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2 novembre 2015 1 02 /11 /novembre /2015 14:57

En mars dernier dans le cadre de la découverte d'un laboratoire de coupage de cocaïne dans une cité du 14ème arrondissement marseillais en janvier 2013, un procès de 10 personnes impliquées dans le réseau a eu lieu. L'une des personnes poursuivies pour détention d'armes est Karim Zenoud, plus connu sous son com de rappeur : «Lacrim». Déjà connu pour vol à main armée, une de ses empreintes a été retrouvée sur un chargeur de fusil d'assaut. Il soutient qu'il a manipulé l'arme lors du tournage d'un clip. Les 9 autres prévenus sont liés aux milieux corse et marseillais, notamment Sabri Chorfia, 32 ans, issu de la Cité des Tilleuls. 
Leur identification confirme l’existence de liens étroits entre plusieurs cercles du grand banditisme méridional, notamment l’association de groupes criminels corso-marseillais, dans une forme de mutualisation de moyens.
Parmi ces 10 hommes se trouvait Anto Simonu Moretti, 25 ans, un jeune corse qu’on a essayé de tuer le 28 juin 2013 à Corte et qui est mis en examen – sous contrôle judiciaire – pour une tentative d’assassinat à Sartène en mai 2010. Jérôme Salvadori, 37 ans, ami d’Anto Simonu Moretti a, lui, été abattu le 10 mars 2013.  Il était aussi un proche d'Adrien Chilini (abattu à Propriano en 2011) un braqueur de Sartène qui avait été mis en examen pour un chef d'inculpation secondaire dans le cadre de l'information judiciaire ouverte après la tentative d'assassinat sur Jean-Pierre Giacomoni en mai 2010 à Sartène. 


01/07/15
Paul Giaccobi, député RPG et Président du Conseil Exécutif de Corse, a été convoqué le 21 juillet prochain devant un juge d'instruction de Bastia. Il pourrait être mis en examen (ou être placé sous le statut de «témoin assisté») pour complicité de détournement de fonds publics dans l'affaire dites des «gîtes ruraux». Entre 2008 et 2010, de 300 000 à 400 000 euros de subventions accordées par le Conseil Général de Haut-Corse (dont le Président était alors Paul Giaccobi) auraient été frauduleusement versés dans le cadre du programme d'aide à la création de gîtes ruraux. L'argent aurait en fait servi à rénover des habitations privées. 95% des subventions ont été versées à des habitants de la région de Venaco, le «fief» de Giaccobi.
L'enquête avait commencé en avril 2011 quand TRACFIN avait repéré des mouvements financiers suspects sur les comptes de Stéphane, Jean-Marc et de Vanina Domarchi, enfants et épouse de Dominique Domarchi, Conseiller de Paul Giaccobi, maire de Sant'Andréa-di-Cotone, Dominique Domarchi a été abattu en mars 2011. Sa veuve aurait ainsi touché 45 000 euros de subventions publiques. D'autres proches de Giaccobi ont bénéficié de ces aides à la création comme Francine Ferrandi, compagne de Jacques Costa. Maire de Moltifao et frère de Maurice et Dominique Costa, figures historiques de la BDM. Elle aurait ainsi touché 15 000 euros, alors mêmes que son compagnon est membre de la commission chargée d'attribuer les subventions. La convocation d'un des hommes politiques les plus importants de Corse est un véritable tournant dans l'instruction de cette affaire qui illustre le clanisme corse.
(Le Monde)


17/07/15
Les avocats de la défense, Mes Éric Dupond-Moretti et Philippe Dehapiot en tête, n'en démordent pas depuis quinze jours : "les acquittements sont définitifs". L'appel du parquet ne vaut rien selon eux. 
Pour en arriver à cette conclusion, ils s'appuient tout simplement sur une "faille" dans l'acte d'appel du 1er juillet dernier, rédigé au lendemain de l'acquittement général prononcé par la cour d'assises des Bouches-du-Rhône, pour les douze accusés du procès Orsoni. Tous formels : un second procès n'aura pas lieu pour rejuger les crimes.
Le retour à la vie normale n'ayant pas permis des contacts réguliers, les 19 robes noires du procès disent ne pas avoir "eu le temps de s'appeler pour en discuter". À moins qu'il ne s'agisse d'une stratégie. Et que, passé le délai d'appel de quinze jours, tout soit ensuite irréversible.
"L'appel ne porte en réalité que sur les condamnations. Il ne parle pas des acquittements", simplifie Me Dupond-Moretti qui a découvert le pot aux roses. Avant de développer son propos, il revient sur la phrase sibylline de l'avocat général : "Monsieur Pierre Cortès interjette appel de l'arrêt en date du 30 juin de la cour d'assises de Bouches-du-Rhône qui a condamné les nommés : Guy Orsoni, Jean-Baptiste Ottavi, David Taddei, Jérémy Capitta, Mathias Lanfranchi, Jean-Jacques Leca et Jean-Luc Codaccioni. Et acquitte Charles-Joseph Casalonga". Le ténor s'interroge : "Pourquoi mentionner condamnations et pas acquittements dans cet acte ?"
Corse Matin

