Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
14 octobre 2009 3 14 /10 /octobre /2009 15:13

Voilà la deuxième partie de notre dossier !

Les incidents entre associations et leurs répercussions.

 

 Dans la première partie l’article que nous avons mis en ligne parle déjà de plusieurs de ces incidents qui se sont déroulés à la fin de la saison 2002/2003 et au début de la saison 2003/2004. J’utiliserais souvent des diminutifs ou des initiales.


Le premier incident sérieux intervient lors d’un match à Sochaux, on va y revenir un peu plus en détail : des membres de la cosa ultra montent par leur propre moyen et arrivés dans le Doubs s’aperçoivent qu’il n’y a plus de places à vendre, car les sw les ont prise et vendus aux touristes du coin comme ils en ont pris l’habitude (au lieu de 8/12 euros le billet ils le vendent 5 à 10 fois son prix). La cosa restés sur le parking invective les sw dans le stade, dès lors la situation s’envenime, les fanatics prenant partie pour la cosa, la fin de match sifflée, les belligérants règlent leur compte sur le parking (*)…à charge de revanche. La revanche interviendra lors du dernier match à Nantes (quelques membres des fanatics finiront à l'hopital et ne verront même pas le stade), même si des incidents auraient pu aussi se dérouler à Guingamp, l’article le relate bien. (Il semblerait qu'à Guingamp, la très grosse mobilisation des winners, 3 cars montés de marseille, a fait faire demi-tour au car fana/cosa en sous nombre). Ces incidents ont été très peu commentés même dans la tifoseria marseillaise et ce de chaque côté.  

La trêve estivale, les descentes aux locaux des fanatics et cosa (motivés par le fait qu'un des leaders, bien connu, des fanatics avait osé tenir tête aux sw), l’interdiction pour eux de s’afficher au stade et le silence de la mairie voilà ou nous en étions.

 

Les semaines passent mais la situation reste tendue (notamment lors d’un match contre Porto) et l’inévitable arriva lors d’un match au vélodrome contre rennes vers le mois d’octobre. Ce soir là une heure avant le coup d’envoi les fanatics (encouragés et soutenus par les mtp) rebâchent de nouveau dans leur zone au grand dam du vice-président et du président des sw rachid zeroual et didier mattera.

Ceux-ci font tourner les enceintes de leur sono vers le virage d’en face et vont commencer à menacer de mort les membres des deux groupes précités, en nommant bien les noms des leaders (dont G. des fanas) en face et ce devant des milliers de témoins sans que quiconque (tout du moins de la sécurité ou du club) ne fassent quoi que ce soit. Presque ¼ d’heure d’insultes et de menaces.

 

L’après match va connaître un nouvel échelon dans la violence.  En effet 30 min après que le match fut terminé, les groupes remballent leurs affaires et se préparent à quitter le stade. Or dans le virage des fana/mtp les stadiers ne sont pas là, fait inhabituel puisque c’est à eux de « fermer » le stade les derniers, des mtp (une vingtaine) sortent et sur l’esplanade, ils se font attaqués par environ 60 sw armés jusqu’au dent (batte de base-ball et casques de motos notamment), tabassant tout ce qui bouge, même des femmes. Plusieurs personnes finiront à l’hôpital. (A noter qu'une des personnes tabassées, membre des Cagoles, n'était autre que la compagne d'un des leaders des sw de l'époque qui quittera les sw peu après.)

Les faits rapportés ci-dessus proviennent d’un compte rendu de cette soirée très mouvementée qui a été mis en ligne quelques jours après les faits sur un site Internet de membres de la Vieille Garde du cu. Leurs propos sont sans équivoques sur leurs relations passés avec leurs voisins du dessus, compte rendu que nous avons entre nos mains mais que nous ne diffuserons pas. En tout cas leur site a disparu quelques mois plus tard.

Quatre membres des mtp portent plainte contre les sw et assez rapidement 4 personnes sont placées en garde à vue. Leurs noms sont donnés par les quelques entrefilets que les médias (voir ci dessous) ont accordés à cette affaire et à son procès.


