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2 mai 2017 2 02 /05 /mai /2017 19:51

L'auteur de ces lignes le confesse, je viens seulement de découvrir dans un article de...2007 que Mauro Martin est le frère de l'ex-prof de boxe de Rafa Di Zeo... Comme quoi, on en découvre encore des histoires marrantes.

Bref c'est le début de saison en Argentine, un championnat à 30 !!! Mais oui c'est le bordel. Et une Copa Libertadores qui démarre sur des chapeaux de roue pour nos barrabravas.

Tout d'abord l'info croustillante de ce mois d'avril 2016 c'est l'agression d'un ancien membre du gouvernement Kirchner à la Bombonera.

https://twitter.com/karilyyn/status/724372562906611712/video/1 

https://twitter.com/karilyyn/status/724402617821048833/video/1

(copier coller les liens pour voir les vidéos sorry)

Ca s'est passé le 24 avril et la victime s'appelle Carlos Zannini, ancien secrétaire du service juridique technique durant les mandats de Nestor et de sa femme Cristina Kirchner. Fan assidu de Boca, il assistait à la rencontre quand il a été pris à partie par des opposants visiblement pas très fan des Kirchner. 

Sans transition.

Di Zeo (Scoopnest.com)

Di Zeo (Scoopnest.com)

Avril-Mai 2016
En déplacement au Paraguay pour un affrontement en Copa Libertadores contre Cerro Porteno, les hinchas de Boca ont provoqué de gros incidents qui ont valu aux 6 leaders présents sur place (Rafa, Mauro Martin, Elvio Javier Luis Sosa, Federico Luis Finochietto, Sebastian Saravia et Ramon Jesus Bedoya) une détention de plus d'une semaine. L'avocat de Rafa, Diego Storto les a fait sortir après paiement d'une caution de 8000 dollars ce que le procureur local a nié. Pour ce dernier, les leaders doivent s'astreindre d'une «compensation sociale», un procès  est à l'étude mais les 6 hommes ont été reconduits à la frontière à San Ignacio de Loyola et expulsés du pays. 

Mauro Martin (Noticias Tuluá)

Mauro Martin (Noticias Tuluá)

Rappel des faits. Ce sont 4 cars en tout de barrabravas boquense qui ont été stoppés avant même l'entrée au stade par la police paraguayenne. En tout 237 supporters arrêtés ainsi que la saisie de drogues, d'armes et d'autres substances. Ils sont accusés surtout d'avoir vandalisé des maisons dans la banlieue d'Asuncion. Après son arrestation Di Zeo a pu s'exprimer devant la presse locale et a clamé l'innocence de la Doce : «nous sommes venus ici pour supporter notre équipe et rien d'autre, nous sommes juste des fans de Boca et nous voulons rentrer chez nous».

Les barras en calèche (Radio Mitre - Cienradios)

Les barras en calèche (Radio Mitre - Cienradios)

En tout cas ce que l'on sait c'est que Boca avait bien envoyé un ordre d'admission aux dirigeants de Cerro Porteno, autorisant Di Zeo et Martin à se rendre au stade. 231 hinchas ont pu être libéré rapidement mais les 6 leaders donc sont resté en prison du 28 avril jusqu'au 9 ou 10 mai et n'ont même pas été interdits de stade pour les prochaines échéances pour leur club.
Et pendant leur détention la faction dissidente de La Matanza, Los Pinos (les potes à Mazzaro) ont attaqué le local du club Leopardi, le QG de Martin avec un coktail molotov. Eh oui les festivités continuent.

Mazzaro (TN.com)

Mazzaro (TN.com)

D'ailleurs courant mai, Mazzaro passait en jugement pour une affaire sur fonds (une fois de plus) de collaboration barras/police. 2 policiers, Enrique Meta (ex-commissaire) et Esteban Perez Mendez (chef de la division Eventos Deportivos de la police) ont été condamnés à 4 ans et demi de prison et Mazza lui a été acquitté.
Une histoire rocambolesque encore, il a été mis à jour par la justice qu'à chaque fois qu'un barra de Boca se faisait choper durant un match avec une arme (généralement un pistolet), la police faisait tout pour faire disparaître la preuve et à laisser l'individu libre. Il y a notamment eu un cas semblable lors d'un match du championnat Apertura 2008, et l'arme a tout simplement été détruite par les policiers.
Et ce n'est pas tout, dans une autre affaire, il a été avéré (et j'en avais parlé ici) que Perez Mendez avait, lors d'un match contre Velez, protégé el Uruguayo Richard de l'arrestation alors qu'il était recherché.

(SintesisComuna3.com.ar)

(SintesisComuna3.com.ar)

Au même moment, un autre fait divers violent va se dérouler dans le quartier Nueva Pompeya de Buenos Aires. Comme vous l'aviez lu dans le précédent article, Angelici veut un nouveau stade pour Boca mais la tâche s'annonce ardue car les opposants sont nombreux et surtout à l'idée d'avoir un stade construit à deux pas de l'ancien tout près et même dans la zone de Casa Amarilla, ne ravit pas grand monde. Il y a donc souvent des réunions de quartier pour discuter des possibilités ou bien de l'impossibilité d'un tel projet.
Et justement en ce début mai, deux hommes ont été blessés alors qu'ils participaient à une réunion communautaire (pour certains venus du quartier de La Boca) et où la discussion portait sur les terrains acquis par Boca Juniors où pourrait se construire cette nouvelle enceinte délaissant ainsi la Bombonera. 

Rodolfo Corzo (Minuto Uno)

Rodolfo Corzo (Minuto Uno)

Les deux blessés sont Fernando Abal Medina (frère de l'ancien chef de cabinet de Cristina Kirchner et actuel sénateur, Juan Manuel Abal Medina) et Matias Scinica, qui lui a été même poignardé. Ils appartiennent au groupe «Boca es Pueblo», un groupe d'opposants au président Daniel Angelici, dirigé par Jorge Ameal, et qui rejette la fermeture de la Bombonera et se défend contre l'utilisation de ces terres en bordure de Casa Amarilla.

Selon plusieurs journaux, ils ont été agressés par "un gang d'hommes répondant au «puntero» local" (ndlr: le référent politique en gros) du PRO (le Parti de Macri, un proche d'Angelici). Son nom, Rodolfo Corzo aka «El Cordobes», qui a bien été identifié sur les vidéos/photos en train de tenir un couteau.

Après ces allégations, le maire de Buenos Aires et chef du PRO, Horacio Rodriguez Larreta, a déclaré que son parti n'avait aucun gang à sa botte.

Et même le club de Boca a dû se fendre d'un communiqué pour nier son implication dans cet incident.

Boca, tes barrabravas impitoyables 14

Angelici, souvenez vous avait dit qu'il y aurait un référendum concernant ce projet de stade . Fin mars Boca a donné son accord pour l'achat de la Casa Amarilla

la Casa Amarilla (petitherge)

la Casa Amarilla (petitherge)

Boca, tes barrabravas impitoyables 14

La zone en bleu qui fait 32 000 mètres carré, devrait être possiblement l'emplacement du nouveau stade si le projet se concrétise.
Le club a déclaré que l'acquisition des terrains «a pour but de développer l'espace pour les loisirs et les activités sociales des membres et des voisins de La Boca» sans mentionner la construction prévue d'un nouveau stade.

 

Début avril pourtant dans un entretien à Olé! Angelici le redit, il préfère construire à nouveau stade que d'agrandir l'ancien même si lui et ses collaborateurs étudient les 2 solutions.
Dans cet entretien il déclare que la construction du nouveau stade pourrait prendre 30 mois et coûterait 300 millions de dollars (375 millions d'euros) et pour remettre en état le stade ça serait entre 180 et 200 millions (225 à 250 millions d'euros).
Au vu des chiffres on se dit donc que la deuxième solution est moins coûteuse mais pour Angelici, la possibilité d'un nouveau stade engendrait plus de revenus que l'ancien.
En conclusion il redit bien qu'un référendum aura lieu en cas de profond désaccord et bizarrement il indique aussi que les familles vivant à proximité du site pourraient déposer des recours en justice pour empêcher le projet.
Interview donc assez lunaire entre grand optimisme et pessimisme/cynisme/réalisme.

Mariano Bergès (youtube)

Mariano Bergès (youtube)

Mais revenons un peu à nos barras, à peine remis de leur émotion paraguayenne voilà qu'un ancien juge de Buenos Aires, Mariano Bergès, aujourd'hui Président de l'ONG «Salvemos al Futbol» visant à lutter contre la violence endémique dans les stades argentins, fait lui aussi ses révélations.
Il dénonce , par une plainte déposée devant le tribunal fédéral de Comodo Py, que l'ex chef de la Police fédérale de Buenos Aires, Guillermo Calvino, a laissé sciemment échappé un barras de Boca impliqué dans une affaire d'enlèvement contre rançon. Il a également dénoncé un commissaire inspecteur du nom de Ponce ainsi que les deux leaders de la Doce, Rafael Di Zeo et Mauro Martin. Le barra recherché dans cette affaire est bien évidemment Maximiliano «Mey» Oetinger dont on a déjà parlé ici.

La Doce (Olé)

La Doce (Olé)

Les faits sont clairs, le 19 mai, lors d'un match à la Bombonera pour le deuxième tour de la Libertadores, un policier de la division Anti-Kidnapping s'est rendu dans le centre de vidéo surveillance du stade, et avec le concours de Gustavo Lugonès un officiel du Dinasef (Direction National des Spectacles Footballistiques) aperçoit sur un des écrans le dénommé «Mey» aux côtés de Di Zeo. C'est là que commence le porte naouac et tout ça est décrit par Bergès dans sa plainte je cite :  «on organise alors une réunion entre Ponce, Calvino et le responsable de la vidéo surveillance où il est décidé d'intercepter l'individu à la fin du match dans les escaliers dans une zone bien précise appelé la Puerta 14 afin de l'exfiltrer rapidement pour éviter son «entourage». En attendant, Lugones continue de suivre Oetinger à la vidéo.
Mais en quelques minutes tout change, sur la vidéo, Lugones aperçoit un homme qui arrive derrière Oetinger, il lui touche le dos et commence à lui parler et à la fin du match, point d'Oetinger dans les escaliers ou même ailleurs, il s'est volatilisé. Ce que Bergès raconte c'est qu'il pense que c'est Ponce qui a donné l'ordre à un de ses hommes en civil ou un membre du staff de Boca d'alerter Maximiliano qu'on allait le cueillir à tel endroit.
Et Bergès re-balance un scud sur Calvino, qui selon lui a délibérément fait évacuer ses hommes de la zone Puerta 14 non pas pour attraper Mey mais pour au contraire lui permettre de partir plus aisément du stade.

Bref un gros pavé dans la marre aux canards.

La Doce en Equateur (Ole)

La Doce en Equateur (Ole)

En juillet, Boca s'est déplacé à Quito (Equateur) pour affronter l'Independiente del Valle et les 50 barras du club dont Martin et Di Zeo ne sont pas passé inaperçus. Ils sont d'abord arrivés en retard en ville, leurs bus avaient été retenus 6 heures en Uruguay à la frontière de Fray Bentos. Une fois arrivé, ils ont été au siège de l'UNASUR, (l'Union des Nations sud-américaines) et ils ont posé à côté du monument en hommage à Nestor Kirchner qui avait été nommé secrétaire général en mai 2010 quelques mois avant son décès. Bien que fan du Racing, les xeneixe n'ont pas hésité à parer ce monument des couleurs de Boca.
Puis ils se sont rendus au stade et ont pu recevoir le concours amical des barras de l'Independiente del Valle avec qui ils sont amis.
Bref un voyage pas fatiguant pour ces messieurs les barras.

