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16 mars 2014 7 16 /03 /mars /2014 18:12

On finit l'année 2013 avec deux gros procès du milieu Corse!

 

04/11/13

Le Tribunal Correctionnel de Paris vient de rendre son verdict dans l’affaire des détournements de fonds des cercles Wagram et Edo par un clan du Milieu corse. Les Cercles Wagram (28 tables, dont 20 de poker, avec un chiffre d’affaires de 7,6 millions d’euros en 2010) et Eldo (8 tables de Multicolore et 3 de poker, CA de 3,6 millions d’euros en 2010) étaient contrôlés de fait par les frères Guazzelli et Richard Casanova, pour le compte de 9 membres de la «Brise de Mer», une des principales composantes du grand-banditisme corse. Chaque mois, on estime que chacun des 9 voyous touchait entre 30.000 et 40.000 euros issus des détournements de la trésorerie des cercles. Au total, on estime les détournements à 10 millions d’euros sur une dizaine d’années.
Jean-Angelo Guazzelli a été condamné à 3 ans de prison dont 1 avec sursis et 100.000 euros d’amende. Sa compagne Valérie Daydé a été relaxée. Accusé d’être gérant de fait du cercle entre 2008 et janvier 2011 (date à laquelle un autre clan corse a organisé un putsch pour prendre le contrôle), il a déjà fait 16 mois de prison donc peut bénéficier d’un aménagement de peine.
Ses bras-droits, Jean Testanière, dit «le Mage», Secrétaire du Cercle, et Jean-François Rossi, Trésorier, ont été condamnés à la même peine de 2 ans de prison dont 1 avec sursis. Jean Casta, maire de Pietralba, accusé d’avoir transporté de l’argent liquide entre Paris et la Corse pour les membres de la Brise de Mer, a été condamné à 2 ans dont 1 avec sursis. Honoré Renon, ancien policier et ancien président du cercle : 1 an avec sursis. Deux anciens Directeurs des Jeux, Michel Feracci (acteur dans la sérié télé Mafiosa) et Arnaud Graziani : 18 mois avec sursis. Pascal Arrighi, Directeur du Cercle Eldo : 1 an avec sursis. d'Autres complices ont été condamnés, essentiellement à des peines d’amende.

 

NDLR: Les frères Paul-Louis (dit «Paul», né en 1951), Jean-Angelo (dit «Angelo», né en 1953) et François Antoine (dit «Francis», né en 1954) Guazelli ont été inscrits au fichier du grand banditisme entre 1986 et 2001, puis à partir de 2007. Leur oncle Christian «le Bègue» Guazelli était déjà une figure de la pègre sur la Côte d’Azur dans les années 70. Paul a été arrêté en 1984 dans une tentative de braquage à Neuilly. Angelo a été impliqué dans une affaire de racket en 1981, en compagnie de Francis Santucci. La même année, il est impliqué dans un braquage, avec les frères Santucci et Patacchini (autres figures de la Brise de Mer). En 1985, il est condamné à 3 ans de prison pour vol et détention d’arme. En 1997, Angelo est identifié par les autorités alors qu’il se rend en Sibérie, où il aurait des intérêts dans des casinos. Francis a été poursuivi dans une affaire de port d’arme à Marseille en 1979 et on retrouve son nom dans des affaires de braquages en 1986 et 1988. Dans les années 80, Francis aurait tenu un réseau de machines à sous dans le secteur de Bastia et du Cap Corse. En septembre 2009, il est entendu dans une affaire de blanchiment via des bars PMU de Bastia mais rapidement relâché. Il a été abattu en novembre 2009 à Orezza (20 km au sud de Bastia). Ses fils Richard et Christophe Guazzeli ont été condamnés en septembre 2012 à 3 ans de prison pour trafic de drogue par le tribunal correctionnel d’Aix-en-Provence. Pour être complet, il faut également citer le 4ème frère : Jean-Claude Guazzelli (né en 1946). Il a été le Directeur Général du Crédit Agricole de la Corse entre 1985 et 1997, soupçonné de prêts abusifs (notamment au profit de son frère Angelo et du fils de ce dernier). Il a ensuite été élu à l’Assemblée Territoriale en 1998 (liste RPR-UDF menée par José Rossi et Jean Baggioni) où il siège toujours actuellement. Il a été présenté comme le «grand argentier de Corse» puisqu’il a été à la tête de l’ADEC (Agence de Développement Économique de la Corse). (crimorg)

