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24 janvier 2015 6 24 /01 /janvier /2015 19:18

05/09/14

A Sartène, un homme de 22 ans a été pris pour cible par 2 hommes en moto alors qu'il sortait de chez lui au volant de son véhicule. Alain Susini a été touché aux jambes et à l'abdomen par des balles de 11,43. Il n'est pas connu des services de police mais est réputé proche d'une des 2 bandes actuellement en guerre dans la région de Sartène.

 

12/09/14

La Brigade Nationale de Recherche des Fugitifs a interpellé à marseille Etienne Nicolaï, 58 ans, recherché depuis 17 ans. En mars 1990, plusieurs hommes (Etienne Nicolaï, René Caprino, Marco Massorotta, Jean Casamarte et François Andreucci) sont interpellés en Corse et dans la région niçoise. Ils sont accusés d'une dizaine de braquages sur la Côte d'Azur ayant rapporté au moins 2,5 millions de francs (400000 euros). Remis en liberté, ils sont finalement jugés par la Cour d'Assises de Nice en 1997, sauf Nicolaï qui était en fuite et qui a donc été condamné par contumace à 20 ans de prison. Des feux papiers ont été retrouvés dans son appartement. Il devrait faire opposition à sa condamnation et sera donc rejugé.

 

16/09/14

Le coup de filet à l'Aviation Club de France, le cercle est soupçonné de travail dissimulé, d'abus de confiance et de blanchiment d'argent en bande organisée. Situé sur les Champs-Élysées, l'ACF est l'une des tables de jeux les plus mythiques des nuits parisiennes. La justice soupçonne l'établissement de recourir à du travail au noir. Parmi les interpellés figurent des salariés et des ex-salariés, mais surtout une figure de la politique corse : Marcel Francisci, le "taulier" du cercle de jeu et le dernier d'une lignée de responsables politiques et de gangsters corses. Président de l'ACF, Marcel Francisci, alias le "petit Marcel" en référence à son illustre oncle - un grand voyou reconverti dans la politique - est très proche de certaines personnalités politiques de l'UMP. Président de l'Association des amis de Sarkozy en Corse-du-Sud, il est aussi vice-président d'Air Corsica et du conseil général de la Corse-du-Sud. 

À ses côtés, aux manettes du cercle de jeu, on retrouve un ex-grand flic, Charles Pellegrini. Cet ancien patron de l'antigang, est le président du conseil d'administration de l'Aviation Club.  C'est lui qui nomme le directeur du cercle. Il affirme remplir cette fonction par amitié et fidélité à la famille Francisci. Un ancien flic dans un repaire de voyous, voilà qui ne fait pas dans l'originalité c'était déjà le cas pour le Cercle Wagram.

Le clan Francisci a toujours su cultiver des relations étroites et ambiguës avec certains hommes politiques et hauts fonctionnaires... Les aînés du "petit Marcel" étaient même réputés proches du clan Chirac. Bien avant lui, Roland Francisci, le patriarche du clan, décédé en 2006, et son tonton "flingueur", "Marcel le grand", surnommé "l'empereur des jeux", collectionnaient déjà les mandats locaux, les accointances politiques et les affaires juteuses.

Marcel Francisci (l'oncle) est né en 1919 à Ciamanacce (Corse-du-Sud), fief familial. 

Héros des FFL, il participe en 1947 à la création du parti gaulliste RPF, intégrant son service d'ordre. Il s'installe à Tanger en 1948 et est soupçonné de se livrer au trafic de cigarettes. Il est ainsi impliqué dans l'affaire du Combinatie en 1952 (affaire de piraterie en Méditerranée sur fonds de trafic de cigarettes) mais obtient un non-lieu. Il obtient également un non-lieu dans une affaire de trafic de piastres avec l'Indochine. A partir des années 50, Marcel Francisci investit dans des casinos ou cercles de jeux à Beyrouth, Londres, en France et en Belgique. D'abord associé à Jean-Baptiste Andréani dans les cercles de jeux parisiens (cercle de l'Industrie, de l'Aviation, Haussmann), les 2 clans entrent en guerre, entraînant plusieurs règlements de comptes. Francisci est alors allié au clan Zemmour, du milieu pied-noir parisien. Les autorités américaines le présentent au cours des années 60 comme un des financiers du trafic d'héroïne de la French Connection. Il n'a jamais été condamné en ce sens et a porté plainte pour diffamation contre plusieurs journaux, en vain. Dans les années 70, un accord est trouvé entre les Francisci et les Andréani pour le contrôle des cercles parisiens. A l'arrivée de la gauche au pouvoir en 191, Marcel est exclu des cercles, avant d'être abattu à Paris le 16 janvier 1982.