Di Zeo et Martin vous saluent bien (Ole)

Di Zeo et Martin vous saluent bien (Ole)

Et pour terminer pour cet épisode, le procès d'Adrian Napolitano aura bien lieu. En mars 2016, l'enquête préliminaire envers Napolitano, Federico «Fede» Blanco, Diego Blas «El Polaco» Biglia et Gustavo Norberto «Mono» Florentin était bouclée. Les 3 hommes vont être accusé de blessures mineures avec facteur aggravant.
Par contre les 3 hommes accusés de complicité, Marcos Elias Badyoun, Carlos Javier Martinez et Diego Alberto Camus, ont vu les charges abandonnées.
Courant juillet, Napolitano via son avocat transmet un communiqué de 17 pages pour s'expliquer (une énième fois) il argumente en parlant "de blague qui a mal tourné" et "qu'il n'avait pas l'intention de blesser quiconque" ect...
En septembre il reçoit une probation de la part de la justice. 3 ans de travail d'intérêt général (8 h par mois) et d'interdiction de stade, mais aussi de faire don de 25 kilos de pains chaque mois (il possède une chaîne de boulangeries je le rappelle) et payer 25 pesos aux joueurs de River blessés en l'occurrence Leonardo Ponzio, Matías Kranevitter, Leonel Vangioni, Ramiro Funes Mori, Jonathan Maidana, Sebastián Drussi y Fernando Cavenaghi. 


Voilà pour la suite  je vous annonce déjà un voyage à Seville coûteux, encore du Oetinger et on reparlera surement encore du gaz lacrymogène de mai 2015.

 

Sources (Ole, La Razon, La Nacion, Infobae, Radio26)

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10 décembre 2016 6 10 /12 /décembre /2016 14:20

02/08/2015 (infobae)
Une source anonyme, voilà le début de cette enième affaire concernant la 12 et son chef Rafa di Zeo. Le site Infobae en ce début août nous sort une sacré story. L'histoire d'une villa de Buenos Aires faisant partie des actifs de la Doce.
«Il y a moins d'un mois, Di Zeo a acheté une maison à Devoto pour 300 000 $. Paiement comptant», précise le journal. 
Le journal s'interroge justement comment un barra qui a passé une grande partie de ces dernières années en prison, sans aucun travail et sans revenus officiels ces 20 dernières années, pourrait s'acheter un tel bien immobilier. 
On apprend finalement que la résidence a été attribué à Di Zeo mais qu'elle est en fait possédée par Facundo Caccia, le bras-droit Rafa. Héritier et propriétaire d'une entreprise sous surveillance de la justice pour des soupçons de blanchiment lié aux activités illégales de la Doce.
Facundo Caccia, 29 ans a repris l'entreprise familiale qui a connu une montée économique fulgurante: «Transportes Caccia». 
En 2012 on voit pour la première fois le nom de l'entreprise acoquiné avec la barra de Boca, dans une caravane de véhicules aux couleurs azur et or se dirigeant vers le Monumental. Le début d'une association fructueuse.
Depuis plusieurs années, la société fait sa pub avec une banderole baché par La Doce les jours de match et, selon les recherches effectuées par le célèbre journaliste Gustavo Grabia, Mauro Martin et Maximiliano Mazzaro, les chefs de la barra tandis que Di Zeo était en prison, justifiaient leurs revenus en tant qu'employés des «Transportes Caccia».
Alors jeune fan de Boca, Facundo, a rencontré les barras du Club Leonardi, le club de Martin Mauro et leur a seulement "donné un coup de main".
La Justice, elle pense que depuis cette rencontre Caccia rend des "services financiers" à la Doce et elle a ordonné une série de perquisitions en 2013 dans divers bureaux de Caccia, dans le cadre d'une enquête pour association illicite avec la Doce.
A cette époque, le juge Manuel Campos, a qui on a retiré l'affaire aujourd'hui, pense que Caccia sert de blanchisseur d'argent sale de la barra.
Tant Martin, que Fido Debaux, Mazzaro et un autre membre de la direction de la 12, se sont déplacés pendant une longue période avec des voitures haut de gamme de l'entreprise Caccia, comme par hasard, les seuls véhicules que la compagnie prenait en charge sur sa masse salariale.
Selon les données actuelles de l'ANSES, dans la liste des employés inscrits, on continue d'y voir Luis Arrieta un barra «démissionnaire» de la Douze, «pour ne pas finir dans un tiroir» selon ses propres mots.

La fameuse villa de Devoto (source Infobae)

La fameuse villa de Devoto (source Infobae)

Et avec Di Zeo de retour en charge de la barra, Facundo Caccia a été vu par des caméras de sécurité lors de la visite de la Doce à l'équipe de Boca le 14 février 2015, à l'hôtel où se concentrait l'équipe. Di Zeo venait expliquer aux dirigeants de Boca Juniors qu il était «de retour». 
Tatoué, musculaire, corpulent, Caccia ne passe pas inaperçu. Il se déplace dans un modèle Ford Mondeo somptueux 2015 au nom de la société «Bs. As. Logistics», l'une des sociétés de la famille Caccia. 
Et il en possède d'autres des entreprises : «Movimientos Logísticos», «Construcciones C SRL» et «Rilf Logística» toutes au nom de sa femme Evelyn.
Cette villa de 3 étages à Devoto, revenon-en, Les voisins (pas très bavards) confirment néanmoins avoir vu Di Zeo a plusieurs occasions avec sa Dodge blanche. Il est fréquent les week-ends de voir plusieurs voitures hauts degamme garées devant. Pour Infobae, Di Zeo a investi des deniers dans la maison pour blanchir de l'argent sale en lien avec Caccia.
Depuis qu'il est en liens étroits avec la Doce, les irrégularités dans les comptes de ses entreprises intriguent les enquêteurs, certains de ses entrepôts ont été visés par des tirs, des vols de camions, utilisation de chèques volés. Caccia a voulu s'encanailler et il a l'air d'en payer le prix maintenant.

Rafa bien entouré

Rafa bien entouré

09/09/2015
Mauro Martin et Rafa Di Zeo ont été vus à Turin en train de soutenir les anciennes gloires de Boca face aux anciens de la Juventus dans un match amical. Le journaliste Gustavo Grabia dans un article de Olé affirme que c'est le président du club qui a payé les billets des deux barras pour une facture totale de 78 000 pesos (environ 4557 euros).
Et oui les élections c'est en fin d'année, c'est le moment d'être généreux.

Décembre 2015
En tout cas la réputation sulfureuse des leaders de la Doce ne les empêchent pas d'être vu par beaucoup de boquense comme des VIP avec lesquelles il faut être pris en photo ou à qui il faut demander des autographes. La Nacion en décembre 2015 s'en émeut dans une brève où le journal s'indigne d'un tel spectacle de familles s'adonnant à l'idolâtrie pour des gens «peu recommandables».

Di Zeo et ses fanboys

Di Zeo et ses fanboys

Ce bain de foule s'est déroulé alors que les deux leaders se rendaient au siège du club pour voter comme tout bon socios pour le nouveau président de Boca. Et la lutte s'annonce terrible. En effet Angelici est loin de faire l'unanimité et compte de nombreux ennemis politiques et notamment Victor Santa Maria, homme politique, syndicaliste et président du Parti Justicialista (péroniste) de Buenos Aires. Maria s'est, durant l'été, rapproché d'un des 3 candidats à la présidence de Boca, José Béraldi, un ancien trésorier de Boca. Le méli-mélo politico-sportif autour de cette élection m'échappe clairement entre les Kirchneriens et les Macriste mais à Buenos Aires, Boca Juniors est souvent en arrière plan du débat. Bref.

En lice aussi durant ces élections donc, on trouve deux pontes boquense... L'actuel président Daniel Angelici (soutenu par Mauricio Macri et Maradona notamment), Jorge Ameal, ex président du club entre juin 2008 et décembre 2011 et un troisième larron, le fameux José Béraldi. 
Sous Jorge, le club n'a pas croulé sous les titres c'est le moins que l'on puisse dire... Seulement 2 titres de tournoi de fermeture en 2008 et 2011. Soutenu par Mario Pergolini, un magnat des médias de Buenos Aires, Ameal n'a que très peu de chance de victoire.
Mais son allié Pergolini est un malin, torpillant la passion d'Angelici pour Boca en l'accusant d'être en fait un fan ...d'Huracan... Oulala coups bas. 

La carte de socio d'Huracan d'Angelici  fake ou pas ?

La carte de socio d'Huracan d'Angelici fake ou pas ?

Mais le gros enjeu de ces élections c'est quoi ?  Les relations avec la 12 ?  HAHAHA vous rigolez?! Non le gros chantier c'est le nouveau stade de Boca. C'est sur ce point très précis que les candidats s'affrontent avec 2 visions diamétralement différentes.

Angelici, veut un nouveau stade Bombonera, qui pourrait être construit à deux pas de l'ancien. L'ancien stade pourra servir, lui, pour les spectacles, fêtes, ou d'autres événements sportifs selon Angelici. Mais il sait le coût d'un tel projet et il a bien martelé qu'il y aura un référendum pour décider de quoi faire. Mais pour lui il est impossible d'agrandir la Bombonera notamment à cause des restrictions sécuritaires de la FIFA et de la ville de Buenos Aires.

Mais le duo Ameal-Pergolini pense différemment. Eux veulent un agrandissement de stade et ont lancé le projet «Bombonera 360» afin de financer et lancer un appel d'offres aux entreprises.  Leur idée ?

Bombonera 360

un stade ovale, avec des «vraies» latérales pour un stade atteignant la capacité de 78 000 places.  Cette idée de stade couvert et fermé a déjà été proposée par de nombreux candidats avant et ce projet est toujours resté au stade embryonnaire. 5 ans de travaux pour un coût de 80 à 100 millions, rien que ça. Un défi sur lequel de nombreux candidats ont buté par le passé.


Le jour des élections arrive ce 5 décembre, bureau de vote ouvert de 9 h à 18h. Vote interdit au mineurs entre autres. On voit un défilé de personnalités, Tevez notamment accompagné d'Angelici, réaffirmant ainsi son soutien à l'actuel président mais ne pouvant pas voter car employé du club. Riquelme est aperçu lui aussi. Loin d'être un fan d'Angelici, en octobre il a même déclaré qu'Angelici allait gagner les élections car il avait déjà "tout acheté" (comprendra qui pourra). Venu avec avec son frère, l'idole de Boca a pu voter mais sous les chants hostiles au Président actuel. 

Le vote de Riquelme

Riquelme

Riquelme

A la fin de la journée, Angelici est réélu avec 11 421votes (43,87%), Ameal récolte 8 063 (30,97%) et Béraldi, 6 549 votes (16%).
Le nombre de participants a été plus important qu'en 2011. Angelici et son nouveau vice-président Royco Ferrari vont donc s'atteler au travail. Le renouvellement du contrat de Rodolfo Arruabarrena (une des promesses d'Angelici), la consultation pour le nouveau stade de Boca mais aussi tenter de réunifier la famille boquense.
En effet, celle-ci n'a jamais semblé aussi divisé et les chants très hostiles à Angelici le prouve. Être réélu avec seulement 43, 87 % des voix c'est très peu, il faut bien imaginer que 56% des votants avaient choisi un des 2 autres candidats. Si avec José Beraldi, les choses pourraient s'arranger rapidement, les deux hommes étant proches. Avec les partisans d'Ameal, ça va être plus difficile.