 

Novembre 2013

Le Tribunal Correctionnel de Marseille a commencé à juger 12 personnes, accusées d’avoir racketté des bars, brasseries et boîtes de nuit (notamment le Pearl, la Fabrick, le Studio, la Joïa, et l’Usine) de la région aixoise. L’opération avait eu lieu en février 2012 et avait permis de saisir une dizaine d’armes, des documents et plus de 100.000 euros en liquide.
L’affaire a été révélée en 2009 par Didier «Doudou» Guadagna, un «collecteur d’argent», proche de Jacques Buttafoghi (né en 1966 à Bastia, abattu à Calenzana en novembre 2009). Guadagna (agent administratif à la Présidence du Conseil Général des Bouches-du-Rhône entre 1993 et 1998) a craint pour sa vie après l’assassinat de Buttafoghi et s’est confié aux enquêteur. Le racket des établissements aixois était organisé par Francis le Belge (Francis Vanverberghe, caïd marseillais abattu à Paris le 27 septembre 2000) puis par ses héritiers. En 2005, l’activité est reprise par la «bande des bergers-braqueurs de Venzolasca» : Ange-Toussaint Federici (condamné à 30 ans de prison dont 20 ans incompressibles en octobre 2012 pour la «tuerie du Bar des Marronniers» en 2006) et Jacques Buttafoghi. Après l’arrestation de Federici en 2007 et la mort de Buttafoghi en 2009, le racket est repris par Toussaint Acquaviva (né en 1951 à Calenzana) et Jean-Pierre Anastasio (né en 1965).
L’équipe était également composée de «collecteurs d’argent» (en 300 et 3.000 euros par mois pour une dizaine d’établissements), notamment Yvan Pacini (né en 1968, gérant de deux restaurants à Aix, ancien gérant de la boîte de nuit le «New Love» près de Porto Vecchio), Christophe D’Amico (né en 1968, proche d’agents et de joueurs de l’OM), de Frédéric Rocchia (né en 1972, employé au service assainissement de la ville d’Aix, il utilisait parfois sa voiture de fonction pour prélever les enveloppes), de Bernard Frischetti (présenté comme un proche du caïd marseillais Roland Gaben, abattu en juillet 2011) ou encore de Jean-Luc Giustiniani (né en 1951, dit «le Chauve», se présentant comme maître d’hôtel de Jean-Noël Guérini, Président du Conseil Général des Bouches-du-Rhône).

 

Le procès porte sur la période 2008-2012, les trois principaux organisateurs soupçonnés du racket en sont toutefois les absents.

Le premier, Ange-Toussaint Federici dort en prison depuis 2007 où il purge une peine de 30 ans de réclusion dans l'affaire de la tuerie du bar des Marronniers à Marseille en 2006.
Il était donc derrière les barreaux en 2008 et n'a pas été mis en examen dans l'affaire de racket. Car l'enquête "n'a pas permis de démontrer qu'il a continué à percevoir les fruits du système qu'il a mis en place", selon l'accusation.
Le second, Jacques Buttafoghi, malfaiteur notoire impliqué dans l'affaire du cercle parisien Concorde, également membre des bergers-braqueurs, a été tué en novembre 2009 en Corse.
Son bras droit, Didier Guadagna avait alors pris la fuite, puis craignant pour sa vie il est ensuite allé voir la police. C'est sur son témoignage qu'a débuté la filature menant aux coups de filet de février et juin 2012, pour interpeller la bande.
Mis en examen et placé sous contrôle judiciaire, Didier Guadagna n'a pas rejoint le banc des prévenus où il était attendu pour témoigner. Les avocats des autres prévenus ont demandé, en vain, un mandat de recherche et le renvoi du dossier.