MAJ 19/09/14 A l'issue des gardes à vue, 4 personnes ont été mises en examen, dont le Directeur du cercle Marcel Francisci, vice-Président IMP du Conseil Général de Corse du Sud. Il a été mis en examen pour travail dissimulé et abus de confiance, et a été remis en liberté sous contrôle judiciaire après le versement d'une caution de 320000 euros. Les 3 autres personnes sont poursuivies pour complicité.

 

16/09/14 

La police a interpellé dans le centre-ville de Bastia Stéphane Luciani, recherché dans le cadre de l'affaire Wagram (en janvier 2011, un clan corse avait fait un «coup de force» pour s'emparer du Cercle de jeux au détriment d'un autre clan).

Né en mars 1971 à Bastia, il est considéré comme le bras-droit de Jean-Luc Germani (beau-frère de Richard Casanova), également en fuite, peut être en Afrique. Dans le cadre de l'Affaire Wagram, Luciani avait été condamné par défaut, à 4 ans de prison en janvier 2013. 6 années ont été réclamées contre lui en appel (verdict le 16 octobre prochain). Il avait déjà été condamné pour des braquages en 1994 et 1995 et pour recel de faux documents administratifs en 2004. En juin 2005, la Cour d'Assises du Tarn l'avait condamné à 8 ans de prison pour vol à main armée, aux côtés de Germani et d'une autre figure du banditisme corse, Ange-Toussaint Federici.

 

20/09/14

Le Tribunal Correctionnel d'Ajaccio a jugé deux personnes (Alain Keravec et Marie-Dominique Mondoloni), accusées d'abus de bien sociaux et corruption. Keravec était le dirigeant d'une cosiété qui a remporté en 2004 un marché public (667000 euros) avec le Parc Naturel Régional de la Corse (PNRC). Il s'agissait d'enlever les carcasses de voitures se trouvant dans ce parc régional. A l'époque, le Président du PNRC (depuis 1998) est Jean-Luc Chiappini, abattu le 25 avril 2013. La justice s'interroge sur une possible rétrocommission sur ce marché public en direction de Chiappini. Pour cela, Keravec aurait payé 72000 euros un audit fictif à la société de consultant Ceci avec comme gérante de paille Marie-Dominique Mondoloni mais comme véritable dirigeant Jean-Marc Nicolaï, abattu le 16 janvier 2009 à Ajaccio. Nicolaï a été maire de Casalabriva de 1995 à 2002, quand il a du démissionner après sa condamnation pour un emploi fictif au Parc Naturel. Chiappini a été le maire de Letia (100 habitants) depuis 1977 jusqu'à son assassinat près de l'aéroport d'Ajaccio (un 9mm avait été retrouvé dans son véhicule). Proche de l'ancien dirigeant nationaliste François Santoni (abattu en août 2001), il avait publiquement affiché en avril 2012 son soutien à la grève de la faim de Guy Orsoni, pour protester contre les «dérives antidémocratiques» de la JIRS. L'élu avait également des liens avec d'autres figures du banditisme, issues de la BDM et du «Petit Bar».

Une peine de 18 mois de prison avec sursis et 100000 euros d'amende a été réclamée contre Keravec et de 6 mois avec sursis et 80000 euros contre Mondoloni. Verdict le 24 octobre prochain.

