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11 octobre 2015 7 11 /10 /octobre /2015 14:42

01/03/15
Embuscade à Naples, dans un club social du quartier de Ponticelli. Gianmarco Lambiase, 21 ans, a été abattu par balles vers 21h30 lorsque deux hommes armés ont fait irruption et ont ouvert le feu sur lui.
Aucune autre personne n'a été blessé dans l'embuscade.
Lambiase, transporté dans un état critique à l'hôpital Loreto Mare, a été déclaré cliniquement mort cette nuit.
Lambiase, déjà victime d'une embuscade il y a quelques mois, appartenait à une famille liée au clan Mazzarella. L'attaque a sans doute été commandité par un clan rival, peut être originaire du quartier Forcella selon les enquêteurs.


02/03/15
Raffaele Cutolo, ancien chef de la Nuova Camorra Organizzata qui purge actuellement une peine de 13 perpétuité, a publié une déclaration au journal la Repubblica.
«Le Professeur», comme on le surnommait et qui a aussi inspiré la pièce bien connue de Fabrizio De André «Don Raffaè», est emprisonné sous le régime 41 bis à Parme.
Dans son style caractéristique, il a lancé de lourdes accusations contre la classe politique, qui, dit-il, a toujours été de connivence avec le crime organisé (on tombe pas de haut en apprenant ça). «Si je parle ça va danser dans les bureaux de la moitié du Parlement».
Cette déclaration semble anachronique mais Cutolo précise immédiatement: «Beaucoup de ceux qui sont maintenant (au Parlement ndlr) c'est à nous qu'ils doivent leurs places, tous ceux qui sont venus à mendier.»
Selon le condamné, il y aurait une obstination judiciaire à son endroit «j'ai de la dignité, je n'ai jamais rien vendu aux juges.ils sont liés contre moi et ils ont jeté la clé de ma prison ; j'ai été utilisé puis enterré vivant ; si je parle l'Etat italien s'effondre.»
Maintenant âgé de 74 ans, Cutolo est une sorte de fantôme. Fini le temps des interviews à la télévision qui le rendirent célèbre pour le grand public, en prison il ne peut voir que sa femme Immacolata Iacone, sa fille Denise et son avocat Gaetano Aufiero. Ses déclarations la Repubblica ont d'ailleurs été communiquées par l'intermédiaire de sa femme et son avocat.
Il est également revenu sur les événements concernant Aldo Moro et Ciro Cirillo. Rappelons qu'en ce qui concerne l'ancien Président de la Province de Naples, qui a été enlevé par les Brigades rouges, Cutolo avait un rôle actif dans sa libération, bien que l'histoire n'ait jamais été clarifiée par les tribunaux.
Sur le cas Moro, cependant, le cas est encore plus ardu. Cutolo a toujours affirmé avoir signalé à la magistrature, après "enquête" de la NCO, le lieu de détention du président des chrétiens-démocrates. Toutefois, il semble que ses propos ont été délibérément ignorés.
Poussé à commenter sur les politiciens qu'il apprécie, Cutolo a admis qu'il admirait Giulio Andreotti, «j'ai témoigné pour lui lors du procès Pecorelli. Pas même un merci.» Mais il a également souligné son respect pour Silvio Berlusconi, «le dernier que je estime.» Tu m'étonnes, Silvio encore cité en exemple par un mafieux on commence à y être habitué.
Cutolo a finalement déclaré «qu'il s'est repenti devant Dieu, mais pas devant les hommes.» L'Etat pense qu'il est encore lié à la Camorra, mais il est certainement plus capable de gérer un réseau d'affaires complexes en détention, comme dans les années 70 et au début des années 80. A l'époque, il pouvait commander une armée de 7000 affiliés dans la guerre contre la Nuova Famiglia. Puis vint le 41 bis et il s'est trouvé de plus en plus isolé.


02/03/15
Les polices de Castellammare di Stabia et de Gragnano ont mis en place une mesure d'arrêt délivré à l'encontre de Aniello Rea, 47 ans, et d'Antonietta Rosanova, 44 ans, de Gragnano, de Francesco Tammaro Squillante, 60 ans, résident de Sarno. Et une obligation de se présenter à la police pour la femme de Tammaro, Raffaella Annunziata, 43 ans, de Sarno. L'enquête de la police a montré un certain nombre de tentatives d'extorsion, ainsi que d'une fraude contre les entreprises alimentaire. Feignant d'être affilié à un clan de la Camorra opérant dans le domaine de Nocerino, les criminels ont pendant des mois harcelé la victime avec des appels téléphoniques anonymes et des menaces de mort, qui ont suivi deux attaques menaçantes, avec l'explosion de deux bombes la nuit devant la maison de la victime et l'agression par une personne armé d'un couteau. Dans le même temps, les suspects ont concocté une escroquerie. Une fausse arrestation menée par des camorristes se présentant comme appartenant aux Carabinieri (portant des uniformes semblables), afin de conduire la victime à signer un faux procès-verbal et en se faisant remettre la trésorerie totalisant 115 000 euros. Pris dans les difficultés économiques, on propose à la victime, la possibilité de plusieurs «versements» .


02/03/15
Extorsion et usure sont deux crimes qui vont souvent de paire, et ce sont des phénomènes inquiétants qui ont tendance à augmenter en raison d'une crise économique qui continue à toucher l'ensemble des couches sociales en difficulté. un homme de 40 ans accusé d'avoir demandé 150 000 euros par rapport à un «prêt» de 40 000, a été arrêté.
Officiellement Salvatore Vitolo, n'a jamais travaillé (il est au chômage) et pourtant dans ses poches on a retrouvé des dizaines de factures et de chèques prêts à être encaissé. Vitolo est tombé dans le piège de la police de Vomero qui avait répondu à la plainte d'un entrepreneur résidant dans le quartier Arenella. Tout a commencé en octobre 2013, lorsque la victime - entrepreneur en bâtiment - par difficulté économique et par manque soudain de liquidité financière - entre en contact avec Vitolo, qui lui prête la somme de 45 000 euros. L'entrepreneur sait qu'il n'a pas affaire à un bienfaiteur et c'est confirmé lors de la signature d'une «garantie» de l'argent reçu, jusqu'à 15 factures pour un montant total à rembourser s’élevant à 150 000 euros. Ainsi commença son calvaire. Ce n'est pas par hasard si on a retrouvé sur Vitolo une matraque cachée à l'intérieur de la veste. Samedi, les deux hommes s'étaient vu et l'entrepreneur a à apporter l'argent. Et donc, lorsque la victime a donné un chèque, Vitolo est parti suivi par des policiers en civil. Amené au poste de police, puis à Poggioreale. Vitolo - qui a des précédents pour fraude - a été soumis à une fouille corporelle : ses poches étaient pleines de chèques totalisant 166 500 euros, en plus de 1 545 euros en espèces. Tout a été saisi.


03/03/15
Il y a eu environ 50 arrestations effectuées à Naples dans une opération de police blitz contre des clans camorristes de Forcella, les Ferraiuolo-Stolder et les Del Prete, ces derniers lié au clan Mazzarella, se battent entre eux pour l'hégémonie dans le quartier.
Les interpellés sont soupçonnés d'association mafieuse, complot de trafic de drogue, assassinat (Giovanni Saggese, beau-frère du boss Maurizio Ferraiuolo), tentative de meurtre (contre Salvatore Del Prete, en mai 2012) extorsion, port et possession d'armes de guerre. Deux vigiles de l'hôpital Ascalesi de Naples sont également poursuivis pour concours externe à la mafia. Grâce à eux, le clan Ferraiuolo-Stolder organisait des réunions à l'hôpital pour éviter les contrôles de police et les attaques du clan rival. Il y a eu également des échanges d'armes et de drogues avec d'autres clans mafieux.
Il Mattino écrit que parmi les noms des personnes à arrêter, se trouvait celui de Gianmarco Lambiase, âgé de 21 ans, tué dimanche soir dans un centre communautaire dans le quartier de Ponticelli de Naples.
Lambiase, selon les enquêteurs a été affilié au clan Del Prete, en rivalité avec les Ferraiuolo-Stolder. Dimanche matin contre la maison de son père à Forcella, des coups de feu ont été tirés.
Lambiase avait probablement trouvé refuge à Ponticelli craignant une embuscade contre lui, mais visiblement ses ennemis connaissaient parfaitement ses mouvements et la manière pour l'atteindre et le tuer.


