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5 octobre 2013 6 05 /10 /octobre /2013 15:44

Après les affrontements entre barrabravas de La 12 sur l'autoroute Rosario-Santa Fe, Boca Juniors avait rapidement appliqué un "derecho de admisión" (interdiction de stade) à  67 barrabravas, mais si dans cette liste figuraient tous les lieutenants de Rafael Di Zeo et ceux de l'Uruguayo Richard, seulement quatre membres de la "barra oficial" dont le chef Mauro Martin avaient été sanctionnés, formalisant ainsi les liens entre la barra de Martín et le club xeneize.

 

Une semaine plus tard et sans le consentement du club, le Gouvernement a rajouté sur la liste des interdits de stades, 21 barras de Mauro Martín y compris la totalité du "noyau dur". Cela pouvait se faire par une loi qui existe dans la Province de Buenos-Aires, mais pas dans la capitale, où le "derecho de admisión" (Interdiction de stade) ne peut s'appliquer au club qui reçoit (lui seul décide qui peut rentrer ou non et c'est le club qui communique à la police la liste des interdits de stade) en gros ces 21 ajouts seront ids partout en Argentine sauf à la Bombonera.

 

La liste complète des interdits de stade pour le match de Lanus est la suivante : Rafael Di Zeo, Fernando Di Zeo, Mauro Martín, Marcelo "Marcelo de Lomas" Aravena, Héctor "Vaca" Alarcón, Gustavo "Oso" Pereyra, Víctor Croce, José Luis "El Mellizo" Fernández, Roberto "Tayson" Ibáñez, Alejandro Falcigno, Walter Lobos, Leonardo Chávez, Carlos "Paleta" Amenedo, Fabián "Fredy" Kruger, Juan Carlos Alejo, Sexto "Rodi" Soria, Juan Antonio Castro, Richard "Pinta" Laluz Fernández, Horacio "El Ninja" Enrique, Fernando "Lana" Gatica, Hugo Alberto Gauna, Daniel Alberto López, Nahuel Alberto Maidana, Hugo Orlando Pérez, Daniel "Cinco" Sabio, Federico Suárez, Leonardo Zocco, Silvestre Reinoso, Cristian "Fido" Debaux, Brayan Arroyo, Darío Cantero, Luis Arrieta, Alejandro Putruello, Facundo Cáceres Aranda, Elías Meza, Federico Blanco, Juan Pablo Blanco, Pablo van Rusten, Elías Fridman, Francisco Di Maio, Jorge Cáceres Romero, Jorge Almirón, Fabián Percoco, Hugo Gutiérrez, Diego Rodríguez, Fabián Giuliani, Martín Díaz, Darío Canteros, Mariano Mantarro, Alberto Ivanoff, Hugo Salazar, Leandro Loberze, Horacio Varela, Leandro et Jorge Machado Cabral, Miguel Fernández, Angel Soria, Luis López González, Raúl Sala, Silvio Serra, Luis Schossovov, Jorge Medina, Jorge Cáceres Rieri, Mario Beluzzi Martínez, Edgardo Allende et Luis Vellasanti, Silvio Pujol, Jorge "Corbacho" Villagarcía Carlos Armijo, Leandro Avila, David Aragón, Adrián Bruni, Fabián Chiarripa, Domingo Cuccarese, Cristian Garro, Juan José Isola, Gabriel Martín, Darío Martínez, Miguel Angel Martínez, Carlos Medina, Gustavo Monjes, Oscar Otazu, Diego Marcelo Rodríguez, Pablo Salatino, Carlos Santa Cruz, Sergio Scaccialupi et Daniel Whebe.

 

On peut voir dans cette liste: Debaux, les frères Di Zeo, Marcelo Aravena un des barras les plus incontrolables du pays, Kruger ami de Di Zeo condamné pour la tentative de meurtre sur un barra de Chacarita en même temps que Rafa, tout comme El Mellizo Fernandez, en fin de liste on voit les rajouts des 21 barras proches de Mauro Martin, Daniel Wehbe qui est actuellement en cavale au contraire de Mazzaro et Martin en prison dans la même affaire d'homicide, Oscar Otazu homme de confiance de Martin présent depuis des décennies et qui s'occupe de la logistique de la 12, Carlos Santa Cruz, un homme très puissant et craint par tous, Gabriel Martin le frère de Mauro, Cristian Garro, toujours présent pour faire le coup de poing, Carlos Armijo, Jorge Villagarcia, qui avait été condamné à 20 ans pour le meurtre de deux hinchas de River en 94, s'ajoutent donc à Fernando "Lana" Gatica, Mauro Martin, Luis Arrieta "el loco" qui dirige la barra d'Estudiantes de Buenos Aires en Primera B et Bryan Arroyo (qui a été blessé sur l'autoroute à Santa Fe avec Martin).