Après Gaëtan Zampa et la "guerre des boîtes" vient le règne de "Francis le Belge" dont l'empire s'effondre, après son exécution en 2000 à Paris "et va pouvoir être repris", selon le président qui distingue deux époques, avant et après le meurtre de Jacques Butaffoghi avec l'arrivée de deux aixois; Christophe D'Amico et Yvan Pacini.
Le 7 novembre, en l'absence de leur accusateur, deux autres "collecteurs" ont témoigné à la barre.
Frédéric Rocchia, 41 ans, jamais condamné a reconnu être un "porteur d'enveloppes". De 1.000 à 3.000 euros par mois selon les établissements.
Agent d'assainissement le jour pour la municipalité d'Aix-en-Provence, il est "agent de sécurité" et "collecteur" d'enveloppes la nuit. Il les remettait à "Doudou" puis à D'Amico. En contre-partie, il recevait 500 puis 1.000 euros.
Rocchia a toutefois nié avoir exercé des menaces sur les exploitants de boîtes de nuit.
Ce qu'à démenti l'un d'eux durant l'enquête racontant qu'il avait eu du mal à payer qu'il a été menacé par un appel anonyme.
Deuxième prévenu entendu à la barre, Jean-Luc Giustiniani, 52 ans, crâne rasé, qui se présente comme un maître d'hôtel de Jean-Noël Guérini au Conseil général des Bouches-du-Rhône, a lui aussi reconnu la "collecte" d'enveloppes mais pas les menaces.

Commencé le 7 novembre dernier devant le Tribunal Correctionnel de Marseille, le procès de l’opération Calisson (racket sur des bars et boîtes de nuit d’Aix) se terminera avec la condamnation des 12 accusés.

Toussaint Acquaviva et Jean-Pierre Anastasio ont été condamnés à 7 ans de prison et 10.000 euros d’amende. Yvan Pacini a été condamné à 5 ans de prison dont 2 ans avec sursis ; Christophe D’Amico a reçu une peine de 4 ans de prison, dont 2 ans avec sursis. Les autres peines vont de 18 mois avec sursis jusqu’à 4 ans ferme (pour Guadagna, qui ne s’était pas présenté à l’audience). Le tribunal a prononcé des interdictions d’exercer dans la fonction publique à l’encontre de 3 fonctionnaires de la mairie de Marseille, du Conseil Général des Bouches-du-Rhône et de la mairie d’Aix-en-Provence.

 

Frédéric Salini, victime d'un règlement de comptes en septembre dernier serait-il la cible de tueurs du milieu Corse? Difficile à dire, le nom Salini évoque quelque chose en tout cas pour tous connaisseurs de la Corse. Néanmoins il semble avéré que Frédéric Salini n'était pas lié avec le défunt Nicolas Salini abattu en avril 2009 dans ce qui était une guerre de clans entre la bande du Petit Bar et l'entourage d'Alain Orsoni (son fils Guy et trois autres personnes sont actuellement en prison et accusé de plusieurs meurtres dont celui de Nicolas).

 

10/11/13

Deux proches de Francis Mariani (caïd corse tué en janvier 2009) ont été incarcérés à Marseille pour association de malfaiteurs. Ils sont soupçonnés d’avoir voulu mettre en place un trafic de cocaïne, en lien avec un ancien dirigeant de la milide paramilitaire AUC (Autodéfenses Unies de Colombie).

 

13/11/13

Le maire UMP de Corrano, Laurent Peraldi avait été mis en garde à vue dans les locaux de la section de recherche de la gendarmerie d'Aspretto.

L'édile du petit village du Haut Taravo a dû s'expliquer sur des détournements et des infractions financières.

 

25/11/13

Dix-sept personnes ont été interpellées lundi en Corse dans les milieux nationalistes dans le cadre d'enquêtes sur des dizaines d'attentats, en 2012, contre des résidences secondaires appartenant généralement à des continentaux et sur une manifestation après un attentat contre la sous-préfecture de Corte.

