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15 juin 2017 4 15 /06 /juin /2017 19:38

22/11/16 
Une foule d'élus et de fonctionnaires étaient présents à Bastia pour l'ouverture du procès dit des "gîtes ruraux" mais pas dans le public, plutôt sur le banc des accusés.
Paul Giacobbi, Thierry Gamba-Martini et Jacques Costa, entre autres, se trouvaient parmi leurs coprévenus.  La fille de Jean Leccia est venue "défendre la mémoire" de son père, ancien haut fonctionnaire du conseil général, assassiné le 23 mars 2014. Tout ce petit monde est suspecté d'avoir participé à ce que l'accusation pointe comme un "système de détournements de subventions"sur fond de politique électoraliste.
Paul Giacobbi est le plus important des 24 prévenus de ce procès qui porte sur près d'un demi-million de subventions attribuées entre 2007 et 2010 pour construire ou rénover des gîtes ruraux mais détournées au profit personnel d'une quinzaine de personnes mises en examen avec des élus et des hauts-fonctionnaires. 
Seul manque à l'appel Jean-Marc Domarchi (fils de l'ex-bras droit de Giacobbi, assassiné en 2011), souffrant d'une sciatique et qui le coince à Paris.
A noter que l'un des collaborateurs de Giacobbi, Monsieur Viola (Augustin Dominique Viola, ex conseiller de Paul Giacobbi de 1998 à 2015) a été désigné par deux prévenus comme étant l'un des ordonnateurs du système de détournements de fonds public, alors qu'il n'avait jamais été mis en cause pendant l'enquête jusque là.
[Au cinquième jour d’audience, Jacques Costa, maire de Moltifao, président de la commission du monde rural de 2008 à 2013, l’un des vingt-quatre prévenus, a dénoncé le rôle central joué par les deux chargés de mission de M. Giacobbi au sein de son cabinet au conseil général. Les noms de Dominique Domarchi et d’Augustin Dominique Viola, véritables éminences grises, n’ont pas été cités mais ils furent les seuls à occuper ces fonctions auprès de M. Giacobbi, aussi bien au département qu’à la collectivité territoriale de Corse.
M. Costa est lui-même poursuivi pour avoir facilité l’obtention de trois subventions dont une à sa propre belle-sœur. Lors de l’instruction, il avait expliqué que la commission du monde rural se réunissait pour approuver l’octroi des aides financières mais que ses membres ne consultaient jamais les dossiers qu’ils validaient «à l’unanimité». M. Costa admettait même que sa commission «ne servait à rien».
Lors de l’enquête, Viola avait assuré n’avoir aucun pouvoir administratif, son travail consistant «à faire le lien avec les élus». Pour cette tâche, disait-il, M. Domarchi s’occupait de la côte orientale et de Bastia, et il était chargé du centre de la Corse et de la Balagne.
Il indiquait, enfin, ne pas comprendre que le cabinet de M. Giacobbi soit accusé de décider des attributions de subventions. Il jurait n’avoir jamais vu passer « un seul parapheur ». Le magistrat instructeur justifiait, dans l’ordonnance, l’absence de poursuite à l’encontre de M. Viola par le fait que sa « signature ne figure sur aucun acte et qu’aucun témoignage ne [le] met directement en cause ». Interrogé sur sa confession tardive, M. Costa a répondu, vendredi, qu’il aurait « bien voulu le faire » mais qu’« on ne lui avait pas posé la question » lors de l’enquête].
[Le Monde]
Le 29 novembre, le procureur requiert 3 ans de prison ferme, 100 000 euros d'amende contre Paul Giacobbi qui à l'époque des faits était président du conseil général de Haute-Corse. Et 5 ans d'inéligibilité. 
Malgré l'appel du procureur, Monsieur Viola ne s'est pas présenté au procès. 

Paul Giacobbi (L'Express)

Paul Giacobbi (L'Express)

23/11/16
Deux hommes, dont un ancien militant nationaliste déjà condamné pour des tirs sur le GIGN, ont été mis en examen, après une course-poursuite avec des policiers qu'ils sont soupçonnés d'avoir braqués au pistolet. 
Carlu Andria S. et Pierre-François S. ont été mis en examen pour association de malfaiteurs en vue de commettre un crime, vol et recel, acquisition et détention d'armes, le tout en bande organisée.
Ils sont également poursuivis pour menaces de mort sur personne dépositaire de l'autorité publique. Tous deux ont été écroués  à la maison d'arrêt de Borgo.
Les mis en examen avaient été interpellés mardi soir par des policiers de la BAC, alors qu'ils circulaient sur un scooter de grosse cylindrée. Au moment où les deux policiers s'approchent pour les contrôler, le passager du deux roues avait dégainé son arme, un pistolet semi-automatique Glock de calibre 11.43 et les avait menacés. 
Après une brève course poursuite, les deux hommes étaient appréhendés. Au domicile de l'un des deux hommes, les policiers ont découvert un fusil d'assaut, des cagoules, perruques et explosifs. 
Dans un garage du centre-ville de Bastia, propriété de l'un des deux individus, ils ont trouvé une voiture et un scooter volés et faussement immatriculés et deux armes longues.

