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12 octobre 2013 6 12 /10 /octobre /2013 19:57

Mauro Martín n'a pas dû se réjouir très longtemps de "l'infortune" de son concurrent Di Zeo car le 8 janvier 2013 c'est lui qui a été arrêté et présenté devant un Juge pour sa présumée implication dans l'assassinat d'un homme en 2011. Il a été placé en détention et fera l’objet d’une enquête fédérale, son beau frère Gustavo Petrinelli, lui aussi a été inculpé et arrêté. Pour les enquêteurs, cet homicide serait survenu au cours d'une bagarre le 29 août 2011, dans le quartier de Liniers, après une simple dispute de voisinage entre son beau frère et Ernesto Cirini à laquelle s'est mêlé Mauro et deux de ses sbires. Selon des témoins, Mauro Martín et d'autres barras de La Doce se seraient rendus chez la victime qui s’était une nouvelle fois disputé avec son beau frère et il aurait frappé Cirini qui tomba la tête contre le trottoir. Un voisin, venu en aide, avait alors emmené Cirini à l'Hôpital Santojanni d’où il a été ensuite transféré à la Policlínico Bancario où il est décédé trois jours plus tard.

 

Dans un premier temps, les trois témoins qui avaient été entendus par la police n’avaient pas pu identifier les assaillants mais les soupçons commenceront à peser contre Mauro après que certains de ses proches aient tenté d'acheter le silence du frère de la victime. Rapidement Mazzaro le bras-droit sera lui aussi recherché par la police, il commencera une cavale de plusieurs mois. Dans cette cavale il sera aidé par pas mal de relations dont Pablo Migliore, un homme connu pour ses liens avec la Doce, son frère notamment a été impliqué dans plusieurs incidents liés à la barra oficial. Sauf que Pablo Migliore est un joueur de football professionnel, qui plus est gardin de but de San Lorenzo. Il sera arrêté par la police juste avant un match entre son club et Newell's Old Boys et balancera pas mal d'informations sur l'organigramme de la Doce.

 

Les sales nouvelles vont commencer à s'accumuler alors pour la "12 oficial" à peine deux semaines plus tard, 300 barras de Rafael Di Zeo avaient pu obtenir des billets dans la Tribuna Sur du stade José María Minella de Mar del Plata lors du premier Superclásico de "verano" (un tournoi annuel de matchs amicaux) contre River Plate, tandis que la "barra oficial" avait été, elle, contrainte de rentrer sur Buenos-Aires. Un véritable camouflet!

 

Rafael Di Zeo n’avait pas dirigé La Doce depuis le Boca Juniors – San Lorenzo du 4 mars 2007 à La Bombonera. Di Zeo avait bien préparé son coup, ainsi pour éviter les contrôles renforcés mis en place par la Police le jour du match, la barra de Di Zeo est partie le vendredi soir de Buenos Aires dans une trentaine de voitures qui ont pris une route secondaire pour aller vers Mar del Plata. Le jour du Superclásico lorsqu’ils sont arrivés à proximité du stade Minella, l’Aprevide (Agenciade Prevención de Violencia en el Deporte qui a remplacé le Coprosede à l'été 2012) a demandé à la Police de contrôler les barras qui ont montré leurs billets, sur les 300 barras, un seul était officiellement ids. Il a été alors décidé par le Gourvernement local que la "facción oficial", qui arrivait dans cinq bus sous le commandement de Fido Desbaux (qui n'était pas encore le successeur désigné par Mauro Martín) ne serait pas autorisée à entrer dans Mar del Plata pour éviter tout affrontement. C’est au barrage de police installé à Dolores (à plus de 200kms de Buenos-Aires) que le convoi a été intercepté et renvoyé, malgré les menaces de représailles vers Buenos Aires.

 

Toujours dans le cadre du Torneo de Verano, le second match amical de Boca aura vu un déploiement de force policière considérable. Pour éviter un nouvel affront de la part de la “La 12 disidente”, environ 150 barrabravas de “La 12 oficial” étaient arrivé la veille du match à Mar del Plata et s'étaient installés dans différents quartiers de la ville et pour le troisième match (encore contre River) 67 barrabravas de Boca Juniors seront interpellés pour détentions d'armes dont notamment deux pistolets de 9mm avec plusieurs chargeurs, dans des véhicules transportant la barra de Rafael Di Zeo.

