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6 septembre 2013 5 06 /09 /septembre /2013 20:04

Comment illuster au mieux la collusion entre la Doce et la police de Buenos Aires? 

 

Ces liens sont au sein des Barrabravas d'Argentine connus, tous en parlent et en font état, la Doce et la police travaille main dans la main pour divers trafics et violences contre les autres barrabravas. La barra de Chacarita Juniors (un club de quartier de Buenos Aires) avait même sorti une banderole à l'encontre de la Doce (un exploit, car difficile de faire rentrer des banderoles et drapeaux aux couleurs de l'adversaire) raillant l'amitié de Mauro Martin avec les policiers.

C'était en mars 2010, le match se déroulait au stade d'Huracàn car délocalisé pour éviter de plus gros incidents, une sécurité défaillante dans les contrôles d’accès avait permis aux barrabravas de Chacarita d’entrer une banderole aux couleurs xeneize sur laquelle apparaissait ce message à l’encontre de leurs adversaires :

"Mauro Martín, jefe de la PFA", (Mauro Martin, chef de la PFA - Policía Federal Argentina), certes c'est une insulte suprême et usuel entre barrabravas qui s’accusent mutuellement de bénéficier de protections de la part de la Police Fédérale.

 

http://quelachupenahora.files.wordpress.com/2010/03/0326919b.jpg

 

La barra de Chacarita est bien placé pour en parler de cette collusion, elle a été victime de plusieurs traquenards fomenté par les policiers et barras de Boca en 1999 et 2003, celui de 99 vaudra à Rafael Di Zeo d'être condamné en 2007 à 4 ans de prison. Lors de ce procès les témoins de Chacarita avaient clairement émis l'hypothèse que les policiers les avaient parqués à l'endroit où les Barras de Boca pouvaient les attaquer. La barra de Chacarita est loin d'être composé d'anges bien évidemment et c'est même l'une des plus violentes du pays avec moultes incidents à son actif. Une sorte de Millwall argentin quoi.

 

En novembre 2010, une autre preuve s'ajoute au dossier, le commisaire Eduardo Enrique Meta, ancien chef d'une section de la Police Fédérale et l’inspecteur Esteban Alberto Pérez Méndez sont soupçonnés d'avoir reçu en 2008 une somme de 10.000 pesos de la part de Richard William Laluz Fernández "l'Uruguayo" sur lequel pesait alors un mandat d'arrêt. Notre "Uruguayo Richard" était recherché pour des atteintes contre des biens et il était aussi impliqué dans une fusillade, en Mars 2009 dans le Parque Lezama (Buenos-Aires). "Uruguayo Richard" avait finalement été arrêté en 2009 dans la banlieue de Buenos-Aires, après pratiquement deux ans de cavale.

 

Pourtant le 23 mars 2008, avant un match entre Boca Juniors et Colon Santa Fe à La Bombonera, il avait été arrêté et emmené au poste de Police du district. Une arrestation filmée par des caméras de surveillance du stade qui montraient le prisonnier parler au commissaire, d'une manière très amicale. Au final aucun registre du poste de police ne mentionnera l’arrestation et la détention du brava barra. Selon les élements de l’enquête c’est un autre barrabrava xeneize, Maximiliano Mazzaro le bras droit de Martin qui a été chargé de livrer les 10.000 pesos à la police. A cette époque Martin et Richard n'était pas encore ennemi. Cette enquête mènera à l'arrestation et à la mise en examen d'un chef de la police fédérale Flavio Nunez pour le même chef d'inculpation de corruption.

 

La fin d'année 2010 mis à part les scandales abordés dans le précédent article ne connaîtra pas d'incident majeurs, tout juste une démonstration de force des deux partis lors du superclassico (comme déjà évoqué dans le précédent article).

 

Ah oui et puis Riquelme le joueur mythique de Boca aurait piqué une colère après avoir lu un article de "Ole en novembre 2010 qui l'accusait d'être en liens avec les barrabravas de Boca. L'article était signé Gustavo Gabria ( que l'on peut voir ici http://www.youtube.com/watch?v=v91xxrlxlFI) et qui indiquait que Riquelme avait assisté à une fête organisée par la Barra de Boca à San Fernando, en compagnie de Martin Palermo. Les deux quidams ont règlé leur affaire au téléphone.

 

Richard se prend deux balles.

 

Durant la trève Di Zeo fera de la relation presse (et ce, alors qu'il est toujours en instance de procès), annonant à qui voulait l'entendre qu'il aimerait siéger au conseil d'administration du club et patati et patata, tous les procès qu'on veut lui intenter sont abandonnés les uns après les autres (sauf un dernier pour cause d'association illicite) mais ce service clientèle connaitra un couac.

 

En mars 2011 "Uruguayo Richard" se trouve au Crocodilo, un bar de Buenos Aires dans le quartier de Recoleta., Richard racontera à la police qu'il avait rendez-vous avec Rafael Di Zeo (accompagné de son frère Fernando et de son chauffeur Gabriel Melo) l'entretien coupe court selon Richard, Fernando aurait dit "je  sors d'ici, avec toi tout est mauvais" le Richard a à peine le temps de se retourner que le chauffeur dégaine une arme et lui tire à plusieurs reprises dessus, il tombe et est encore roué de coups sans que personne n'intervienne, il en réchappera malgré tout mais restera en fauteuil roulant plusieurs mois, pour lui c'est Rafa qui a ordonné à ses sbires de le tuer. Melo l'auteur des coups de feu a été arrêté et est aujourd'hui détenu sans que le moindre procès ne soit encore d'actualité. 5 mois plus tard Richard accordera une interview pas piqué des hannetons au magazine "Ole" à base de menaces et dégoût des méthodes de Di Zeo.

http://www.ole.com.ar/boca-juniors/futbol/Doce-sucursal-Federal_0_534546574.html

 

Le tournoi de cloture de février à juin se passe sans heurts aussi, les belligérants étaient sans doute trop occupés à suivre les déboires de leurs ennemis des Borrachos Del Tablon (la barra de River) dont les leaders accumulaient les procès et leur Hinchada les incidents internes. Ou bien ont-ils suivis le procès de Fabián Gianotta pour meurtre, l"ancien chef de la barra d'Estudiantes La Plata a été condamné à 15 ans de prison (son second et un autre barrabravas ont écopé de 7 ans). Ce procès a mis en évidence la gestion mafieuse de la barra (drogues, places, parkings). Il y eu aussi à l'époque Daniel El "Rengo" Aguilera, le chef de la barra de Godoy Cruz soupçonné de meurtre, il est surtout connu pour être un des barons de la drogue à Mendoza. Et on aurait pu parler d'Independiente ou de Newell's qui sont aussi empêtré dans de violents affrontements internes. Il y aura tout de même en toute fin de championnat, des heurts avec Independiente avec échanges de coups de feu, sur fonds de vengeance pour les incidents en Afrique du Sud.

 

Bref le plus chaud reste à venir dans une troisième partie. http://jean-philippe.savry.over-blog.com/article-boca-tes-barrabravas-impitoyables-3-120052184.html

 

source: infojusnoticias /curva 1899/ diariopopular /clarin/ole

 

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Published by Desmoulins - dans Barra Bravas
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