« Mercredi dernier, trois supporters du club ont été placés en détention provisoire à l'issue de leur comparution immédiate devant la 6e chambre du tribunal correctionnel de Marseille.
L'affaire a, semble-t-il, débuté lors de la rencontre de Ligue des champions qui opposait l'OM au FC Porto le 22 octobre dernier. Quelques minutes avant le coup d'envoi du match, une altercation aurait opposé des membres du club des supporters des Winners à ceux du club des MTP (Marseille trop puissant). Les policiers chargés de la sécurité du stade sont immédiatement intervenus en convoquant les protagonistes de la rixe. Après quelques minutes de discussion, le contentieux semblait réglé.
Mais les responsables des Winners ont la dent dure. Samedi dernier, installés dans leur bastion du virage sud du Stade-Vélodrome, lors du match contre Rennes, certains Winners ont utilisé leurs puissantes sonos pour abreuver leurs rivaux des MTP et des Fanatics, situés dans la tribune opposée, de violentes bordées d'injures. Le responsable de cette harangue n'était autre que Rachid Zeroual, le vice-président des Winners. Or, Zeroual est également salarié de l'Olympique de Marseille en tant que chargé des relations entre le club et les supporters.
Une heure après la fin du match, alors que des membres des MTP, quittaient l'enceinte du Vélodrome, une horde de Winners les a pris en chasse. L'affrontement s'est déroulé à coups de manches de pioche, de battes de base-ball et de casques de moto. Quatre supporters des MTP ont fini la soirée à l'hôpital.
Le surlendemain, le président des Winners, Didier Mattera, Rachid Zeroual, le vice-président, et deux autres supporters du même groupe, Francis Ferracci, et Philippe Desroches, étaient placés en garde à vue. Mercredi, lors de leur comparution immédiate en correctionnelle, ils n'ont pu expliquer quel était l'objet de la guerre fratricide qui opposait les Winners aux MTP. A l'issue de l'audience, seul Philippe Desroches est reparti libre après son placement sous contrôle judiciaire. Mattera, Zeroual et Ferracci ont été placés en détention provisoire. « 

Le figaro

 

Quelques semaines plus tard le verdict tombe et ce sera 4 mois de prison ferme pour les trois prévenus restants.

Là ou le bât blesse et les articles le montrent c’est que rachid zeroual est salarié du club, poste stratégique s’il en est (mais nous verrons ça plus tard), il est renvoyé mais chose incroyable il reste vice président de son groupe, le président reste le même aussi et ce sont ces mêmes personnes qui continueront d’être les interlocuteurs privilégiés de la LFP de Mr Thiriez au nom d’un regroupement d’associations ultras française (qui explosera en plein vol comme ses successeurs). Ironique non ?! Niveau crédibilité on fait mieux.


Le nerf de la guerre


Après cette affaire, les deux groupes bannis peuvent de nouveau s’afficher mais la paranoïa règne encore et toujours et les sw se signaleront encore une fois avec un incident peu commun.

Lors d’un match certains sw réutiliseront le procédé d’insultes par sono, les victimes cette fois ci seront leurs propres joueurs.


Revenons en au nerf de la guerre, la gestion des abonnements car il est bon de rappeler que ce système a largement contribué aux incidents. Le club vend ses abonnements aux groupes qui eux ensuite le vendent au prix qu’ils veulent. Disons que généralement le club vend les abonnements 110/120 euros les groupes pour se faire une marge les vendent 140/150 euros.

En moyenne les groupes se font une marge de 20/40 euros, les sw poussant même le vice commercial à rajouter 15 euros (obligatoire) à leur prix de vente pour cause d’abonnement à un magazine que ¾ de leurs cartés ne lisent ou ne reçoivent jamais (un magazine réalisé pas vraiment bénévolement par des membres du groupe).

Bref en tout cas, faites le calcul pour les groupes de plus de 5000 membres ça fait (5000x130/145) une belle somme. De quoi attiser des convoitises et des partenariats qui vont commencer à se mettre en place et qui gangrèneront encore plus les relations entre groupes et feront basculer certains vers un côté bien plus obscur.