 

Le jour de la Saint Valentin Les dirigeants de Boca feront un geste d'amoureux transi, une demande au Ministère de l'Intérieur de retirer de la liste des interdits de stade, Cristian "Fido" Debaux et "el Loco" Luis Arrieta, qui appartiennent à la "barra oficial". Ce serait Martin lui-même qui depuis sa prison avait demandé, aux dirigeants xeneize de permettre à ses deux "alliés" de retourner à la Bombonera. Cristian "Fido" Debaux gère le groupe de barras qui vient de San Martín et de Palomar tandis que "el Loco"Luis Arrieta est le chef de la barra d'Estudiantes de Buenos Aires et aussi de la faction Caseros de La Doce, l'une des plus importantes.  Tous deux avaient été inclus dans la liste de "derecho de admisión" (IDS) établie le 25 août 2012 après avoir été impliqués dans les affrontements qui ont eu lieu sur l'autoroute Rosario-Santa Fe, au cours desquels ils ont d'ailleurs été blessés. Comme la loi impose aux clubs d'interdire l'entrée des stades aux barrabravas blessés lors d'affrontements, les deux hommes ne pouvaient plus depuis lors, assister aux matchs de Boca Juniors.

 

Trois jours plus tard le président Daniel Angelici organisa une réunion entre les deux partis un jeudi le lendemain d'un match de Copa Libertadores entre Boca et Toluca, mal lui en a pris une nouvelle fois. 70 barras fidèles à Di Zeo se sont introduits dans les locaux du club Xeneize et l'ont pris d'assaut en réussissant à éviter la sécurité privée.  L'homme a leur tête n'était pas Di Zeo mais Martin Excursionistas dit "Amarillo" accompagné de Fabian "Bulldozer" Kruger. Quand ce groupe est arrivé près du bureau d'Angelici, il tomba nez à nez avec 5 barras de la 12 oficial, les coups de poing fusèrent sur les 5 bonhommes notamment sur Eduardo Abeledo aka "Hulk" le garde du corps de Mauro Martin. 

 

http://vamolopibe.files.wordpress.com/2013/01/12vc4.jpg?w=480&h=360

Hulk tout à gauche en blanc sur la photo.

http://www.perfil.com/export/sites/diarioperfil/img/ediciones/0744_Fotos/0744_SOC_PROT/S6.jpg_1507367217.jpgPablo Martin  (ci-contre)    

 

Les revendications du groupe sont simples, un retour en arrière, le retour de Di Zeo en chef incontesté et basta. 
Angelici intimera l'ordre au groupe de partir, ce qu'il fera non sans un dernier mot "nous voulons revenir c'est clair?!"  Très clair!

 

 

Plusieurs semaines plus tard le jeudi 7 mars, avant le match de Copa Libertadores entre Boca et Nacional, il y a eu un nouvel affrontement à quelques pâtés de maisons de la Bombonera, entre les barrabravas de la "banda de Martín" et une faction de La Boca qui est commandée par Adrián Silva, le neveu de Daniel Silva, un des lieutenants de la barra à l'époque de "El Abuelo", qui avait été condamné à 15 ans de prison. Ces heurts feront deux blessés par balles et deux par armes blanches. La police redouble d'efforts afin d'éviter que les deux partis ne se croisent sur leurs trajets ou aux alentours des stades, paradoxalement le nombre de policiers alloués à la sécurité ne dépasse guère les 1000, alors qu'en France pour trois fois rien on mobilise 1400 flics, qui plus est, incompétents et incapables de canaliser une foule. Bref quittons un bref instant la situation boquense pour se pencher sur une affaire peu commune.

 

Deux ans et demi après la Coupe du Monde en Afrique du Sud, les problèmes posés par les barrabravas argentins organisés au sein des Hinchadas Unidas Argentina ne sont pas encore finis pour la FIFA auprès de laquelle, sept d'entre-eux viennent de déposer une demande de dédommagement pour avoir été "injustement expulsés du pays" après le match entre l'Argentine et le Nigéria. La demande formulée par leur avocat (qui n'est pas Pierre B.) est de 5 millions d'euros, et a été faite à la FIFA en sa qualité d'organisateur du tournoi. Une précédente demande de compensation de 10 millions d'euros avaient déjà été présentée auprès de l'Etat d'Afrique du Sud sans que cette requête n'aboutisse à un procès malgré les efforts du Ministère argentin des Affaires Étrangères auprès de la Justice Sud-Africaine. Ces sept "barras" Roberto Ponce “El Loco Tito“, Germàn “Gitano” Minuè et Ulyses Montoya de Belgrano, Carlos Pacheco et Sergio “Tomatòn” Busso de Talleres de Cordoba, Walter Aguilera de Godoy Cruz et Ismael “Pequeno” Bentkovsky de l’Instituto estiment avoir été injustement expulsés d'Afrique du Sud après les affrontements survenus entre barrabravas argentins et policiers sud-africains durant Argentine - Nigeria, auxquels ils assurent être totalement étrangers. Ils avaient ensuite été, dès le lendemain, avec dix autres barrabravas interpellés par la Police dans le lieu de séjour des Hinchadas Unidas Argentina pour être détenus dans un commissariat pendant 8 jours avant d'être expulsés du pays et renvoyés vers l'Argentine.

