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7 décembre 2009 1 07 /12 /décembre /2009 16:10

Les chiffres ne parlent pas toujours pour toutes circonstances mais cette conférence sur le climat revêt une importance capitale.

Quelque 15 000 participants, dont les délégués de 192 pays, 103 chefs d’états, sont attendus, du 7 au 18 décembre, pour définir un nouvel accord organisant la lutte contre le réchauffement climatique. Copenhague a été présenté comme la rencontre la plus «importante depuis la Seconde Guerre mondiale » par Lord Nicholas Stern, l’économiste dont le rapport sur les changements climatiques ont aidé les dirigeants du monde à prendre conscience du danger

 

Une pétition signée par 10 millions de personnes à travers le monde réclamant un accord ambitieux d'ici au 18 décembre a été remise aux organisateurs de la conférence de Copenhague en ce premier jour. La campagne de mobilisation intitulée "TckTckTck", pour rappeler le tic-tac de l'horloge, a été lancée par Greenpeace avec 200 organisations partenaires.

 

"Jamais en dix-sept ans de négociations climatiques (depuis Rio en 1992) un tel nombre de nations n'avaient pris de tels engagements communs", a souligné Yvo de Boer.

Il évoque les promesses de réductions ou d'infléchissement des émissions de gaz à effet de serre annoncées ces derniers jours. Pour limiter à 2 °C la hausse des températures par rapport à l'ère préindustrielle, les pays industrialisés devraient réduire leurs émissions dès 2020 de 25 % à 40 % par rapport à 1990, estime le groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat. Le compte n'y est pas.

La Norvège est pour l'heure le mieux disant, avec 40 % de réduction annoncées pour 2020 par rapport à 1990. L'Union européenne oscillera entre - 20 % et - 30 %, en fonction des engagements des autres pays développés à l'issue du sommet. Le Japon vise - 25 %. Alors que les plus grands pays émergents, Brésil, Inde et Chine, ont indiqué qu'ils réduiraient l'intensité carbone de leur économie, les Etats-Unis, avec 4 % seulement de réduction, font encore figure de mauvais élève.

L'annonce de la venue de Barak Obama pour la clôture du sommet tendrait-elle à prouver que cette cause et cette conférence intéresse aux plus hauts échelons des décideurs mondiaux ?

 

Ce n'est là qu'une des multiples inconnues d'une réunion où les obstacles à un accord significatif seront légion. Faut-il prolonger le protocole de Kyoto (1997) ? Les Etats-Unis, qui l'avaient signé sans le ratifier, n'y sont pas favorables. Mais les pays en développement y restent très attachés car il est pour eux la seule garantie que les pays développés prennent des engagements contraignants.

Car les pays les plus menacés par le réchauffement sont souvent les plus pauvres. Ils sont aussi les moins polluants. Le CCNUCC (Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques) a calculé que pour s'adapter au changement climatique, ces nations devraient bénéficier chaque année de 66 milliards d'euros, d'ici 2030. Si de telles sommes paraissent difficiles à lever à Copenhague, Yvo de Boer insiste pour que dès 2010, 6 milliards d'euros soient dégagés pour aider les pays en développement à s'adapter et à opter pour des énergies peu émettrices de CO2. Le sauvetage des forêts tropicales, "puits de carbone" fondamental, sera aussi au centre des débats.

 

 

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Published by Desmoulins - dans Actualités
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