 

Bien sur que ces 15 dernières années, des marseillais, parfois même très bien "installés" dans leurs groupes respectifs, ont critiqué ce système tout en fermant les yeux sur certaines choses, sous peine de passer pour le vilain petit canard, d'autres ont non seulement critiqué mais aussi quitté leurs groupes, ce qui pour certains leur vaudra des menaces de mort, des coups à 5 contre 1 en pleine ville et des campagnes de calomnie dans tout le département, tout ceci a mené à un éclatement quasi générationnel du mouvement ultra local.

On ne compte plus les leaders (et aussi anonymes) qui ont désertés le stade à cause de la situation immuable dans laquelle leurs groupes se trouvaient. On pourrait citer beaucoup d'exemples. Chaque groupe a perdu pas mal d'éléments (même si la cause n'est pas obligatoirement les sw/cu et leurs menaces, la lassitude et la vie de famille jouent aussi convenons-en). Les mtp(*2), les fanatics qui ont perdu plusieurs leaders ainsi qu'une bonne partie de sa jeunesse qui a préféré gagner son indépendance et qui critiquait les nouvelles directives du groupe sur les places à l'extérieur et leur prix notamment). Les yankees dont le noyau ne fréquente plus le stade après avoir vu qu'il manquait de l'argent dans la caisse (les plaintes déposés ont été retirées après des menaces) et un président élu de manière rocambolesque dans le local des sw par 30 gogos (surtout des sections dont la fameuse de Stains totalement cotorep). J'en passe et des meilleurs.

 

Le truc c’est que moins il y a d’associations plus il y a de places à gérer, donc plus il y a d’argent mais tout est poussé au paroxysme, si le système permet de gagner du pognon pour en faire profiter ses cartés et que par exemple les déplacements coûtent moins chers c’est pas mal sauf que c'est pas du tout le but affiché et si en plus on demande au club de subventionner ces « deps », on dépense encore moins. Les associations bénéficient notamment pour les déplacements européens de subventions de déplacement. Oui oui vous avez bien lu. Et il faut voir ces assoc' se disputer pour les avoir. En 2008 le CU avait par deux fois montré son mécontentement auprès de la direction avec une banderole "direction démission" (Liverpool et Saint Etienne) et bien le club leur a sucré la subvention de déplacement et devinez quoi ?  leurs "potes" de tribunes se sont partagés la dite subvention entre eux même leur grands amis Fanatics. De quoi créer des tensions. A noter que dans ce fameux parcage de sainté vous aviez les banderoles du CU appelant à la démission et au même moment les SW/MTP qui eux "soutenaient leurs dirigeants" via banderole aussi. Il y aura de petites échauffourées d'ailleurs.

Bref pour revenir sur les abonnements et les places à l'extérieur  Il faut cultiver le paradoxe, l’offre et la demande pour à la fois faire des « deps » peu cher mais tout en ayant un quota de places à vendre au « black » moyennant 30 à 40 euros la place vendus aux gogos locaux (un système limite pyramidal comme les réunions tuperware d'antan). Pour les matchs à domicile c’est pareil, ce qu’ils appellent les charbonneurs, des gens qui jouent les vrp et accostent tout ceux qui sentent la maille et leur vendent des places au triple de leur prix.

L’astuce est là c’est d’avoir un quota de places à gérer à flux tendus et nonobstant les autres trafics, ça vous fait de belles rentrées d’argent qui finissent souvent dans la caisse voire dans les poches. A noter que ce système n’est pas utilisé à la même échelle par tout le monde il faut le dire.

Mais tous les groupes/associations font ou ont fait de l’argent sur le dos de leur club.