Angelici et son vice-président

Angelici et son vice-président

En janvier 2016, l'homme par qui le scandale est arrivé, et dont j'avais relaté l'histoire lors du précédent article, sort du silence. Daniel «Panadero» Napolitano lance un appel à Angelici dans une interview à Olé. «Je veux m'expliquer avec lui, mon histoire avec Boca ne peut pas se terminer ainsi. Ca n'a rien à voir avec la politique». Il avait effectivement été envisagé que cette action (pour laquelle plusieurs autres personnes sont poursuivis) soit un acte de déstabilisation politique fomenté par des opposants à Angelici.
Selon lui depuis cet incident, son arrestation et son procès venir, il est resté le même. Se levant toujours à 4 heures du matin pour produire son pain (enfin bon sa famille possède une chaîne de boulangerie), il va au cinéma et jamais aucun fan de Boca ne lui a jamais rien reprocher selon lui. Le plus dur pour lui «regarder Boca à la télé au lieu de se rendre au stade» A la question pourquoi il avait un spray au poivre sur lui au stade, il rétorque : «je m'étais fait volé plusieurs fois auparavant, j'ai ça sur moi pour me défendre».

Sans transition

Comme vous le savez maintenant on ne s'ennuie jamais à Boca durant l'été (l'hiver chez nous) et cette fois c'est Carlos Tévez qui est dans le viseur médiatique.  En cause cette photo de Carlos (et son frère Diego) se tapant un repas pépère avec les leaders de la Doce prise à la fin d'année 2015.

la belle équipe (infobae ; taringa)

la belle équipe (infobae ; taringa)

La photo a commencé à circuler vers la mi-janvier 2016 sur les réseaux sociaux. Alors certes on connait les relations étroites entre Carlos et la Barra xeneize. Et d'ailleurs il ne s'en est jamais caché. Malgré cela, cette photo fait jaser un peu. Ce repas s'est tenu dans la fameuse villa dont on a parlé plus haut à Devoto. 
Sur la photo on peut voir notamment 2 barras au casier bien chargé (oui encore plus que Di Zeo) Maximiliano «El Mey» Oetinger et Mariano «Kissy» Gil (qu'on commence à bien connaître sur ce blog) El Mey est connu pour des enlèvements et l'autre on le sait fait partie du gang Gordo Valor, une organisation de braqueurs de banques et de fourgons blindés. 
Si l'authenticité de la photo a été mise en doute, le journaliste Mauro Fulco apporte des preuves de sa véracité avec cette photo https://twitter.com/maurofulco/status/705761378146066432 

«Même jour, même lieu, mêmes vêtements. Il y a, Diego Tevez et Diego Rodriguez.»

 

On ne choisit pas ses amis, dit le dicton.

Et ailleurs en Argentine ?

08/06/16 Newell's
L'un des chefs de la «barrabrava» (groupe de supporteurs violents) du club argentin de Newell's Old Boys a été abattu de neuf balles mardi en pleine rue, a annoncé la police de Rosario, à 300 km au nord de Buenos Aires. 
Matias Franchetti, l'un des meneurs de la barrabrava «La Lepra (la Lèpre)», semble avoir été victime d'un règlement de comptes de la part d'un barrabrava adverse, selon la police. Il est le troisième supporter tué depuis le début de l'année dans des violences. Franchetti a été abattu à bout portant devant le stade du club de première division par des individus à moto, selon la police. Dimanche, un supporter a été violemment battu, dénudé et expulsé d'un stade près de Buenos Aires lors d'un match de deuxième division pour avoir célébré un penalty au milieux de supporters de l'équipe adverse. 

25/09/16 Velez Sarsfield 
Christian Bassedas, l'entraîneur de Vélez Sarsfield a démissionné après une défaite 3-0 ce samedi. En cause plus précisément: la violente réaction des supporters après la défaite.
Des hooligans ont essayé de rentrer dans les vestiaires, et ont dû être dispersés par des policiers armés de gaz lacrymogènes, selon la presse locale. Vélez Sarsfield, a perdu 3 de ses 4 premiers matches cette saison.
Le président Raul Gamez a confirmé que Bassedas, ancien milieu de terrain de la sélection argentine, avait démissionné, mais il a précisé qu'il espérait que son entraîneur de 43 ans allait changer d'avis. «Il aime vraiment Velez, mais aujourd'hui il a entendu des choses insoutenables pour quiconque a des sentiments pour ce club», a expliqué Gamez, en référence aux chants des supporters contre l'équipe.
«Je vais essayer de le convaincre de rester jusqu'à la fin de l'année, et de penser à quelqu'un d'autre pour le poste d'entraîneur», a précisé Gamez. 
(L'Equipe)

 

(Source infobae, Lanacio, Taringa, Olé)

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23 avril 2016 6 23 /04 /avril /2016 16:07

Le match suivant le classico interrompu en Copa Libertadores était à huis clos pour Boca à la Bombonera face à Aldovisi (défaite 3-0).

 

Mai 2015

Vu le scandale engendré, la justice veut frapper fort et un coupable et instigateur est vite désigné, Adrian «el Panadero» («Le Boulanger») Napolitano. A la mi-mai, les images de la Fox qui transmettait le match passent en boucle sur les sites des journaux généralistes. Et le visage de Napolitano fait le tour des médias argentins avec des dizaines de «portraits» à la clé.

Les personnes impliquées sont rapidement identifiées et en plus de Napolitano, on voit Federico Blanco (avec la casquette blanche), un homme connu pour violences. En 2012 il faisait partie du groupe de fans qui avaient jeté un panneau publicitaire sur le banc des joueurs d'Independiente. Il sera inculpé pour dommages et intérêts et interdit de stade 1 an.

On voit aussi Gustavo «el Mono» («Le Singe») Florentin sur les images portant un t-shirt jaune «Nuevo Boca». En 2011 il était sur la liste de soutien pour l'élection de Jorge Amor Ameal à la présidence de Boca.

Mais plus important que tout, le journal Clarin nous apprend que Napolitano est en contact avec un gros bonnet boquense, Roberto Digon, président de l'Agrupación Nuevo Boca, une association qui se veut concurrente de la gestion d'Angelici et dont Digon convoite la place.

Digon fera rapidement des déclarations stipulant que oui il connaît Napolitano mais que celui-ci ne fait plus partie des «socios» de son association depuis 2007.

Mais bien évidemment la vérité est plus tordue et les réseaux sociaux vont vite mettre en porte à faux la déclaration de Digon. Une photo de Napolitano avec la femme de Digon (la vice-présidente de l'association) a vite fait le buzz. La photo montrant bien son appartenance au secrétariat des socios de l'Agrupación Nuevo Boca.  

la dame blonde c'est Silvia Gottero, Napolitano c'est le bonnet jaune

la dame blonde c'est Silvia Gottero, Napolitano c'est le bonnet jaune

Digon affirmera que la photo datait de 2000 lors d'un voyage au Japon pour la Coupe Intercontinentale et qu'elle se trouve sur le site de l'association, preuve qu'il n'a rien à cacher. «A Zamora tout le monde sait qui est «Napolitano» même les politiciens au pouvoir l'invitent pour leur faire de la pub», rajoute-t-il. Pensant l'incendie éteint, Digon va faire face à une autre polémique concernant sa femme, Silvia Gottero. Un journal argentin s'émeut que cette dernière soit l'ex femme de José Barrita aka «el Abuelo» l'ex grand chef incontesté de la 12 jusqu'en 1996. Le monde est petit. D'autant plus qu'elle faisait partie de la liste du candidat à la tête du gouvernement de la Ciudad de Buenos Aires, Mariano Recalde (qui finira 3ème en juillet 2015).

 

Parlons rapidement de Napolitano, il doit ce surnom à son père qui est propriétaire d'une chaîne de boulangerie, il vit à Lanus, il est marié et papa d'une fille. Bien qu'il n'a jamais fait partie de la 12 officiellement, il a un passé violent notamment une baston bien connue contre Mancuso, un membre de la cupula de la barra lors d'un match en Uruguay à Montevideo entre Boca et les Wanderers lors de cette édition de la Libertadores.

Ne manquant pas d'argent, il voyage souvent pour suivre son équipe, et il partage le même hôtel des joueurs généralement, une photo de lui et Bianchi a circulé sur twitter.  

Napolitano au milieu, Carlos Bianchi à droite

Napolitano au milieu, Carlos Bianchi à droite

Dès le lendemain de l'incident, il est décrit comme un proche de la faction Los Pinos de Mazzaro puis finalement on le dit proche de Marcelo Aravena et que l'attaque ne serait pas une envie de Digon d'embarrasser Angelici mais plutôt une tentative d'Aravena de pourrir la 12 après son énième éviction.

La liste des 10 personnes identifiées et soupçonnées de l'agression a été publiée par Olé.

Federico Blanco ; Gustavo Florentin ; Diego Biglia ; Marcelo Caceres, Ernesto Rossi ; Rodrigo Polimeni ; Geronimo Molteni ; Salvador Miglioresi ; Sergio Amor et Carlos Pedrozo.

Dès lors, la justice fait son travail, la juge d'instruction, Wilma Lopez, convoque Napolitano pendant plusieurs heures. Napolitano s'excusera publiquement pour l'incident à maintes reprises.

 

Si Mauro et Rafael affichent leur unité à présent il en est de même pour leur ennemis... En effet lors du dernier match en public (avant la suspension de la Bombonera suite au Superclassico) on a vu 300 barras dissidents dans la Popular Sur avec à leur tête Cristian Fido Debaux et Cristian Garro. On dit même que certains têtes bien connus de La Matanza» affilié à Mazzaro était avec eux.

L'alliance est tout aussi improbable mais somme toute logique dans ce jeu de chaises musicales. Et la menace est telle que Mauro Martin lui-même a fait le déplacement de pré-saison aux Etats-Unis en juillet avec la Jugador 12 pour marquer son territoire et montrer à Angelici que c'est lui et Di Zeo et personne d'autre qui contrôlerait la Doce.

Mauro Martin à Miami (2ème en partant de la gauche).

Mauro Martin à Miami (2ème en partant de la gauche).

08/07/15

Boca, tes barrabravas impitoyables 12
Boca, tes barrabravas impitoyables 12
Boca, tes barrabravas impitoyables 12

Les images sont frappantes et elles confirment les soupçons que beaucoup avait.
Des images de vidéo-surveillance ont été publiées dans la presse ces jours-ci attestant de la présence de membre de la 12 à l'hôtel des joueurs de Boca lors du tournoi de Verano en février 2015. Les images montrent le parking de l'hôtel où l'équipe de Boca a tenu deux réunions successives, d'abord avec une grande partie des membres de la Doce ( dont Mariano Kissy Gil, le leader de la Chocolatada). Puis une autre plus intime, entre Rafael Di Zeo, Mauro Martín et trois joueurs : Agustin Orion, Daniel Cata Diaz et Fernando Gago. Les images diffusées par TyCSports appartiennent à l'hôtel Madero et ont été enregistrées le samedi 14 février.