09/08/15
TRACFIN, l'organisme chargé de la lutte contre le blanchiment d'argent, a effectué un signalement sur des mouvements de fonds suspects sur des comptes bancaires liés à Paul Canarelli, 47 ans, propriétaire du Domaine de Murtoli, à Sartène. TRACFIN s'intéresse à 3 millions d'euros en provenance d'une société luxembourgeoise contrôlée par un français installé en Belgique. Pour l'instant, le Parquet de marseille et le Parquet National Financier se dispute le dossier.
Le Domaine de Murtoli est un ensemble touristique de luxe de 2 200 hectares, avec 8 km de façade maritime quasi-privatisée (au mépris de la loi littoral). Le Domaine propose 14 bergeries transformées (sans permis de construire...) en résidence de luxe et fréquentées régulièrement par des stars des médias ou de la politique (notamment Nicols Sarkozy). Selon Claude Chossat (le "repenti" du Milieu Corse), le Domaine aurait été financé par Richard Casanova, caïd de la Brise de Mer, assassiné en avril 2008. Au moment de sa mort, il était en possession d'une carte d'accès au Domaine de Murtoli. Si Canarelli noie tout financement de son établissement par la Brise de Mer, il ne nie pas sa proximité avec Casanova, qui est le parrain d'un de ses fils. Canarelli est aussi l'ancien propriétaire de "Via Notte", la principale boîte de nuit de Porto-Vecchio.


12/08/15
Jacques Santoni, présenté comme le chef de la bande du Petit Bar, a été libéré de prison fin juillet pour raisons médicales (il est tétraplégique). IL était incarcéré depuis le 1 mai dernier. Ses avocats ont déposé plainte contre X (visant en fait l'administration pénitentiaire) pour mise en danger de la vie d'autrui.


19/08/15 
Le caïd corse Jean-Luc Germani a bénéficié d'un non-lieu dans le cadre de sa mise en examen pour assassinat suite au meurtre le 17 juin 2008 de Jean-Claude Colonna à Pietrosella. Agé de 47 ans, ce viticulteur était le cousin germain du parrain Jean-Jé Colonna (tué dans un accident de voiture en 2006). Germani reste cependant mis en examen pour association de malfaiteurs en vue de commettre un homicide dans ce même dossier.


07/09/15
L’offensive judiciaire sur les dérives politico-financières lancée en Corse a conduit non seulement à la mise en examen, le 21 juillet, du député (PRG) et président du conseil exécutif de Corse Paul Giacobbi, pour «complicité de détournements de fonds publics», dans l’affaire dite des «gîtes ruraux», mais aussi à exhumer d’anciens dossiers financiers sensibles visant le pouvoir politique et financier de l’île, classés souvent faute de mobilisation des services de l’Etat.
L’une de ces affaires, ouverte sur les conditions d’attribution de marchés publics par le conseil général de Haute-Corse, alors dirigé par M. Giacobbi, éclaire un univers insulaire où se mêlent souvent les mondes criminel, politique et économique. On y découvre aussi des divergences d’appréciations entre les enquêteurs et la justice sur les suites à donner aux investigations.
Tout débute, le 23 janvier 2012, par la découverte au fond d’un ravin du cap Corse, près du village de Brando, du corps criblé de balles d’Albert Pieri. Ancien braqueur reconverti dans le nationalisme, il était devenu le bras droit des dirigeants du groupe de BTP des frères Vendasi, François et Jean-Jacques, à la fois entrepreneurs et élus locaux, voire sénateur pour le premier. L’enquête criminelle ne donnera rien. Le juge d’instruction chargé de l’affaire a transmis, le 1er juin, au parquet de Bastia, le dossier aux fins de règlement sans avoir pu identifier les auteurs.
Jacques Follorou (Le Monde)