 

21/09/14 

Le 26 juin 2009, Noël Andréani, 58 ans, ancien membre du LPA et considéré comme un proche d'Alain Orsoni et d'Antoine Nivaggioni, est abattu de 5 balles de fusil de chasse alors qu'il circulait en scooter à Ajaccio. Il a d'abord été percuté par une voiture volé (retrouvée incendiée) avant d'être touché par des tirs de chevrotines. Son meurtre serait un épisode de la guerre entre le clan Orsoni et la Bande du Petit Bar. On se murmure même qu'Andréani avait été chargé de la protection du fils d'Alain, Guy, qui était ouvertement menacé de morts par la bande d'en face car soupçonné de la mort de Nicolas Salini.

Le procès de son tueur présumé, Jean-Bernard Leca, 41 ans, vient de s'ouvrir devant la Cour d'Assises d'Aix en Provence. Lors de son arrestation en août 2009, il était porteur de 2 pistolets, une grenade, d'un gilet par-balles et d'une cagoule, alors qu'il faisait le guet, saoul et endormi, devant le domicile d'un autre homme. Il a déjà été condamné en 2006 pour escroquerie en bande organisée, infraction à la législation sur les cartes de paiement et recel. Leca était un ami de Nicolas Salini, abattu le 10 avril 2009 -Guy Orsoni est mis en examen dans cette affaire. 3 hommes ont déjà été condamnés dans l'affaire Andréani pour complicité par fourniture de moyens (la voiture volée), dont Roger Sialelli, gravement blessé par balles début août dernier.

 

03/10/14 

La police française judiciaire française a entendu Soumeylou Boubeye Maïga, ancien Ministre de la Défense du Mali (il a démissionné le 27 mai dernier). Les enquêteurs financiers voulaient l'auditionner sur les conditions de l'achat de l'avion présidentiel malien pour plus de 30 millions d'euros et surtout le rôle joué par l'homme d'affaires corse Michel Tomi, «empereur des jeux en Afrique». Avant cet achat, le Président malien Ibrahim Boubacar Keita («IBK» utilisait un avion, déjà fourni par Michel Tomi. Ancien journaliste, Soumeylou Boubeye Maïga avait déjà été Ministre de la Défense dans les années 90, puis chef des services de renseignement et Ministre des Affaires Etrangères.

 

13/10/14 

La Gendarmerie a interpellé 4 personnes à Porto-Vecchio. L'enquête concerne l'exploitation d'un bar de nuit avec jeux clandestins et prostituées. Plusieurs hôtesses ont d'ailleurs été entendues à titre de victimes.

 

14/10/14

Moins d'un mois après la perquisition au cercle de l'ACF, les enquêteurs du Service Central des Courses et Jeux de la Direction Centrale de la Police Judiciaire viennent d'effectuer une nouvelle opération contre le Cercle Cadet (qui avait pris la succession du Cercle Concorde, fermé en novembre 2007). Ils agissaient dans le cadre d'une enquête pour extorsion en bande organisée, travail dissimulé, blanchiment en bande organisée, abus de confiance et association de malfaiteurs. Il s'agirait de malversations financières et de détournements de fonds entre la France et le Maroc. On évoque le chiffre de 5000 et 30000 euros prélevés chaque jour en liquide. Les enquêteurs soupçonnent également qu'une équipe du milieu corse dirigerait le cercle en sous-main.

Des documents comptables ont été saisis et 14 personnes ont été placées en garde à vue. Parmi celle-ci figure le Président du Conseil d'Administration du Cercle, Serge Kasparian (51 ans, homme d'affaires dans la restauration à Paris et à Aix, par ailleurs actionnaire du club de foot de Nîmes Olympique), son fils (Directeur du Rich, le restaurant attenant au Cercle), Marcel Grandin (Directeur des jeux) ou encore Vincent Lapiana (ancien commissaire Divisionnaire, en retraite depuis 2009). Serge Kasparian ne possède pas de comptes bancaires en France, mais plusieurs au Maroc où il détient des biens immobiliers de grand luxe.

 

18/10/14

Seize ans plus tard, l'affaire du meurtre du Préfet Erignac contiue à faire des remous.