 

Business, toujours business!

 

La 12 est décidément précurseur en bien des matières pour développer ses ressources financières, elle a conclu un contrat marketing avec le société Alimac, spécialisée dans le vente et la distribution des consoles de jeux vidéo et qui possède dix succursales dans le pays. Une relation commerciale qui a débuté lors de la 3ème journée du Tournoi de Clôture 2013 dans l'Estadio Islas Malvinas des All Boys, alors que la Police avait ordonné de retirer toutes les bâches en bas de la barrière de séparation, la barra en avaient alors laissé seulement deux, le classique “Jugador N°12 Pte” et une autre, plus petite, avec l'inscription "Alimac.com.ar". Une publicité qui s'est aussi exportée en Copa Libertadores lors du déplacement de Boca à Montevideo le 14 mars dernier où les barrabravas xeneizes ont installé dans leur emplacement du stade Centenario une banderole sur laquelle là encore était inscrit "Alimac.com.ar", placée à droite de toutes les banderoles historiques de la hinchada. (clarin)

 

Un article à lire http://lefooteur.com/2013/05/08/les-barras-bravas-et-le-marketing-de-la-violence/

 

 

En mai lors du Superclassico plusieurs incidents auront lieu dans le stade et Boca écopera d'un match à huis clos mais aucun problème interne ne sera signalé. Toujours en mai, un dirigeant de Boca Juniors, Carlos Mechetti, chef du bureau des socios, et 51 barrabravas de La 12, ont été interpellés à proximité de "La Bombonera" avant le match de Copa Libertadores entre le club xeneize et les Newell's Old Boys. Les arrestations avaient eu lieu dans le cadre de l'enquête ouverte suite à la "cavale" de Maxi Mazzaro, le N°2 de la barra de Boca et qui avait conduit à l'arrestation de Pablo Migliore, le gardien de but de San Lorenzo, un ami de Mazzaro, accusé de l'avoir aidé à fuir la Justice.

 

Une importante opération de police avait ainsi été organisée dans le secteur de la "Bombonerita", où les barras bravas de Boca se regroupent avant les débuts de match à domicile, après que des "informations" aient laissé penser que Mazzaro pourrait être présent lors de ce 1/4 de finale de la Copa Libertadores contre Newell's. Parmi les interpellés se trouvait aussi Santiago "El Gitano" Lancry. 4 jours plus tard ce seront  tous les principaux chefs de la barra de Boca qui se retrouveront incarcérés et mis hors jeu des "paravalanchas".

 

Mechetti était celui qui était chargé de fournir des faux abonnements à al barra qui ensutie en disposait comme bon leur semblait (vente axu touristes ect...). Présenté devant un Juge, Cristian "Fido" Debaux plaidera non coupable dans l'affaire "d'association illicite" lancée contre la barra xeneize et niera aussi avoir aidé Mazzarro lors de sa fuite alors qu'il est accusé d'avoir participé au même meurtre pour lequel Martín est actuellement placé en détention préventive. Face au Juge, Debaux niera également être le chef de La Doce mais simplement "une référence" après 25 ans de présence dans la barra.

 

Autre historique membre de la hinchada xeneize interpellé, Santiago "El Gitano" Lancry a lui aussi plaidé non coupable dans l'affaire d'association illicite et s'est vu refuser une remise en liberté contrairement à Eduardo Abeledo, alias "Hulk". Des mandats d'arrêts ont aussi été confirmé contre Luis Arrieta alias “el Loco”, Oscar "Cacho" Otazu, le "logisticien" de la barra, Carlos Armijo alias "Gordo Lulú", et Carlos Santa Cruz, alias "Carlitos de Virreyes".