03/03/15
Pour intimider le propriétaire d'une pizzeria de Pianura, Lucio Flagiello, 43 ans, après avoir commandé les pizzas, a demandé qu'elles soient livrées chez lui, mais quand le livreur est arrivé il a décidé ne pas payer. Quelques jours plus tard, il se rend de nouveau dans la pizzeria, cette fois-ci en prétendant être un prisonnier en congé pour des raisons liées au travail, il se fait remettre deux bières et deux pizzas et il réclame aussi la somme de 20 euros. Flagiello était accompagné de Rosario Esposito, 27 ans, connue comme ''le sicilien". Flagiello, pour intimider le propriétaire, lui rapporte qu'il a des liens avec le clan Pesce et même que l'oncle de son ami était le bras-droit de Pasquale Pesce, le régent du clan. L'intervention de la police la nuit dernière, a arrêté Flagiello et Esposito, stoppant ainsi leur petite combine, ils ont été conduits à la prison de Poggioreale.


03/03/15
La police d'Afragola a saisie 211 900 euros en espèces lors d'un raid sur une maison dans la ville de Caivano. L'argent était dans la maison d'un chômeur de 39 ans, caché dans un compartiment dissimulé dans sa cuisine. Après avoir soulevé une tuile «suspecte», les policiers ont trouvé la grosse somme d'argent, divisé en 18 sacs de cellophane.
L'homme de 39 ans est le fils d'un délinquant notoire, actuellement en résidence surveillée en dehors de la Campanie pour association de malfaiteurs visant au trafic de drogue. Le propriétaire n'a pas pu fournir aucune explication sur l'argent trouvé caché dans sa cuisine, et pour cette raison a été dénoncée pour recel de biens volés.


04/03/15
Fin de cavale pour Vincenzo Pariante, 63 ans, régent du clan Pariante et condamné à la prison à vie pour le double assassinat de Fulvio Montanino et Claudio Salierno, abattu le 28 octobre 2004 à ce qui a été le fait déclencheur de la première faide de Scampia-Secondigliano pour le contrôle du trafic de drogue.
Les Pariante, sont actifs depuis les années 90 dans la banlieue ouest de Naples, Vincenzo était recherché depuis avril 2013. Il se cachait dans Naples, dans la maison de sa femme via Monte Rosa. Quand la police a fait irruption dans l'appartement, le fugitif a tenté de s'échapper en se cachant à l'intérieur d'un canapé dans le salon, le canapé était creux à l'intérieur et conçu précisément pour de telles situations.


04/03/15
Homicide involontaire: l'infraction est formulée, après enquête par le Procureur de Naples, contre le policier qui a tué le 5 septembre avec son arme de service, le jeune Davide Bifolco, 17 ans. L'avocat du policier, Salvatore Pane, a souligné que l'enquête a montré que le tir était accidentel et qu'il a eu lieu pendant la poursuite. Les reconstitutions du drame auraient montré que la théorie du tir formel du policier sur Davide n'est pas fondée. Le scénario établi, le procureur peut maintenant travailler à l'établissement d'un procès pour homicide involontaire. Le sénateur de l'Etat du Parti démocratique Luigi Manconi, président de la Commission pour la protection et la promotion des droits humains a dit après cette nouvelle «Il est donc bénéfique pour tous que les enquêtes soient menées le plus précisément, sans préjudice de toute nature et dans la connaissance qu'un garçon de 17 ans ne peut pas mourir comme ça, quelles que soient les conditions sociales, le style de vie et les mauvaises amitiés».


06/03/15
Un homme, Giovanni Lamanna, a été blessé par balles à Fuorigrotta. Deux personnes à bord d'un scooter se sont approché de lui alors qu'il se éloignait via Leopardi, une artère très fréquentée de Fuorigrotta, deux coups de feu ont retentis qui l'ont atteint au pied. L'homme, qui est connu des services, a été soigné à l'hôpital de San Paulo.


06/03/15
Un adolescent de seize ans de Ponticelli a été arrêté par la police sur le front de mer de Naples. Dans sa poche on a trouvé un pistolet de calibre 6,35. Il avait séché l'école avec 3 amis et ils avaient décidé de faire d'aller sur le front de mer. Et tout près de la Villa Comunale ils ont été repéré par une patrouille. A la vue des policiers les 4 mineurs ont fui. Ils seront finalement arrêté et les policiers ont découvert que l'un d'eux était armé. Les quatre appartiennent à des familles non camorriste. Le propriétaire de l'arme a été arrêté et placé en centre d'accueil du tribunal pour mineurs, à Colli Aminei. Tous les autres seront poursuivis pour la complicité de possession d'armes à feu.


06-07/03/15
Encore une fusillade à Forcella. Pendant la nuit, deux personnes ont tiré sept coups de feu contre les fenêtres de la maison d'un condamné. L'objectif du raid était Gennaro Ferraiuolo, 43 ans camorriste de multiples fois condamnés pour association mafieuse et actuellement en résidence surveillée. Il est lié au clan éponyme décimé il y a peu par une opération ordonnée par la Direction du district anti-mafia de Naples qui a conduit 50 personnes en prison. Ferraiuolo a été sauvé par le verre pare-balles qu'il avait installé pour se protéger contre ces attaques, qu'il craignait visiblement. Les enquêteurs favorisent la piste du conflit actuel dans les zones de Forcella entre le clan Mazzarella et les «nouveaux Giuliano», une alliance entre certaines familles du quartier.


07/03/15
A Torre Annunziata a été arrêté Michele Marciano, 31 ans, accusé d'un braquage de supermarché. L'homme a été retrouvé grâce à la surveillance vidéo. Selon les enquêteurs, le 21 février Marciano aurait pénétré par effraction dans un supermarché en portant un masque, et a menacé le propriétaire un fusil, pour ensuite s'enfuir avec un butin de 1000 euros. Il se serait enfui avec l'aide d'un complice sur un vélo électrique. Maintenant, la chasse est ouverte pour retrouver son compagnon. Marciano aurait commis trois autres vols créant la panique dans la ville.


07/03/15
La Guardia Civil a mené l'opération «Caribe» contre un réseau de trafiquants qui acheminaient du cannabis par bateau depuis le Maroc puis le stockaient dans une ferme près de Malaga, avant de l'acheminer vers l'Italie. Les enquêteurs sont intervenus alors que 1,2 tonne de résine de cannabis était en partance, dissimulée dans un chargement d'oignons. 7 personnes ont été interpellées, dont des italiens de la Camorra. Les opérations se faisaient dans une ferme de 16 hectares, disposant d'un lac artificiel avec des cygnes, d'une écurie, d'un chenil avec 20 chiens de race, de 12 motos de course, d'un bateau de plaisance, de scooters des mers et de voitures haut de gamme. Les enquêteurs ont aussi saisi sur place 30,5 kg de marijuana, 46 000 euros, une arme de poing et 2 fusils.


09/03/15
La police a arrêté un résident de Scampia de 29 ans, surpris alors qu'il vendait de la drogue à l'intérieur de la Vela Celeste et suite à une fouille corporelle on a trouvé 11 doses de cocaïne et 15 doses d'héroïne sur lui. Dans sa poche le trafiquant de drogue avait environ 90 euro. Il a été conduit à Poggioreale.


09/03/15
Condamné en première instance et en attendant le jugement en appel, il aurait tenter de se réfugier au Belize et dans ce but il aurait organisé un mariage avec une résidente locale et qui était prévu dans quelques jours. L'instigateur présumé de l'assassinat de Salvatore Conte, un criminel napolitain retrouvé mort 28 septembre 2007 à Gubbio, a été arrêté par la police renvoyé en prison. Roberto Salvatore Menzo, sicilien de Niscemi (Province de Caltanissetta), est considéré par les enquêteurs comme le capo d'un clan responsable de l'assassinat, pour des problèmes d'argent et liés au trafic de drogues, et qui serait lié au clan Casalesi. Menzo a été condamné en première instance, en 2013, par la Cour de Pérouse, à 18 ans et six mois d'emprisonnement. Il avait ensuite obtenu la liberté après avoir purgé la totalité de sa peine en conditionnelle (vu qu'il faisait appel) et il a déménagé avec sa famille dans la province de Sienne. L'homme a toujours été objet d'un suivi par les enquêteurs, c'est cette surveillance qui a permis aux enquêteurs d'acquérir la certitude de la volonté de Menzo, de quitter l'Italie. Il se serait notamment fabriqué une nouvelle identité à travers la création d'une fausse pièce d'identité roumaine, et avec ce document, en contact avec un complice, avocat en Amérique du Sud, il a organisé son transfert au Belize: pour éviter d'éveiller les soupçons et de faire perdre sa trace aux policiers, il envisageait de faire ce voyage en plusieurs étapes. Le choix du Belize en destination finale, aurait été fait après une étude juridique réel sur les conditions des extraditions vers l'Italie. Pour obtenir un permis de résidence légale - les enquêteurs pensent - avait aussi, comme mentionné, arrangé un mariage avec une femme du Bélize. Le mariage avait été enregistré à Niscemi, où en attendant il avait rétabli sa résidence en janvier.