La première vague d'interpellations s'est déroulée en Corse-du-Sud. Dix personnes, huit hommes et deux femmes, ont été interpellées notamment dans la station balnéaire de Propriano, sur la côte ouest, le village voisin d'Olmeto et dans la cité médiévale de Sartène distante d'une quinzaine de km.

Les interpellations seraient notamment liées à deux séries d'attentats commis les 11 mai et 7 décembre 2012 dans toute l'île contre une quarantaine de résidences secondaires, généralement sur le littoral.

Les villas achevées ou en cours de construction appartiennent généralement à des continentaux souhaitant parfois les mettre en location à prix fort.

Les attentats n'avaient pas fait de victime. Ces "nuits bleues" avaient été revendiquées par le Front de libération nationale de la Corse (FLNC) avec des graffitis tracés sur certaines des maisons détruites ou endommagées, puis par des communiqués authentifiés.

Le FLNC dénonçait notamment la spéculation immobilière avec quelque "85.000 résidences secondaires" dans une île peuplée de 315.000 habitants, la dépossession de la terre corse et les atteintes à l'environnement.

Une autre vague d'attentats contre six supermarchés dans toute la Corse, le 10 septembre 2012, avait également été revendiquée par le FLNC dénonçant la mainmise de la grande distribution sur l'économie de l'île.

Les gardes à vue, qui ont lieu à Ajaccio, peuvent durer jusqu'à 96 heures en matière de terrorisme.

Par ailleurs, sept personnes ont été interpellées à Bastia et à Luri (Cap corse) en marge de l'enquête sur un attentat contre la sous-préfecture de Corte (Haute-Corse), en 2012.

Les personnes interpellées auraient participé à une manifestation en mai à Bastia pour soutenir un militant de l'organisation Ghjuventu Indipendentista (Jeunesse indépendantiste), Nicolas Battini, 20 ans, détenu à la maison d'arrêt de Bois d'Arcy (Yvelines).

M. Battini est soupçonné avec un autre militant, Stéphane Tomasini, également mis en examen dans ce dossier, d'avoir participé à un attentat contre la sous-préfecture de Corte le 1er avril 2012.

Une voiture de tourisme avait été lancée, puis incendiée contre le portail de cet édifice, au centre-ville de la capitale historique de la Corse. Une charge explosive, qui n'avait pas fonctionné, avait été découverte à proximité.

Les deux hommes sont aussi poursuivis pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste pour une tentative d'attentat, en février 2012 à Corte, contre l'Office de l'environnement de la Corse.

Essentiellement implantée au sein de l'Université de Corse-Pascal Paoli, à Corte, Ghjuventu Indipendentista connaît un regain d'activité depuis deux ans, organisant notamment des manifestations de soutien aux militants emprisonnés.

L'association de défense des prisonniers Sulidarita (Solidarité) a dénoncé dans un communiqué ces "rafles" et "la politique du tout répressif de l'Etat français, à l'encontre exclusivement du mouvement national" et avait appelé à une manifestation à Ajaccio et à Bastia.

 

12/12/13

La police judiciaire a lancé une vague d’interpellations à Aix, Marseille et en Corse (6 auditions à Bastia et 5 autres à Ajaccio). Certaines personnes, dont le caïd Jacques Mariani, ont été extraites de leurs cellules. Au total, 21 personnes, dont des membres de sa famille, ont été auditionnées. Les enquêteurs soupçonnent un réseau d’extorsion de fonds visant notamment à financer son train de vie en prison. Une accusation identique lui avait valu sa dernière condamnation.

 

17/12/13

4 hommes et 2 femmes ont été interpellés à Paris et en Corse puis placés en garde à vue dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat de l’avocat Antoine Sollacaro, abattu à Ajaccio le 16 octobre 2012.

Parmi les personnes arrêtées figure Jacques Santoni, présenté comme le chef de la «Bande du Petit Bar».
Dans cette affaire d’homicide, 3 personnes, membres présumés du «Petit Bar», ont déjà été mis en examen: André Bacchiolelli et Mickaël Ettori pour association de malfaiteurs et assassinat, et Pascal Porri pour association de malfaiteurs.

 

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Published by Desmoulins - dans Le milieu Corse
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