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10 novembre 2009 2 10 /11 /novembre /2009 13:51

A l’instar d’Edouard Balladur, « ami » qui s’est bien fait chargé par Jacques Chirac dans es Mémoires, l’ancien président de la république compte un autre « compadre » de longue date, Gaston Flosse. Ce dernier sénateur de Polynésie vient d’être placé sous détention provisoire ! Une autre affaire (qui n’est pas sans rappeler celles ou certains pontes du RPR sont mis en accusation actuellement) qui met en lumière les arrangements d’antan !  Une autre politique !

 

 

Le sénateur polynésien Gaston Flosse (DVD) a été placé en détention provisoire lundi à Tahiti dans le cadre de l'affaire de la régie publicitaire de l'annuaire téléphonique de la Polynésie, a-t-on appris auprès du procureur de Tahiti José Thorel.

Le placement en détention du sénateur Flosse, 78ans, était possible depuis le 3 novembre et la levée de son immunité parlementaire, autorisée par le bureau du Sénat "à une large majorité", selon son président Gérard Larcher.

Le Sénat avait autorisé en juillet une garde à vue de 48 heures de M. Flosse, mais rejeté les autres demandes coercitives du juge d'instruction Philippe Stelmach.

Au palais de justice de Papeete, Gaston Flosse a été interrogé d'abord pendant deux heures par le juge Philippe Stelmach, avant de comparaître devant le juge des libertés et de la détention, qui a décidé son placement en détention provisoire.

Il a ensuite été accompagné à la prison de Nuutania, à Faaa, dans la banlieue de Papeete.

Gaston Flosse, dont le rôle a été qualifié "de central" au sein d'un véritable "pacte de corruption" par le procureur José Thorel, est soupçonné d'avoir bénéficié pendant dix ans pour lui-même et son parti de versements d'anciens responsables de l'Office des Postes et Télécommunications (OPT) et du groupe 2H, chargé de la publicité pour l'annuaire officiel de la Polynésie.

 

Retour sur l’affaire

 

Le parquet de Papeete demande, le 6 juillet 2009, la levée de l'immunité parlementaire de Gaston Flosse, poursuivi pour détournement de biens sociaux et corruption active. Quelques jours auparavant, le siège de son parti, Tahoeraa huiraatira, était perquisitionné et la secrétaire particulière de Gaston Flosse placée en détention provisoire. Le 8 juillet 2009, son hôtel particulier, à Paris, est également perquisitionné, dans le cadre de l'affaire de « l'annuaire OPT ».

Suite à la demande du procureur général de Papeete, le bureau du Sénat lève partiellement l'immunité parlementaire de Gaston Flosse le 22 juillet 2009, autorisant ainsi son placement en garde à vue : c'est la quatrième fois depuis 1995 qu'une telle décision est prise à l'encontre d'un sénateur. Le 24 juillet 2009 à 7 heures, Gaston Flosse est placé en garde à vue dans les locaux de la Division nationale d'investigation financière de Nanterre. Le 15 septembre 2009, une nouvelle demande de levée de l'immunité parlementaire (demande d'autorisation de mise en détention provisoire) est examinée par le bureau du Sénat : celui-ci rejette la demande, jugée prématurée, avant une éventuelle mise en examen. Deux jours après, Gaston Flosse est à nouveau placé en garde à vue, à Papeete, cette fois-ci. Il est ensuite mis en examen, le 30 septembre 2009.

 

Le 4 octobre 2009, c'est au tour de sa compagne, Pascale Haiti, d'être mise en examen à Tahiti : cette dernière est accusée de destruction de preuves dans cette affaire qui porte, sur un « pacte de corruption » dont Gaston Flosse serait « le centre », d'après le procureur de la République en Polynésie française.

Entre-temps, l'ancien secrétaire d'Etat chargé du Pacifique-sud (1986-88) avait été mis en examen le 30 septembre pour corruption passive, recel d'abus de biens sociaux, et complicité de destruction de preuves.