 

Au total 52 barrabravas de Boca ont été interpellés entre le jeudi 15 et le samedi 18. Ces dernières arrestations surviennent après la découverte par les enquêteurs de la vente illégale de cartes d'abonnés dont les revenus auraient pu être utilisés pour aider Mazzaro dans sa cavale et un autre membre de La 12, Daniel Whebe poursuivi dans la même affaire. Ces fonds auraient aussi été utilisés pour donner de l'argent à Martin en prison. C'est donc une nouvelle situation inédite que connaitra La Bombonera puisque la quasi totalité des barrabravas de La 12 n'était pas présents dans la "popular media Norte" lors du match entre Boca Juniors et Vélez Sarsfield du 2 juin dernier, la tribune est resté vide.

 

Depuis ces arrestations, le contexte se serait encore particulièrement dégradé. Clarin annonce qu'entre Martín et Mazzaro, le torchon brûlerait quelque peu, depuis que le second reproche au premier de l'avoir "balancé" à la police après son arrestation dans l'affaire de Liniers. Mazzaro sera arrêté le 7 juin après 5 mois de cavale. Dès le lendemain il se déclare innocent dans l'affaire. Entre Martín, "Fido" Debaux et les autres "nouveaux" chefs de la "barra oficial" aussi les tensions apparaissent, Mauro Martín leur reproche leur manque de solidarité depuis leurs arrestations. Depuis sa cellule, Martín via ses avocats, n'a ainsi pas hésité à lancer des menaces de représailles envers ses "anciens alliés" de la barra.

 

Le 21 juillet 2013 verra le drame que tout le monde craignait se réaliser, Juste avant le match entre Boca et San Lorenzo des coups de feu seront échangés entre la barra oficial et une faction rivale  faisant deux morts et plusieurs blessés. Une trentaine de coups de feu ont été entendus lors de ces heurts survenus à proximité du Nuevo Gasómetro, le stade de San Lorenzo à Bajo Flores. Un barra, Marcelo Carnevale, 33 ans, touché au thorax est mort, ainsi qu'un autre, Angel Díaz alias Feco, 44 ans mourra pendant son transfert à l'hôpital Santojanni. Une seule interpellation sera effectuée par la Police qui a arrêté un homme en possession d'une arme à feu. Carnevale faisait partie de la barra oficial et Angel Diaz lui faisait, selon les enquêteurs, partie de la barra dissidente et était un ami de Di Zeo.

Vidéo décryptage en plateau des préparatifs de l'embuscade

vidéo des incidents (image de la police Fédérale).

Comble de l'ironie de la situation, ces morts arrivent quelques jours après que Rafael Di Zeo ait déclaré dans une longue interview au quotidien argentin Clarin vouloir se retirer des "paravalanchas" de la Bombonera. La semaine précédente pourtant, à La Plata lors du premier match de ce Tournoi Triangulaire entre Boca, San Lorenzo et Estudiantes, des incidents avaient déjà eu lieu après que "La Doce oficial" avait fait en sorte d'éviter de vendre des places au barrabravas "dissidents" de la "Banda de Lomas". Cette banda de Lomas dirigé par Marcelo Aravena, un barra un temps proche de Di Zeo mais qui a toujours fait bande à part, cette bande donc serait aussi derrière la fusillade près du stade de San Lorenzo ainsi que de celle sur la route de Santa Fe qui avait blessé Mauro Martin.

http://i.imgur.com/sTPjgff.jpg

«C'était ce bâtard de Rafa» voilà les propos desespérés du père de Marcelo Carnevale, l'une des victimes de la fusillade, il accusera ouvertement Di Zeo et les factions Lugano et Lomas de Zamora comme responsable de l'embuscade et des tirs qui ont tué son fils. Concernant les blessés, Miguel Sanchez (50), Carlos Suarez (34) et Gabriel Mariño (39), ils seront admis à l'Hôpital Argerich, Un autre homme blessé Matias Dalaco, 25 ans, une balle dans le genou droit sera admis à l'hôpital Santojanni. L'enquête ouverte par la Police a déjà permis d'identifier sur la base des images vidéos de nombreux barras, dont plusieurs de la "barra oficial" tandis que d'autres témoignages indiquent que Rafael Di Zeo était présent sur les lieux pour diriger cette attaque. Signe d'un changement sans doute désormais inéluctable, La Doce n'avait pas d'escorte policière avant ce match et les dirigeants de Boca avaient cette fois donné à une centaine de membres des factions de Lomas et Lugano, des billets pour cette rencontre de pré-saison.  En août des tirs viseront la maison et la voiture de Debeaux. Le 23 aout c'est un autre leader de la 12 oficial Luis Arrieta "El Loco" qui annonça s'être retiré des affaires et de la barra. Il dira dans cette interview qu'il avait quitté la 12 pour ne pas finir "en prison ou mort".