Ces preuves étaient aux mains du juge Manuel De Campos a qui on a retiré l'enquête
pour la confier à Facundo Cubas qui a fait convoquer Angelici pour l'interroger, et leprésident de Boca a expliqué à Cubas qu'il ne "savait pas pour cette réunion". Ce dernier, au début de juin, a démissionné parce qu'il a pris sa retraite, et depuis le 1er juillet il est remplacé par Osvaldo Rappa. 


Le 28 janvier donc, Mauro Martin et Di Zeo sont réapparus côte à côte pour diriger la 12 comme déjà mentionné ici. Deux semaines après, la veille du match amical contre Olimpo. Di Zeo et Martin ont demandé une réunion. On peut apercevoir Ricardo Nicoli, chef de la sécurité de Boca brièvement sur les images. Puis on voit environ 30 barras avec Di Zeo et Martin à leur tête. Parmi les barras, Marcelo Aravena «El Manco» chef de la faction Lomas, revenu aux affaires avant une prochaine disgrâce qui surviendra bientôt et Hernán Canton, neveu de Santiago El Gitano Lancry, (l'homme du drone portant un drap blanc avec un B, une référence à la rétrogradation de River en Primera B en 2011). Un peu plus tard, on voit les joueurs et l'entraîneur Rodolfo Arruabarrena qui passent. L'assemblée générale n'a pas été enregistré parce que la caméra s'est tourné vers un autre endroit. Puis, on  voit tout ce beau monde sortir, sauf Di Zeo et Martin qui bavardaient avec Orion, Diaz et Gago. Très souriant, les chefs se retirèrent 3 minutes plus tard. En tout «64 minutes d'un film de science-fiction. Mais la vraie...» (clarin)


Après la diffusion des images un producteur de TyCSports a tweeté «Di Zeo a dit à Gago, Orion et Cata que lorsque vous avez terminé le match, vous devez saluer la 12. Pas l'autre côté, où les traîtres sont» (il doit faire référence à Debaux et Garro en Popular Sud).
Parmi les demandes, Di Zeo a également précisé qu'il voulait des titres et que les joueurs devaient «mettre les piles», et il a demandé également 30 maillots du club «pour les enfants». Quelques jours plus tard, au Chili lors du match contre Palestino, Orion était en colère contre son coéquipier Erbes parce qu'il avait échangé son maillot avec Valenzuela, il a exigé qu'il le rende parce que «il était pour les barras», comme l'a révélé le joueur chilien. Maintenant, tout est devenu clair. 


Le lendemain se tenait à match à la Bombonera, pour fêter la fin de carrière de Sebastian Battaglia, joueur mythique boquense et le plus titré sous les couleurs de Boca avec 16 titres majeurs.  Et la Doce a de nouveau fait parler d'elle en exhibant par provocation une dizaine de banderas prises à l'ennemi River.

Boca, tes barrabravas impitoyables 12

S'ajoutait à ça un tifo rappelant tous les trophées internationaux remportés par le club avec le message «La légende continue et est écrite par les vainqueurs. La 12 est unie et ne sera jamais vaincue». Une façon de dire «on est là et on le restera»
Angelici, quand à lui, a affirmé aux médias que la réunion entre barras et joueurs de février dernier n'avait rien d'illégale. A noter aussi que ce match était le 1er à la Bombonera auxquels Martin et Di Zeo ont assisté depuis leur nouvelle alliance, leur «derecho de admision» ayant été levé. 

Boca, tes barrabravas impitoyables 12

A la fin du mois de juillet le journal «infobae» a publié un enregistrement audio, supposément attribué à Rafa, de ses propos lors de la réunion secrète avec les joueurs en février. Il y énumère les règles à respecter pour les joueurs : «ne jamais échanger son maillot avec un adversaire ; ne jamais aider un adversaire à se relever ;  donner leurs maillots aux barras qui se déplacent à l'extérieur ; et donner sa vie sur le terrain, que ça joue bien ou mal, vous devez tout donné, nous tuons et nous tuons des gens pour ce maillot. Vous avez bien compris ? Vous avez quelque chose à dire ?  Bon, merci.»
 

L'authenticité de l'audio est contestée, il faut le savoir. Si vous voulez l'écouter allez sur ce lien :


 

20/08/15 
42 personnes, des barras bravas, des responsables de la sécurité de Boca Juniors mais aussi onze policiers,vont être interrogées sur décision d'un Procureur, pour leurs implications dans le incidents survenus lors du match de 1/8ème de finale de la Copa Libertadores entre le club xeneize et River Plate en mai dernier...
Des policiers et des responsables de la sécurité du stade seront aussi entendus pour déterminer les responsabilités (et collusions) face aux défaillances constatées durant la rencontre.

 

04/09/15 

Le Boulanger

Le Boulanger

Quatre barrabravas de Boca Juniors, suspectés d'avoir aspergé des joueurs de River Plate de produits toxiques, il y a trois mois, ont été mis en examen par la justice argentine. Ils ont été laissé en liberté, avant la tenue du procès, contre une caution de 100.000 pesos (9500 euros)...

Adrián "el Panadero" Napolitano fait partie des interpellés.

Outre la disqualification, la Confédération sud-américaine de football (Conmebol) avait infligé à Boca Juniors une amende de 200.000 dollars et l'obligation de disputer deux matchs à domicile à huis clos.

Trois autres hinchas de Boca Juniors, Federico Blanco, Diego Blas Biglia et Gustavo Florentín ont été mis en examen pour cette incident...

En septembre alors que la saison a repris depuis plus d'un mois en Argentine, l'équipe de Boca s'est déplacé en Italie pour y affronter la Juve dans un match de prestige et devinez qui étaient dans l'avion avec l'équipe ? Rafa et Mauro ni plus ni moins. Niveau collusion on n'est plus à ça près à Boca visiblement alors autant se lâcher.

Au même moment une bonne partie de la 2ème ligne et 3ème de la Doce notamment une dizaine de proches de Rafa se sont rendus au centre d’entraînement, le complexe Pedro Pompilio afin de marquer leur présence et discuter avec le staff boquense restés à Buenos Aires et ainsi leur mettre la pression sur le prochain Superclassico après un début de championnat moyen et surtout la défaite quelques jours avant contre San Lorenzo à domicile.

17/09/15
Luis Segura, président de la Fédération argentine affirmait « qu'aucun projet n'était prévu » pour le retour du public visiteur dans les stades argentins. Instaurée il y a deux ans pour réduire la violence dans les stades, cette mesure s'est pour l'instant montrée infructueuse. ce mercredi, Segura a fait volte-face en annonçant que deux matchs (Arsenal contre Olimpo en première division et Tristán Suárez face à Sportivo Italiano en seconde) seront ouverts aux supporters visiteurs ce week-end. « Nous espérons que ces rencontres se déroulent sans aucun débordement » a-t-il déclaré.
Ces matchs serviront d'essais pour une future réintégration définitive. Daniel Scioli, gouverneur de Buenos Aires, a lui annoncé que la proximité avec les élections nationales et les essais «concluants» en Coupe d'Argentine ont convaincu le gouvernement.
(So Foot)

 

 

02/10/15 
En ce jour, le journal Clarin nous donne des nouvelles d'un des ex-protagonistes dans la lutte du pouvoir pour le contrôle de la Doce. William «el Uruguyao» Richard, 46 ans. Si vous avez lu les articles depuis le début vous savez qu'il a été un temps allié de Mauro Martin, lors de l'incarcération de Di Zeo, à la tête de «la 12» avant une énième embrouille ne le pousse hors du cercle de confiance de la cupula boquense.  Et sa situation a été de mal en pis après son agression fomentée par les frères Di Zeo au bar Cocodrilo en 2011. Ce jour-là le chauffeur de Rafael lui a tiré dessus le laissant paralysé depuis lors. 

Boca, tes barrabravas impitoyables 12

Et bien on apprend que le 1er mai dernier il avait été arrêté, avec un ami, en possession de 15 kilos de cocaïne dans une camionnette voyageant dans un Buquebus (sorte de ferry reliant Montevideo à l'Argentine). En attendant son procès à la prison Ezeiza, la justice l'a autorisé à être assigné à résidence dans sa maison à Avallaneda à la place et ce dû à des raisons de santé et ses fréquents séjours à l'hôpital Fiorito.
Clarin met en lumière aussi les relations passées entre Rafa et Richard. Ils se seraient connus en 1999 lors de la visite de Rafa dans la prison Devoto pour y voir des «compagnons de la 12» et que Richard y purgeait à l'époque une peine de 11 ans pour vol qualifié mais aussi pour avoir été un des meneurs d'une émeute carcérale en 1993 avec 24 personnes prises en otage.
C'est donc bien Rafa qui a fait entrer Richard au sein de la 12 dont il a été leader (enfin numéro 2) entre 2007 et 2009 jusqu'à la bataille de «Parque Lezama» (voir articles précédents). 

Martin (2ème à partir de la gauche) et Richard à sa droite

Martin (2ème à partir de la gauche) et Richard à sa droite

Autre casserole au cul de Richard, sa mise en accusation par le juge Angelini de San Isidro pour sa supposée participation au crime «Unicenter», le 24 juillet 2008, épisode dans lequel 2 trafiquants de drogues colombiens, Edilson «Monoteo» Duque Cevallos, 35 ans et Alexander Quintero Gartner son garde du corps de 38 ans, avaient été tués sur le parking d'un centre commercial. Le juge a fait le lien entre Richard et les 2 «cerveaux» de l'opération, Jorge Moreyra et Victor Hugo «El Pelado» Ovejero, 2 membres de la Chocolatada de la Doce. Ces 2 hommes se seraient chargé de la logistique de l'attaque qui aurait, dit-on, été commanditée à l'époque par Daniel «El Loco» Barrera, un narco-trafiquant colombien. Plus récemment on a spéculé sur la participation de Jesus Lopez «Mi Sangre» Londôno, autre trafiquant colombien arrêté en novembre 2014.


Quelques jours avant le double assassinat, Richard a été vu souvent, rendant visite aux frères Gustavo et Eduardo Julià, deux trafiquants notoires. Les soupçons portent donc rapidement sur lui et mèneront rapidement aux arrestations de Ovejero et Moreyra, plus celle de «el zurdo» («le gauchiste») Jorge Daniel Moreira. Jusque là la justice n'a pas encore pu déterminer qui était le tireur même si les soupçons portent sur d'autres barras de Boca : notamment sur Horacio «El Ninja» Enrique surnommé «Cobi 100% bostero».
Les frères Julià sont arrêtés aussi, c'est l'homme de confiance de Gustavo Julià, Carlos Gustavo Luaces «el pajàro» («l'oiseau») qui aurait servi d'intermédiaire entre les barras et les commanditaires. Le nom de l'entrepreneur Martin Lopez Magallanes, déjà lié à 1 triple meurtre sur fond de trafic d'éphédrine en août 2008 ayant impliqué des membres du gouvernement Kirchner, a aussi été cité dans une conversation téléphonique entre «le gauchiste» Moreira et un certain Dani. 