10/03/15
Les carabiniers ont mené l'opération «Spartacus Reset» contre la branche Schiavone des Casalesi. 40 mandats d'arrêts ont été délivrés pour association mafieuse, racket, détention d'armes et recel. Parmi les personnes visées figurent Carmine et Nicola Schiavone, fils du parrain Francesco «Sandokan» Schiavone. Tous sont déjà incarcérés pour d'autres affaires. Les fils Schiavone géraient notamment une «caisse commune», alimentée par le racket, destinée à payer les membres du clan incarcérés (1500 à 2500 euros par mois).


10/03/15
Un chiffre d'affaire de 200 euros par heure, c'est ce que gagnait une famille gérant un carré de vente de drogue à Casavatore. Un père avec ses deux fils s'occupaient de faire fructifier le business. Michele Cannola, 56 ans, et ses enfants Antonio et Giuseppe, 30 et 22 ans. Les policiers ont découvert les activités grâce à un service d'observation. Le père attirait les clients et ensuite les acheminait vers le premier de ses deux fils, Antonio qui se tournait vers le petit frère, Giuseppe, qui récupérait le haschich sous la roue d'une voiture à proximité, placé dans un récipient ressemblant à un verre. En 15 minutes, la police a noté cinq ventes. Après l'arrestation des trois, la police a récupéré 120 euros en espèces et 15 grammes de haschisch déjà divisés en doses et deux balances de précision. Les trois ont été emmené ensemble à Poggioreale.


10/03/15
Après 2 ans et demi de prison Le célèbre chanteur néo-mélodique Tony Marciano, a été placé en résidence surveillée à Secondigliano, Il avait été condamné après une enquête maxi sur un trafic de drogue dirigé par le clan Gionta de Torre Anunziata. Arrêté pour trafic de haschich en Juillet 2012. En janvier dernier, la police a arrêté le fils de 27 ans du chanteur et quelques parents, qui ont tous été libéré après garde à vue. Le nom de Tony Marciano est inévitablement liée au clan Gionta : selon l'anti-mafia, des chansons comme "Nun c'amma arrennere» (il doit y renoncer) sont des messages contre les repentis et ont été inspirés par le boss (et poète à ses heures) Aldo Gionta, qui, durant sa détention a réussi à écrire un livre d'histoires courtes (Adulk il Rebele), de poèmes et de nombreux pizzini contenant des messages pour son fils cadet Valentino Jr., lui aussi camorriste. A la nouvelle de son retour à la maison, sur ses nombreux profils Facebook ont fleuris des messages de félicitations de parents et de fans.


11/03/15
Ercolano. Début du procès du chanteur crooner neomelodico, Nello Liberti, seul artiste italien sous enquête pour incitation au meurtre par l'article 7 de la loi anti-mafia pour avoir joué une chanson à la gloire de la Camorra. C'est la chanson "O capoclan" qui a fait rage sur le web et à la télévision locale napolitaine avant qu'elle ne soit retirée en 2011, coïncidant avec le début de l'enquête de la police, qui est visée.
Liberti, le chanteur par passe-temps et marin par profession, a a été visé il y a trois ans par une demande d'arrestation par l'anti-mafia de Naples. La demande avait toutefois été rejetée par le juge d'instruction Luigi Giordano qui a dit que la chanson et la vidéo était plus «une apologie de crime qu'une incitation».
Cependant,l'anti-mafia a obtenu que l'artiste soit poursuivi en justice ainsi que les «acteurs» de cette vidéo controversée filmé dans les rues d'Ercolano, qui raconte les «exploits» d'un boss détenu qui par des pizzini (messages d'ordre mafieux) demandent l'exécution d'un homme. Le clip met en scène une embuscade de la Camorra, le texte décrit le chef de clan comme un homme de valeurs et un exemple à suivre, et est imprégné de déclarations menaçantes contre les «traîtres» et repentis. Selon ces mêmes repentis, le parolier de Liberti était le défunt patron Vincenzo Oliviero, dit «papa buono», le parrain qui a inclus dans son «curriculum» aussi la création de Radio Ercolano, Une radio (saisie) soupçonnée d'être un moyen de communication entre le boss détenu et ses soldats en liberté. Outre Liberti à la barre, il y a aussi des acteurs qui se sont portés volontaires pour jouer dans le clip vidéo, dont une femme. Dans la réalité comme dans la fiction, les gardes du corps et les pilotes étaient tout simplement ceux de feue Vincenzo Oliviero.


11/03/15
Des entrepreneurs de Pompéi, descendant de riches familles, ont attiré des amis dans un traquenard pour les voler.
La police de Pompéi a arrêté aujourd'hui Simone Langella 36 ans et ses complices Tommaso Esposito 27 ans, Vincenzo Esposito, 50 ans et Pasquale Sicignano 46 ans.
Le vol s'est passé en février dans la banlieue sud de la ville, invités à prendre le café, des amis de Langella et Sicignano ont été attaqués et dépouillés par deux hommes casqués via Aldo Moro. Le lendemain du coup, les biens volés (Rolex, portables etc..) étaient déjà mis en vente via des connaisseurs et des concessionnaires privés de l'industrie. Les Rolex volées, pour une valeur estimée à 17 000 euros, ont été récupérés à Rome, Naples et Torre del Greco.


11/03/15
Le fugitif Salvatore Dell'Aversano, 21 ans s'est rendu à la police. Il était recherché depuis 2 mois sur des accusations de trafic de drogue pour le compte du clan Abete-Abbinante. Le jeune homme a dit qu'il avait passé ses derniers mois à l'étranger, en Allemagne en essayant de trouver un emploi et de changer de vie. En passant le seuil de la prison, il aurait déclaré «je ne veux pas de la vie d'un fugitif».


11/03/15
L'appel du Procureur de Naples pour l'arrestation du producteur de Gomorra n'a pas été entendu par la Cour de Cassation de Naples. Matteo De Laurentiis, l'un des producteurs de la série TV Gomorra, est actuellement sous le coup d'une enquête pour avoir aidé le clan Gallo sur la question des paiement de bakchich pour filmer dans la villa du patron Francesco Gallo à Torre Annunziata.
La Seconde section pénale de la Cour Suprême a en particulier, annulé avec renvoi au tribunal de Naples "pour nouvel examen", l'ordonnance que le tribunal des libertés, le 20 novembre 2014, avait refusé les arrestations de De Laurentiis et de cinq autres personnes. Ce qui concerne l'un des dirigeants de la société de production «Cattleya», Gennaro Aquino, le producteur Gianluca Arcopinto et trois policiers de Torre Annunziata qui avaient accepter une liasse de cent euros afin de fermer une route et faciliter le tournage. De l'avis du juge d'instruction, cependant, les suspects n'avaient pour objectif que de poursuivre le tournage et la production et non pas de favoriser le clan. C'est pourquoi le juge d'instruction n'a pas demandé leurs arrestations. Dans environ un mois, nous saurons la motivation du verdict de la Cour suprême concernant le seul De Laurentiis.
La société a fait une déclaration : "Cattleya prend note de la décision de la Cour suprême. Il doit être noté que cette mesure est contraire aux deux décisions prises par le juge d'instruction de la Cour de révision de Naples, qui avait rejeté la demande de mesures d'emprisonnement ainsi que la demande du procureur général, qui a fait valoir, même l'irrecevabilité de l'action intentée.


11/03/15
«Je me suis décidé à travailler avec la justice après l'assassinat de mon frère Crescenzo lorsque que j'ai réalisé que le clan Casalesi en était responsable». C'est ce qu'a déclaré le repenti Salvatore Laiso pendant le procès de l'ancien secrétaire du PDL Nicola Cosentino pour la réutilisation des capitaux illicites avec la méthode mafieuse dans le cadre de la construction d'un centre commercial (jamais construit). Laiso a expliqué qu'il avait «commis sept meurtres et pourtant le clan a tué mon frère».


12/03/15
Guet-apens à Marano, dans la province de Naples, où a été tué Antonio Pastella, 38 ans, repris de justice qui venait de retrouver la liberté après une période d'emprisonnement.
L'homme a été abattu par des tirs près du bar «De Rosa», le long du Corso Europa, dans une rue pleine de monde.
Pastella, selon les enquêteurs, dans le passé avait été affilié au clan Amato-Pagano, mieux connu comme le groupe dissident de Secondigliano, (les gagnants de la première faide en 2004-2005 de Scampia, contre les Di Lauro. L'homme avait été libéré de prison peu de temps avant, après sa condamnation dans une affaire d'association mafieuse Camorra, .
Dernièrement Pastella aurait été proche du groupe dirigé par Mario dit Mariano Riccio originaire de Marano et lié au boss Cesare Pagano.


14/03/15
A Torre Annunziata, la police a procédé à 10 arrestations contre le clan Gionta et le clan affilié Chierchia-Fransuà. Parmi les interpellés se trouve Valentino Gionta, son épouse Gemma Donnarumma, Aldo, Pasquale et Teresa Gionta, les enfants, Marianeve Chierchia notamment.


