armes. Il était ensuite devenu le dirigeant de la Société de Sécurité Méridionale, issue d’une scission en 2004 avec la Société Méditerranéenne de Sécurité (SMS) d’Antoine Nivaggioni (abattu en novembre 2010). Mis en examen en 2007 pour des délits financiers dans le cadre de la gestion de la SMS, Manunta avait été relaxé en mars 2011.

 

Ce procès de la SMS a déjà fait couler beaucoup d’encre et de sang et je vous en réfère à l’excellent article de Xavier Monnier dans les Inrocks qui montre l’implication de certains personnages de l’Etat dans cette affaire (http://www.lesinrocks.com/actualite/actu-article/t/66513/date/2011-06-19/article/lembrouille-corse/) Edifiant et terrifiant !

 

Par Desmoulins - Publié dans : Actualités
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Vendredi 8 juillet 2011 5 08 /07 /Juil /2011 11:21

Pétrole, métaux précieux, gaz, toutes ces matières premières font depuis des décennies la richesse de certains pays du globe. Aujourd’hui ces matières passeraient quasiment pour has been à côté des « terres rares », et le Japon vient de faire une découverte qui s’avèrera déterminante pour les années futures de la planète…enfin surtout du Japon et de la Chine en fait !

 

Des chercheurs japonais ont découvert que les fonds de l'océan Pacifique regorgeaient de terres rares. Une découverte qui pourrait priver la Chine, premier producteur mondial, d'un puissant moyen de pression.

D'après une équipe de géologues japonais, dont les travaux sont publiés par la revue Nature Geoscience, les fonds de l'océan Pacifique regorgent de «terres rares», ces métaux indispensables à la fabrication de produits de haute technologie. Les gisements sous-marins se trouvent à des profondeurs variant de 3500 à 6000 mètres et s'étalent sur 11 millions de mètres carrés. Selon une estimation du professeur Yasuhiro Kato, de l'Université de Tokyo, ils contiendraient quelque 80 à 100 milliards de tonnes de ces métaux, soit 1000 fois ce que l'on trouve sur les terres émergées.

Auteurs de cette découverte, des chercheurs de l'université de Tokyo et de l'agence japonaise des Sciences et technologies marines et terrestres ont prélevé et analysé plus de 2000 échantillons de sédiments marins dans une grande partie de l'océan Pacifique. L'équipe a découvert que certains sites, surtout à l'est de l'océan Pacifique nord et au centre de l'océan Pacifique sud, présentent une forte concentration de terres rares et notamment d'yttrium, nécessaires pour produire des écrans, des disques durs, des lecteurs MP3 ou encore des voitures électriques et des machines à laver. Alors fini les machines défectueuses made in China ? L’avenir le dira mais dommage qu’on ne fabrique pas de jouets avec les terres rares !

 

Alors que le professeur Kato affirme ne pas pouvoir estimer la date à laquelle les prélèvements pourraient commencer, la découverte tombe opportunément pour le Japon. L'importation de terres rares est en effet une arme précieuse utilisée à son encontre par la Chine, qui produit 97% des terres rares et détient 55 millions des 110 millions de tonnes des réserves connues en terres émergées selon l'US Geological Survey. Pékin a ainsi réduit ses exportations vers l'Archipel à l'automne 2010, en pleins conflits territoriaux entre les deux puissances. Depuis, malgré les protestations de ses clients, dont le Japon, la Chine poursuit une politique de durcissement des quotas d'exportations qui entraîne un renchérissement du prix des terres rares.

Avec la découverte de ces nouveaux gisements dans le Pacifique, le monopole de Pékin pourrait être sérieusement ébranlé. «Nous estimons qu'une zone d'un kilomètre carré entourant l'un des sites de prélèvement pourrait satisfaire à elle seule un cinquième de la consommation annuelle mondiale de ces éléments», écrivent les chercheurs. Ils ajoutent que les «terres rares» seraient facilement extraites à l'aide d'un bain acide. Selon le professeur Yasuhiro Kato, cette technique ne serait pas dangereuse pour l'environnement, ce que conteste un océanographe de l'université de Hawaii, Craig Smith, cité par le site de la revue, Nature News. «Les écosystèmes dans les fonds marins froids se régénèrent très lentement, explique le site, donc il faudrait des décennies ou des siècles pour réparer un quelconque dégât causé par l'extraction (des métaux).» Rien n’est fait donc mais la perspective à elle seule fait trembler Pékin.

 

En tout cas c’est ballot, pour une fois que la Chine pouvait exporter de métaux et faire la nique aux autres puissances mondiales sans passer par la case « exploitation à outrance de l’Afrique », voilà que leurs ennemis jurés leur damnent le pion !  Il y a des jours comme ça…..