Le dossier d'accusation montre que les barras auraient facturé le contrat à 500 000 pesos chacun. Un prix exorbitant ayant permis à l'un des barras d'acheter un appartement et une voiture. «el Zedo» Moreira aurait utilisé une partie de son argent pour acquérir une laverie automobile lié à divers trafics via Alejandro «Anteojito» Albanese.
L'ami avec qui il a été arrêté s'appelle Diego Fernandez Garcia et aurait été identifié comme un barra du club d'Arsenal Sarandi. Lors de la perquisition du domicile de cet homme, on y a trouvé des cartouches de fusil de chasse mais surtout des uniformes de la police provinciale de Buenos Aires.


 

Pour le prochain épisode on parlera de Rafa et son ami très riche et héritier Facundo Caccia qui lui offre chalet, avocat et autres services....

 

 

Et ailleurs en Argentine alors ? Il se passe quoi ?

 

09/06/15  Atlético Conception vs Union Santiago
Un hincha argentin est décédé dans la nuit de dimanche à lundi après des affrontements entre deux factions rivales d'une barra brava rattachée à l'Atlético Concepción, club de quatrième division.
Selon El Mundo Deportivo, Ignacio Eduardo Jerez, 55 ans, supporter de l'Atlético, avait assisté au match de son équipe contre Unión Santiago, dans la province de Tucumán. Il n'était membre d'aucune barra. Accompagné de ses enfants et petits-enfants, il était sur le chemin du retour quand il s'est retrouvé au cœur d'une fusillade entre deux bandes. Il a été tué d'une balle perdue.
Mario Díaz, président de l'Atlético Concepción, a présenté ses condoléances à la famille d'Ignacio Eduardo Jerez et présenté sa démission dans la foulée : «On le connaissait bien parce qu'il suivait toujours l'équipe. C'était un hincha qui aimait son club. Ce qui est arrivé est une honte. Je renonce à mes fonctions de président.» 


05/09/15 Central Norte - Tiro y Gimnasia
Une violente bagarre a éclaté dans la tribune Sud entre membres de Los Pibes et de la 12, deux bandes de barra bravas supportant Central Norte. La police a brillé par son absence, les incidents durant plus de 15 minutes. Un supporter de 22 ans a été transporté à l'hôpital pour un traumatisme crânien. 


11/09/15 River Plate
Sergio Piñeiro, un barra des Borrachos del Tablón, a été condamné à la prison à vie pour l'assassinat en 2007 de Gonzalo Acro, mais restera libre jusqu'à ce que la cour de cassation confirme la décision. Alan Schlenkler, le chef de la barra du Millo à cette époque (avec Adrían Rousseau), son frère William, Oveja Pintos, Cuca Girón, Colo Luna et Maximiliano Lococo avaient déjà été condamnés en 2011...
Gonzalo Acro était le bras droit d'Adrían Rousseau qui se livrait alors à une violente lutte interne pour le contrôle des Borrachos del Tablón, la barra Riverplatense avec Alan Schlenker, autre chef historique des Borrachos…
C’est le mardi 7 août 2007 que cette lutte de pouvoir bascula dans la tragédie quand Gonzalo Acro (29 ans), le lieutenant, l’ami fidèle d’Adrían fût abattu de trois balles de revolver à la sortie d’un gymnase dans le quartier de Villa Urquiza. Un autre barra, Osvaldo Matera sera lui aussi blessé, mais en sortira indemne tandis qu’Acro, grièvement blessé décèdera deux jours plus tard à l’hôpital Pirovano de Buenos-Aires.
Un autre barra, Matías Kraft, qui était resté en cavale pendant trois ans a lui été acquitté...
Curva1899



12/09/15 Atlético Argentino vs San Martin
San Martin menait 2-0, lorsque les fans locaux ont envahi le terrain et le match a été arrêté. Il y a eu des échanges de pierres et de balles en caoutchouc entre les supporters et la police. Avant la rencontre, les supporters ont détruit plusieurs vitres de l'autobus transportant la délégation de San Martin, avec des pierres et des briques.


27/09/15 Deportivo Aguilares vs Almirante Brown 
La rencontre a été arrêtée à la 80ème minute de jeu, suite à l'agression de joueurs visiteurs, notamment le gardien visiteur, Orlando Gomez, par les fans d'Aguilares. La police a dû escorter les joueurs de Brown. 


03/10/15 San Martin de Tucuman vs Gimnasia y Tiro 
La rencontre a été purement et simplement arrêtée par l'arbitre suite aux incidents provoqués par les fans de San Martin qui ont tenté d'envahir la pelouse, après une première interruption du jeu de 8 minutes. 



Sources : Clarin, Olé, Canchallena, Dirarioveloz, Cosecharoja, Underground Fans

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Published by Desmoulins - dans Barra Bravas
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16 mai 2015 6 16 /05 /mai /2015 17:55

Di Zeo (barbe) Et Martin (bob) qui dirigent la Doce à Mendoza lors du tournoi d'été.

Debaux mis hors-jeu momentanément, ce sont plusieurs dizaines de membres de la 2 et 3 ème ligne de la Doce qui ont déserté les rangs et refusé de prêter allégeance aux nouveaux chefs Di Zeo et Martin. Des défections qui n'émeuvent guère les deux compères, ainsi ils auront loisir de placer leurs propres affidés aux postes clés. Mais cela prouve tout de même la place et le respect qu'inspirait Debaux à de nombreux barras.
Les temps sont si incertains et étranges qu'une alliance Debaux Mazzaro pour reprendre la Doce n'est pas à exclure même si on en est encore loin.

12/02/15
Daniel Wehbe, le dernier accusé en fuite recherché pour la mort d'Ernesto Cirino en août 2011, s'est livré à la police aujourd'hui. Crime pour lequel les deux anciens dirigeants de la 12 Mauro Martin et Maximiliano Mazzaro, avaient été emprisonnés et acquittés dernièrement.
Selon des sources policières, Wehbe a été livré à la section des homicides de la police fédérale. Lorsque ses anciens amis ont été acquittés, ils ont tous les deux blâmé Wehbe d'avoir frappé Cirino. "Le fugitif aurait appliqué le coup lorsque les autres ont quitté l'endroit," selon le procureur, Lecube Jorge Lopez, en octobre 2014, ce qui l'a amené à acquitté les deux barras. Wehbe appréciera la solidarité de ces deux ex-chefs. Wehbe a réussi grâce à des appuis aussi divers que varié à échapper à la police pendant presque 3 ans. Entre autres on parle d'un barra de River qui aurait caché Wehbe mais aussi d'un dirigeant politique.

15/02/15
Les chefs, Rafael Di Zeo et Mauro Martin, se tenaient à l'extérieur de La Bombonera et n'ont pas pu assister au match contre Olimpo pour l'ouverture de la saison de la 1ère division argentine. Car la police fédérale a appliquée le droit d'admission envers les interdits de stade boquense. Pour une fois, l’interdiction dont ils font l’objet – Argentine oblige, c’est au bon vouloir du club – a été appliquée. En l'absence de leurs chefs, les fans "Xeneize" de la Doce ont exprimé leur mécontentement et retourné leurs baches et drapeaux dans la tribune en signe de protestation.
Pourtant pendant la semaine, le club avait averti que, outre la carte de membre, la carte d'identité serait de mise pour entrer dans la populaire.
Di Zeo, a été vu près de La Bombonera avec 150 autres membres de La 12.
Dans le creux de la populaire, les partisans qui occupaient le secteur placé une banderole qui disait: "Joueur N°12 présent". Et une autre comportait des insultes pour le juge d'instruction Manuel De Campos.



18/02/15
La guerre interne fait craindre aux autorités de nouveaux incidents lors du premier match de Copa Libertadores entre le Club Deportivo Palestino et le club xeneize qui se jouera dans l'estadio Santa Laura de Santiago...
Ces derniers jours de nombreux messages provocateurs ainsi que des photos de barrabravas avec des armes à feu sont apparus alors que Boca fera ses débuts dans la Copa Libertadores contre Palestino à Santiago dans la soirée. Une situation qui préoccupe les autorités argentines et chiliennes.

Rafael Di Zeo et Mauro Martín ont repris les commandes de La 12 avec "l'accord" des dirigeants de Boca et étaient ensemble à la tête du cortège qui amenait la barra "brava official" vers le stade José María Minella de Mar del Plata durant les "tournois d'été". Toujours interdits de stade, ils n'ont pas pu entrer dans le stade de la station balnéaire. Ils ont pu par contre ensuite assister ensemble et accompagnés de Marcelo Aravena au Superclásico contre River dans une des paravalanchas de l'estadio Malvinas Argentinas de Mendoza occupée par la popular boquense.
Une «jolie» vidéo de Di Zeo et Martin dirigeant la Doce ensemble https://www.youtube.com/watch?v=lbasR8eCUX8

19/02/15
Aucun incident notable lors de ce déplacement de Boca Juniors au Chili pour son premier match du Groupe 5 de la Copa Libertadores.
Rafael Di Zeo, sous le coup d'une interdiction de stade a été interdit d'entrer au stade Santa Laura par la Police chilienne à la demande des autorités argentines.
Comme à la Bombonera lors du premier match de championnat de la saison contre Olimpo, les "derecho de admisión" boquense n'ont pu se rendre au stade selon une liste qui a été fournie par le ministère argentin de la sécurité.

20/02/15
Le secrétaire à la Sécurité Sergio Berni, a accusé Daniel Angelici le Président de Boca lors d'une conférence de presse, d'avoir des relations privilégiées et quotidiennes avec les barrabravas de son club, après qu'il ait dénoncé qu'il avait été menacé violemment et demandé à l'Etat d'agir.
Mais Berni pense qu'Angelici comme d'autre dirigeants de club est inquièt des répercussions de l'enquête de Manuel De Campos qui vise à mettre en lumière le lien entre les barras, les dirigeants et les politiciens.
Pour le fonctionnaire, «l'un des problèmes d'Angelici et Boca est avec De Campos, qui enquête sur cette relation, que tous les dirigeants nient avoir».
«Ne nous laissons pas influencer par les dirigeants de foot (dont Angelici), qui sont très inquiets parce que cette enquête peut éclabousser leur réputation et celel de leurs clubs», a rajouté Berni.
Pour Berni, tous les dirigeants de clubs pro veulent essayer de retirer De Campos de l'enquête.

16/03/15

Rafael et Fernando Di Zeo et Mauro Martin ont fait le voyage en avion ensemble, ils sont arrivés dans la ville de Barinas, Venezuela, où l'équipe "Xeneize" jouera demain contre Zamora, pour la quatrième journée du Groupe 5 de la Copa Libertadores.
Contrairement au précédent déplacement au Chili où les autorités locales ne leur avaient pas délivré d'autorisation de rentrer dans le pays. Les Vénézuéliens se sont montrés moins sévères.

09/04/15
Les fans de Boca ont été retardés par une opération de la police uruguayenne à la frontière à Fray Bentos. Une caravane de bus de fans boquense se rendaient au Stadio Centenario pour le match de Copa Libertadores entre Boca et Les Wanderers de Montevideo. Tous les véhicules et passagers ont été contrôlés et, les forces de sécurité ont trouvé plusieurs personnes avec des mandats d'arrêt internationaux, selon le quotidien uruguayen El Pais.

