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28 octobre 2009 3 28 /10 /octobre /2009 12:39

A cinq mois des élections régionales, le ministre de l'immigration, de l'intégration et de l'identité nationale, Eric Besson, a annoncé, dimanche 25 octobre, le lancement début novembre d'un "grand débat" avec les "forces vives" du pays, afin de "réaffirmer les valeurs de l'identité nationale, et la fierté d'être Français". Un débat qui durera deux mois et demi et se conclura par "un grand colloque de synthèse" fin janvier-début février, soit en pleine campagne électorale.

 

Relancer un débat sur le concept de nation française établit au lendemain d’une défaite face aux Prussiens en 1870 semble saugrenu pour le moins !

Alors faisons un petit cours d’Histoire :

A l’aube de cette guerre franco-prussienne, les nations germaniques sont en pleine phase de « réunification » sous l’instigation d’un seul homme Bismarck, ministre-président de la Prusse de l’époque !

Bismarck aidé d’Historiens eut une idée afin d’aider à la réunification des états germanique.

Créer une définition de la nation allemande, qui est une définition culturelle, affective et déterministe, une même langue, une même Histoire commune, une même monnaie (unification monétaire opéré quelques années avant tout comme la fin des « douanes » entre états) ect….

Cette unification sera renforcée par plusieurs guerres provoquées par la Bismarck dont celle contre le France et ce afin de fédérer tous les états germaniques sur un ennemi commun.

Un pangermanisme précurseur des poussées nationalistes que connaîtront beaucoup de pays européens via le colonialisme (qui avait aussi un fort but économique) !

 

Après cette défaite….certains historiens français se sont demandés comment ils ont pu se faire battre par un pays qui n’en était pas encore un, morcelé en de multiples fragments face à al France « une et indivisible ».

Ils se rendent donc en Allemagne et comprennent leurs erreurs. Ils n’ont pas donné suffisamment à la France une base culturelle commune, des icônes, des ancêtres « équivoques » et bien « français ». C’est à cette époque qu’apparaît le mythe de Jeanne D’Arc, ou nos ancêtres les Gaulois. Car contrairement aux francs qui étaient Germains les Gaulois étaient Celtes donc on occultait les quelques liens de filiation communs aux allemands pour en faire nos futurs ennemis.

Toutefois les historiens Français établissent leur propre « définition française » de la nation en contradiction avec celle des Allemands,  celle de la volonté commune de vivre ensemble.

L’instruction publique obligatoire de 1881/82 va en ce sens, donner une même instruction culturelle aux futurs citoyen/soldats de la nation. Leur donner de origines communes et donc un sens commun et unilatéral vers l’opposition avec les Allemands.

 

De nos jours les réactions ne se sont pas fait attendre, venant de chercheurs, de la gauche ou encore du MoDem, tous dénonçant la résurgence d'une recette électorale de la droite. "L'identité nationale n'appartient pas aux politiques. (elle) est toujours en construction, (elle est) un plébiscite permanent", a fait notamment valoir le président du MoDem, François Bayrou, citant l'écrivain Ernest Renan.

 

La réflexion s'annonce difficile. Pour Hervé Mariton (Drôme), si la diversité est "un élément constitutif, une richesse de notre nation, l'identité doit reposer sur des éléments objectifs, à savoir un patrimoine historique que l'on doit prendre dans sa totalité quelles que soient ses origines". L'identité, affirme le député de la Drôme au journal "Le monde", "n'exige pas que nous ayons des ancêtres communs mais que nous partagions des gloires communes".

C’est bien là le nœud du problème, l’écartèlement entre la notion évolutive de la nation et ses « racines » culturels et cultuels.

 

 

 

 

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Published by Desmoulins - dans Histoire
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