Par Desmoulins - Publié dans : Actualités
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Jeudi 30 juin 2011 4 30 /06 /Juin /2011 14:57

Charles-Philippe Paoli, un homme de 42 ans considéré comme un proche lieutenant de l'ex-dirigeant nationaliste corse Charles Pieri, a été tué par balles mardi après-midi près de Bastia, a-t-on appris de source policière.

La victime qui circulait sur un scooter a été prise pour cible par le passager d'une moto qui s'est portée à sa hauteur sur une route de Folelli (Haute-Corse). L'homme est décédé sur le coup. Plusieurs douilles de calibre 9mm ont été retrouvées sur place. La police judiciaire d'Ajaccio a été chargée de l'enquête.

La victime était co-gérante d'un complexe touristique situé en bord de plage à Santa-Maria-Poggio. Ce dernier avait fait l'objet d'un attentat le week-end dernier qui avait fait de gros dégâts. Des inscriptions dénonçant la spéculation immobilière et signées du FLNC avaient été retrouvées sur place.

Cet assassinat intervient alors que Charles Pieri a été récemment incarcéré après avoir été interpellé le 19 juin dans un village de Corse-du-Sud où il se cachait. Recherché pour avoir enfreint le régime de libération conditionnelle dont il bénéficiait dans le sud de la France, l'ex-dirigeant nationaliste était en possession d'armes de poing et de faux documents d'identité.

 

Charles Pieri qui avait été quelques années plus tôt au milieu des règlements de comptes entre nationalistes, Pieri d’un côté et Rossi/Santoni de l’autre. Ses deux « ennemis » tomberont sous les balles en 2000 et 2001 et pour certains observateurs Charles n’y serait pas étranger vu ses relations avec feu Francis Mariani.

Il avait été également reconnu coupable d'une série de malversations en puisant dans les comptes de plusieurs sociétés.

 

La Corse a aussi connue un autre drame, l’assassinat d’une femme, L'ancienne maire UMP Marie-Jeanne Bozzi a été tuée par balles le jeudi 21 avril en pleine rue à Porticcio (Corse-du-Sud). D'après le site de Corse-Matin, l'ex élue de 55 ans a été assassinée vers 16 h 30, par des tireurs à moto. 

Maire de 2001 à 2008 de Porticcio, Marie-Jeanne Bozzi avait dû démissionner de son poste après une condamnation pour fraude fiscale. 

Marie-Jeanne Bozzi était la soeur d’Ange-Marie Michelosi (abattu en juillet 2008) et de Jean-Toussaint Michelosi, tout deux inscrits au fichier du grand-banditisme. Ange-Marie Michelosi était considéré comme le « parrain » de la bande du « Petit Bar » à Ajaccio. Les frères Michelosi, associés au clan Bozzi, géraient plusieurs boîtes de nuit entre Porticcio et Ajaccio, dans lesquelles officiaient des « hôtesses ». Antoine Bozzi, époux de Marie-Jeanne, avait été condamné pour cela en 2002 pour proxénétisme aggravé.
En septembre 2008, 9 personnes avaient été interpellées dans la région d’Ajaccio, dont Marie-Jeanne et Valérie Bozzi. Les interpellations auraient été déclenchées pour déjouer un projet d’assassinat contre l’ancien nationaliste Alain Orsoni, soupçonné par la famille d’être le commanditaire du meurtre de Michelosi. Il n’y avait alors pas eu de suites judiciaires pour les Bozzi mère et fille.
En avril 2009, une nouvelle opération avait permis l’arrestation de 23 personnes dont Antoine Bozzi, accusé de détenir un fusil à pompe (et condamné en comparution immédiate à 6 mois de prison ferme). Marie-Jeanne Bozzi avait été mise en examen pour « association de malfaiteurs » mais laissée libre. Son frère Pierre-Toussaint Michelosi avait été incarcéré.

Plusieurs tentatives d’assassinat ont eu lieu en plus de ces assassinats, en avril il y a d’abord eu celle contre Fabrice A. propriétaire d’un restaurant ajaccien, il a été touché à la jambe par des tirs de 9mm mais il a réussi à se réfugier dans son établissement. Connu de la police, il est connu pour être un proche d’Alain L. gérant d’une boîte de nuit ajaccienne, ce dernier, ancien du MPA, avait échappé lui aussi à une tentative d’assassinat en décembre 2008.

Toujours en avril et toujours à Ajaccio, c’est au tour de Ould A., déjà connu des services de police, d’être la cible de deux hommes en scooter, une balle l’a touché à la main.

