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15 décembre 2009 2 15 /12 /décembre /2009 14:51

L'ancienne ministre de la Justice a été élue en juin dernier au Parlement de Strasbourg après y avoir été poussée par Nicolas Sarkozy, soucieux de remanier son gouvernement.

Mais la capitale de l'Alsace et surtout sa fonction l’exaspère et même la déprime, malgré l'enthousiasme qu'elle affiche officiellement pour ses nouvelles fonctions.

Dans l'extrait d'une conversation diffusée dimanche dans l'émission 66 minutes sur M6, Rachida Dati, oubliant qu'elle est enregistrée, fait part à une amie de son exaspération ; des propos dont toute la presse a fait son choux gras.

 

 

"Je suis dans l'hémicycle du Parlement de Strasbourg, j'en peux plus, je n'en peux plus ! Je pense qu'il va y avoir un drame avant que je finisse mon mandat, là", dit-elle.

"Je suis obligée, là, de faire la maligne, parce qu'y a juste un peu de presse, et d'autre part y'a l'élection de (José Manuel) Barroso" au poste de président de la Commission, ajoute-t-elle en précisant qu'elle doit rester dans l'hémicycle.

"Oui oui, il va être réélu, mais si tu veux, quand t'es à Strasbourg, on voit si tu votes ou pas. Sinon ça veut dire que t'es pas là", poursuit-elle dans cette conversation.

 

Ce dialogue aurait il dû ne pas être diffusé par M6 ? Une question qui s’était déjà posée pour d’autres faits incriminant des hommes politiques de Devedjian à Sarkosy en passant par Chirac. L’eurodéputée s’est elle fait piégée par les journalistes de M6 ? Le terme est souvent repris dans la presse en tout cas.

Le site Rue89 a néanmoins laissé place au débat avec un de leur internaute outré de leur décision de diffuser la vidéo.

 

En tout cas pour certains de l’opposition, ce blues de la « parachutée » Rachida Dati en dit long, pour eux, sur l’échec de la politique de Nicolas Sarkosy.

"Ça, c'est l'échec du sarkozysme : on prend quelqu'un, on l'impose quelque part" analyse Daniel Cohn Bendit le député européen Vert.

 

Soutenue par la majorité présidentielle, Rachida Dati s'était défendue en parlant d'un moment de détente mais l'opposition avait fustigé ces propos désinvoltes.

Celle qui fut la première Française d'origine maghrébine nommée dans un grand ministère avait été écartée de la Justice après une série de réformes qui ont suscité un tollé des syndicats de magistrats et des élus locaux.

Elle niait toute disgrâce et faisait depuis bonne figure, assurant dans plusieurs entretiens qu'elle s'attachait à sa mission, même si le rôle qu'elle convoitait à Strasbourg sur la régulation financière lui avait été refusé.

 

Reste à savoir maintenant comment elle va pouvoir faire face aux interrogations qu’elle suscite par rapport à ses propos et la défiance qu’elle ne manquera pas de croiser chez des collègues européens plutôt outrés par ce manque de conviction manifeste.

 

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Published by Desmoulins - dans Politique
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