14/03/15
Deux braqueurs en série de pharmacies ont été arrêtés par la police de Naples: Francesco Finelli, 32 ans et Salvatore Mirabella, 33 ans. Les deux ont été arrêté dans la pharmacie «Astuni», via Piscicelli à Vomero, qu'ils venaient d'attaquer.
Finelli et Mirabella était devenu la terreur des pharmacies de Vomero et leur arrestation, a été accueilli par une véritable standing ovation des commerçants. A leur actif une vingtaine de braquages. Le modus operandi était toujours le même: Finelli pénétrait dans la pharmacie e avant la fermeture, surtout le week-end pendant que Mirabella faisait le guet à l'extérieur.


14/03/15
Les policiers du commissariat de San Ferdinando ont arrêtés un homme de 46 ans accusé de trafic de stupéfiant. En fin de soirée, les agents sont intervenus via Calata San Mattia, ils avaient remarqué l'homme en flagrant délit de vente.
La drogue pour une total de 13 doses de cocaïne et deux 20 billets en euros ont alors été saisis. La police la conduit à la prison de Poggioreale


15/03/15
La police de Chiaia a traqué et capturé le fugitif Maurizio Ferrara, 40 ans, en cavale depuis le 27 novembre 2014, depuis qu'il avait échappé le raid qui a conduit l'arrestation de ses trois complices, il est recherché pour possession d'armes de guerre et fera l'objet d'une détention provisoire en prison. Cet arsenal avait été découvert et saisi 19 décembre 2013.
Ferrara a été arrêté dans un appartement Via Michele Galdieri, il était l'hôte d'un couple marié arrêté pour complicité.


15-16/03/15
Une course poursuite et une fusillade à Naples la nuit dernière a mis aux prises une voiture et 2-3 scooters. Dans les rues de la vieille ville dans la zone de Vicaria.
En tout des dizaines de tirs ont été tirés entre les belligérants sur les Via Pietro Colletta, Via Santa Sofia et Via Duomo.
La police a retrouvé environ 29 douilles de balles de pistolet calibre 9. 16 voitures ont été endommagées durant la fusillade. Une suite de la querelle actuelle à Forcella ?


16/03/15
Le juge d'instruction de la Cour de Naples a ordonné l'arrestation en prison d'Eduardo Di Carluccio et Gioacchino Costanza, respectivement fils et frère de Ciro Di Carluccio, élément supérieur du clan Contini, arrêté le 13 mars.
Eduardo Di Carluccio est accusé d'avoir réussi, en l'absence de son père Ciro, à gérer les activités de recyclage du clan et en garantissant le paiement des salaires aux familles des membres du clan détenus.
Gioacchino Costanza, est poursuivi pour son rôle de médiation entre les dirigeants de la famille et les affiliés, les transferts d'argent, entre autres chose, et des décisions prises par le patron et les sommes d'argent nécessaires. Carlo Piscopo, qui a été arrêté en janvier 2014 et a été récemment libéré de prison par la Cour de révision, et l'ex infirmier de l'hôpital Incurabili, Giuseppe Zinzi, sont eux aussi visé par l'arrestation. Des biens ont été saisis pour un total d'environ trois millions d'euros. A également été découver, géré par Piscopo et Zinzi, un livre sur lequel avaient été inscrits les noms des victimes de l'extorsion des Contini.


16/03/15
La police de Naples a exécuté un ordre de mandat d'arrêt contre les cinq personnes affiliés au clan Polverino. Ils sont accusés de coups et blessures aggravés et de possession et port d'armes illégales en collaboration avec une organisation mafieuse. Dans le cadre des enquêtes la police a découvert qui était l'instigateur et les exécuteurs d'une blessure provoquée par un homme d'affaires proche du clan en punition à un ressortissant étranger qui avait entretenu une liaison extraconjugale avec une parente. L'homme, en effet, aurait eu une relation amoureuse avec la fille d'un entrepreneur bien connu de Giugliano, Gennaro Di Race, le propriétaire du célèbre complexe touristique Empire 2 et ami du patron Giuseppe Polverino. Depuis ceux-ci auraient punis violemment le jeune Bosniaque, résident à Quarto. Les cinq sont: Giuseppe Polverino, 59 ans; l'entrepreneur Giugliano Salvatore Simioli, alias «le chacal», affilié au clan opérant entre Marano et Quarto, 48 ans ;Sabatino Cerullo, 48 ans ; Salvatore Liccardi, 41 ans et Gennaro Di Razza, 66 ans.


16/03/15
A Portici s'est déroulée une scène étonnante- une femme a menacé de s'immoler par le feu, pour des raisons non encore clarifiées alors qu'elle se trouvait près du marché. Selon les policiers, cette femme serait une parente (nièce) du patron Antonio Vollaro, frère du "Calife" Raffaele, actuellement détenu. Les policiers ont réussi à arrêter la femme et à la convaincre de ne pas se suicider. Il est difficile de savoir si l'origine de l'action, est une querelle qui a éclaté entre commerçants du marché ou des problèmes plutôt, financiers et de la famille.


17/03/15
Les carabiniers ont interpellé l'homme d'affaires Raffaele Cilindro, 51 ans, qui a gagné plusieurs marchés publics pour la reconstruction de L'Aquila (ville du centre de l'Italie, Abbruzzes, touchée par un tremblement de terre le 6 avril 2009, 300 morts). Il est accusé d'être lié aux Casalesi et notamment aux frères Zagaria. Cilindro est soupçonné d'avoir caché chez lui le boss Michele «Capo Storta» Zagaria durant sa cavale (il a été arrêté en décembre 2011) ou encore d'avoir conduit Pasquale Zagaria à plusieurs réunions mafieuses.


17/03/15
Soupçons de fraude fiscale par l'utilisation de fausses factures pour des transactions inexistantes c'est ce qui est ressort des enquêtes du Procureur de Naples, sur la gestion du centre commercial Ikea d'Afragola. La police a saisie ce matin des actifs pour 4,2 millions d'euros et interpellée 14 suspects.
Selon les rapports de l'agence AdnKronos, l'enquête a révélé l'évasion fiscale pratiquée par Michele Panico, représentant légal de la société Italcost Ltd, avec l'utilisation de factures pour des transactions inexistantes émises par les sociétés Italtecno Ltd et Liccardo Constantin C. sas, émis dans le cadre de la collaboration avec le centre Ikea. Les travaux de construction ont impliqué diverses sociétés liées par une chaîne de sous-traitance utilisant des factures pour les transactions inexistantes.
Pour la période 2003-2008, ces transactions ont été de plus de 21 millions d'euros. Plus de 6,5 millions d'euros ont transité sur les comptes courants des 14 suspects. 5,6 millions d'euros, ont été utilisés pour des activités de blanchiment d'argent.
L'argent,a été utilisé, entre autres choses, de faire des investissements dans des valeurs mobilières, à acheter des antiquités, pour l'acquisition de parts dans des sociétés immobilières. Essentiellement leur but était d'obtenir des avantages fiscaux et de rendre plus difficile pour la police de vérifier la fraude. Les personnes arrêtées sont : Concetta Grasso, Flora De Rosa, Umberto Orlando, Pompeo Orlando, Biagio Orlando, Caterina Mastrosimone, Antonio Grasso, Gaetano Grasso, Maria Rosaria Grasso, Maria Grazia Panico, Mario Panico, Mario Panico, Luca Panico, Gaetano Dario Panico.


17/03/15
Deux pistolets et 200 balles ont été saisis par la police dans un bâtiment de Vico Carbonari au cours d'une opération de contrôle dans le quartier Vicaria en réaction à la fusillade qui a eu lieue hier soir à Forcella. Non loin du site de la fusillade, les policiers ont trouvé un scooter «Sym 150» et une moto Kawasaki 750. A été retrouvé également six dossards et casquettes utilisé par la police, un couteau de plongée et une plaque de police, reproduction parfaite de l'original.


17/03/15
Un résident d'Ercolano qui était en résidence surveillée, s'est pourtant connecté à Facebook et a continué à avoir des contacts avec l'extérieur, violant ainsi les dispositions prises à son encontre de n'avoir aucune contact extérieur durant sa «détention à domicile» . L'utilisation de d'un réseau social peut provoquer une arrestation. L'homme, étudiant d'Ercolano avait été arrêté il y a quelques mois avec 250 grammes de cocaïne sous le siège de son scooter (la valeur de la drogue était d'environ 15 000 euros), a donc été transféré de son domicile au pénitencier de Poggioreale.


17/03/15
Un détenu originaire de Campanie, actuellement en prison à Cuneo, s'est pendu dans sa cellule. Cet homme de 53 ans, avait été soumis au régime carcéral 41bis et condamné à l'emprisonnement à vie. "En un an, la population carcérale en Italie a chuté à quelques milliers d'unités: le 28 février, il y avait 53 982 détenus dans les cellules, alors qu'ils étaient 60 828 l'année précédente", selon un communiqué du syndicat Sappi des agents pénitentiaires. «La situation dans les prisons italiennes reste haute tension: tous les jours, les agents ont à faire, en moyenne, à au moins 18 auto-mutilation de détenus, trois tentatives de suicide, 10 bagarres et trois blessés".


