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30 mars 2013 6 30 /03 /mars /2013 15:27


La fin d'année 2012 n'a pas été de tout repos pour les enquêteurs, toujours des règlements de comptes, encore des mises en examen à la pelle, toujours les veilleités nationalistes, toujours les procès, toujours les démantelements de réseaux bref toujours la même rengaine sur l'Ile de Beauté.

 
Le 20/11/12, un chef d'entreprise du secteur du bâtiment est assassiné. Les faits se sont produits vers 13h30 à Cervione-Prunete (Haute-Corse), dans l'est de l'île, au sud de Bastia. Victor Ribeiro, 45 ans, est abattu dans une station-service.
La victime dirigeait une entreprise de bâtiment et travaux public dans le village de Moriani (Haute-Corse). Elle venait de regagner son véhicule, après avoir déjeuné dans un restaurant du bord de mer avec son épouse et son fils, quand elle a été prise pour cible. Plusieurs personnes armées d'armes longue et cagoulées l'ont bloqué et ont fait feu sur lui à plusieurs reprises
Un véritable guet-apens et ce sous les yeux de sa famille présente dans une autre voiture derrière. Aujourd'hui le mobile du crime reste encore mystérieurx.

Deux semaines plus tard le 07/12/12, c'est un homme âgé de 30 ans qui est tué par balles dans une station balnéaire de Calvi (Haute-Corse). Il s'agirait de Jérémy Mattioni qui se trouvait au volant de sa voiture lorsqu'il a été pris pour cible par un ou plusieurs tireurs. Jérémy Mattioni, a été abattu quand sa voiture a été criblée de balles par un ou plusieurs tireurs. Son fils de 11 ans, qui se trouvait à l’arrière de la voiture, a été blessé par des éclats de verre. Mattioni, gérant de la boîte de nuit « Le Before » à l’Ile-Rousse, était connu pour des affaires de vols à main armée et était encore sous contrôle judiciaire.

C'est le dix-neuvième tué par balles en Corse depuis le début de l'année.

Le même jour un homme est interpellé en possession d'explosifs, il a ensuite été transféré à la sous-direction antiterroriste de la PJ en région parisienne.
Le suspect, Paul-André Contadini, dit "Joe Dalton", un militant nationaliste de 32 ans, membre présumé du Front de libération nationale de la Corse-Union des combattants (FLNC-UC), est connu de la justice. Membre présumé par le passé de Resistenza Corsa, groupuscule clandestin né en décembre 2002 qui aurait ensuite fusionné en août 2003 avec les nationalistes FLNC-Union des combattants (ex-canal historique), Paul-André Contadini avait été libéré en 2008 après avoir déjà écopé de cinq années d'emprisonnement dans le cadre d'une série d'attentats. Il encourt dix ans années de réclusion et 500.000 euros d'amendes.
Il avait été interpellé vendredi près de Lama en Balagne avant la nouvelle "nuit bleue" qui a touché 26 résidences secondaires de l'île , dans 14 communes de l'île dont Coggia, Coti-Chiavari et Sartène, en Corse-du-Sud, ainsi que Calvi, Oletta et Tomino, en Haute-Corse selon un dernier bilan. Il était en possession de avec 1,1 kg de penthrite et une chaîne pyrotechnique dans sa BMW de location.
Il y a trois mois déjà, dans la nuit du 9 septembre, les clandestins du FLNC-UC s'en étaient pris à la grande distribution. Sept supermarchés, la plupart sous enseigne Leclerc, avaient été soufflés.
Ces attentats n'ont pas été revendiqués, mais une inscription FLNC-UC (FLNC-Union des combattants) a été retrouvée sur l'une des résidences plastiquées à Sartène (Corse-du-Sud).