Et enfin dernièrement c’est un membre de la famille De La Foata*, qui s’est présenté au commissariat d’Ajaccio. Il a indiqué avoir été la cible de tirs. Deux impacts de balles (sur le pare-brise et dans le phare) ont été retrouvés sur son véhicule.

 

Au rayon arrestation, à noter celle en mai de Jérôme A., frère d’Alexandre Vittini et fils de Daniel Vittini. Il s’est fait passer les menottes alors qu’il se trouvait dans un hôtel qui borde le parc d’attractions de Disneyland, en Seine-et-Marne. Cet homme de 32 ans venait d’arriver dans la région parisienne.

Agissant dans le cadre d’une commission rogatoire, c’est la PJ de Toulon qui l’a arrêté, ils le recherchaient pour des escroqueries à la carte de crédit.
Jérôme Albet a été inquiété plusieurs fois en raison de la réputation de son père. Daniel Vittini était réputé très proche du gang de la Brise de mer. Il a été exécuté au gros calibre en juillet 2008 près de Corte.

Jérôme, suspecté d’avoir aidé une équipe de braqueurs à Toulouse en 2001, avait été acquitté huit ans plus tard aux côtés d’Antonio Ferrara. Dans cette affaire, il s’était réfugié à Chypre auprès de son beau-frère, un ex-footballeur professionnel mis en examen récemment dans l’assassinat d’une figure nationaliste corse. Déjà, à l’époque, les policiers chypriotes avaient découvert de fausses cartes bancaires dans sa planque.

 

Jean-Luc Codaccioni, détenu dans une affaire d'assassinat commis en Corse en 2009, a été remis en liberté mercredi par la chambre de l'instruction d'Aix-en-Provence, a-t-on appris jeudi de source proche de l'enquête.
Codaccioni, 22 ans, avait été mis en examen par le juge Philippe Dorcet de la Juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Marseille, en charge du crime organisé, pour l'homicide d'un petit délinquant, Sabri Brahimi, commis dans le centre-ville d'Ajaccio en janvier 2009.

Le mois dernier, la même juridiction avait déjà remis en liberté un autre protagoniste du dossier, Jean-Jacques Leca, soupçonné par ailleurs d'une tentative d'assassinat de Francis Castola en juin 2009 à Alata (Corse-du-Sud), pour laquelle il avait été mis en examen avec deux complices présumés.
Ces deux affaires s'inscrivent dans le cadre de règlements de comptes survenus à Ajaccio et sa région en 2009, pour lesquels Guy Orsoni avait été arrêté en mars en Espagne, soupçonné d'avoir participé à quatre assassinats.
Le père de Jean-Luc Codaccioni, qui fait l'objet d'un mandat de recherche international émanant de la JIRS de Marseille, est susceptible d'avoir trouvé asile depuis plusieurs années au Gabon, selon une source proche de l'enquête.

 

Et pour finir l’info qui a fait le plus de « bruit » dans les médias est celle sur la vague d’interpellations dans les milieux des cercles de jeux parisiens Wagram et Eldo qui a conduit à huit mises en examen, Jean Luc Germani, 45 ans, beau frère de Richard Casanova a lui échappé par deux fois aux interpellations. Selon certaines sources que Jean-Luc le nouvel homme fort du milieu Corse.

 

 

 *(source crime.org) Philippe de la Foata, blessé par balles en octobre 2009, a été condamné en 1990 à 4 ans de prison pour vol, en 2001 à 6 ans de prison pour association de malfaiteurs et vol aggravé et la même année à 2 ans de prison pour reconstitution d’un mouvement nationaliste clandestin, le « Front Armé Révolutionnaire Corse » (FARC). Il a également été entendu dans plusieurs affaires de braquages et de fusillades. Il est gérant d’un bar sur le Cours Napoléon à Ajaccio.
Son frère Jean-Jacques de la Foata a été abattu par une balle de chasse le 8 août 2006. Né en 1957, il a notamment été impliqué dans des braquages (en 1988 contre une banque, en 1991 contre un courtier en bijoux, en 1998 dans une affaire de saucissonnage de commerçants). Son assassinat pourrait être imputable à la « bande du Petit Bar ». Jean-Jacques de la Foata a été soupçonné d’avoir participé au meurtre de Robert Feliciaggi ( »roi des jeux » en Afrique) en mars 2006. Par ailleurs, il avait été un des porteurs du cercueil de Roger Polverelli, abattu en août 2004 (là encore, la « bande du Petit Bar » avait été soupçonnée).
Leur frère Joël de la Foata, né en 1962, a été tué par balles en janvier 2010 au centre-ville d’Ajaccio, sans doute une rixe de sortie de boîte de nuit.

Par Desmoulins - Publié dans : Société
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