08/09/15
Deux membres présumés du grand banditisme en Corse ont été arrêtés dans le centre de l'île et placés en garde à vue. Déjà condamné dans l'affaire dite du cercle de jeux Wagram de Paris, Anthony Quilichini a été arrêté samedi dernier près de Pont de Castirla (Haute-Corse) lors d'un contrôle routier de la gendarmerie.
Selon le procureur, Anthony Quilichini s'est enfui à pied lorsque la voiture à bord de laquelle il était passager a été arrêtée à un barrage de gendarmes mobiles. Il a été rattrapé par des militaires qui ont découvert une somme d'environ 18 000 euros en espèces dans un sac qu'il transportait.
Le conducteur du véhicule, Yannick Rossi, qui s'était enfui lors de l'incident s'est présenté lundi à la gendarmerie. Les deux hommes, incarcérés à Borgo près de Bastia, ont été mis en examen pour "non-justification de ressources en lien avec des personnes ayant commis une extorsion de fonds et association de malfaiteurs". L'enquête a été confiée à la brigade de recherches de la gendarmerie. Proches du caïd Jean-Luc Germani, Quilichini et Rossi avaient été interpellés en novembre 2009 lors de l'enquête sur l'assassinat de Jean-Claude Colonna en juin 2008. Quilichini a été condamné en janvier 2013 à 30 mois de prison pour abus de biens sociaux (un emploi fictif) dans le cadre de l'affaire du Cercle Wagram.


08/09/15 
On croyait les grandes figures de la mafia corse disparues et on disait le crime organisé insulaire en miette et décapité depuis les morts de ses principaux piliers entre 2006 et 2009. L’arrestation, mardi 8 septembre, de Jean-Charles, dit Pierrot, Flori, prouve qu’il n’en est rien et que ce système criminel corse dispose de racines très profondes et de ressources insoupçonnées.
Interpellé à Porto-Vecchio, mardi 8 septembre au petit matin, avec sa compagne, dans le cadre de l’enquête sur le soutien dont avait profité pendant trois ans de cavale Jean-Luc Germain – gratifié, de juin 2011 au 27 novembre 2014, du titre de «l’homme le plus recherché de France» – M. Flori est, à lui seul, un résumé de l’histoire d’un grand banditisme français dominé par les Corses.
Né en 1943, on était loin de l’imaginer encore actif. Il était vu, en dehors des périodes de vacances, attablé dans son café habituel, au cœur de la vieille ville de Porto-Vecchio, en train de jouer aux cartes. Vivant dans une maison donnant sur la baie, il n’avait, visiblement, rien perdu de ses contacts.
Bien avant d’être suspecté d’avoir prêté main-forte à Jean-Luc Germain, présenté par la justice comme l’homme fort du milieu insulaire depuis l’implosion du gang de la Brise de mer en 2008 et 2009 et la disparition du clan de Jean-Jé Colonna, le parrain de la Corse-du-Sud, mort en 2006, une note de l’Office central de répression du banditisme décrit M. Flori, en 1991, comme «l’un des maîtres à penser du milieu corse».
Il apparaît à la fois comme le mentor, au début des années quatre-vingt, de deux des fondateurs de la Brise de mer, Richard Casanova et Dominique Rutily et comme l’un des amis d’enfance de Jean-Jé Colonna qu’il aidera à revenir, en 1985, en Corse, dans un climat hostile, après une longue cavale à l’étranger et sur le continent. Le nom de Pierrot Flori, homme avisé et réfléchi, figure également dans l’une des plus grosses affaires de stupéfiants des années quatre-vingt dite du laboratoire de Phoenix où les ténors du grand banditisme français travaillent avec la mafia italo-américaine.
Très introduit dans les milieux bancaire et criminel au Japon, il est aussi lié aux triades japonaises et s’occupera même des affaires d’Alain Delon dans ce pays. Après le vol, en 1985, de neuf tableaux au musée de Marmottan, dont cinq Monet, c’est lui qui joue les intermédiaires entre la chef du service de lutte contre le vol des œuvres d’art, Mireille Ballestrazzi, aujourd’hui directrice centrale de la police judiciaire, et les auteurs du braquage. La négociation échouera. On retrouvera les œuvres deux ans plus tard dans un appartement à Porto-Vecchio.
La fidélité à la mémoire de Richard Casanova, tué en avril 2008, paraît avoir joué en faveur de son aide supposée à M. Germain, beau-frère de ce dernier. Impliqué dans des affaires de cercles de jeux, d’homicides, de mainmise sur des affaires foncières et économiques de l’île, actif en Afrique, le clan Casanova-Germani comptait également d’autres acteurs de moindre envergure. Deux d’entre eux ont aussi été interpellés, mardi, François-Marie Giacobetti et Lionel Moracchini, pour leur rôle présumé dans la cavale de M. Germain.
Jacques Follorou