Deux nationalistes mis en cause, dans la fumeuse piste agricole, Mathieu Filidori et Gérard Serpentini, ont porté plainte pour faux cette semaine contre Roger Marion, alors patron de l'antiterrorisme (ex DNAT) dans l'île.

Par le biais de leur avocat, Me Emmanuel Mercinier-Pantalacci, ils dénoncent un faux procès-verbal.

L'accusation visant un policier pour faux ne constitue pas un délit, mais un «crime passible de 15 ans de réclusion», détaille l'avocat. Gérard Serpentini et Mathieu Filidori avaient été interpellés après l'assassinat du préfet Erignac et englobés dans ce que Roger Marion nommait la «piste agricole».

Selon une source judiciaire et un témoin au procès Colonna, Roger Marion a fait placer des bâtons de dynamite et des détonateurs dans un local situé sur la propriété de Pinia, à Ghisonaccia, afin de les mettre en cause. Selon l'avocat, cet acte les avait désignés comme faisant partie du commando ayant assassiné le préfet de Corse, le 6 février 1998.

Dans l'ouvrage de Bernard Bonnet, paru en 2006, (qui comporte de nombreuses erreurs et contre-vérités selon les spécialistes), «Place Beauvau, La face cachée de la police», l'ancien flic surnommé Eagle-Four (Y gueule fort) affirmait que ces accusations de barbouzerie avaient été classées sans suite par l'inspection générale de la police nationale.

 

Lors du troisième procès d'Yvan Colonna, (condamné en 2011 à perpétuité pour l'assassinat du préfet), un témoin avait affirmé à la barre que Roger Marion et un responsable des renseignements généraux l'avaient obligé à déposer sur le domaine agricole de Mathieu Filidori et Gérard Serpentini les explosifs finalement retrouvés lors d'une perquisition en septembre 1998. Tous deux avaient été placés en détention provisoire puis placés sous contrôle judiciaire.

Trente-deux personnes (dont quatre sont décédées) au total dont les deux plaignants, sont toujours mises en examen dans ce dossier 13.37 qui pourrit dans les étagères de la galerie Saint-Eloi. Malgré les demandes officielles, le dossier n'est pas à ce jour clôturé.

 

Seul l'avis du Parquet de Paris pourrait clôturer l'affaire par un non-lieu ou un renvoi devant les assises mais rien ne bouge depuis des mois, selon Me Jean Giuseppi, avocat de Fabienne Maestracci, Maurice Lorenzoni et Stella Lacrimini épouse Castela, mis en cause dans la 13.37. La plainte contre Roger Marion rouvre la porte d'un scandale judiciaire (sans oublier le recours déposé par Yvan Colonna devant la Cour européenne après sa condamnation).

Une seule question se pose aujourd'hui, un procès des policiers aura-t-il lieu ?  

 

28/10/14

Le Tribunal Correctionnel de Paris doit juger 5 hommes pour un important trafic d'armes, démantelé en septembre 2012. A l'époque, les enquêteurs interviennent dans un garage loué à Danjoutin (près de Belfort) où il découvrent une importante cache  une vingtaine de kalachnikovs, 9 fusiles d'assaut M16, 4 pistolets-mitrailleurs, des armes de poing, des fusils, des lances-roquettes, des lance-grenades, des milliers de munitions, des explosifs (dont 20 kg de TNT), des détonateurs,... 50 000 euros en liquide sont également saisis. Le garage est loué par un ancien instituteur, passionné d'armes, Emmanuel Toschi, 49 ans. D'autres perquisitions permettent de saisir des plans de fabrication d'armes, des pièces détachées et des machines outils servant à remilitariser des armes officiellement neurtralisées.