Donc aujourd’hui comment marche le système ? Voici l’avis d’une personne « proche du dossier » comme on dit dans le journalisme. Témoignage :

 

« Quand vous aurez compris que le vrai problème à marseille c'est la gangrène mise en place par le club : d'abord on donne les pleins pouvoirs à RZ qui met à l'amende tout le monde, racket, intimidation, ou lynchage en règle sous les yeux des stadiers qui mangent sur les ventes de billets ou font rentrer aouf des dizaines de gars à domicile, puis on laisse les groupes faire leur petites enculeries sur le tarifs des abos comme ça pas de rébellion quand les résultats suivent pas, enfin c'est là le plus grave, on fait en sorte d'empêcher les gars qui veulent redresser le mouv a marseille en nommant comme porte parole RZ qui se fait ridiculiser sur M6 en jouant au bon samaritain (ndlr un reportage sur les ultras diffusé en 2007), lui qui prétend mener un groupe de gauche et qui pille de pauvres mecs en déplacement a 50 contre 1, tout comme lorsqu'il débarque chez les fanas puis la cosa et défonce les quelques types présents afin d'être sur qu'il n'y ait pas de gêne à sa dictature. »
 

Les répercussions de cette hégémonie sont multiples, et au-delà des nombreux témoignages que nous avons (et que nous ne pouvons tous diffuser)  on remarque une chose essentielle, c’est que le club ne fait rien, absolument rien, pour arrêter ces exactions et il n'est pas le seul à fermer les yeux.

Dernière preuve en date le tabassage en règle d’une trentaine de cosa ultra par le triple de sw lors d’un match de coupe d’europe en avril dernier, un match télévisé devant des dizaines de milliers de témoins, devant les stadiers qui ne bougeront pas, devant les journalistes qui ne diront rien (sauf deux ou trois articles du journal régional), une seule personne sera en garde à vue le soir même, le président de la Cosa David P. (une des dernières figures du mouv local présent au stade) car M. a osé rentrer sur la pelouse pour éviter d'être lynché à 10 contre 1 après avoir donner de sa personne pour défendre sa bache.

 

On a bien vu cet espèce d’omerta qui règne. Il y a bien sur eu des gardes à vue plus tard (cf article plus bas) mais il n’y a quasiment pas eu de suites, les caméras n’auraient rien vu, les stadiers n’ont plus, bref, seul un sw a fait trois semaines de prison (vu les antécédents de cette personne ça devait bien arriver), mais depuis aucunes plaintes ne semblent avoir été déposées.

NB: Depuis cet article il y a eu du neuf parce que ce que tout le monde (moi y compris) pensait impossible s'est en fait réalisé, un procès des instigateurs des violences du Shaktar en bonne et due forme. Il y a eu 6 condamnations (je mettrais un article du CR du procès bientôt), dans ces 6 personnes, trois étaient déjà connus pour des faits de violence dont j'ai parlé en 2004, rachid zeroual, son neveu youssef et philippe desroches.

 

"Six supporteurs des Winners ont été condamnés jeudi par le tribunal correctionnel de Marseille à des peines allant de quatre mois à un an de prison avec sursis pour des violences contre un autre groupe, Cosa Ultra, lors d'un match opposant l'OM au Shakhtar Donetsk en 2009.

Au début de la rencontre, une quarantaine de membres des Winners avaient quitté leurs gradins et étaient descendus vers le bas de la tribune pour agresser les dirigeants et les supporteurs de Cosa Ultra.

Sept personnes avaient été blessées, dont deux gravement (10 et 21 jours d'ITT).
Chef de file des Winners, Rachid Zeroual, 41 ans, qui avait eu avant le match une violente altercation avec David Poggi, le leader de Cosa Ultra, a été condamné à un an de prison avec sursis, une peine assortie d'une interdiction de stade de deux ans.
Déjà condamné en 2003 pour des faits de même nature, il nie les faits et assure être descendu dans la tribune pour tenter de "séparer" les deux bandes rivales.
Ses cinq co-prévenus, soupçonnés - vidéo-surveillance et témoignages à l'appui - d'avoir porté des coups, ont été condamnés à dix mois avec sursis et interdiction de stade pendant un an pour Philippe Desroches, six mois avec sursis pour Stéphane Kravtchenko et Youssef Zeroual (neveu du dirigeant des Winners) et enfin quatre mois avec sursis pour Nabil Abdou et Davy Suissa.
Le procureur avait réclamé des peines allant de quatre mois de prison avec sursis à 14 mois, avec deux ans d'interdiction de stade.
David Poggi, qui avait été mis en examen, a bénéficié d'un non-lieu, les éléments recueillis lors de l'enquête 
démontrant qu'il était le principal visé par l'attaque.

