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13 novembre 2009 5 13 /11 /novembre /2009 15:53

Toute la presse s’accorde à le dire et ce avec des effets ou des « vannes » différentes (avec pour ma part un préférence pour « le pistolet à bouchon » de marianne2.fr), Pasqua n’a rien dit de plus que la Justice ou les journalistes ne savaient déjà. Rien de fracassant donc à se mettre sous la dent.

 

 

Ca a commencé à peu près comme ça avec un laconique « Oui, ils savaient, oui, ils en ont tiré un avantage politique. » C'était vers 15 heures, jeudi, que Charles Pasqua a déroulé ses "révélations" sur l'affaire dite de l'Angolagate pour laquelle il a été condamné à un an de prison ferme fin octobre. Bouillonnant comme à l’accoutumée, il charge, de nouveau, les plus hautes autorités de l'État : "En décembre 1995, Jacques Chirac, Dominique de Villepin (à l'époque secrétaire général de l'Élysée), Charles Millon (ancien ministre de la Défense) étaient informés des ventes d'armes vers l'Angola. Cette opération s'est faite avec l'aval du président de la République."

 

Le hic si on peut dire, c’est que les documents produits qui se promettaient d’être corrosifs n’étaient que des feux de paille, tout du moins des feux connus des instances judiciaires.

À l'appui de ses différentes affirmations, l'ancien ministre brandit "une note déclassifiée de la DGSE datée du 6 décembre 95". Cette note "de quatre pages" décrit les "négociations [qui] ont débuté fin 1994 entre Russes et Angolais. (...), le financement" de l'opération (...). Le bordereau des destinataires, attaché à cette note, prouve, selon Charles Pasqua, qu'elle a été adressée à "la présidence de la République, le ministère des Affaires étrangères, le ministère de la Défense". Un document connu du tribunal correctionnel de Paris" qui l'a même mentionné dans son jugement.
L'ancien président du RPF, agite un autre document pour étayer sa défense. Un "mémorandum détaillé" sur la mission de libération des pilotes français prisonniers en Bosnie fin 1995 pour laquelle il affirme avoir reçu 900.000 francs en liquide de Dominique de Villepin. Cet argent aurait été remis à Jean-Charles Marchiani (condamné dans le procès de l'Angolagate à 15 mois de prison ferme) pour le bon déroulement de la libération dont le financement a ensuite été assumé, toujours selon Pasqua, par les Russes et l'homme d'affaires Arcadi Gaydamak. Charles Pasqua assure avoir alors été en contact direct avec le président de la République de l'époque, Jacques Chirac, pour l'informer et lui avoir remis le mémorandum sur l'opération en janvier 1996. Ce document était également connu du tribunal correctionnel.

 

Bref peut on insinuer que tout ce charivari ne corresponde qu’à des effets d’annonce de Charles Pasqua, courroucé de part sa condamnation dans le procès de l’Angolagate ?

L'ancien ministre de l'Intérieur d’ailleurs ne s’en cache pas que cette décision l’énerve au plus haut point. Il remet en cause le jugement prononcé à son encontre : c'est "un jugement qui me scandalise et que je n'accepte pas". L'instruction du juge Courroye a été, selon lui, "à charge" : aucun de ceux qui savaient "n'a été entendu par le magistrat instructeur. Comment, puisque la justice a estimé que ces ventes d'armes sont illégales, ces autorités n'ont rien fait pour arrêter ces opérations et ne sont-elles pas poursuivies pour complicité ?", s'interroge-t-il. Charles Pasqua annonce avoir porté plainte ce jeudi contre le juge d'instruction.

Heureusement que dans l’actu on trouve toujours mieux, Bernard Laporte balance à son tour sur ses ex camarades de gouvernement, vivement la conférence de presse et espérons une invitation prochaine pour une émission du samedi soir !

 

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Published by Desmoulins - dans Actualités
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