Toschi est accusé de rendre ces armes opérationnelles et de els revendre à deux intermédiaires liés au grand-banditisme. Il y a d'abord le corse Christian Joanenc, 46 ans, gérant d'une supérette en Corse. Connu pour des affaires de droit commun, il a également été identifié comme proche du mouvement Armata Corsa. Il avait été arrêté alors qu'il quittait la région de Belfort avec 10 kalachnikovs, 1 pistolets-mitrailleur Skorpion et 1 pistolet automatique Walter PKK. Autre revendeur présumé  l'ancien braqueur Jean-Marie Secrettand, 69 ans. Figure du milieu de la Banlieue Sud parisienne, il avait déjà été interpellé dans des affaires de trafics d'armes, au début des années 90 et en 2008. Il avait également été arrêté dans les années 90 pour trafic de voitures volées. Deux autres complices, âgés de 45 et 47 ans, sont également poursuivis.

 

06/11/14

Le 23 mars dernier, Jean Leccia, Directeur Général des Services du Conseil Général de Haute-Corse, 53 ans, est abattu par une rafale d'arme automatique près d'Aléria (une quinzaine d'impacts de calibre 308 Winchester sont relevés).

Les enquêteurs viennent de procéder à une dizaine d'interpellations dans la région de Ghisonaccia, à Bastia et à Nice. Des perquisitions ont également été menées dans des domiciles et des locaux commerciaux. L'enquête semble s'orienter sur la piste de marchés publics de BTP en Haute-Corse. En novembre 2011, Jean Leccia, avait été placé en garde à vue dans le cadre de l'enquête sur les marchés publics passés par le Conseil Général. Il avait aussi été entendu comme témoin dans l'enquête sur des subventions publiques pour des gîtes touristiques appartenant à des élus ou des proches du Conseil Général.

 

07/11/14 

Jean-Daniel Geronimi, 55 ans, a été trouvé mort sur une route à Vignale (près de Borgo), où il  avait l'habitude de faire son footing. Ancien militant nationaliste, Geronimi a été atteint par au moins un tir de chevrotines. Il avait été condamné en 2002 à 4 ans de prison ferme pour une cache d'armes découverte en avril 1996 à Bastia.

 

11/11/14 

Olivier Sisti, 40 ans, a été condamné à 8 mois de prison, aménageables, par le Tribunal Correctionnel de Nice. Il avait été interpellé le 5 novembre dernier dans le cadre d'une vague d'interpellations liée à l'enquête sur le meurtre de Jean Leccia. Lors de son interpellation, Sisti était porteur d'un P38 chargé.

Connu pour une affaire d'extorsion de fonds en 2005, il avait déjà été entendu comme simple témoin dans des affaires criminelles. Sisti est surtout un survivant, ayant échappé à plusieurs tentatives de meurtre. D'abord le 25 octobre 2010 à Ghisonaccia, commune où se trouve le Bahia, un restaurant de plage qu'il gère et qui a été incendié dans la nuit du 19 au 20 mai 2012. Le lendemain de cet incendie, il est grièvement blessé par balles alors qu'il est au volant de son véhicule à Aléria. Hospitalisé à Bastia, il est atteint le 28 mai de plusieurs balles à travers la vitre de sa chambre. Il est depuis considéré comme invalide. Il a justifié la détention du P38 par la volonté de se protéger.

 

25/11/14 

Le 17 février 2011, les cousins Mattei, Antoine-François, 63 ans et Jean-Baptiste, 43 ans, sont abattus alors qu'ils se trouvent sur un petit pont sur la commune de Corscia (Haute-Corse). 30 munitions (9mm, 7.42, calibre 12) ont été utilisées pour viser sans doute leur cousin Marc-Marie «Marco» Mattei, utilisateur habituel du véhicule utilisé. Une voiture volée est retrouvée peu de temps après l'attaque incendiée, avec une kalachnikov à l'intérieur.

La Cour d'Assises d'Aix-en-Provence a commencé le procès de 3 hommes, accusés d'être liés au double meurtre. Pierre Federici, 64 ans (déjà connu pour braquages) et Jean-Fleur Costa, 57 ans, ont été vus à proximité du véhicule incendié et sont accusés d'avoir servi de chauffeurs au commando de 3 ou 4 hommes. Jean-François Federici, 57 ans, est accusé d'avoir été un membre de ce commando, son adn ayant été identifié sur un étui retrouvé sur les lieux du crime. Il est actuellement en fuite mais est représenté au procès par ses avocats.