 

 

Article de la provence

 

« La rumeur parcourait Marseille depuis le soir même du match. Même s'ils avaient en leur possession les noms de ceux qui avaient mis "le feu" au virage sud du stade Vélodrome, le 16 avril dernier lors du match retour OM-Donetsk pour la coupe UEFA, en déclenchant une mémorable bagarre générale, les enquêteurs du groupe de violence urbaine (GVU) de la sûreté départementale, prudents, avaient préféré attendre l'expertise des bandes de vidéosurveillance.

Hier, estimant avoir récolté suffisamment de preuves, ils convoquaient six supporters, dont trois "figures" du stade Vélodrome. Rachid Zeroual, leader des Winners, Christophe Bourguignon, patron des Ultras, et David Poggi, à la tête de la Cosa Ultra, étaient placés en garde à vue et confrontés une grande partie de la journée pour tenter de savoir ce qui avait mis le feu aux poudres ce soir-là entre supporters du même club.

D'après les premières déclarations, et divers témoignages recueillis, le patron des Winners semble avoir un sérieux contentieux avec celui de la Cosa Ultra. Avant le début du match, les esprits étaient déjà bien échauffés en haut du virage. Christophe Bourguignon, leader des Ultras, aurait été averti par les Winners que les comptes allaient se régler pendant la rencontre. Il lui aurait également été vivement conseillé de "laisser faire"... D'où une probable poursuite pour "complicité" et "non-dénonciation de délit".
Alors que la première mi-temps était bien entamée, juste avant le premier but, pas moins de 150 individus envahissaient le bas du virage et tentaient d'arracher la bâche de la Cosa. Humiliation suprême pour un club de supporters! Face au déchaînement de violence, David Poggi s'était même réfugié un temps sur la pelouse avant d'en être expulsé par les stadiers.
"Il était personnellement visé, précise une source proche de l'enquête. Le conflit entre lui et Zeroual ne date pas d'hier." Lors de "l'assaut", qui a duré treize longues minutes, "du jamais vu à Marseille" selon un "habitué" du Vélodrome, deux personnes ont été grièvement blessées au niveau de la face, les os des pommettes fracturés en divers endroits. Une ITT de 21 jours leur a été délivrée.

Hier soir, Rachid Zeroual ainsi que deux proches, Christophe Bourguignon et David Poggi étaient toujours en garde à vue dans les locaux du GVU. Jacques Dallest, procureur de la République de Marseille, confiait hier qu'ils pourraient bien être déférés au parquet ce matin et présentés en comparution immédiate cet après-midi devant le tribunal correctionnel. Poursuivis pour "violences volontaires en réunion dans une enceinte sportive", les trois leaders, outre une belle amende et une peine de prison, risquent fort de se voir exclus de stade à vie !
"Ils ont déjà été interdits temporairement de stade, souligne une source proche du dossier. En cas de récidive, l'interdiction peut être définitive." C'est aux magistrats qu'il reviendra aujourd'hui, si l'affaire est examinée au fond, de se prononcer sur cette possible peine complémentaire. Reste à éclairer les circonstances de la rixe, et notamment sa longueur volontiers qualifiée "d'anormale" par les enquêteurs.
"Qu'une bagarre allait éclater était un secret de Polichinelle", avoue un supporter présent ce soir-là. Mais ni les stadiers, ni la sécurité du club, privée de son directeur transporté aux urgences de Sainte-Marguerite en milieu d'après-midi, n'avaient, semble-t-il, jugé utile de prendre les précautions nécessaires. »