 
Le 08/12/13, le tribunal correctionnelle d’Ajaccio se penchait sur une affaire peu banale, une bagarre derrière de la mur de la prison d’Ajaccio qui avait éclaté fin mai. En tout, huit prévenus sont concernés par ce procès.
Clément Bastiani, Nizar Feddaoui, Nicolas Kedroff, Christophe Ottavi, Marc Pantalacci, Pierre Balenci, Charles Meoni et Dominique Pantalacci, les quatre premiers étant présents à l’audience. Les parties civiles Claude Chossat et Mathieu Lucchini, sont représentées par leurs avocats. Un témoin est présent à l’audience , Paul-Philippe Canessa.
Le personnel de surveillance a séparé les belligérants. Mais cinq hommes ont été suffisamment blessés pour être conduits aux urgences du centre hospitalier de la Miséricorde.
Ce n'est pas la première bagarre entre bandes rivales dans la prison d'Ajaccio mais elle prouve bien les tensions qui subsitent encore et qui ne manqueront pas de d'alimenter au dehors d'autres inimitiés. Dans des établissements surpeuplés il est difficile de séparer en permanence des personnes qui sont censées être adversaires en dehors des murs.
Pierre Balenci et Nizar Feddaoui ont été condamnés à 10 mois de prison fermes. Marc et Dominique Pantalacci à 6 mois de prison fermes. Quand à Clément Bastiani, Nicolas Kedroff, Charles Meoni et Christophe Ottavi, ils ont tous été relaxés.

 
Les fils de s'invitent

 
Le 14/12/12, le Tribunal Correctionnel de Toulon a rendu son verdict dans une affaire de cartes bancaires contrefaites. 11 personnes étaient poursuivies pour avoir dupliqué des cartes bancaires dans des établissements de Saint-Tropez, Hyères et Corte. Les fausses cartes étaient ensuite utilisées pour des achats dans des magasins de luxe (préjudice retenu : 273.000 euros). Les deux cerveaux du réseau ont été condamnés à 3 ans de prison pour Jérôme Albet (7 ans réclamés) et 5 ans de prison par défaut pour Frédéric Farade (8 ans demandés). Deux restaurateurs de Corte ont été relaxés au bénéfice du doute. Les autres peines vont de 12 mois avec sursis à 2 ans avec sursis.
Jérôme Albet, 33 ans, avait été arrêté en mai 2011 dans un hôtel de Disneyland Paris. Albet est le fils de Daniel Vittini, un proche de la « Brise de Mer », abattu près de Corte en juillet 2008. Albet avait été impliqué dans une affaire de braquage de fourgon blindé en novembre 2001 à Toulouse. Il avait été arrêté en avril 2005 à Larnaca (Chypre), où était installé à l’époque le frère de sa compagne, le joueur de football Christophe Ettori. En décembre 2009, Albet a été acquitté dans l’affaire de Toulouse. (source crimorg)

 Le 09/01/13, le cadave d'un homme de 24 ans disparu depuis la Saint Sylvestre a été découvert hier soir près de son domicile d'un village de Haute-Corse, Castellare-di-Casinca.
Lionel P. (Prunies) était recherché depuis le 4 janvier par la gendarmerie. Son corps a été découvert par ses proches près d'un ruisseau. Il ne portait pas de trace de balles ni de coups à la tête. Des tessons de bouteilles d'alcool ont été trouvés près du cadavre. La victime était connue de la police pour de petits trafics de stupéfiants. L'autopsie a révélé que le jeune homme avait été percuté par une voiture etque sa mort est bien accidentelle