23/01/17
La Cour d’Assises des Bouches-du-Rhône a commencé le procès de Jean-François Federici, 59 ans, pour un double meurtre en Corse. Arrêté en février 2016 à Bormes-lès-Mimosas. Federici avait été condamné par contumace à 30 ans de prison en novembre 2014 pour les homicides à Corscia le 17 février 2011, des cousins Mattei, Antoine-François, 63 ans, et Jean-Baptiste, 43 ans. 
30 munitions (9 mm, 7,42, calibre 12) ont été utilisées pour viser sans doute leur cousin Marc-Marie «Marco» Mattei, utilisateur habituel du véhicule ciblé. L’ADN de Jean-François Federici a été identifié sur un étui retrouvé sur les lieux du crime. Le double meurtre des Mattei serait une réponse au meurtre de Florian Costa le 5 décembre 2010. Lui même étant considéré comme un acte de représailles aux meurtres d’André Rogliano et de son fils Alexandre le 17 avril 2009. Florian Costa était le demi-frère de Jean-Fleur Costa et le neveu de Maurice Costa (membre historique du gang de la «Brise de Mer», abattu le 7 août 2012). Florian Costa était aussi un ami d’Augustin Federici (tué dans un accident de moto en mai 2010), un des 2 fils d’Ange-Toussaint Federici, le frère de Jean-François Federici. 

Jean-François Federici (Corse Matin)

Jean-François Federici (Corse Matin)

Le 25 janvier les peines du procès des "gites ruraux" tombent, Giacobbi est reconnu coupable de détournement de fonds publics et condamné à trois ans de prison ferme, 100.000 euros d'amende et cinq ans d'inéligibilité.
L'ancien directeur général des services du Conseil général, Thierry Gamba-Martini auquel le procureur a reproché "un grand détournement par négligence" a été condamné à 2 ans de prison avec sursis et 10 000€ d’amende.
Le conseiller général Pierre-Marie Mancini, maire du village de Costa, a été condamné à 3 ans de prison dont deux avec sursis et 5 ans d’inéligibilité.

Le responsable du contrôle "in situ" des gîtes ruraux, Jean-Hyacinthe Vinciguerra, également maire d'un village et qualifié "d'inspecteur des travaux pas finis" par le procureur a été condamné à 2 ans de prison dont un avec sursis et 5 ans d’interdiction d’exercer une fonction publique. 
Jacques Costa, a été relaxé. C’est la seule relaxe prononcée dans ce procès.

Alors que leurs avocats avaient demandé la relaxe de tous les prévenus, les dix-neuf autres personnes mises en cause, ont été condamnées à des peines allant de quatre mois à trois ans d'emprisonnement avec sursis et à des amendes de 800 à 10.000 euros.

30/01/17  
A Foce (12 kilomètres de Sartène), un homme a été pris pour cible par deux hommes armés de fusils de chasse calibre 12. La cible, Baptiste N. B. 26 ans. Connu pour une affaire de braquage et de saucissonnage en 2011, ce qui lui a valu une condamnation à 4 ans de prison en 2014, son agression coïncide avec la libération de son oncle, Pierre B., objet d’une tentative de meurtre à Sartène en septembre 2010 au cours de laquelle il avait tué Jacques E., un de ses agresseurs. 
Le neveu et l'oncle entretiennent de mauvaises relations depuis un séjour commun en prison. Néanmoins pour les enquêteurs, cette tentative serait plus lié à son père Antoine N.B.

17/02/17
19h30. Jean-Pierre G., 51 ans, a été touché de 4 ou 5 balles à la poitrine, hanche, bras et jambe, alors qu’il se trouvait dans sa voiture, devant son domicile de Sartène. Ancien gérant du camping municipal de Roccapina, il a été condamné en janvier 2003 à 4 ans de prison pour un attentat au lance-roquette en août 2000 contre la sous-Préfecture de Sartène. Il était alors présenté comme un proche du leader nationaliste François Santoni. Le 14 mai 2010, il avait déjà été blessé au bras et à la mâchoire dans une tentative de meurtre. G. est mis en examen pour association de malfaiteurs dans le but de tuer Pierre «Ciudetta» B., objet d’une tentative de meurtre à Sartène en septembre 2010.  Ca fait donc deux tentatives de meutres dans la région de Sartène ? Les deux sont elles liées ? Rien n'est moins sûr.