La provence

 

Le plus sinistre dans cette histoire c'est que le CU n'a rien tenté pour arrêter le massacre, la rancoeur que le groupe a nourrit à l'encontre de la Cosa a été plus forte que tout. (Seuls deux ou trois cu essaieront de faire barrage) et pour les membres de la Cosa, voir Santos continuer à chanter pendant le "massacre", alors qu'il y a quelques mois, la Cosa lui avait donné un peu d'argent résultat d'une quête en soutien de son incarcération dans les geoles espagnoles (suite aux incidents lors du match contre l'Atlético Madrid), ça les a passablement scandalisé. 

En d’autres termes rien ne bouge vraiment, les groupes continuent de faire du chiffre avec ces milliers "d’accent pointu" comme ils disent qui paient plein pot leurs places. Chacun fait son biz sur les abos et autres substances grâce à l’aval de gars « très louches mais alors très louches » qui viennent régler leurs affaires, on continue d’acheter la paix sociale à coups d’euros pour subventionner les déplacements, on laisse les groupes se sodomiser entre eux (quand les sw eux mêmes ne s'immiscent pas dans les "élections" de autres groupes (mtp ou encore yankee récemment voir lus haut) afin de bien pourrir l'ambiance avec des mecs ayant la même visions des choses qu'eux et le tour est joué, la violence physique se substituant à la violence/pression morale la plupart du temps. 

 

Un autre signe qui ne trompe pas au niveau des connivences entre certains dirigeants du club et des sw, c'est le fameux soutien de ces derniers (et des mtp mené à l'époque par un huluberlu que certains anciens pensaient à la solde des sw, Djamel) envers thomas deruda il y a quelques années, le fils du bras droit de Bernard Barresi (le frère de l'agent Jean-Luc Barresi, sisi) et grand ami de josé anigo. Il n'avait pas le niveau (et ces matchs à Libourne en atteste tout comme son éviction du cente de formation de Cannes) et pourtant.... La théorie du complot se nourrit même des cambriolages au domicile des joueurs de l'équipe (une quinzaine en 3-4 ans) certains disent que tous les joueurs ayant pour agent Christophe Hutteau sont épargnés exprès. Hutteau encore un proche d'Anigo. On pourrait parler aussi de Christophe d'Amico agent de joueurs trainant autour du club mis en examen pour complicité de racket dans le milieu des boites de nuit aixoises hein.

 

 

 

 

Et pourtant les médias se foutent toujours de ce sujet, mais bon après tout moi je ne me suis intéressé au sujet seulement parce que je trouvais injuste la dicotomie des journalistes toujours prompts à trainer les parisiens dans la boue et laisser les gentils marseillais pas facho (ben non suffit de lire mon article pour se rendre compte de la forfaiture du truc depuis des années) tranquilles même si les pires choses s'y passaient. Ca a bon dos de critiquer les médias jacobins mais bon messieurs les sudistes que l'info soit centralisée sur Paris ça vous arrange bien quand même n'est ce pas?

 

(*) Cet article a eu un gros succès hier (je ne sais pas à quoi c'est dû) j'ai donc décidé de rajouté des informations ici et là et peut être que d'autres viendront, car plutôt que de faire un autre article qui s'avèrerait trop redondant je préfère compléter celui-ci et ses quelques inexactitudes et manque d'informations sur certains faits. Merci!

 

(*2) mtp qui auront à pâtir de plusieurs affaires, des campagnes d'abonnements frauduleuses, des dirigeants fantoches qui tomberont dans des affaires de détournement de fonds (fonds qui servait le mari de la présidente, roland gaben parrain du Panier tué en août dernier dans un règlement de compte, à cantiner aux baumettes).

Partager cet article

Repost 0
Published by Desmoulins - dans Sport
commenter cet article

commentaires

Olivier 11/06/2015 22:51

Merci

Présentation

  • : Blog à part
  • : Si ça ne vient pas de l'AFP c'est que ça n'est pas réellement arrivé!
  • Contact

Recherche

Pages