Avril 2015
Maxi Mazzaro n'a pas dit son dernier mot.... cette alliance Di Zeo Martin l'a poussé définitivement hors des paravaalenchas, ses affidés des Los Pinos virés eux aussi notamment El Morci et Agapito, enfin seulement pendant un court laps de temps. Le temps d'une énième guerre interne. Car si Marcelo Bramajo s'est rangé du côté de Maxi, Marcelo Trapano «el Chino Jara» lui s'est tourné vers la nouvelle direction de la Doce et a tenté de prendre le leadership de La Matanza. Des affrontements qui ont fait un mort (voir épisode précédent).
Jusqu'ici en retrait Maxi prépare sa vengeance. La partie pour Martin et Di Zeo n'est pas encore gagnée car Mazzaro a encore des soutiens de poids. Jorge Lampa notamment un politicien de Lomas del Mirador (comme Mariano Gil) et Luis d'Elia. Rien ne dit malgré tout que ceux-ci vont se lancer dans une nouvelle guerre.
Pourtant les médias sont formels comme la rumeur Maxi se prépare à ramener 400 barras lors du superclassico contre River.
Mazzaro compte bien sur ses alliés de la barra d'Almirante Borwn pour reprendre la main sur la Doce. Comme l'écrivait Christophe Hallez de La Grinta
«La barra de l’Almirante Brown a toujours été très proche de la Doce de Boca Juniors. De fait, cette barraest très divisée et fait souvent parler d’elle pour des violences au sein de la même hinchada. L’une des branches de la barra («la banda Mostruo») fait partie de la première ligne de la Doce. Des chefs historiques de labarra brava de Boca comme le défunt «el abuelo» (le grand-père) ou Maximiliano Mazzaro sont des fervents supporters de l’Almirante Brown. Le sulfureux ex-gardien du club de La Ribera, Pablo Migliore, ex-membre de la Doce, va souvent voir les matchs de son cher Almirante Brown en compagnie des poids lourds de la tribune d’Isidro Casanova».

Le 29 avril au journal Clarin, Angelicia a martelé son message
Oui il veut «blanchir» la barra de Boca
Oui il n'hésitera pas à interdire de stade les fauteurs de troubles.
Oui il a besoin de l'Etat pour l'aider à lutter contre la violence.
Et oui, Mauro Martin sera de retour à la tête de la Doce pour le Superclassico dimanche. Par contre le retour de Di Zeo à a Bombonera va suivre un plus long processus.

07/05/15
Les rumeurs allaient bon train avant ce nouveau Superclassico sans compter les polémiques. Mazzaro avait annoncé sa venue avec 150 de ses sbires, il n'en fut rien par contre une nouvelle polémique a eu lieu après la décision quelques jours avant de la justice argentine d'obliger le club xeneize a admettre à nouveau Rafael Di Zeo, ancien et nouveau chef la barrabrava xeneize "La Doce" comme "socio".
Autre polémique avant ce match si particulier, avec la décision de Boca Juniors de permettre justement à Mauro Martín d'être présent à la Bombonera lors de ce Superclásico. Le Secrétaire d'État à la sécurité avait alors menacé de ne pas envoyer de policiers à la Bombonera si Boca acceptait de faire entrer des "personnes connues pour leur violence"...

Mai 2015

Le match retour du 8ème de finale de la Libertadores entre Boca et River a été très chaude. A lire le récit de la soirée par La Grinta http://www.lagrinta.fr/boca-river-le-recit-dune-soiree-mouvementee&7245/



29/11/14 Tiro Federal - Chacarita
Un footballeur argentin de 33 ans a été battu à mort par un joueur et des supporters adverses samedi après un match de championnat régional, a annoncé mercredi la police.
Le match entre Tiro Federal et Chacarita, deux équipes d'Aimogasta, à 1200 km au nord-est de Buenos Aires, avait été arrêté à 10 minutes de la fin en raison d'une bagarre entre joueurs.
Franco Nieto, capitaine de Tiro Federal, a été pris à partie ensuite par des agresseurs "parmi lesquels il y avait un joueur de l'équipe adverse, un assistant de son entraîneur et un barrabrava" (membre d'un groupe de supporters violents), a déclaré à la chaîne de télévision TN le chef régional de la police, Fabian Bordon.
"Des gens sont venus l'insulter. Ils l'ont frappé à coups de pied, à coups de poing. Il a essayé de se défendre, mais il a reçu un coup violent sur la tête. On l'a opéré mardi, il est mort aujourd'hui" (mercredi), a expliqué au même micro le neveu de la victime, Pablo Nieto.

25/01/15 Juventud Antoniana
Les festivités pour le 99ème anniversaire du club Centro Juventud Antoniana de Salta a dégénéré. Deux factions rivales se sont affrontées causant d'importants dégâts aux voitures et habitations. Il y a eu 6 blessés par balles et 9 arrestations.

10/04/15 Temperley - Colon
Un supporter poignardé en Argentine
Vendredi, le club de Temperley a battu Colón sur le score de deux buts à un. Le club de la banlieue de Buenos Aires a retrouvé le goût du succès après sept matchs sans victoires, dans l'improbable championnat argentin a 30 équipes.
Mais la violence a encore pris le dessus sur le football argentin. Lors de la previa (avant-match en Argentine, ndlr), un supporter a été poignardé aux alentours du stade Alfredo Beranger. La victime, touchée à l'abdomen, a de suite été transférée à l'hôpital. Une altercation a eu lieu, suite au conflit entre deux factions de barras bravas du club de Temperley.

17/04/15 San Lorenzo
Des supporters de San Lorenzo qui assistaient dans un bar à la rencontre de Copa Libertadores contre le club brésilien Corinthians, ont été visés par des coups de feu tirés par des rivaux d'Hurucan. "El Bahianito" qui n'est autre que le fils de "El Bahia", un des leaders de "La Butteler", une faction violente des supporters de San Lorenzo, a été gravement blessé. Quatre agresseurs ont été interpellés. Cette action est clairement une vengeance des fans d'Hurucan attaqués par ceux de San Lorenzo en septembre 2014.

19/04/15 San Martin de San Juan – Olimpo de Bahia Blanca
Un supporter de San Martin de San Juan qui avait assisté à la rencontre entre son équipe et Olimpo, a été retrouvé mort à 2 heures du matin, dans un conteneur à poubelle en feu à proximité du stade, partiellement décapité et entièrement calciné.
L'homme surnommé «El Cata" faisait parti de la barrabrava de San Martín de San Juan. Il apparaît évident qu'il a été tué par une bande rivale, alors que des incidents avaient déjà éclaté à la mi-temps du match, dans la tribune Nord. Un suspect a été interpellé.


Un petit topo sur River Plate aussi

En août, la guerre interne au sein de la hinchada de River a empiré avec un épisode rocambolesque. Le dimanche avant le match contre Rosario Central à domicile, un groupe de barras récemment exclu des Borrachos del Tablon ont volé deux baches géantes de la barra «official». Le vol a eu lieu dans une maison au nord de la zone urbaine de Buenos Aires. Pendant ce temps les Borrachos del Tablon attendaient au Monumental le match contre Rosario Central. Selon certains observateurs les voleurs pourraient toutefois appartenir à la section Los Patovicas de Hurlingham qui fait partie de la barra dissidente Banda del Oeste dirigé par Pato Ariel.
Quelques jours plus tard, la faction dissidente s'est présentée dans le Monumental lors du dernier match à Nuñez avec une bâche "Los verdaderos Borrachos" ("les véritables Borrachos")...
Cette faction composée des Patovicas de Hurlingham, de la Banda del Oeste et d'autres groupes issus de différents quartiers de Buenos-Aires (Flores, Caballito, Soldati) ou au Sud comme Caraza, Claypole et Temperle, est entrée à la mi-temps dans un climat très tendu.

La faction dissidente de la "barra millonaria" est issue de l'union de tous les groupes qui avaient été écartés des Borrachos del Tablón en 2007 et est actuellement menée par les groupes dirigés par "Cuqui" Alvarez des "Patovicas" de Hurlingham, Rubén Darío Velardez "Toti" de la "Banda del Oeste", Ariel El Pato Calvici, Alejandro El Zapatero Flores et d'autres barras issus de la "Zona Norte".
Certains chefs de la "barra dissidente" sont des "historiques" des Borrachos comme Hernán Taboada, présents lors de l'époque de Schlenker et Rousseau et qui avait perdu sa place après la "Batalla de los Quinchos" en 2007. Il a été le ciment qui a réuni "Los Patovicas"de Hurlingham avec ceux de la "Banda del Oeste" rejoints par d'autres barras de la "Zona Norte" de Damián Paz et Chatruc et de la "Sur" de Don Orione accompagné de plusieurs autres "figures" de la barra millonaria, dont ceux de Saavedra, le groupe de Zapatero Flores et celui d'Ariel Pato Calvici qui après quelques "accrochages" avec Martín Araujo et Héctor Godoy, les chefs de la "barra oficial", ont changé de "camp".
En novembre les deux factions se sont affrontés avant le Superclasico. Environ 150 barras armés de bâtons et couteaux se sont battus dans la cafétéria dans le stade de River. PLusieurs barras ont été blessés dont Hector Guillermo Godoy, un des chefs des Borrachos.

En mars dernier enfin, 5 barrabravas de River Plate ont été condamnés, près de sept ans après les faits, à trois ans de prison avec sursis pour leurs implications dans les violents affrontements survenus le 30 mars 2008 dans le stade de Vélez Sarsfield, où avait été délocalisé le match, quand en pleine guerre interne des Borrachos del Tablón, la "facción oficial" avait attaqué La Banda del Oeste, avant le match contre Arsenal Sarandi.
Ces violences avaient pour cadre la lutte interne que se livraient alors Alan Schlenker etAdrián Rousseau, les deux anciens chefs de la barra de River Plate, devenus ennemis et dont l'antagonisme avait conduit à la mort de Gonzalo Acro le 9 août 2007.
Il est aussi à noter que depuis sept ans les positionnements des cinq barrabravas au sein de la barra de River ont aussi évolués puisque Leonardo Alvarez est un membre des "Patovicas de Hurlingham", un groupe qui aujourd'hui est dans la "faction dissidente" tandis que Alexis Cárdenas était dans la "barra oficial" jusqu'en 2014 et que Claudio Mansilla, Nelson Mendoza Rivero et Gastón Lavalle sont toujours membres des Borrachos mais ne peuvent plus aller au Monumental. (info de Curva1899)




Sources : La Grinta, Clarin, Olé, curva1899, la Nacion.

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1 mars 2015 7 01 /03 /mars /2015 19:00

L'avant match de la 12 pour le début d'année 2015. Enjoy!

On recommence une nouvelle année.

On brouille les cartes, on redistribue et on recommence comme en 40.