Pour les enquêteurs, le double meurtre des Mattei est une réponse au meurtre de Folrian Costa le 5 décembre 2010. Lui-même étant considéré comme un acte de représailles aux meurtres d'André Rogliano (dont la femme est une Mattei) et de son fils Alexandre le 17 avril 2009. Florian Costa était le demi-frère de Jean-Fleur Costa et le neveu de Maurice Costa (abattu le 7 août 2012). Florian Costa était aussi un ami d'Augustin Federici (tué dans un accident de moto en mai 2010), un des fils d'Ange-Toussaint Federici. Jean-François Federici est le frère d'Ange-Toussaint. En septembre 2013, il a été condamné à 2 ans de prison par défaut pour extorsion d'engagement dans le cadre de l'affaire du Cercle Concorde. Le verdict est prévu le 5 décembre prochain.

 

27/11/14

Deux hommes dans un utilitaire ont fait feu contre Jean-Dominique Renucci, né en 1969, alors qu'il était au pied de son immeuble du quartier de Salines à Ajaccio. Déjà condamné (la dernière fois en 1998), la victime a été touchée de 5 à 6 balles. Il était considéré comme un proche de la «Bande du Petit Bar», principale composante du Milieu Corse.

 

27/11/14

Coup de tonnerre. L’un des hommes les plus recherchés de France a finalement été arrêté à la Défense. Beaucoup de kilos en plus, une barbe, une queue-de-cheval et la casquette vissée sur la tête. C’est un Jean-Luc Germani méconnaissable, transformé par trois ans de cavale, que les policiers corses ont interpellé aujourd'hui.  On le disait au Congo, en Italie mais la rumeur ces derniers mois le situait plutôt en Corse.

Considéré comme l’héritier de Richard Casanova, l’un des fondateurs du gang de la Brise de mer, Jean-Luc Germani avait été condamné en appel en octobre à six ans de prison dans l’affaire du cercle Wagram. Il devrait être incarcéré prochainement pour ces faits-là.

Cela faisait plusieurs semaines que les enquêteurs surveillaient les activités d’un Corse installé à Paris, présenté comme un logisticien travaillant pour le milieu insulaire, sans se douter toutefois qu’il pouvait rentrer en contact avec Jean-Luc Germani. Malgré une apparence physique très différente des derniers clichés connus de lui, les policiers sont parvenus à l’identifier.

L'interpellation s’est déroulée calmement alors que Jean-Luc Germani conversait avec son interlocuteur, qui a lui aussi été arrêté. Aucune arme n’a été retrouvée sur les deux hommes.

Jean-Luc Germani est également poursuivi pour l’assassinat, en 2008, de Jean-Claude Colonna, cousin de l’ancien «parrain» du sud de l’île Jean-Jérôme Colonna, mort en 2006.

 

03/12/14

La cour d’assises des Bouches-du-Rhône a condamné, mercredi, deux des trois accusés jugés pour un double assassinat, perpétré le 17 février 2011 à Corscia (Haute-Corse) et présenté comme un épisode d’une sanglante vendetta entre familles corses.

En fuite depuis 2012, Jean-François Federici, un agriculteur âgé de 57 ans, est condamné par défaut à 30 ans de réclusion criminelle. Son ADN avait été identifié sur une des très nombreuses munitions ayant servi à mitrailler le véhicule des victimes, François-Antoine Mattei, 63 ans, et son cousin, Jean-Baptiste Mattei, 43 ans.

Condamné en dépit de ses dénégations pour avoir acheminé des membres du commando sur les lieux, Pierre Federici, 64 ans, un ancien braqueur de banques devenu gérant de pressing à Bastia, est condamné pour complicité d’assassinats en bande organisée à 20 ans de réclusion criminelle.

En revanche, Jean-Fleur Costa, 47 ans, éleveur de vaches à Popolasca, est acquitté. Il lui était reproché d’avoir exfiltré les tueurs après les avoir récupérés sur les lieux de l’incendie de leur véhicule et d’une Kalachnikov. Les jurés lui ont infligé cinq ans de prison pour le délit connexe de transport d’armes.