Encore un procès et un très gros cette fois le 18/01/13, la 14ème Chambre Correctionnel du Tribunal de Grande Instance vient de rendre son verdict dans l’affaire de la reprise du Cercle Wagram par un clan du Milieu corse, au détriment d’un autre.
Au final, 10 personnes ont été jugées :
- Jean-Luc Germani (né en juin 1965 à Bastia) : beau-frère de Casanova et organisateur du « putsch ». Il a déjà été condamné en 1986 pour détention d’explosifs, en 1995 et 1997 pour vol avec armes et en 1997 pour détention d’arme. Il est soupçonné d’avoir participé à l’évasion du braqueur Joseph Menconi et a été mis en examen dans le dossier du meurtre de Jean-Claude Colonna en juin 2008. En fuite, il a été condamné à 6 ans de prison et 100.000 euros d’amende (une peine de 7 ans de prison avait été réclamée).
- Alain Quilichini (né en août 1968 à Bastia) : surnommé « Tony le Boucher », ancien employé de la Société Méditerranéenne de Sécurité d’Antoine Nivagionni (abattu en novembre 2010), il est connu pour détention d’arme en 2006 et pour abus de biens sociaux en 2007. Il est également mis en examen dans le dossier du meurtre de Jean-Claude Colonna. Il a été condamné à 30 mois de prison.
- Frédéric Federici (né en novembre 1963 à Venzolasca) : il est le frère d’Ange-Toussaint Federici (condamné à 30 ans de prison pour la « Tuerie du Bar des Maronniers », 3 morts en avril 2006). Il est soupçonné d’avoir bénéficié d’un emploi  fictif au sein de la SISIS (Sécurité Incendie Surveillance Intervention Sûreté), une société de sécurité privée contrôlée par le clan Federici. En fuite, il est condamné à 30 mois de prison.
- Stéphane Luciani (né en mars 1971 à Bastia) : connu pour vol à main armée en 1994 et 1995 et recel de faux documents en 2004, il est également mis en examen dans l’affaire du meurtre de Jean-Claude Colonna. En fuite, il est condamné à 4 ans de prison.
- François-Marie Giacobetti (né en juillet 1968 à Antisanti) : dit « Fanfan », il a été arrêté en 1997 à Montpellier dans une affaire de braquage avec prise d’otages. Il a aussi été entendu dans l’enquête sur la « Tuerie du Bar des Maronniers ». Il a été condamné à 30 mois de prison.
- Frédéric Graziani (né en juillet 1960 à Paris) : acteur dans la série « Mafiosa ». Il a été relaxé.
- Ali Kolingar (né en août 1974 à ‘Ndjamena) : connu pour violences en 1005 et vol en 2008, il est l’ancien directeur de la sécurité du Cercle Wagram. Il est condamné à 1 an de prison avec sursis.
- Marie-Françoise Casanova, épouse Tomey-Gil (née en juin 1953 à Orto) : ancienne Directrice administrative et financière du Cercle. Condamnée à 2 ans avec sursis.
- Philippe Terrazzoni (né en février 1962 à Paris) : ancien responsable des jeux. Condamné à 3 ans de prison ferme et 50.000 euros d’amende.
- Hervé Pacini (né en mai 1964) : ancien responsable des jeux. Condamné à 3 ans de prison ferme et 30.000 euros d’amende.
Le volet « blanchiment » de l’affaire devrait être jugé dans quelques mois.

 
Le 25/01/13, Jean Gandolfi, 53 ans, a été pris pour cible par un homme à moto à Ponte-Leccia (Haute-Corse), alors qu’il venait de garer son véhicule. Le tireur a fait feu à une vingtaine de mètres : une quarantaine de douilles ont été recensées sur place, mais seulement 7 impacts ont été relevés sur le véhicule. Son fils, appelé également Jean Gandolfi, avait été tué en septembre dernier avec Jean-Pierre Colombani et Sébastien Mattéi, âgés de 24 à 34 ans, et tous déjà connus des services de police et de la justice. Les 3 hommes ont été tués dans leur véhicule à Castirla (10 km de Corte, au centre de la Corse).
Il pourrait s’agir d’un nouvel épisode de la guerre entre les clans Costa et Mattéi. Les Mattéi ont été des membres de la toute première heure de la « Brise de Mer », avant un conflit en 2001 avec les clans Costa et Federici (« les bergers braqueurs de Venzolasca ») mais un « pacte de non agression » avait été établi. Le conflit avait repris avec l'assassinat de Florian Costa le 5 décembre 2010 (et ce alors que Dominique et Maurice Costa, ses oncles, étaient en prison). Le 18 février 2011, François-Antoine Mattei, 64 ans, connu pour des braquages (sans doute la cible principale), et son petit-cousin Jean-Baptiste Mattei, 35 ans, employé municipal, sont tués par balles dans le village de Corscia (Haute-Corse). Ils sont de la même famille que Sébastien Mattéi. Début août 2012, Maurice Costa, figure historique de la Brise de Mer, avait été abattu à la sortie d’une boucherie de village.