 

05/01/15
Mauro et Rafa Di Zeo auraient tendu une embuscade à Fido Debaux, qui a été blessé. Cela se serait passé lors d'une énième réunion organisée par un responsable sécurité du club de Boca en fin d'année dernière. Ainsi déjà, il y a quelques semaines, Cristian "Fido" Debaux avait été menacé de mort après que deux hommes armés arrivés en moto se soient présentés dans la menuiserie qu'il possède à Campo de Mayo où il n'était pas présent. Après avoir frappé son beau-frère, qui a dû être hospitalisé pour des soins, ils lui ont placé un pistolet sur sa tête en menaçant de le tuer lui, sa fille, sa femme s'il (Debaux) ne se retirait pas de la barra brava.
À Mar del Plata, les agences de sécurité ont commencé à trembler. Et elles ont bien raison. La guerre interne interne au sein de La Doce a ajouté un chapitre inédit.
Avec les tensions internes au sein de la Doce, le club de Boca s'est montré laxiste, parfois indifférent et trop peu souvent ferme. Par l'entremise de certains dirigeants, Boca a tenté plusieurs fois de réunir tous les belligérants autour d'une table. Ce fut à chaque fois un fiasco. En cette fin d'année, une nouvelle tentative de réunion est organisée par un obscur responsable sécurité du club surnommé «Le Nain», un ancien commissaire à la retraite. Boca l'a chargé de mettre fin au conflit car en cette année électorale (nationale et du club), les enjeux sportifs et financiers sont énormes. L'entrevue s'est déroulée à Quilmes au sud de Buenos Aires et devait réunir Di Zeo, Martin et Debaux. Cette 1ère rencontre était censé corriger tout ce qui touche aux tournois d'été (tournoi de Verano notamment).


Fido confiant

Fido était calme, deux jours avant il avait parlé avec un émissaire de CoProSeDe, le comité sportif de la sécurité provinciale (organisme gouvernemental créé en 2002 et dépendant du Ministère de l'Intérieur de la Province de Buenos Aires) qui lui a assuré du soutien de la Province, et que sa place à la tête de la 12 pour les matches amicaux à La Feliz était validée. Debaux, confiant, n'avait emmené avec lui qu'un de ses hommes, Cristian Garro car il ne se doutait pas que le club avait convié des invités surprises.


Quand ils arrivèrent à la maison indiquée, ils ont compris que les choses n'allaient pas se passer comme prévu. La première critique est venue du responsable sécurité qui demande à Debaux pourquoi il n'avait pas réduit au silence les supporters qui chantèrent contre le conseil d'administration lors de la fin de saison précédente. Et quand ils ont voulu passer à la question de nouvelles sources d'approvisionnement pour la prochaine saison, la sonnette a retentie. La porte s'ouvre et derrière celle-ci se trouve Rafael Di Zeo et Mauro Martin. Debaux est pris de court, Le Nain leur rappelle qu'ils sont tous les 3 là pour trouver une solution pour le bien du club. La proposition du club est que les 3 leaders collaborent de nouveau au sein de la Doce. La proposition ne sera pas acceptée par Debaux et les trois hommes ont commencé à se faire moultes reproches. «tu m'as trahi alors que j'étais en prison ; c'est à cause de toi qu'el Chelo est mort (aka le blond, surnom de Marcelo Carnevale mort par balles en juillet 2013 avant le match contre San Lorenzo lors d'incidents entre la faction de Di Zeo et celle de Martin, qui a fait 2 morts) ect...... il était clair qu'il n'y aurait pas d'accord. Ainsi, après 40 minutes de cris et de menaces, Debaux se leva et sortit. Seulement dehors 14 barras attendaient leurs chefs (la faction Leopardi de Martin, et des proches de Di Zeo comme Pelado de Quilmes). Fido sera rossé et quand Garro s'apprêta à réagir, des barras sortirent leurs armes ce qui l'empêcha de défendre Fido. "Cette fois, nous vous laissons filer avec quelques contusions. Mais la prochaine fois, nous allons vous tuer".


A huit heures du soir il y eu une autre réunion de la «Doce official» dans un terrain vague de San Martín. Et là, a été décidé que certaines factions de Mauro pourraient revenir, mais sans la prédominance d'antan, mais pour Rafa, c'est niet, on ne veut plus de lui. Mais cela suffira-t-il? Rien ne dit que Mauro acceptera de revenir sous ses conditions. Le lendemain, la faction officielle de la 12 accuse Angelici pour l'embuscade de Mauro et Rafa à l'encontre de Fido à Quilmes. Pour eux «Le Nain» a conduit Fido dans un piège. Quand Fido a convoqué sa troupe pendant la nuit, ils ont tous consenti à ne pas céder et ont supposé que si «Le Nain» avait fait ce mouvement, il ne pouvait pas le faire sans appuis des autorités du club.

C'est pourquoi un groupe de la barra official était à Parque Lezama afin d'y apposer quelques tags de menaces à l'encontre d'Angelici ("Angelici, los muertos los pagás vos" aka "Angelici, les morts c'est toi qui les paieras"). A la radio Angelici s'est désolidarisé de l'initiative de la réunion en arguant que «Le Nain», a été licencié car étant sous le coup d'une enquête depuis plusieurs mois pour cause de conspiration en lien avec les barras. Il a même ajouté qu'un autre salarié du club avait été licencié pour les mêmes motifs. Peut-être parce qu'il sait par intuition que l'administration actuelle de la Province connaît bien Debaux et comme Angelici se présente pour sa réélection en décembre 2015, il vaut mieux ménager la chèvre et le choux. Il est connu que Di Zeo a des liens avec le parti Kirchner, qui a pour concurrent le parti mené par Mauricio Macri (ex-Président de Boca et qui avait appuyé la condidature d'Angelici, voir articles précédents). Alors que va-t-il se passer ? Les rumeurs courent mais l'envie des dirigeants de Boca seraient d'unir toutes les factions en présence et de laisser les rênes à Di Zeo qui a pour lui un grand nombre de connections politique. En tout cas pour le tournoi de Verano on se dirige vers le duo Martin-Di Zeo pour mener la Doce et on ne fera plus machine arrière.

Le 17/01/15, la date à marquer d'une pierre blanche, contre le Racing, on a vu la nouvelle alliance diriger la barra.
Ils étaient frères, ils se sont battus, ont juré leurs morts et sont maintenant à nouveau ensemble. Rafael Di Zeo et Mauro Martin ont repris leurs activités de barra lors du dernier match contre le Racing, respectivement comme n°1 et n°2 de la Doce, comme si de rien n'était.
On avait annoncé une confrontation sanglante, il n'en a rien été, Fido Debaux, à la tête de la barre officielle a été mis devant le fait accompli qq minutes avant le match. Mais Fido n'est pas rentrer dans le jeu et il est sorti du stade avec ses acolytes, Cristian Garro et Cacho car il ne voulait pas que son «peuple» soit victime d'une attaque. Fido savait qu'il était seul.
Est-ce que le groupe "Los de La Boca", les propriétaires des tambours et drapeaux, serait resté toujours fidèle à Mauro, si Fido avait "hérité du pouvoir ? Avec le retour de Martin, le groupe dirigé par Hernán Canton (neveu de Gitano Lancry, voir épisodes précédents), s'est aligné avec l'ancien patron. Quelque chose de semblable s'est passé avec le groupe de Caseros, dirigé par Luis Arrieta Loco (chef de file de la barra de l'Estudiantes de Buenos Aires à ne pas confondre avec l'Estudiantes La Plata).
Fido a affirmé avoir été menacé de mort, puis il y a eu encore une réunion à la Partido de la Costa et Fido n'a pas supporté la pression et est sorti. Mauro, sera le visage visible, mais les décisions seront de Rafa, grâce à ses contacts avec le pouvoir.
Ce changement de commandement semble avoir été mûrement réfléchi par la direction de Boca. C'est donc à Di Zeo qu'est revenu la tâche de réunir les deux factions.
Mauro Martin et Rafael Di Zeo ont conduit la caravane des autobus qui sont arrivés au Minella pour le match contre le Racing. Tous les deux ont eu un droit d'admission (temporaire pour Mauro jusqu'au prochain match contre Vélez, dans trois jours).


https://www.youtube.com/watch?v=xOo5j8BLOs0

https://www.youtube.com/watch?v=zFxDtq09Syk

Le 22/01/15, les journaux argentins eux même officialisent le partenariat. Arguant que celui-ci avait été conclu dans les heures précédant le match contre le Racing. "Fido" Debaux est descendu et a laissé la place vacante.
Rafael Di Zeo et Mauro Martin sont apparus comme des leaders, le résultat d'un ordre qui venait de la direction, selon eux. "Boca nous a dit de nous réunir", a déclaré Di Zeo.
Contre le Racing, la «nouvelle» direction s'est affichée. Jusqu'à l'annulation de son derecho de admision Mauro n'a obtenu une autorisation de présence que pour ce match. L'affaire est en cours de négociation dans les arcanes du club et pour le moment, l'homme le plus puissant dans les paraavalanchas s'appelle Mariano Gil. Dans le jargon de la barra, Gil est connu comme "Kissy" ou comme Mariano de La Chocolatada. Cette célèbre Chocolatada responsable selon les autorités de plus de 40 braquages de banques en 10 ans (entre autres voir épisodes précédents). Kissy est originaire de la zone Lomas del Mirador, il a une longue histoire avec la 12 maintenant, on le disait en retrait depuis 2011, mais le retour de Martin et Di Zeo l'a replacé sur le devant de la scène.
Dans la paraavalancha principal, les rôles se redistribuent, certains partent, d'autres reviennent et les mêmes restent. Aux côtés de Mariano se trouve Hernán Canton, un autre homme de très grande renommée dans le 12. Canton est le neveu de Santiago "Gypsy" Lancry, qui a été impliqué dans l'attribution des logements sociaux par Institut du logement de la Ville de Buenos Aires (voir épisodes précédents).
Aux côtés de Mariano Gil apparaissent deux hommes, Maxi "El Mey" et Ariel "El Pollo". L'un d'eux, "El Mey" est un nouveau visage.


Des nouvelles têtes

Les affidés de "Fido" lui reprochaient de ne pas être expérimenté au sein de la 12 et ce choix de Gil est raillé car "El Mey" est un homme de l'ombre qui selon certains n'aurait pas l'âme d'un chef et que c'est seulement sa patience qui est récompensé et non ses compétences. "El Pollo" lui, est un homme de La Matanza, un membre de "La Banda Mostro", l'une des factions interne de la barra d'Almirante Brown (le club de la ville de San Justo, capitale de La Matanza appartenant au premier cordon urbain de Buenos Aires). D'autres barras sont cités dans l'entourage de Gil : "Tatu", "El Gorila" et "El Mormon".
Mauro Martin était représenté par son ami Diego, qui a également fait partie de la première ligne lors du match contre le Racing. Diego est l'un des dirigeants du club Leopardi de Villa Luro, lieu ou Mauro avait historiquement son QG. Là-bas, ils se sont réunis à près de 300 barras autour d'un barbecue, peu de temps avant de se rendre à Mar del Plata.
Samedi dernier, la bache du club de Leopardi a été posé à côté de celle de "Jugador Numero 12", indiquant ainsi que Mauro était de retour. Outre Diego, "Francis de Lomas," un ancien officier de police à la retraite, a représenté le noyau dur de Di Zeo.


Sauf que le principal problème avec la nouvelle barra c'est que les gens de "Fido" avaient toujours le contrôle des cartes d'entrée de la Bombonera. Donc en hâte, 300 nouveaux carnets seront distribués, une opération qui a été garantie par Carlos Martinez aka "Le Nain", le fameux commissaire à la retraite lié Daniel Angelici, le Président du club. Commissaire qui normalement selon Angelici ne travaille plus au club ou pour le club. Vous suivez ?
Pour le prochain Superderby, la nouvelle barra promet d'y aller «avec plus de monde que jamais». Lors des deux derniers matchs, contre Racing et à Vélez, Martin et Di Zeo ont montré leur alliance à la vue de tous. «Los dueños de la historia» ("les propriétaires de l'histoire") comme on les appelle dorénavant, ont pris le contrôle du podium avec une alliance digne d'un parti politique en plein campagne avant l'élection. En conclusion «la Nueva 12 ya llego».


