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7 novembre 2009 6 07 /11 /novembre /2009 21:25

En français « les chien errants », des groupuscules d’ultras très portés sur la confrontation en Italie et qui gravitent autour des associations de supporters officielles.

Les tifoserie principalement concernées par le phénomène sont: Florence, Napoli, Roma, Lazio, Salerno, Brescia, Atalanta, Juve, Livorno, Pescara, Como, Venezia, L'Hellas Vérone.

 

Tous les clubs mentionnés ci-dessus ont pour point commun la disparition, ou la perte de vitesse, d'un ou plusieurs groupes ayant joué jadis un rôle fondamental dans la structure et la canalisation de leur scène ultra. Exemple, disparition des Fighters à Turin, VG à Florence, de la Fossa Lariani à Come, du BAL à Livourne, des Bad Boys a Pescara ou des ASRU (AS Roma ultras) etc. Perte d'influence certaine des IRR Lazio, du Wild Kaos Atalanta (qui même d'une certaine manière encourage lui même l'essor du mouvement cani-sciolti à bergame), marginalisation (au sens "se mettre à part") des BOYS et FEDAYN à Rome, des Ultras Plaitano à Salerne dont la plus part des gars de l'ancien temps ne viennent plus du tout au stade etc. Le changement est tellement massif et général en Italie que d'une certaine façon on s'achemine peut être vers la fin d'une ère de la culture ultra transalpine. L'ère des groupes mastodontes, réussissant à fédérer des milliers de tifosis entre eux.

Ces groupes là doivent répondre à une discipline (mentale et physique) de fer s'ils veulent perdurer. En interne, plus les décennies passent plus les conflits en tous genres se succèdent et s'accumulent entre des membres, arrivés à un certain age les capi peuvent pas toujours avoir la même présence et donc la même influence qu'autrefois sur leur troupes, au delà d'un certain nombre d'unités les diversités de styles et de mentalités sont telles que le minimum de cohésion devient parfois délicat à préserver.

En clair, maintenir l'intérêt d'ordre collectif sur les différents intérêts individuels est un art précaire, surtout dans la pu italien où l'on ne peut pas nier que globalement les mecs vivent leur passion de façon plus critique et réactive qu'en France.

En externe ces groupes se sont affirmés avec le temps en véritables petites institutions de contre-pouvoir, ou de pouvoir tout court. Les moyens financiers, matériels, et humain qu'ils ont a disposition sont énormes, ce qu'ils incarnent à eux seuls dans leur panoramas respectifs l'est tout autant, et quotidiennement ils sont plongés sous les feux de la rampe. Dans ces conditions il devient de plus en plus difficile pour un groupe, voir même impossible, de jongler entre ses cotés obscurs (bastons, drogue, politique, petits trafics etc..) et sa vitrine légale (tifos, chants, soutient infaillible au club etc.).

Des plus en plus ces groupes ne peuvent plus se permettre de céder aux tentations des uns et aux inspirations des autres. Aujourd'hui la justice italienne ne se fait plus chier pour interdire de stade jusqu'a 100 mecs d'un coup, ou emprisonner 4 ans un Toffolo (leader charismatique des irreducibili de la Lazio) coupable d'avoir balancé une pierre. Ces groupes sont, bon gré malgré, de plus en plus obligés de sous peser dans tous les sens la moindre de leur décision, et lisser leurs comportements...Le coté vitrine légale l'emporte fatalement sur le coté obscur, le coté "pur et dur" des choses...

Hors ces valeurs antiques sont inhérentes et indissociables de la culture ultra, surtout italienne. D'autant plus que dans nombre de tifoseria (Lazio, Roma, Napoli, Brescia, Livorno, Atalanta etc.) les jeunes, qui jouent un rôle fondamentale dans le maintient au top niveau de leur firm, se sont globalement parfaitement imprégnés des valeurs et codes transmis par leurs aïeux... D'ailleurs ce sont les 18/25ans qui composent le plus gros des troupes des cani-sciolti en Italie.

Historiquement, tout ce qui a germé du paysage ultra italien s'est déplacé en France entre 5 et 10 années derrière. D'ailleurs ce n'est un secret pour personne que les gros groupes de l'hexagone se posent, ou se sont déjà posés depuis belle lurette, la question de leur "orientation" face à la répression ambiante. « Et même si notre paysage ultra se veut d'essence beaucoup moins underground que l'homologue italien, il y a tout à parier que tôt ou tard nous assisterons à une émergence d'un phénomène du même type vraiment notable » selon certains ultras français.

 

Cependant la culture ultra est tout de même beaucoup moins ancré par chez nous et les ultras se comptent déjà à peine par centaines quand ils sont plusieurs milliers en Italie.

La culture foot aussi fait grandement défaut au développement de ce genre de phénomène.

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Published by Desmoulins - dans Sport
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