 

Pour éviter le recensement ordonné de ses 107.000 membres par le Ministère de la Sécurité Nationale (Ministerio de Seguridad de la Nación) Boca Juniors a dû accepter de prendre en compte la liste des 67 interdits de stade établie par le Gouvernement contre son gré. Une semaine après la fusillade, on apprend par voie de presse que Mauro Martin aurait envoyé une lettre recommandée au président du club, Daniel Angelici, lui demandant de communiquer  "les motifs sur lesquels le club a fondé sa décision de mettre en œuvre son interdiction de stade et la résiliation de sa carte de membre du club". La lettre prévient qu'un " silence déclenchera des poursuites civile et pénale ». A l'époque Martin était toujours hospitalisé à Buenos Aires, récupérant d'une balle reçu au ventre lors des affrontements dans la province de Santa Fe. La lettre avait été envoyée à Angelici via l'avocat Horacio Rivero, le représentant légal de Martin, ce dernier considère comme « inconstitutionnelle et discriminatoire la mesure qui l'exclut des matchs de football" Pour lui son interdiction est dû à la pression des médias et des politiques souhaitant un coupable "idéal".

 

Dans ce contexte, Angelici lui a expliqué qu'il souhaitait «exercer la fonction pour laquelle il avait été élu c'est à dire gérer le club, gagner des titres nationaux et internationaux et protéger le club de toutes nuisances". A la mi-septembre, Mauro Martín quitte la clinique Santa Isabel de Santa Fe, il devait ensuite normalement être assigné cinq jours à résidence mais dû à son état, le tribunal avait décidé de suspendre l'application. Il devra commencer ses cinq jours d’assignation à domicile dès que son état de santé se sera amélioré. Il avait été condamné pour avoir menacé de mort, par un geste de décapitation, son rival Rafael Di Zeo lors du retour de l’ancien chef de la 12 à la Bombonera pour le match entre Boca Juniors et l’Atlético Rafaela.

 

La violence, toujours la violence

 

L'escalade de tensions et de violence ne fait que s'accroître, le 22 septembre, 87 supporters de Boca jugés à risques ont été refoulés à l'entrée du stade. Dans la cohue, un coup de feu a été tiré et un homme âgé de 35 ans s'est effondré. En fait des incidents sont survenus avant le début de match à proximité de La Fortaleza quand plusieurs véhicules sont arrivés au niveau d’un groupe de huit hommes près d'un bar où le match était diffusé, tous membres de la "Barra Oficial" de Mauro Martin. Plusieurs coups de feu ont été tirés, touchant Claudio Soria à la poitrine, il a été hospitalisé dans un état grave mais s'en sortira. Les journalistes l'ont un temps confondu avec Angel Claudio Soria qui faisait partie des ids, c'est un des chefs du groupe Los Gardelitos de la région de Villa La Rana et un des lieutenants de Martin). Claudio Soria lui était inconnu des services et n'a été que la victime collatérale d'une tentative de meurtre à l'encontre de Luis Reynoso qui lui faisait partie (comme Soria) des boquense refoulés à l'entré du stade et qui s'était donc installé dans ce bar pour voir le match. Une attaque manifestement organisée par la bande de Lomas de Zamora, dirigée par Marcelo Aravena et qui fait partie des alliés de Rafael Di Zeo.  

 

Ceux de Lomas auraient ainsi pû bénéficier de leurs liens avec la faction Monte Chingolo qui contrôle les tribunes de Lanús, pour accéder à un secteur à proximité du stade alors que de nombreuses mesures de sécurité avaient été prises pour éviter de tels incidents. Ce sont ces mêmes barras de Lomas de Zamora qui sont également impliqués dans les affrontements survenus sur l'autoroute entre Rosario et Santa Fe qui avaient fait cinq blessés, dont Mauro Martin. Malgré son interdiction de stade, Mazzaro était bien présent avec la barra dans le stade de San Martin. Une semaine tout juste après et alors que le Ministerio de Seguridad de la Nación (Ministère de la Sécurité Nationale) avait inclus 21 barras de Mauro Martín  dans une nouvelle liste d’interdictions de stades. Par ailleurs Boca Juniors a finalement refusé d’appliquer cette décision, comme le club xeneize en avait le droit à domicile.

 

La "primera línea" était donc présente dans la Bombonera pour le match de Boca avec à sa tête Maxi Mazzaro et les autres leaders. L'article de loi qu'a utilisé Boca pour autoriser les 21 barras au stade indique que "les interdictions ne peuvent se faire de façon discriminatoire, ni violer la Constitution" en argumentant que les barrabravas apparaissant dans la liste établie par le Ministère n’avaient pas d’antécédents judiciaires.  Chose étrange quand on connait le cv de certains mais passons.