17/03/15
Un point commun lie depuis les années 90 les femmes de la Camorra d'Ercolano. Leurs rôles dans le passé, étaient marginaux (les épouses des frères Ascione, les boss de Canalone, qui étaient "limitées" à juste menacer les repentis créant des problèmes dans les affaires du clan) ou simplement exécutif (la gestion du pizzo et des drogues).
Mais au début de 2000, la répression est forte et la justice aidé par une armée de repentis arrêtent les boss de clans les uns après les autres.
Enrichetta Cordua, 50 ans, dans le passé a été présenté comme l'une des nombreuses femmes qui au nom du clan de Giovannino Birra a géré le trafic de drogue.
Aujourd'hui, un repenti lui donne le statut de régent alors qu'elle fait face à uen accusation d'assassinat d'un ancien repenti du clan Ascione.Selon l'anti-mafia, Cordua était la pierre angulaire de l'embuscade qui a tué Gennarino Brisciano, 54 ans.
Elle aurait participé aux étapes de l'organisation de l'assassinat. Elle risque l'emprisonnement à vie pour ce meurtre commis le 14 novembre 2001 sur le marché de Pugliano, pour tuer Brisciano, ami proche d'Ascione condamné par l'élite du clan car accusé de transmettre des informations sur les Birra.
C'est la première fois qu'Enrichetta Cordua qu'elle est accusée d'avoir joué un rôle actif dans un assassinat. Le procès, (abrégé) a vu àla barre Enrico Viola et Giacomo Zeno, des membres de 1er ordre du clan Birra-Iacomino.
A cette époque tous les hommes du clan, jusqu'à Constantino Iacomino (maintenant repenti) étaient en prison. En plus des accusés qui ont choisi l'abrégé, deux autres personens sont poursuivis pour cet assassinat Fioto Lorenzo, et le repenti Salvatore Cefariello. À l'époque, les structures criminels étaient inchangées à celles d'aujourd'hui: les Birra-Iacomino sur un front, de l'autre les Ascione-Papale. Ercolano était une poudrière, les fusillades étaient quotidiennes: en fait, douze heures après l'embuscade qui a tué Brisciano, il y avait eu un deuxième assassinat, la «réponse», dans laquelle Aristide Abbate a perdra la vie.


18/03/15
Raffaele Canfora, 25 ans, a été retrouvé mort à la périphérie de Caserte à Valle di Maddaloni. Son corps portait des traces de blessures par balles et de coups. Il était connu de la police et résident dans la zone Conocal dans le quartier Ponticelli.


18/03/15
A Mugnano, deux coups de feu ont été tirés contre la fenêtre d'un pub Via San Giovanni dans le centre historique. Le verre, blindé, avait deux impacts de balles causées par autant de tirs et constatées par la police. La semaine dernière, il y a déjà eu le meurtre d'une personne à Marano et quelques jours plus tôt, dans un bar de Mugnano un forçat avait été blessé par balles aux jambes.


18/03/15
La police d'Aversa (Caserta) ont localisé et arrêté àTornimparte (L'Aquila), Salvatore Tana, 28 ans, natif de Teverola dans la province de Caserta et membre du clan Schiavone. Il était employé par une entreprise de construction de Caserta engagé dans la reconstruction post-séisme. Pour l'accusation, l'homme aurait été actif dans le trafic de drogue, ainsi que dans la gestion et le contrôle du racket à travers des embuscades avec l'utilisation d'armes à feu.
Les enquêtes des Carabiniers, lancées en 2010 suite à une attaque d'intimidation contre la maison du maire d'alors de Teverola, ont également en lumière l'assassinat d'un affilié du clan au cours d'une querelle interne. L'arrestation fait suite à celle d'hier à Naples de l'entrepreneur Raffaele Cilindro pour avoir aidé à lcacher de Michele Zagaria, qui, selon les enquêtes de la direction anti-mafia de Naples a essayé d'avoir des contrats de reconstruction post-séïsme à travers l'amitié avec Alfonso Di Tella, campanien vivant à l'Aquila depuis 30 ans, l'un des hommes d'affaires emprisonnés en juin dernier, avec ses deux enfants et d'autres entrepreneurs, pour infiltration de la Camorra dans les marchés après tremblement de terre.


19/03/15
A Boscoreale un espace de vente de cocaïne a été démantelé. Il était dirigé par une femme qui faisait travailler ses trois filles mineures (âgées de 12 à 15 ans) comme dealers. La mère, Annunziata Matrone, 40 ans a été placée en résidence surveillée avec ses filles. La femme est soupçonnée de trafic de drogue "à domicile". Les clients prenaient rdv au téléphone et se rendaient ensuite chez elle pour payer leur drogue. Cependant les transactions avaient toujours lieues dans la rue ou dans la voiture: les trois filles étaient toujours avec leur maman. Un peu pour « ne pas attirer l'attention en cas de contrôles, et un peu» parce que, selon les enquêteurs, elles étaient complices et cachaient la cocaïne pour leur mère. L'enquête a débuté en juillet 2014.


19/03/15
A Castellammare di Stabia est venu le jugement pour Pasquale Rubicondo, 56 ans accusé de l'assassinat de Luigi Belviso, 48 ans, - oncle du repenti Salvatore Belviso, l'un des assassins du conseiller stabiese, Gino Tommasino et ancien bras droit du patron Vincenzo D'Alessandro - et de la blessure de son fils de 21 ans Francesco. Il a été condamné à 16 ans (au lieu de 24) de prison. Cet assassinat a eu lieu en novembre 2013 entre la Via Pietro Carrese et via Virgilio, au coeur de Castellammare di Stabia. Au centre du litige il y avait un montant proche de 300 € que Rubicondo ne voulait pas payer à la femme de Belviso. Leur entretien a abouti à un combat qui - comme l'a montré quelques images des caméras d'un supermarché – s'est soudainement transformé en tragédie. Sur les images, Belviso a attaqué Rubicondo qui, cependant, a sorti une arme et a tiré plusieurs coups de feu dans l'obscurité. Rubicondo s'est éloigné rapidement de la scène de crime à pied le long des rues du centre-ville. Il est arrivé dans une zone à la périphérie Stabia, a jeté l'arme dans un canal d'irrigation et, après quelques heures, s'est rendu à la police en admettant qu'il était le tireur.


20/03/154
Après vingt-trois ans et un mois passé dans sa cellule, une nouvelle vie, au seuil des ses soixante ans, le Tribunale de surveillance de l'Aquila a déterminé que le compte à la loi a été presque entièrement soldé, et a apposé sa signature sur la libération d'Angelo Moccia (alias Enzo), un morceau d'histoire du crime napolitain.
Nous sommes dans le début des années 90, il y a près de 25 ans, la Campanie (Naples, Caserte et de Salerne en particulier) a été dévastée par la guerre entre la Nuova Famiglia (dont Moccia était l'un des fondateurs) et les cutolani du NCO avant de devenir la scène d'autres querelles.
Après ça est né une idée dans la Campanie où étaient encore pillé les fonds libérés par l'urgence après le tremblement de terre de 89, et dans un contexte national marqué par les massacres mafieux. Une proposition encouragée aussi par des membres du monde ecclésiastique et culturel, celui de la «dissociation de la Camorra». Dissociation - pour être clair - signifiait autoriser ceux qui le souhaitaient à confesser leurs crimes, mais sans accuser de complices ou d'ennemis du passé, pour obtenir une remise conditionnelle afin de tourner le dos à la Camorra ou encore d'éviter une condamnation à perpétuité.
Un des cas emblématique est celui d'Angelo Moccia, comme raconté dans le livre "Une mauvaise vie», écrit par les avocats Saverio Senese et Libero Mancuso. Des dizaines et des dizaines d'auditions, des procès couvert du «manteau de l'impunité» que le paysage judiciaire a offert ces dernières années aux Assises, avec de nombreux patrons et tueurs qui ont décidé de coopérer avec la justice afin d'échapper à des peines à perpétuité. Moccia a ainsi confessé plus d'une dizaine de meurtres et s'il sort aujourd'hui c'est bien grâce à cette politique.


20/03/15
La police russe a interpellé Nicola Di Mauro, 33 ans, à Saint-Pétersbourg. Après avoir vu obtenu un permis de séjour, il travaillait dans une pizzeria de la ville. Il était en fait recherché suite à sa condamnation à 28 ans de prison en Italie. Il avait fui le pays après une opération visant le clan Fasciani (principal clan de la Camorra actif dans la région de Rome et d'Ostie) en 2014.