 
Le hasard fait bien les choses

 
Au rayon insolite, tout du moins rocambolesque le 01/02/13, une tentative de vol d'une voiture en stationnement a débouché sur l'arrestation d'un homme bien connu des services de police, sauf que cet homme était en fait la victime de cette tentative de vol.
Tout commence lundi lorsque des policiers parisiens mettent la main sur un petit voleur qui tente de fracturer un 4x4 stationné rue du Faubourg-Saint-Honoré. Mais les policiers découvrent dans la voiture plusieurs armes et des cagoules.
Le propriétaire finit par arriver, armé, sur les lieux. Il est immédiatement interpellé. Il s'agit de «Rachid le Corse», un individu lié au grand banditisme de l'Ile de Beauté. La perquisition à son domicile n'a pas déçu les enquêteurs : de nombreuses armes, des grenades, des explosifs et des cagoules ont été saisies. Rachid le Corse et sa compagne ont été placés en détention provisoire, alors que le frère de cette dernière, également interpellé, a ensuite été relâché.

 
Rayon procès, on continue le 08/02/13, les frères jumeaux Dominique et Marc Pantalacci, âgés de 21 ans, ont été reconnus coupables en première instance, et condamnés à 7 ans de prison pour avoir provoqué la fusillade dans laquelle une jeune femme avait été grièvement blessée le 22 août 2010 dans une boîte de nuit de Porticcio, une station balnéaire de la rive sud du golfe d'Ajaccio.
Le procureur avait requis huit ans de prison alors que les deux prévenus n'ont cessé de clamer leur innocence durant leur procès.
Selon des témoins, les jumeaux avaient quitté la discothèque après une bagarre. Ils étaient revenus au petit matin et avaient tiré dans le public présent avec des armes de gros calibre. Les avocats de le Défense  vont faire appel.
Le 06/02/13, Christophe Pieri, un agriculteur de 43 ans, et accessoirement fils de Charles Piéri a été légèrement blessé au bras alors qu'il circulait, le 1 er février, à bord de son véhicule personnel à Migliacciaro, dans la plaine orientale, où il venait de sortir d'un bar.
La victime, qui n'a pas été hospitalisée, n'a pas porté plainte. La police judiciaire a toutefois été saisie d'une enquête de flagrance pour tentative d'assassinat. Christophe Pieri avait été condamné en 2008 à six ans de prison ferme dans une affaire de racket. Il avait été acquitté dans un procès pour assassinat. C'est le fils de Charles Pieri, ancien dirigeant nationaliste, lié au milieu du grand banditisme.
Celui-ci avait été condamné notamment à 10 ans de prison en 2005 pour abus de biens sociaux, extorsion de fonds et association de malfaiteurs en vue d'une entreprise terroriste. La peine avait été ramenée à huit ans en appel. Sorti de prison en 2009, Charles Pieri y est retourné en juin 2011 après avoir été arrêté en possession d'armes et de faux documents d'identité, ayant rompu son contrôle judiciaire.

Pantalacci le retour, le 10/02/13 s'ouvrait un nouveau procès, un de ces procès complexe mêlant trafic de drogue et trafic d'armes.
Karim Zakriti, 28 ans, est présenté par l'accusation comme "le pivot de ce dossier". A ses côtés, vont aussi comparaître trois frères Pantalacci, impliqués dans des tentatives de règlements de comptes.
Les frères jumeaux Marc et Dominique Pantalacci, 21 ans, sont de fait déjà écroués dans le cadre de la tentative d'assassinat, le 8 novembre 2011 à Ajaccio, de l'ancien nationaliste Yves Manunta.
Leur frère aîné, Alexandre Pantalacci, 29 ans, doit également comparaître dans le dossier du box des Galets. Il est par ailleurs accusé d'être impliqué dans un projet d'homicide sur la personne de Stéphane Manunta, fils d'Yves, pour lequel il a été mis en examen (écroué puis libéré sous contrôle judiciaire grâce à Maitre Antoine Sollacacaro).
Lisandru Plasenzotti, un étudiant en histoire de 23 ans, surveillant dans un collège au moment des faits, sera également jugé à Marseille. Il avait été remis en liberté dans cette affaire après avoir observé une grève de la faim pendant plus de 50 jours fin 2011.