 

Pourquoi alors les barras de la faction de Rafael Di Zeo et de "El Uruguyao", eux, n'ont pas eu droit "d'échapper" à leurs interdictions de stades?  Cette décision officialiserait-il donc le choix du club de laisser les rênes de la "12 oficial" à Mauro Martin? Rien n'est moin sûr! En tout cas le reste de la hinchada Boquense a une nouvelle fois exprimé son aversion pour les querelles intestines et aux chants menaçants de la 12,  a répondu par un clair et net "Cantá por Boca, la puta que te parió" (NDLM: "Chante pour Boca, la pute qui t'a enfanté").

 

A peine un mois après être sorti de la clinique, revoilà Martin à proximité du stade Mario Alberto Kempes de Cordoba alors qu’il est interdit de stade, il sera interpellé par la police alors qu’il tentait de pénétrer dans l’enceinte du stade, non mais celui-là, il doute de rien! Sous le coup d’un "derecho de admission" (interdiction de stade) dont l’extension avait été demandée par le Gouverneur de Córdoba pour ce match joué au Kempes (Belgrano en tant que club organisateur n'avait pas formulé de demande en ce sens), Mauro Martín se serait rendu en voiture particulière, en dehors du déplacement de la barra xeneize, d’ailleurs trois autres membres de la "barra oficial", eux aussi interdits de stade, Luis “Loco” Arrieta, Cristian “Fideo” Debaux et Martín Diaz, ont été transférés dans un commissariat lors de leur arrivée à Cordoba. Les autres barras ont pu pénétrer dans le stade alors que le match entre Belgrano et Boca avait débuté depuis une quinzaine de minutes. On retrouvera Martin une semaine plus tard dans le stade du CA Atlanta pour un match amical, cette fois-ci il avait réussit à rentrer sans doute car la présence de la 12 pour ce match n'était pas attendue puisque Boca pour ce match avait envoyé les jeunes du centre de formation.

 

Le SuperClassico entre River et Boca ne verra pas d'affrontements entre les deux partis mais 25 personnes seront blessées par les barrabravas de "La 12", principalement des membres d’une société de sécurité privée qui assurait la surveillance dans le Monumental. Ces heurts ont opposé stadiers du Monumental et bosteros après le deuxième but de River Plate. Les agents de sécurité, ont alors été roués de coup dans la Tribune Centenario Alta… La vingtaine de blessés a été transportée aux urgences de l'Hôpital Pirovano. Après le match, d’autres incidents ont eu lieu en dehors du Monumental, où de nombreux actes de vandalisme ont été commis contre des commerces et des véhicules sur l'avenue Figuero Alcorta. 25 blessés, 1200 agents de police et de sécurité qui auront coûté 900.000 pesos (146.000 euros) à River Plate, des forces de police dépassées, toutes les toilettes de la Tribune Centenario Alta détruites, des vitres brisées, et de provocations diverses, le bilan de ce Superclásico entre River Plate et Boca Juniors a fait polémique.

 

Dès le début d’après-midi, la tension était palpable notamment dès le départ depuis La Bombonera, du cortège de la Barra Brava de Boca Juniors dans lequel se trouvait Mauro Martín qui n'allait pas manquer ça et d'ailleurs pour ceux qui auront regardé "looking for Buenos Aires" le docu de Canal Plus narré par Eric Cantona, auront pu apercevoir Mauro Martin au milieu de sa bande et avec même une interview exclusive (quoique évasive) pour le coup il faut avouer que ce docu vaut le coup d'oeil rien que pour ça.

http://www.sofoot.com/IMG/img-photo-cantona-avec-les-fans-de-boca-juniors-1351590755_x610_articles-163300.jpgMartin à droite sur la photo

 

À leur arrivée à proximité du Monumental et alors que des mesures de sécurité renforcées avaient été prises, notamment en matière d’application des interdictions de stades à 64 barras de La 12, 29 barrabravas de la barra de Martín ont pu toutefois entrer dans laTribune Centenario Alta car les documents en possession de la police ne permettaient pas de les identifier. La Police a bien affirmé l’avoir arrêté à l'entrée du Monumental, mais durant le Superclásico entre River Plate et Boca Juniors, Mauro Martín, pourtant interdit de stade par décision du Ministère de la Sécurité,était bien présent et visible à la tête de ses barrabravas.