Sénateur depuis 1998, Gaston Flosse a gardé son mandat malgré une condamnation à une peine d'inéligibilité confirmée en appel en septembre, dans le cadre d'une affaire de détournement de fonds publics.

Le Conseil constitutionnel a considéré que, même si la peine était désormais applicable, il fallait attendre la décision de la Cour de cassation sur le pourvoi introduit par l'élu polynésien.

 

Des antécédents

 

Gaston Flosse a été, à plusieurs reprises, mis en examen par la justice française aux motifs de : « trafic d’influence », « faux et usage de faux », « prise illégale d’intérêts », « complicité de tenue illicite d’une maison de jeu de hasard », "détournement de fonds publics" et "corruption".

 Cependant, malgré tous ces chefs d’accusation, largement commentés par la presse, il a souvent bénéficié d’un non-lieu. Ainsi, après qu'il ait été radié des listes électorales à la veille des élections de mai 2001, la Cour de cassation, réunie en urgence, lui rétablit ses droits. Puis, en juin 2001, il est également relaxé en appel du délit de : « corruption passive ». En novembre 2002, il est, encore une fois, amnistié dans une affaire de déclaration de patrimoine dans laquelle il était poursuivi pour « faux et usage de faux ».

Il est également soupçonné d'avoir, en contrepartie, favorisé l'attribution à cette même société des régies publicitaires de l'office des Postes, de Air Tahiti Nui et de Tahiti Nui Télévision, la chaîne du Territoire.

 

-Gaston Flosse est également mis en cause dans la disparition inexpliquée du journaliste tahitien Jean-Pascal Couraud, alias JPK, en décembre 1997. Selon les proches de JPK, ce journaliste aurait été assassiné en raison d'informations qu'il possédait sur l'existence d'un compte qu'aurait détenu Jacques Chirac au Japon.

Jean-Pascal Couraud était un ancien journaliste, ancien rédacteur en chef des Nouvelles de Tahiti. En 1997, il travaillait pour Boris Léontieff, adversaire politique de Gaston Flosse. Il était surveillé par la cellule d'écoute du GIP, le Groupement d'intervention de la Polynésie (GIP), une milice aux ordres de Gaston Flosse.

Un ancien membre du Groupement d'intervention de la Polynésie, Vetea Guilloux, a accusé en 2004 deux membres du GIP d'être responsables de l'assassinat du journaliste Jean-Pascal Couraud. Vetea Guilloux s'est ensuite rétracté et est aujourd'hui poursuivi pour dénonciation mensongère.

 

-Gaston Flosse est condamné, en février 2009, pour détournement de fonds publics à un an d'inéligibilité, un an de prison avec sursis et 2 millions de francs CFP (environ 16 700 euros) d'amende. Le 24 septembre 2009, lors du procès en appel la peine prononcée en première instance est confirmée[.] Le 22 octobre 2009, le Conseil constitutionnel examine la demande de « constatation de déchéance » de Gaston Flosse, présentée le 5 octobre par le Garde des sceaux, mais surseoit à statuer dans l'attente du résultat du pourvoi en cassation.

 

Jean-Yves Leborgne, l'un de ses avocats estime qu'il "sortira dans deux semaines", a-t-il dit au micro d'Europe 1. "Le juge a pris une décision que je considère comme intermédiaire, décidant le placement en détention en précisant que celui-ci ne pourrait pas dépasser 15 jours", a-t-il expliqué. (source JDD)

L’année 2010 sera en tout cas encore plus riche en procès de vieux briscards de la politique de papa que l’année 2009, avec en point d’orgue celui de Jacques Chirac fin 2010 dans l’affaire des emplois présumés fictifs de la mairie de Paris!

On a hâte aussi d’être au 12 novembre, ce jour ou Charles Pasqua (condamné à trois ans de prison dont un an ferme la semaine dernière dans l’affaire de trafic d’armes dit de l’Angola-gate) dit vouloir tout déballer sur cette affaire en mouillant Jacques Chirac et Dominique de Villepin !

 

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Published by Desmoulins - dans Justice
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