A l'origine de l'enquête, un renseignement, en avril 2011, avait signalé à la PJ d'Ajaccio qu'un box de garage situé dans la résidence les Galets, sur la route des Sanguinaires, servait de caches d'armes.
Les techniciens de la police technique et scientifique avait relevé alors de nombreuses traces d'ADN et des empreintes, qui ont permis de mettre en cause la plupart des prévenus de ce dossier.
Le procès s'est achevé avec des peines des 4 ans de prison pour les trois frères Pantalacci et de 5 ans pour Karim Zakriti. L’étudiant en histoire Lisandru Plasenzotti a été condamné à 18 mois, dont 6 mois avec sursis. Saïd Benenes (qui avait loué le box) a été condamné à 1 an de prison ferme. 5 autres personnes, impliquées dans le volet stupéfiants, ont été condamnées à des peines allant de 18 mois avec sursis à 30 mois de prison ferme.

Le 12/02/13, la liste des règlements de comptes s'allonge de nouveau, Dominique Laorenzi, 40 ans, surnommé « l’Indien », a été abattu alors qu’il circulait au coeur d’Ajaccio, près du rectorat où avait lieu une manifestation d’enseignants. Deux hommes à moto ont fait feu sur son véhicule, le passager n’hésitant pas à descendre de la moto pour achever la victime. Une douzaine de douilles 9 mm ont été retrouvées sur place. Connu des services de police, Laorenzi était le patron de la boîte de nuit « Le Ku De Ta » à Ajaccio et le « Pub Saint-James » à Porticcio.
Le 25 septembre 2011, Dimitri Bourgeaud, jeune videur de 19 ans de cet établissement, avait été abattu de plusieurs balles de 11,43. Plusieurs proches de la « bande du Petit Bar » ont été interpellés dans cette affaire.  Bourgeaud aurait été tué parce qu’il renseignait une équipe rivale.

Le 13/02/13, dix personnes ont été arrêtées en Corse dans l’enquête sur un braquage de fourgon blindé. Le 26 octobre 2011, un commando de braqueurs avait attaqué un fourgon à Saint-Florent (Haute-Corse), emportant un butin estimé à 300.000 euros. Les perquisitions ont permis de saisir des armes, des explosifs, des munitions et un gilet pare-balles. Trois seulement on été mises examen et les sept autres relachés.

 
Une autre affaire sordide

Le 24/02/13, trente-six heures après le meurtre d'un ouvrier agricole marocain de 35 ans, racketté et abattu à Prunelli di Fium'Orbu (Haute Corse), trois personnes ont été placées en garde à vue à la gendarmerie de Ghisonaccia, près de Prunelli. Toutes sont connues des services de police pour des vols aggravés mais les perquisitions à leur domicile n'ont rien donné. Deux d'entre eux sont également de nationalité marocaine, a indiqué le substitut du procureur de la République, Yves Paillard, qui a exclu toute hypothèse d'un crime de nature raciste.
Les enquêteurs insulaires n'excluent pas un lien avec quatre affaires similaires dans la plaine orientale de l'île
Les faits : deux individus encagoulés et vêtus de treillis font irruption dans un cabanon agricole pour réclamer de l'argent à Tahit Adaimé et son frère. Voyant que son frère était assommé avec une crosse par les malfaiteurs, Tahit Adaimé a tenté de s'enfuir avant d'être abattu à l'arme automatique par un troisième individu.
C'est le cinquième ouvrier agricole d'origine maghrébine de la plaine orientale qui se fait ainsi racketter. A chaque fois, les victimes sont violentées par deux ou trois individus, cagoulés et armés.