 

Un nouveau coup d’éclat du chef de la "barra oficial" qui confirme implicitement les "bonnes relations" entre la barra xeneize et la police porteña, puisque dans un premier temps, Mauro Martín, inscrit sur la liste noire du "derecho de admisión" avait été repéré et "officiellement" bloqué par les policiers grâce à un système d’identification par empreintes utilisé spécialement lors des matchs de football (Sabed), laissant "Maxi" Mazzaro, son lieutenant, entrer dans le Monumental à la tête de la barra.

http://staticmd.lavozdelinterior.com.ar/sites/default/files/nota_periodistica/mauro_martin_cancha.jpg

 

http://www.unosanrafael.com.ar/export/sites/diariosanjuan8/imagenes/2012/10/30/-_mauro_martin.jpg_869080375.jpg

 

http://www.larazon.com.ar/deportes/MAURO-MARTIN-MONUMENTAL_IECIMA20121031_0039_7.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De nombreux hinchas de Boca ont réussi à sauter par dessus les tourniquets pour entrer dans la Centenario Alta dans laquelle se sont retrouvés bien plus que les 3500 hinchas xeneize en possession d’un billet. Il a pu ressortir du stade à la fin du match le visage caché au milieu de huit membres de la "Primera Línea" de la barra boquense qui l’ont entouré jusque dans l’avenidas Figueroa Alcorta et ce sans être inquiété. Le comble c'est que malgré les preuves vidéos la police ne confirmera pas la présence de Martin et c’est devant un juge d’application des peines qui l’avait convoqué, que le chef de la barra brava de Boca a finalement, lui, reconnu être entré dans le stade de River Plate. Il a dû annoncer ça fièrement. Deux autres barrabravas, un de la "primera línea" de Boca, Reynoso, mais aussi un des chefs des Borrachos del Tablón, "Caverna Godoy", ont tout de même été convoqués devant le Tribunal pour ne pas avoir respecté leurs interdictions de stade et devraient voir leurs sanctions aggravées par la Justice. Mauro écopera d'une amende de 1000 pesos (163 euros) et son interdiction de stade prolongée, une peine tellement lourde et qui fait bien réfléchir (ou bien rire au choix).

 

Le 25 novembre lors de Boca Juniors - Racing de graves incidents se sont déroulés qui déboucheront sur l'ouverture d'une enquête début 2013. Deux barras de La Academia (la barra du Racing) avaient été blessés par balles, encore une fois les soupçons de collusion de la police avec La Doce refont surface. Un groupe d’une quarantaine de barras de La 12 avaient réussi à attaquer les hinchas du Racing à proximité de la Bombonera alors que tout le secteur était censé avoir été sécurisé et que son accès était sous contrôle des forces de police. Des coups de feux avaient été tirés et feront deux blessés. Une proximité de faits ou de circonstance maintes fois soulignée par les autres barrasbravas argentines, celle de River Plate la première évidemment dans de nombreux chants (notamment

 


 

- ay che bostero vos sos ortiva, vos sos amigo de la policía…) mais on se souvient aussi des barrabravas de Chacarita Juniors (cf les articles précédents). 

 

En décembre, mini-coup de théâtre

 

Rafael Di Zeo, était mis en examen et accusé d’avoir été l’instigateur de la tentative d'assassinat contre "el Uruguayo Richard", un autre membre de la barra xeneize en mars 2011. Alors qu’il a déjà été condamné à trois ans de prison pour une autre affaire de violence contre des barrabravas de Chacarita, Di Zeo était donc désormais accuser par un juge d’être le commanditaire de la tentative d'assassinat de Richard William Laluz Fernández "el Uruguayo Richard" grièvement blessé par balles dans la nuit du 12 mars 2011 et à l'époque encore dans un fauteuil roulant.

 

Pour cette affaire, un autre barra de La 12, Gabriel Melo, alias "Polilla" le chauffeur personnel de Di Zeo, était détenu, Rafael Di Zeo risquait désormais une condamnation à une amende de 50.000 pesos et une peine pouvant aller jusqu'à six ans de prison, tandis que Fernando Di Zeo, le frère de Rafa qui était aussi impliqué dans l'affaire n’a finalement pas été poursuivi par le Juge qui se base sur les déclarations de "el Uruguayo Richard" (cf les articles précédents). Rafael Di Zeo de son côté maintient de pas avoir été sur place ce jour là, alors qu’une image vidéo semble démontrer le contraire et il avait aussi nié connaître Gabriel Melo alors que là encore des photos le montraient avec lui.

 

L'année 2013 annonce encore beaucoup d'incertitudes et de violences du côté de Boca.

 

http://jean-philippe.savry.over-blog.com/article-boca-tes-barrabravas-impitoyables-5-120425042.html

 

Sources : clarin, curva1899, minutouno

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Published by Desmoulins - dans Barra Bravas
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