08/09/15
La police judiciaire a placé en garde à vue 2 couples et un homme dans le cadre de l'enquête sur les soutiens à la cavale du caïd Jean-Luc Germani. Une perquisition a aussi été menée au Domaine de Murtoli, un complexe touristique dirigé par Paul Canarelli (un proche de Richard Casanova, beau-frère de Germani, abattu en avril 2008), pour vérifier des réservations. Les enquêteurs soupçonnent un des hommes placés en garde à vue d'avoir loué sous son nom une voiture, utilisée par Germani. Ce dernier était recherché depuis juin 2011 suite à son implication dans la prise decontrôle du Wagram, avant son arrestation le 27 novembre 2014.
Parmi les interpellés figurent : 
Lionel Moracchini : ancien Directeur des Jeux au cercle Wagram, il a été témoin de mariage de Michel Ferracci (acteur dans la série télévisée «Mafiosa», condamné à 18 mois avec sursis dans l'affaire du Cercle Wagram) avec l'actrice emillie dequenne.
François-Marie «Fanfan» Giacobetti : il a été un des participants au «coup de force» contre le Cercle Wagram en juin 2011 et a été codnamné à 30 mois de prison dans cette affaire. Il a été impliqué en 1997 dans un braquage avec prise d'otage à Montpellier. Il a aussi été entendu dans le cadre de l'enquête sur la tuerie du «Bar des Marronniers» (assassinat du caïd Fa    rid Berrahma).
Jean-Charles «Pierrot» Flori : ami d'enfance de Jean-Jé Colonna (parrain historique du Milieu corse, décédé dans un accident de voiture en 2006), présenté comme un mentor pour Richard Casanova (avant de s'en éloigner au début des années 90). Son nom est cité par le «repenti» Roger Chiotti dans l'affaire du laboratoire de Phoenix (en 1983-84, des trafiquants corses, marseillais et varois importent de la morphine-base à Phoenix où, en liaison avec la mafia italo-américaine, elle est transformée en héroïne). Dans cette affaire Flori était un proche de François Gérard, condamné à perpétuité pour l'assassinat du juge Pierre Michel. Flori est incarcéré en 1986-87 pour une affaire de menaces et de coups et blessures, sur fonds d'extorsion, contre un huissier. Il sertd'intermédiaire en 1988 avec la commissaire Mireille Ballestrazzi (en charge de la lutte contre les trafics d'oeuvre d'art) pour négocier, en vain, la remise de 9 tableaux volés au Musée Marmottan enoctobre 1985 (dont «Impression, soleil levant», tableau de Renoir ayant donné son nom à l'impressionnisme).


16/09/15 
L'hôtelier Paul Canarelli, 47 ans, propriétaire du Domaine de Murtoli, à Sartène, a été mis en examen pour recel de malfaiteur et laissé sous contrôle judiciaire. Il s'agit des suites de l'enquête sur la cavale du caïd Jean-Luc Germani, recherché depuis juin 2011 suite à son implication dans la prise de contrôle du Cercle Wagram, avant son arrestation. Le caïd aurait passé quelques jours au Domaine de Murtoli en juillet et août 2014.
Le Domaine de Murtoli est un ensemble touristique de luxe de 2 200 hectares, avec 8 km de façade maritime quasi-privatisée (au mépris de la loi littoral). Le Domaine propose 14 bergeries transformées (sans permis de construire...) en résidence de luxe et fréquentées érgulièrement par des stars des mdias ou de la politique. Selon Claude Chossat le Domaine aurait été financé par Richard Casanova. Au moment de sa mort, il était en possession d'une carte d'accès au Domaine de Murtoli. Si Canarelli nie tout financement de son établissement par la BDM, il ne nie pas sa proximité avec Casanova, qui était le parrain d'un de ses fils. Canarelli est aussi l'ancien propriétaire de «Via Notte», la principale boîte de nuit de Porto-Vecchio.


23/09/15 
La chambre criminelle de la Cour de cassation a jugé mercredi irrecevable l'appel interjeté par le parquet général d'Aix-en-Provence après le procès Orsoni, rendant de fait définitifs les acquittements prononcés en première instance le 30 juin.
L'irrecevabilité de l'appel du parquet général rend définitifs les acquittements prononcés en première instance à Aix-en-Provence. Le 30 juin, la cour d'assises des Bouches-du-Rhône avait prononcé un acquittement général pour les deux assassinats et la tentative d'assassinat commis en 2009 à Ajaccio et dans sa région et qui étaient au coeur du dossier. Douze personnes en tout étaient jugées depuis le 11 mai dans le cadre de ce vaste procès. 

 

 

(sources articles Le Monde ; Corse Matin ; L'express ; Alta Frequenza, Le Parisien)

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Published by Desmoulins - dans Le milieu Corse
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