 Un homme connu des services de police a été tué par balles le 1er mars à Sainte-Lucie de Porto-Vecchio (Corse du Sud),l’homme a été abattu peu avant 21H00, à proximité d’un bar de cette station balnéaire,
La victime, Anthony Galliot, il était né en 1974, l’homme avait été condamné à dix ans de réclusion criminelle en 2010 par la cour d’assises des Bouches-du-Rhône dans l’affaire d’un vol de 668 kilos d’or en Suisse, en 2004.
Le 25 janvier 2004, le siège de la société Metalor, à Marin (canton de Neuchâtel), spécialisée dans l’affinage de l’or destiné à la bijouterie, avait été attaquée à main armée.
La justice reprochait à Anthony Galliot d’avoir acheminé le butin depuis la région lyonnaise, où il avait été dissimulé, en Corse. L’or n’avait pas été retrouvé.
En 2010, l’homme avait comparu aux côtés de quatre autres personnes, liées au milieu corse, parmi lesquelles Ange-Philippe Dominici, considéré comme le cerveau du casse.
Anthony Galliot était ressorti libre du tribunal, compte tenu de la durée de sa détention provisoire. Il a porté pendant un temps un bracelet électronique, mais ne le portait a priori plus au moment des faits, a précisé samedi une source judiciaire.

9 jours plus tard le 10/03/13, un nouvel assassinat a eu lieu, un homme de 37 ans, connu des services de police et déjà condamné, a été tué par balle dans le village de Venaco, en Haute-Corse.
Jérôme Salvadori, a été touchée d’une balle dans le dos devant un bar du centre de ce village proche de Corte. Jérôme Salvadori était connu des services de police pour «des affaires récentes», selon la gendarmerie, mais il avait également été condamné en 1993, à l’âge de 18 ans, pour avoir poignardé à mort l’un de ses amis lors d’une rixe.
Cette affaire, qui avait conduit à la mort d’un jeune de 17 ans, Augustin Baldacci, lors d’un retour de boîte de nuit, avait fortement ému la Corse à l’époque.
La semaine dernière, magistrats et avocats avaient stigmatisé le manque de juges à Ajaccio.

 Quelques mois après l’assassinat de Maître Antoine Sollacaro, c’est un autre avocat du barreau d’Ajaccio, Me Jean-Michel Mariaggi, qui semble menacé. Une enquête préliminaire a été ouverte par la JIRS le 22 mars dernier pour « association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un crime ». Il avait été l’avocat de plusieurs membres de la « Bande du Petit Bar », mais aussi d’Yves Manunta lors du dossier de la « Société Méditerranéenne de Sécurité ». Au cours du procès, Me Sollacaro avait traité Manunta de « balance », Me Mariaggi lui avait alors reproché de lui « mettre une cible dans le dos ». Depuis, Yves Manunta a été blessé par balles (en novembre 2011) puis tué (en juillet 2012), tout comme Me Sollacaro, abattu en octobre dernier.

Le mois de mars a été sanglant, le 24/03/13, un homme de 22 ans a été tué par balle en Haute-Corse, alors que sa mort semblait initialement avoir été provoqué par un accident de la circulation.
Gabriel Cortes, connu de la police pour des affaires mineures, a été tué de deux décharges d'arme à feu, dont une dans la tête. Son cadavre avait été trouvé par les pompiers près de sa voiture, dont il avait été éjecté dimanche vers 23 heures près du village de Caporalino, près de Corte.
Sous une pluie battante, les pompiers étaient intervenus pour une sortie de route et avaient trouvé le corps sans vie de Gabriel Cortes près du véhicule et portant plusieurs blessures dont une grave à la tête. La victime avait été transportée à l'hôpital. Les médecins qui ont procédé à des examens se sont aperçus que les blessures ne correspondaient pas à celles habituellement reçues lors d'un accident de la route, mais que la victime avait été atteinte par deux décharges d'arme à feu.

Et un dernier procès pour la route, le 26 mars débutait le procès de Francis Castola pour trafic de drogue à Nice. il avait été arrêté avec deux autres hommes le 26 septembre 2010 sur l'autoroute à Perpignan, après le passage du col du Perthus, avec 4,8 kg de cocaïne. Le procès devrait durer deux semaines.


L'enquête avance-t-elle?

Ce même jour le 26/03/13 6 hommes ont été interpellés dans le cadre de l'enquête sur l'assassiant de Me Sollaccaro, les personnes interpellées ne sont pas soupçonnées d'être les tueurs de l'ancien bâtonnier d'Ajaccio. Il s'agirait en revanche d'individus ayant pu fournir aux assassins les moyens de perpétrer leur crime, en les aidant notamment à acquérir des armes et la moto BMW 1200 utilisée pour l'opération. Selon les enquêteurs, cette moto aurait été repérée dans au moins deux autres homicides. Dès le lendemain deux des six hommes en garde à vue à Ajaccio ont été remis en liberté.