Lundi, l’avocat général Pierre Cortes avait requis 20 ans de réclusion contre Jean-Fleur Costa, 25 ans contre Pierre Federici. Il avait réclamé la perpétuité contre Jean-François Federici.

Devant la cour d’assises, les enquêteurs ont évoqué une «spirale mortifère», une «vendetta» opposant les familles Mattei du village de Corscia et les Costa du village de Moltifao ralliés par les Federici.

Le double assassinat des cousins Mattei est, à leurs yeux, la riposte à l’exécution de Florian Costa, demi-frère de Jean-Fleur Costa, abattu, le 5 décembre 2010, au volant de son véhicule où se trouvaient ses deux jeunes enfants.

Le jour de ce double assassinat, Pierre Federici et son cousin Jean-François Federici étaient surveillés par les enquêteurs de la Brigade recherche et intervention (BRI) de Bastia.

Opérées dans le cadre d’une affaire distincte, ces filatures à proximité du lieu des faits composaient la pierre angulaire de l’accusation. Jean-Fleur Costa avait ainsi été vu au col d’Arbitro, quelques heures avant l’incendie du véhicule des tueurs. Il a répété aux jurés qu’il cherchait ses chiens comme il l’avait dit à un automobiliste, en réalité un fonctionnaire de la BRI.

En l’absence d’éléments de téléphonie et de traces de résidus de tir et d’ADN dans son véhicule où il a été procédé à une centaine d’analyses génétiques et odorologiques, les jurés ont suivi sa défense.

Présenté comme un baron de la Brise de Mer, une bande criminelle de Haute-Corse connue pour ses braquages audacieux et rémunérateurs sur le continent et en Suisse, Maurice Costa avait été mis en examen pour ce double assassinat, les enquêteurs estimant qu’il faisait partie du commando de tueurs.

Placé le 25 juin 2012 sous contrôle judiciaire avec un bracelet électronique, il avait été abattu dans une boucherie de Ponte-Leccia, quarante jours plus tard. Dans son réquisitoire, l’avocat général Pierre Cortes avait dénoncé cette «justice vengeresse» : «Vous ne jugez pas Maurice Costa, d’autres s’en sont chargés».

 

05/12/14 

Jacques Mariani, a été extrait de sa cellule de la centrale de Saint-Maure (Indre) pour être amené au Palais de Justice d'Ajaccio où il a été entendu dans une affaire de recel de blanchiment. La JIRS 'intéresse à une forte somme d'argent remis par Francis Mariani (le père de Jacques) à Tony Patacchini, ancien notaire de la famille. Francis Mariani a remis 700000 euros à Patacchini de son vivant et la justice se demande qui a bénéficié du solde après la mort en 2009 de Francis. Le notaire assure que l'argent avait bénéficié à des proches de Francis Mariani, mais en aucune manière à Jacques  ou à sa sœur. (Rappelons que parmi les membres fondateurs de la BDM figurent les frères Patacchini Joël et Jacques).

 

20/12/14

La gendarmerie de marseille a mis à jour une officine de fausse-monnaie dans le 14ème arrondissement de cette ville. 829000 euros en faux billets de 50 euros ont été saisis, de même que 10 cartons de 1000 feuillets prêts à être imprimés, 6 ordinateurs, 6 imprimantes et une lampe à ultraviolet. 11 personnes ont été arrêtées à marseille, en Corse et dans le Vaucluse et 5 homme, âgés de 32 à 47 ans ont été mis en examen. Le réseau dirigé par un marseillais de 47 ans, déjà condamné à 7 reprises (dont un fois à 7 ans de prison pour trafic de stupéfiants), et par une pointure de l'informatique, déjà interpellé par le FBI dans une affaire précédente. Deux corses, présentés comme membre du clan Federici (bergers-braqueurs de Venzolasca), font partie des personnes mises en examen.

 

 

 

Source : Le Monde, Le Parisien, Corse Martin, Radio Alta Frequenza.

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Published by Desmoulins - dans Le milieu Corse
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