20/03/15
Francesco Schiavone, cousin éponyme du boss Francesco «Sandoka» Schiavone , a tenté à deux reprises de mettre fin à ses jours à la prison d'Aquila, où il est détenu sous le régime carcéral 41 bis (isolement total). Dans une lettre Schiavone regrette qu'on l'ait sauvé «dans l'inhumanité dans laquelle je vis, avec ses conditions, la mort est une libération». Ces derniers mois, Schiavone, via ses avocats avait fait appel à la justice pour les conditions inhumaines de détention et de surveillance et de l'espace limité mis à sa disposition. Dans sa lettre il parle aussi qu'il est comme un animal, attaché à une chaîne et à qui on interdit de bouger.
«J'ai perdu confiance en moi et je pense que seule la mort peut me sauver de cette injustice».
La question en litige sont les conditions dans les prisons italiennes, plusieurs fois mises sous observation par l'Union européenne.


22/03/15
«Mon nom est Daniela Lourdes: Lourdes parce que je suis dévouée à la Vierge Marie,et je suis heureuse d'être arrivé à Scampia afin d'entendre le Pape François.
Lourdes est le nom que j'ai choisi. L'autre c'est Raffaele Falanga que j'avais hérité de ma famille. Je ne voulais pas d'un nom masculin car je suis une femme. Ce nom est un nom mafieux. Celui de mon père». Ceci est l'histoire de Daniela
Jean moulant et veste rose, maquillage discret et lunettes noires, Daniela Lourdes est arrivé avec Fabio qui était une femme et est maintenant un garçon marchant main dans la main avec sa mère et avec Carla et Marilena portant un bébé dans leurs bras qu'ils ont eu par insémination artificielle. Antonello qui préside Arcigay: a demandé au pape à participer à la grande fête de Scampia et il a dit oui.
Mais l'histoire de Daniela n'est pas seulement l'histoire d'une transsexuelle. Elle a également eu à se débarrasser d'un autre joug: celle d'un père camorriste et autoritaire. «Ma mère venait d'une famille normale, bien, qui n'a rien à voir avec le crime organisé- elle est tombé amoureuse de mon père, un criminel, un mafieux de l'une des familles les plus puissantes du Vésuve. Ils se sont mis en couple, mais il l'a battait, et la couvrait de violence, d'abus dans tous les sens. J'allais naître quand mes grands-parents ont été en mesure de la libérer et de la ramener à la maison, pratiquement enlevé». « Quand je suis né, ma grand-mère paternelle voulait que le mafieux me reconnaisse et c'est pourquoi je porte ce nom: Falanga. Chaque dimanche, j'allais le voir, ma mère m'a forcé à voir mon père et j'ai souffert de la douleur d'être un enfant nié. Je vivais dans un cauchemar: j'étais chez lui, mais il ne me voyait pas, il m'a fait vivre dans l'indifférence comme un vulgaire objet».
Mais le pire était encore à venir pour Daniela:" La situation est devenue dramatique quand je me rendis compte que je ne voulais pas être un homme, que je n'étais Raffaele et que je ne voulais pas devenir un homme comme mon père.
J'étais différent: j'étais une femme. Et je détestais la violence. Je voulais vivre dans un monde différent de celui de mon père. Quand j'ai décidé de m'accepter comme je suis, mon père était en prison et c'est là, je lui ai tout dit. Il a donné des ordres à toute la famille pour me renier. J'étais très attaché à ma cousine: Je ne l'ai pas revu, lui a voulu qu'elle s'éloigne. Je vivais dans une période de solitude terrible. Pendant ce temps, à dix-huit ans, je décidé de subir une intervention chirurgicale et de changer mon nom en prenant de la distance avec ma famille. Moi et ma maman nous nous rapprochons, nous sommes maintenant bien ensemble et parfois je ne me souviens même plus du passé.
«Un long chemin auquel a fait face Daniela pour se rendre à Scampia pour voir le« Père de la Miséricorde» comme il est écrit sur une grande feuille agitée comme une bannière. Une route difficile : «Pour moi, tout a changé quand j'ai commencer à m'accepter - explique Daniela - je suis devenue plus sereine et j'ai commencé à travailler comme un travailleur social». La religion fut, toutefois, une constante dans sa vie: «Je suis profondément religieuse - conclut-elle - et j'ai toujours été lié à la Madone: elle m'a toujours réconforté. Donc, je suis heureux d'être ici, à Scampia, avec le Pape François».


23/03/15
La police italienne a interpellé 12 membres du clan De Micco, actif dans le quartier Ponticelli de Naples. Ils sont accusés de détention d'armes, incendie volontaire et extorsion de fonds. Les membres du clan se sont fait tatouer le mot «Bodo» (un personnage de dessin animé mais surtout le surnom du jeune chef de clan Marco De Micco, 31 ans), ainsi que leur devise : Respect/Fidélité/Honneur. Condamné à 2 ans et 8 mois de prison pour tentative d'extorsion, De Micco est actuellement aux arrêts domiciliaires en Lombardie.


24/03/15
40 personnes ont fini en prison après l'opération de police de ce matin contre le clan Cuccaro-Andolfi, actif dans les quartiers de Naples, Barra et Ponticelli.
Les infractions sont : association mafieuse, association de malfaiteurs pour trafic de drogue, contrebande, introduction et dépenses de monnaie contrefaite en Italie, assassinat, corruption dans des actes judiciaires, possession illégale d'armes à feu.


24/03/15
Lorsque les policiers l'ont arrêté, à bord d'un ferry pour Ischia, il s'est justifié, en disant qu'il était «venu pour faire ses achats à Naples». Mais dans une enveloppe qui était censé contenir du café, il y avait une poudre complètement différente: de la cocaïne. Antonio Sgaraglia, 59 ans est aujourd'hui accusé de possession de stupéfiants à des fins de vente. Sgaraglia avait un sac cellophane contenant plus de 25 grammes de cocaïne.


25/03/15
Les deux hommes s'étaient spécialisé dans le vol de rampes et d'autres articles en fonte appartenant au mobilier urbain napolitain. La nuit dernière, les auteurs de ces vols ont été surpris et arrêtés par une patrouille de police. Luigi Cafarelli, 36 ans, un résident de Ponticelli déjà condamné, et Aldo Carbone, 36 ans, de Pianura. Les deux ont été surpris la nuit dernière Via Epomeo, avec un poteau de signalisation en fer. A quelques mètres d'eux, la police a trouvé d'autres objets dans le fourgon qu'ils utilisaient pour se déplacer. Ils seront jugés en comparution immédiate.


25/03/15
Deux personnes ont été arrêtées ce matin sur des accusations d'extorsion par la méthode mafieuse. Les enquêtes ont révélé une chose inquiétante: les deux hommes ont exigé aux dirigeants d'un chantier de construction une («messa a posto») c'est à dire un impôt mafieux à taux usuraires. Ils se sont présentés au nom des «Amis de Piazzolla», une référence claire à Piazzolla Nola. Les personnes arrêtées sont Bruno Giugliano, 49 ans, un résident de San Giuseppe Vesuviano et Salvatore Notaro, 63 ans, de Saviano. Les deux sont liés aux clans Ruocco-Somme (Notaro) et Cava (Giugliano).


25/03/15
Terreur et des blessés dans une fusillade et un accident aujourd'hui entre Ottaviano et San Giuseppe Vesuvio dans la province de Naples, après une tentative de vol qualifié dans un supermarché. Les blessés sont au nombre de 10, parmi eux se trouve 2 policiers.
10 blessés, six ont été hospitalisés à Sarno, un à Nocera, une à San Giuseppe Vesuviano et deux à Nola. Un des blessés hospitalisés à Sarno, Pasquale Prisco, 28 ans est décédé.
Selon une première reconstitution, des policiers ont été appelé après que l'alarme du supermarché se soit déclenchée. Les malfrats ont tiré sur les policiers. Après les bandits se seraient lancés dans une course poursuite le long de l'autoroute 268, chassé par le propriétaire du supermarché et deux policiers (qui n'étaient pas en service), et à la sortie Palma Campania Ottaviano et il y a eu un accident entre deux voitures qui a allongé la liste des blessés.
Le trafic a été interrompu et les deux voleurs ont réussi à fuir.


25/03/15
La police d'Aversa (province de Caserta) ce matin arrêté l'ancien maire de Gricignano d'Aversa, Andrea Lettieri, le maire suspendu de Orta di Atella, Angelo Brancaccio et l'entrepreneur Sergio Orsi. Ce dernier était le frère de Michele, qui a été assassiné par le clan Casalesi, dirigée par Giuseppe Brissone, en 2008.
Ils sont accusés de collusion avec la mafia, obstruction de marchés publics et corruption aggravée.
L'enquête, qui a fait usage des déclarations de certains collaborateurs de justice, fait partie de l'histoire de la GMC (Gricignano Multiservice). C'est une société (une participation majoritaire), créé en 2003 par la ville de Gricignano avec les frères Orsi. La société a été utilisé pour gérer l'élimination des déchets solides municipaux dans les municipalités de Gricignano d'Aversa, Orta de Atella et Grazzanise.
Selon l'acte d'accusation, les deux anciens maires, les détenteurs de la société multiservice intercommunal, étaient en mesure d'obtenir des faveurs et des avantages électoraux en échange de l'attribution de travail aux hommes d'affaires liés à la Camorra. En outre, il ressort de l'enquête que les frères Orsi envoyait de grosses sommes d'argent sur des comptes bancaires suisses appartenant à l'époque au maire Orta de Atella. La somme a été apparemment versé en deux tranches et serait d'un total d'environ 330 000 euros.