Les deux remis en liberté sont un père et son fils interpellés à Ajaccio. Le dirigeant d'une concession automobile et moto et un autre garagiste avaient aussi été interpellés dans la cité impériale et étaient toujours en garde à vue jeudi soir. Cette mesure peut être portée à 96 heures en matière de crime organisé. L'un des deux interpellés dans la cité phocéenne serait un fonctionnaire de police. Il s'agirait plus précisément d'un CRS 50 de Saint Etienne mais celui -ci a été relaché et aucune charge n'a été retenu contre lui.Parmi les interpellés figure André Bacchiolelli, récemment sorti de prison après sa condamnation en décembre 2010 à 6 ans de prison pour un trafic de cannabis, Bacchiolelli est un membre de la bande du petit bar d'Ajaccio, bande que l'on retrouve en première ligne dans les règlements de comptes dans le sud de l'île depuis 2006, ils sont aussi de farouche ennemi d'Alain Orsoni le président de l'AC Ajaccio comme nous l'avons maintes fois répété sur ce blog.

Les enquêteurs travaillent essentiellement sur une moto retrouvée abandonnée il y a quelques semaines près d'Ajaccio et qui aurait pu être celle du commando de tueurs de Me Sollacaro. Un véhicule identique, une BMW 1200 GS de fabrication allemande, avait été filmé par les caméras de surveillance de la station-service d'Ajaccio où l'avocat avait été tué par balle le 16 octobre 2012. Les tueurs eux courent toujours tout comme le mobile même si les deux meurtres (Me Sollaccaro et Jacques Nacer) partagent deux mêmes fonds.....celui de de la SMS tout d'abord et leurs amitiés avec Alain Orsoni.
Le procès de la SMS, les assassinats ou tentatives autour, les destabilisations politiques et les implications en plus haut lieu augurent bien des fantasmes certes mais la SMS est probablement la clé de voûte pour comprendre les motivations et déclencheurs de bien des malheurs qui ont frappés l'île ces dernières années.



Derniers développements de l'affaire: Suite aux interpellations menées le week-end de Pâques, 3 hommes ont été écroués le jeudi 4 avril dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat le 16 octobre 2012 de l’avocat Antoine Sollacaro à Ajaccio. Il s’agit de 3 membres connus de la « Bande du Petit Bar ». André Bacchiolelli et Mickaël Ettori ont été mis en examen pour association de malfaiteurs et assassinat. Pascal Porri a été mis en examen pour association de malfaiteurs. Les 3 sont également poursuivis pour le recel de la moto volée, utilisée dans le meurtre de l’avocat.
Porri a été condamné en 2011 à 6 ans de prison pour un projet de meurtre contre l’ancien chef nationaliste Alain Orsoni (projet déjoué en 2008). Interdit de séjour en Corse, il a été libéré en conditionnelle à l’été 2012 et est porteur d’un bracelet électronique (crimorg). Nous nous dirigeons donc vers une théorie classique de vendetta entre la bande du petit bar et le "clan Orsoni", un conflit dans le plus pur style mafieux si ce n'est une vraie faide camorriste où tout malheur chez l'ennemi est bon, ou même les simples amitiés vous font risquer votre vie et où personne n'est à l'abri d'une balle. 

 

05/04/13 : un nouvel assassinat à eu lieu, celui d' un homme âgé de 32 ans, tué hier en fin d'après-midi, en Corse-du-Sud sur la commune de Bonifacio alors qu'il se trouvait au domicile familial. La victime s'appellait Jean-Sébastien Gros, il avait été condamné à 5 ans de prison pour une tentative d’assassinat en 2005. Il était le frère de Nicolas Gros, proche des milieux nationalistes et de François Santoni (Armata Corsa) et également assassiné en 2001.

 

 

(Sources : Le Monde ; Corse Matin ; Alta Frequenza ; Le Parisien ; L'Express)

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Published by Desmoulins - dans Le milieu Corse
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