 

http://3.bp.blogspot.com/-GvHRelJBUNk/UhgUE3yegXI/AAAAAAAAEWI/PwuyEJuvZO8/s400/AELH1.jpgArrieta au centre

 

Aravena l'homme que tout le monde accuse d'être derrière les pires violences, donna une interview où il nie être à l'origine des regains de tensions et des morts de San Lorenzo. Le 27 août pourtant, 3 hommes dont Marcelo "el Manco" Aravena, seront arrêtés lors d'une opération de Police pour leur implication dans la fusillade de San Lorenzo. Aravena, qui a rejoint la barra du temps de "el Abuelo", avait déjà été condamné à 20 ans de prison pour les meurtres de deux hinchas de River Plate lors du Superclásico de 1994 à La Bombonera. Depuis sa sortie de prison, il avait tenté de reprendre sa place dans La 12.

 

Pour les enquêteurs et le Juge chargé de l'affaire du Nuevo Gasómetro, "el Manco" serait l'homme qui a organisé l'attaque de la "facción oficial" et celui qui a été vu casqué sur la vidéo, donnant des ordres aux assaillants au cours de ces violences mortelles. Walter Coronel alias Tintin, proche d'Aravena fait partie des 3 interpellés, il est le propriétaire de la Ford Focus qui a été vue sur des caméras de sécurité près de la fusillade. Le troisième homme connu comme "El Flaco Pin" avait été arrêté la semaine avant pour vente et trafic de drogues. Les trois hommes ont été formellement reconnus sur les vidéos surveillance. Cette même semaine, Roman Di Santo, chef de la police fédérale argentine, avait reçu une lettre de menaces de mort. La lettre évoquait même le domicile personnel du policier. Ces menaces arrivent près d’1 mois après l’arrestation de 2 policiers, accusés d'avoir couvert les activités de la 12. Sergio Berni le secrétaire à la sécurité intérieure décida de dissoudre la division Seguridad en Espectáculos deportivos (sécurité des évènements sportifs) après les affaires de collusion et de corruption impliquant des policiers et des barrabravas.

 

http://1.bp.blogspot.com/-4eHkW3Y3mwo/UhuYm9ZJMsI/AAAAAAAAEWg/aMKOUF5llqg/s400/aelh3.jpg

 Un chant en hommage à Carnevale
 

 

Attaque d'une radio locale par des barras de l'Union Santa Fe, baston sur un bateau de croisière de luxe pour ceux de la Guardia Imperial du Racing de Guillermo Escobar Raul Barrios. La mort par balles d'un barra de Lanus Javier Jerez (membre du syndicat des routiers locaux) en juin dernier lors d'affrontements contre les barras de l'Estudiantes. La mort d'un barra de Tigre lors de règlement de comptes internes entre deux factions rivales. Il en est de même pour l'Estudiantes où un homme a été tué par balles lors d'une querelle intestine. La mort suspecte d'un journaliste, Nicolas Pacheco Gomez supporter du Racing retrouvé mort dans l'une des piscines du siège social du club.  Et que dire de River avec le retour annoncé d'Adrian Rousseau à la tête de 400 barras sous le nom "Fuerza River" pour contrer les frères Schlenker seuls maitres à bord des Borrachos Del Tablon? Cela n'augure rien de bon pour la suite. Les barras vont encore tourmenté l'Argentine pendant longtemps.

 

http://www.minutouno.com/adjuntos/150/imagenes/003/165/0003165266.jpg La Guardia Imperial en mode décontracté avant les gnons

 

Ainsi s'achève momentanément cette série d'articles sur Boca et ses barrabravas. Il y aura surement du développement à venir et je ne manquerais pas de continuer à vous informer sur les évolutions à Boca ou ailleurs.

 

http://jean-philippe.savry.over-blog.com/article-boca-tes-barrabravas-impitoyables-5-120425042.html

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Published by Desmoulins - dans Barra Bravas
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