25/03/15
Le loup peut perdre sa peau mais pas son vice. Et dans Secondigliano les loups sont les nouveaux «barons de la drogue». Une opération de police a interpellé deux personnes pour trafic de cocaïne et de haschich. Emanuele Muccio, 21 ans et Vincenzo Andreozzi Vincenzo, 22 ans, tous deux connus des services. Les policiers ont remarqué une étrange mouvement via Limitone d 'Arzano, un espace de vente géré par les Vanella Grassi. Muccio a essayé de s'enfuir avec un bocal qui contenait 28 doses de cocaïne (24,1 grammes), 47 doses d'héroïne (42,4 grammes) et cinq doses de crack (1,4 grammes), et 390 € en espèces.


25/03/15
Vincenzo Lauro a été acquitté dans le procès qui a vu l'a accusé de blanchiment d'argent et de faux enregistrement de marchandises, pour deux biens immobiliers acquis dans Secondigliano. Au centre de l'histoire, deux appartements situés Via Cupa Arche, fief historique du clan, acheté par un homme d'affaires de la région pour 150 000 000 de lires en 2000. Selon l'acte d'accusation, le véritable propriétaire de ces maisons était Vincenzo di Lauro, qui avait utilisé un homme de paille pour ne pas être officiellement le propriétaire. Chose commune pour les membres du crime organisé, le seul espoir de contourner la saisie de leurs propriétés et biens. Pour l'histoire, le procureur avait requis une peine de sept ans de prison, pour les crimes de blanchiment d'argent. La charge a été contestée en s'appuyant sur une condamnation antérieure pour association de malfaiteurs. Même l'entrepreneur, prête-nom, a été acquitté. Vincenzo di Lauro, qui a été arrêté en mars 2007, après neuf mois de cavale, a payé sa dette à la justice il y a quelques mois. Il a été libéré de prison à la mi-Janvier, après avoir purgé près de dix ans de prison. Quelques jours plus tôt, en décembre 2014, avait été libéré son frère Ciro, qui avait été arrêté en décembre 2004. Deux libérations qui vont peut être raviver les tensions à Scampia et Secondigliano.


25/03/15
«Permettez-moi de vous expliquer comment les affaires de logement public est géré par le clan». Paroles de repenti.
«Le secteur du logement social est une question d'intérêt des clans de l'est. Il y a une division territoriale claire, les maisons de Via Mastellone sont tenus par le clan Cuccaro et celles entre le cours Sirena et la via Ciccarelli le sont par le clan Aprea. «Et la même chose pour les magasins», a expliqué Giuseppe Manco à la DDA.
En contrôlant ces zones où ils font leurs trafics, et ou ils se cachent, le boss peut compter sur un contrôle plus complet du territoire, ce qui signifie moins d'obstacles et moins de peine.
Et plus encore: «cela renforce le lien entre les membres du clan». Les maisons peuvent être assignés par trois tailles:. 106 mètres carrés, soit pour une famille entière, 80 mètres carrés et 50 mètres carrés.
Selon la surface de l'appartement vient ensuite la promesse de rétribution, «buonuscita», au cessionnaire légitime. «Bien sûr - explique le repenti - il n'est jamais payé la totalité du montant promis, mais seulement une petite partie de celui-ci, celui qui correspond à la première tranche».
Donc, on leur promet de l'argent pour quitter la maison pour ceux qui ont souffert et qui devrait avoir un toit au-dessus de leurs têtes. Cela n'a pas d'importance pour le patron. L'objectif est de mettre les gens dans la maison de leur choix. Et la façon de le faire est toujours le même. Avec ce système, depuis des
 années, la mafia a réussi à contourner les institutions de logement public.


25-26/03/15
Un peu plus de 24 heures après l'opération de police qui a permis l'arrestation de nombreux membres de trois clans du quartier, une nouvelle fusillade a frappé le quartier de Ponticelli, à Naples.
Cette fusillade a fait une victime, Ciro D'Ambrosio, 42 ans, connu de la justice pour des crimes liés à la contrebande. Une autre personne, un ressortissant du Srki Lanka, a été touché lors de la fusillade qui visait D'Ambrosio.
La fusillade s'est produite via Mario Palermo dans le Rione Conocal vers 20h30, où mardi dernier ont été arrêtés des membres du clan D'Amico, Cuccaro-Adinolfi et du clan Micco.
Sur place ont été trouvés six cartouches de fusil, la victime a été amené à l'hôpital Villa Betania grièvement blessé, il est décédé peu après.


25-26/03/15
Deux femmes de 34 et 35 ans ont été arrêtés par la police, la nuit dernière, dans le quartier de Sanità à Naples. La police a trouvé dans leur Mercedes, sous la batterie, une enveloppe contenant 200 grammes de marijuana. Les deux femmes, C.P. et A.F., se trouvaient être en pyjama dans la voiture quand les agents les ont interceptés pour les soumettre à un contrôle car al voiture roulait très vite. Elles auraient déclaré aux policiers qu'elles se rendaient à l'hôpital de toute urgence parce qu'un parent était mourant. La femme qui était au volant,n'avait pas de permis de conduire. Lors de la perquisition, les deux femmes ont tenté de fuir à pied, mais ont été rattrapées et accusées de transport et possession à des fins de trafic de drogues. Etant toutes deux mamans d'enfants de moins de 3 ans, elles ont été soumises à résidence. Un policier, attaqué par les 2 femmes, a bénéficié de 5 jours d'ITT.


26/03/15
Une Kalachnikov, trois fusils de chasse à canon scié, une mitraillette, cinq pistolets de différents types et un silencieux, ainsi que 500 cartouches, une cagoule, une plaque et un harnais semblable à ceux utilisés par la police et environ 500 grammes de drogue «Amnesia» c'est la saisie qui a été effectuée la nuit dernière à Naples. Les armes étaient dans trois sacs sur le toit d'une maison via Santa Maria Antesaecula, dans le quartier de Sanità.



26/03/15

A Giugliano. Un camorriste a été acquitté dans une affaire d'extorsion de fonds, avec la circonstance aggravante de l'article 7 de la Loi antimafia. Pasquale Granata est connu pour les médias comme 'o partigiano", est considéré par les enquêteurs comme un membre du clan Mallardo. Il était accusé de racketter certains hôtels de la région. L'homme de 47 ans, arrêté en juillet 2013, a été remis en liberté immédiatement après le verdict.


26/03/15
Pollena Trocchia. Profitant de l'absence du pasteur, deux frères ont tenté de voler la caisse contenant l'argent offert par la maison paroissiale se trouvant à côté de l'église de San Giacomo Piazza Amodio. Le vol n'a heureusement pas réussi, les deux frères ont immédiatement été bloqués par la police de Cercola. Andrea Busiello Andrea, 58 ans, et son frère cadet de 48 ans tous deux de Pollena sont accusés de tentative de vol aggravé. Le curé de la paroisse, le Père Giuseppe Cozzolino était absent, il y avait le champ libre pour entrer dans l'appartement de la paroisse et emporter l'argent des fidèles conservé dans un coffre-fort. Alors que le cadet est laissé à l'extérieur pour guetter, le frère aîné avec un marteau a fait irruption dans la maison, mais une fois à l'intérieur il a réalisé qu'il y avait quelqu'un. Andrea Busiello a menacé, avec le marteau toujours en main, une jeune femme dans la maison afin qu'elle lui donne l'argent contenu dans une boîte en métal. La jeune fille, qui connaissait probablement le voleur, a refusé et à commencé à crier pour être entendu des voisins, qui ont alerté la police. Andrea Busiello a été arrêté sur place et a dénoncé son frère, ils se trouvent tous deux dans la prison de Poggioreale. Le marteau a été saisi.