02/05/17 
Les douaniers en poste au péage de Saint-Arnoult-en-Yvelines ont contrôlé une voiture en direction de la province. La fouille du véhicule a permis de découvrir 84 cartouches de 9 mm, une paire de gants et une balance de précision portant des traces de cocaïne. Les deux occupants de la voiture, tous deux d’origine corse, ont été condamnés par le Tribunal Correctionnel de Versailles en comparution immédiate à des peines de 18 mois de prison. L’un, âgé de 50 ans, a déjà été condamné à 7 reprises, notamment pour vols, violences et séquestration. L’autre, 54 ans, a 11 condamnations à son casier judiciaire, notamment 2 pour association de malfaiteurs et une pour meurtre. 

06/05/17
Guy Orsoni, 32 ans, a été interpellé sur le port d’Ajaccio à sa descente du bateau en provenance du continent. Il a été mis en examen pour association de malfaiteurs en vue de commettre un meurtre et écroué. Fils de l’ancien leader nationaliste Alain Orsoni, son ADN aurait été retrouvé sur une casquette utilisé par «Marco» Mattéi, lors de son interpellation. En mai 2016, la police avait intercepté Marc-Marie «Marco» Mattéi, 60 ans, à Ajaccio, alors qu’il circulait dans une voiture volée, porteur d’une cagoule et en possession d’une arme à feu et d’un dispositif incendiaire. Dans cette affaire, 11 personnes ont déjà été mises en examen et deux autres sont encore recherchées : Jean-Baptiste O.et David T., des proches de Guy Orsoni. 

15/05/17 
Libéré de prison en février dernier après sa condamnation pour meurtre à 15 ans de prison en 2008, Jacques Mariani, 51 ans, doit à nouveau répondre devant le Tribunal Correctionnel de marseille d’accusations de corruption active, aux côtés de 8 complices présumés. Ils sont accusés d’avoir aidé le caïd à financer son train de vie alors qu’il se trouvait incarcéré entre 2010 et 2013 à la prison de Saint-Maur. Les complices (notamment 2 gérantes de société, un restaurateur, un ancien notaire,…) sont soupçonnés de l’avoir aidé à récupérer et à encaisser des chèques (entre 1.500 et 49.000 euros). Un surveillant pénitentiaire est également accusé d’avoir touché 15.000 euros pour lui remettre, entre mai 2010 et septembre 2012, 7 à 8 téléphones portables, 2 clés 3G, une trentaine de bouteilles d’alcools, des cartes SIM et des espèces. Le procès est prévu pour durer 2 jours.
Le procureur a réclamé une peine de 4 ans de prison et 50.000 euros d’amende contre Jacques Mariani et des peines allant de 18 mois de prison avec sursis à 2 ans de prison ferme et des amendes de 10.000 à 20.000 euros contre ses co-accusés. 
(Crimorg)

29/05/17 
Deux hommes ont fait feu à une quinzaine de reprises sur Marc-Antoine N., un dirigeant de société né en juin 1966. Il a été tué sur un parking d’Ajaccio par une arme de poing et un fusil de chasse et n’a pas eu le temps de sortir d’arme automatique qu’il portait sur lui. Une voiture a été retrouvée incendiée peu après. 
Impliqué dans le secteur des machines à sous, il était considéré comme un proche de la «bande du Petit Bar», après avoir été un homme de main du «parrain» Jean-Jé Colonna. Il est le frère de Jean-Baptiste «Grosses Cuisses» N. (né en mars 1956), avec lequel il était soupçonné d’être impliqué dans les meurtres de Dominique Rossi et de Xavier Gambini, tués en 1992. 
Corse Matin

08/06/17
Karim A., 27 ans, a été abattu par un coup de feu à son domicile de Cargèse (Corse du Sud). Déjà condamné à plusieurs reprises pour des affaires de stupéfiants, il était considéré comme un proche de Louis C., figure du banditisme corse et qui avait notamment été condamné en 1996 à 15 ans de prison par contumace pour une affaire de stupéfiants par voilier.
France3 Corse

 

Sources : Crimorg ; Le Monde ; France 3 Corse ; L'express ; Alta-Frequanza 

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Published by Desmoulins - dans Le milieu Corse
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