27/03/15
Rebondissement dans l'affaire de la fusillade du supermarché à Ottaviano et de la course poursuite qui s'en est suivi et qui avait fait 1 mort et 10 blessés. Il semble que les 2 braqueurs étaient en fait tous deux des policiers !! Claudio Vitale, 41 ans (originaire de Cercola (Campanie) mais en poste en Vénétie et Jacomo Nicchetto, 33 ans, de Chioggia (Vénétie) ont été arrêtés alors qu'ils étaient hospitalisé à Salerne suite à l'accident de voiture survenu lors de la course poursuite. En fait selon les témoignages après le braquage, les deux malfrats se sont enfuis en voiture, poursuivis par un autre véhicule conduit par Pasquale Prisco le fils du propriétaire du supermarché. La course-poursuite s'engage, Prisco arrive à bloquer celle des braqueurs. Les belligérants sortent tous et commencent à se battre, des coups de feu retentissent, Prisco est touché, transporté à l'hôpital il y décédera dans la nuit. Les deux policiers braqueurs eux sont transportés à l'hôpital de Salerne sans que personne ne les soupçonne de quoi que ce soit, ils disent même avoir aidé à la poursuite mais que les voleurs se sont enfuis à pied. C'est seulement en regardant la vidéo-surveillance, que les enquêteurs ont pu identifier la voiture des suspects et donc confondre les policiers.
Interrogés par la police, les policiers reconnaissent les faits mais disent que Prisco n'était pas seul à les pourchasser mais qu'ils étaient 5 en tout, craignant pour leur vie, l'un d'eux à tiré.


27/03/15
A Naples, la violence ne se arrête pas. Au su et à la vue de tous. Le chanteur Eduardo Benato a été témoin d'une tentative de meurtre alors qu'il était sur une scène dans le cadre de la tournée «Panorama d'Italia». Un jeune homme de 23 ans a été blessé par un tir d'une arme à feu via Largo Donnaregina, dans le centre historique de Naples, à proximité du palais de l'archevêque. La victime n'a pas été sérieusement touché et a été transporté à l'hôpital. Le tireur s'est enfui à pied après avoir jeté son arme sous une voiture.


27/03/15
Torre Annunziata. L'arme n'a jamais été retrouvé, donc quelques jours avant la clôture imminente de l'enquête, V.F., 17 ans connu sous le pseudo «Baby Killer» est de retour en résidence surveillée dans le quartier Penniniello de Torre Annunziata.
Dans la nuit du 9 et 10 août, un jeune homme se rend dans un bar près de Pompéi et tire quelques coups de feu contre Vincenzo Tufano, 41 ans, casier judiciaire vierge. Le pistolet s'est enraillé et par miracle Tufano n'a pas été blessé. Le 22 octobre, les enquêteurs arrêtent Lucia Casciello, l'ex femme de Tufano qui serait l'instigatrice de la tentative de meurtre
La femme, selon l'accusation, aurait engagé l'ado, pour éliminer son ex mari avec lequel elle entretenait des relations difficiles.
C'est le témoignage de son fils de 8 ans qui a conduit la police à arrêter Lucia. Ce dernier aurait dit aux policiers que sa maman avait rencontré plusieurs fois VF. Ainsi, le jeune de 17 ans, est toujours sous enquête pour tentative d'assassinat, après avoir passé cinq mois en détention pour mineurs à Airola (Benevento).


29/03/15
Il a pris sa propre vie submergé par le désespoir, pour un travail qu'il avait longtemps cherché mais n'a jamais été en mesure de trouver.
G.M., qui à seulement 20 ans, a décidé de mettre fin à ses jours, en sautant du balcon de la maison au septième étage d'un immeuble du quartier Don Guanella. Père d'un enfant de deux ans, le jeune homme venait d'une bonne et honnête famille, il n'a jamais eu des problèmes avec la loi et même il y a un an il a été victime d'une mauvaise histoire liée avec un «babygang», qui en dehors du métro l'avait attaqué, puis volé et blessé par des coups de couteau.
Les protagonistes de cette attaque ont été arrêtés quelque temps plus tard par la police.
En dépression, il n'arrivait pas à trouver du travail. La semaine dernière, on avait perdu sa traces: il a disparu, pendant quatre longues journées. Puis, il y a quelques jours, il était rentré chez ses parents. Le président de la municipalité de Scampia, l'avocat Angelo Pisani: «La tragédie qui a tué a tué cet homme est le manque de travail qui n'est sont pas du à la fatalité, mais une faute grave, un poids lourd sur la conscience de ceux qui ont le devoir d'assurer un avenir professionnel aux jeunes générations et qui à la place ne pensent qu'à leur propre intérêt politique. Nos quartiers continuent à être soumis à des passerelles électorales sordides et plus encore seront au cours des prochains mois, lorsque nous verrons petit et grand responsable de ces véritables crimes contre l'humanité.


30/03/15
«Vous devez donner de l'argent pour la vie»: deux jeunes femmes prétendant appartenir à un clan, ont ainsi harcelé une femme au foyer de 54 ans avec des demandes constantes d'argent.
Mais elles ont été découvertes et arrêtées sur des accusations d'extorsion par la police à Naples. La femme a été forcé de remettre presque quotidiennement de petites sommes, et vivre dans un perpétuel état de tension et de peur. Dans cette histoire d'intimidation, de chantage et même de violence, la police a interpellé Anna Ruotolo, 20 ans, et Carmela Colella, 18 ans, toutes deux déjà connus de la police. Dans certains cas les jeunes avaient recours à la violence physique et répétaient les coups sur la victime à qui elles ont extorqué une somme totale d'environ 500 euros. Les jeunes ont été appréhendés via Quaranta Bernardo alors qu'elles essayaient de soustraire une fois de plus la ménagère de 60 euros. Les femmes disaient appartenir au clan de la Camorra de San Giovanni in Teduccio. Elles ont été conduites à la prison de Pozzuoli.


30/03/15
Les carabiniers ont arrêté 10 personnes soupçonnées de corruption dans la gestion des appels d'offre pour une usine de méthanisation à Ischia, principale commune de l'île homonyme située au nord du Golfe de Naples. Parmi les personnes interpellées figurent Giosi Ferrandino, le maire d'Ischia, et plusieurs dirigeants de la coopérative CPL Concordia, dont son ancien Président, Roberto Casari. Ce dernier a déjà été inculpé de concours externe à la mafia pour ses liens avec la Camorra. Créée en 1899, cette coopérative s'est spécialisée dans la production et la distribution de gaz. Elle se serait appuyée sur la faction des Casalesi dirigée par Michele Zagaria pour obtenir des marchés publics, notamment à Ischia. Les enquêteurs s'interrogent notamment sur la réalité de 2 conventions organisées dans un hôtel appartenant à la famille du maire de Ferrandino (facturées 330 000 euros), sur un emploi présumé fictif de consultant pour le frère du maire et pour un voyage en Tunisie payé par la CPL Concordia.


31/03/15
12 arrestations ont été effectuées contre de nombreuses personnes accusées de faire partie du clan Fabbroncino, qui opère dans les villes de Nola et San Giuseppe Vesuviano, San Gennaro Vesuviano, Somma Vésuviana, Palma Campania, Camposano et les régions avoisinantes.
Parmi les personnes arrêtées se trouve un conseiller municipal de la ville de Nola. Les personnes arrêtées sont tenus responsables pour des infractions de type association mafieuse, transfert frauduleux de biens, extorsion et concurrence illégale par la menace ou la violence, avec la circonstance aggravante de la méthode mafieuse.
Le politicien arrêté est le conseiller pour la planification urbaine et des transports de la ville de Nola Gianpaolo De Angelis du Nouveau Centre-Droit.
L'homme est accusé d'association mafieuse et d'être une figure de proue du clan Fabbroncino.
Le fils du boss du clan, Giovanni Fabbroncino, 41 ans a aussi été arrêté.
Des biens ont été saisis pour une valeur totale de cinq millions d'euros.


31/03/15
Quatre meurtres Camorriste qui se sont déroulés entre 2004 et 2005 ont été résolus par les hommes de la Brigade volante de Naples après des enquêtes longues et délicates qui ont conduit à l'arrestation de cinq personnes considéré affiliés au clan Mazzarella.
Le tournant de l'enquête est venu grâce aux déclarations du repenti Giuseppe Persico, longtemps affilié aux Mazzarella comme régent de la branche active au piazza Mercato.
Les enquêteurs ont donné un nom et un visage aux tueurs de Francesco Ferrone et Antonio Scafaro, tués le 17 Juin 2004 et le 6 Mars 2005, et le double assassinat de Mirko et Goran Radosavljevic, abattu en 2004 dans un camp de gitans de Secondigliano.
Les deux premiers ont été tués au cours des affrontements entre le clan Mazzarella et le clan Mauro, tandis que les deux gens du voyage ont été tués en réponse à un vol subi par le patron Franco Mazzarella: deux personnes identifiées se sont introduits dans la maison tandis que l'homme et sa famille dormaient, et l'ont cambriolé. Cependant les enquêteurs pensent que les deux gitans tués l'ont été au hasard car le boss n
'était pas en mesure de traquer les deux vrais auteurs du vol.
Aujourd'hui, dix ans après les meurtres, les cinq auteurs présumés seront traduits en justice.

 

(Sources des articles : Il Mattino en majorité ou Repubblica, ou Crimorg)

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Published by Desmoulins - dans Camorra
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