Fin janvier, un nouveau drame s'est déroulé dans le cadre d'affrontements interne à la Doce.
Car toutes ces alliances et redistribution de cartes ont fait oublier aux dirigeants de la Doce, que si Fido s'avouait (momentanément) vaincu, il n'en était pas de même pour Mazzaro. Et oui, on l'avait un peu oublié mais lui n'a pas oublié ses ambitions. Lui qui avait failli réussir son putsch en douceur, dans le feutré avec son frère mais qui finalement s'est retrouvé non pas avec les lauriers mais avec les queues de cerises.


Un membre du groupe de Maximiliano Mazzaro, Nicolás Díaz a été tué par des barras d'une faction rivale de La Matanza, qui avait pactisé avec Rafael Di Zeo et Mauro Martín.
Depuis cette fin d'année de nombreux groupes se sont repositionnés d'un côté ou d'un autre. Mazzaro est resté en retrait. Son groupe, qui est également liée à Marcelo Bramajo, n'a pas accepté ce pacte entre les deux anciens ennemis, mais son bras droit, Marcelo Trapano "el Chino Jara" chef de la faction "Los Pinos" l'a trahi et a cherché à s'imposer comme le chef de La Doce à La Matanza (quartier de Buenos Aires) avec le soutien de ceux qui dominent maintenant la "popular" de la Bombonera dont Mariano Gil.


Un nouveau contexte qui a provoqué de nouveaux affrontement avec une embuscade au cours de laquelle Nicolás Díaz a été tué tandis qu'un autre barra proche de Mazzaro a réussi à s'en tirer et a accusé deux barras, Maximiliano Avila (apparenté à "el Morci Avila", un des barras les plus influents de la Matanza) et Sergio Cayuqueo "Hueso".
Marcelo Trapano "el Chino Jara", Maximiliano Avila et Sergio Cayuqueo étaient présents à Mar del Plata avec la "nouvelle barra" lors du barrage qualificatif pour la Copa Libertadores entre Boca Juniors et Vélez Sarsfield. Repérés sur les images vidéos, ils ont cependant réussi à échapper aux policiers venus les interpeller.... Ces nouveaux incidents font réfléchir les autorités argentines qui se posent la question d'interdire de déplacement la Doce lors du prochain match de Copa Libertadores au Chili.


Un éternel recommencement on vous dit....

 

Sources m'ayant éclairé, clarin, la Nacion, curva1899, Olé, 

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30 novembre 2014 7 30 /11 /novembre /2014 18:55

30/08/14

L’Assemblée des représentants des socios de Boca Juniors s’est déroulée dans un contexte tendu la nuit dernière à La Bombonera. Là même où l’entraîneur Carlos Banchi a été remercié la veille pour faire place à Rodolfo Arruabarrena, âgé de 39 ans et ancien grand joueur du club au poste de défenseur gauche. Le contesté président Daniel Angelici n’était pas présent à la réunion malgré les chants et insultes à son égard:«Qui ne saute pas est d’Huracan». Les supporters, très remontés, n’ont pas manqué de rappeler le traumatisme précédent: le départ de Juan Roman Riquelme. Le secrétaire général des Xeneize, Marcelo London, a été contraint de quitter les lieux lorsque les chaises ont commencé à voler. https://www.youtube.com/watch?v=rXQsquhd4os  La situation sportive de Boca est très difficile et le renvoi de Carlos Bianchi a été un choc pour tous. 

 

20/10/14

La décision a été prise pour Mauro Martin, Gustavo Petrinelli et Maximiliano Mazzaro, les trois accusés de l'assassinat en raison de «in dubio pro reo» (bénéfice du doute qui sous-tend la présomption d'innocence, sauf contre-indication) et en l'absence de preuves, les 3 hommes ont été acquittés. Au procès, les responsabilités ont éé discutés pour le crime de Cirino, dans la nuit du 29 Août 2011, lorsque la victime se disputait avec son voisin Petrinelli pour un chien. Petrinelli a alors appelé son beau-frère, Martin, qui est venu là avec Mazzaro et un autre barra, Daniel Wehbe, toujours fugitif, et ils auraient agressé Cirino, qui est finalement décédé d'un choc à la tête. Le lendemain le juge Jorge Lopez Lecube s'explique qu'il n'y avait aucune preuves incriminant les 3 individus. Il n'y avait aucune raison de les garder en prison, «je les ai jugé comme des barras mais aussi comme des citoyens ordinaires».  Et voilà après 1 an et demi de taule, les voilà dehors mais beaucoup d'eau à coulé sous les ponts et c'est en ennemi qu'il sortent de calèche. Mais surtout Martin sort alors qu'il a perdu, son leadership sur la 12 à cause du travail de l'ombre de Mazzaro et de Debeaux pour lui piquer la place mais il n'a pas dit son dernier mot.

 
http://www.ole.com.ar/edicion-impresa/titulo_OLEIMA20141021_0027_5.jpgMauro Martin libre

 

21/10/14

L'ancien chef de la barra de Boca, Rafael Di Zeo, a participé à l'émission télé «El Ángel de la Medianoche», (le cercle de Minuit français?) diffusée du lundi au vendredi à minuit par la chaîne C5N, et il a examiné la situation de violence dans le football et le présent de Boca. Il se défend de toute critique et insinué sur les relations entre les barres et la politique. Di Zeo a, comme à l'accoutumée, fait son discours lobbyiste «je suis le seul garant de la paix du peuple boquense», que les barra sont comme des syndicats de travailleurs au sein des clubs et que s'il y a bien une chose qu'ils ne font pas c'est vendre de la drogue et voler et aussi qu'il est adulé par les fans de Boca qui veulent tous prendre une photo avec lui. «Ils ont fait campagne contre moi mais les gens de Boca me montre qu'ils ne sont pas dupes». Mieux que Sarkozy, Di Zeo est l'humilité et la justice même. Jusqu'à nous rappeler qu'il connait Maradonna perso et que beaucoup de gens veulent le voir Président de Boca «Je veux le meilleur pour Boca» concluera-t-il. On est convaincu....

 
Ok bon la situation autour du contrôle de la Doce prend des tournures totalement ahurissante. Il n'y a plus deux groupes mais au moins le double qui se disputent la place. Avec la libération de prison des faux frères Mazzaro et Martin, la situation ne fait qu'empirer. Depuis sa prison Mazzaro a tout manigancé pour que son frère Angel Mazzaro prenne les rênes de la Doce. Véritable cerveau de la 12, il avait quasiment réussit sont coup sauf que le Président intérimaire (nommé par Martin en janvier 2013 depuis sa prison (voir article précédent) Fido Desbaux, lui, ne veut pas laisser la place comme ça même s'il a accepté des proches des Mazzaro dans les arcanes des paravalanchas.
 
Sauf que la tension couve et Debeaux a des envies d'émancipation mais depuis plusieurs mois il a subit plusieurs coups de pression successifs qui vont finir par lui faire lacher prise (incendie de sa voiture, intrusion dans sa maison plus coups de feu sur sa façade, tentative d'enlèvement d'une de ses filles sans compter les voitures qui le surveillent H24).  Ces méthodes sont l'oeuvre de la fameuse Chocolatada (voir articles précédents) les enlèvement d'enfants ça les connait et les coups de p.... aussi.  Mais qui les dirige ? Pour Di Zeo c'est Martin pour d'autres c'est Mazzaro. 
Rafael pense que Martin a lui-même la pression, car selon lui, il y a tout un groupe très puissant de trafiquants de drogues et d'assassins qui veulent récupérer la tribune et que Martin finira mal à ce rythme. Dans les articles précédents je parlais des observateurs locaux qui eux mêmes se doutaient que l'alliance Desbaux-Mazzaro allait finir par éclater. 
 
 
Donc pour résumer Desbaux est toujours en place et supporte de moins en moins la tutelle de certains sbires de Mazzaro dont son frère ce qui va découler sur des grosses tensions (voir plus bas). Maxi Mazzaro a battu le rappel de ses soutiens (nombreux) afin de constituer une nouvelle force de frappe contre Desbaux et contre Martin et Di Zeo. Di Zeo lui attend surtout qu'une bonne partie de sa première ligne fasse bande à part avec Marcelo Aravena (voir articles précédents là encore). Il reste donc Martin qui selon les observateurs aurait le soutien de gros caïds de La Boca (quartier) mais reste à savoir qui s'en sortira.  Celui qui contrôle la Chocolatada contrôle la Hinchada c'est comme ça que ça se passe. Le tout est de trouver de quoi nourrir plusieurs centaines d'affamés.

 

 
09/11/14
Boca espinosa necocheaNouveaux incidents entre barrabravas boquense avant le match contre Tigre. Des coups de feu ont même été entendus. Les deux groupes se sont affrontés dans les rues Necochea y Espinosa à quelques centaines de mètres de la Bombonera. Les incidents auraient fait deux blessés. Il y a plusieurs versions de l'histoire, certains racontent que c'est un groupe de la Barra official les "Los Pinos" (affidés de Mazzaro libéré de prison en même temps que son nouvel ennemi Mauro Martin) qui auraient aperçu un sbire de Martin, se rapprochant de lui ils se sont dispersés en entendant 4 à 6 coups de feu. Quelques minutes plus tard un autre groupe s'est rapproché et d'autres coups de feu se sont fait entendre. L'autre version serait celle d'une bande de marginaux «del Oeste» (ne pas confondre avec la Banda del Oeste de River) proche de Martin qui aurait fait feu depuis une voiture sur les "Los Pinos".
 
Mais ce n'est pas tout, les mêmes "Los Pinos" se serait fait chassé à coup de couteaux par des fidèles de Desbaux et d'ailleurs contre Tigre, El Morci et Agapito les référents des Los Pinos étaient absents des paravalanchas. Les partisans de Desbaux se serait vengé de la présence la veille de voitures suspectes devant la maison de leur leader.
De même quelques semaines auparavant, Angel Mazzaro aurait été frappé lors du déplacement de la Doce au Paraguay où il aurait connu des difficultés et se serait pris des coups de pied au cul mais on ne sait pas trop par qui.
 
 

Et ailleurs en Argentine alors....

 

19/08/14 Union

Deux factions de la barra d'Union se sont tirés dessus au stade de Godoy Cruz. Bien que l'on ait entendu des détonations d'armes à feu, il n'y a eu aucuns blessés. Le groupe de Dani Canteros contre celui des jumeaux Galeano se sont heurtés pour le leadership absolu dans les tribunes du Stade du 12 Avril d'Union. Ce serait les sbires de Dani Canteros qui auraient commencé à tiré sur l'autre faction. Les deux factions avaient déjà bataillé dimanche dernier pendant le match que l'Union jouait contreAtlético Tucumán, premier du Championnat national B. À cette occasion, il y a eu une escarmouche qui a fini avec l'expulsion du groupe de Canteros, qui ne pouvait plus alors rentrer. Les derniers évènements sont une vengeance.

 

10/09/14 Sarmiento de Resistencia - Chaco For Ever 

Un mort et deux blessés, dont l'un dans un état grave, voilà le résultat de l'affrontement violent survenu entre deux factions rivales de barras de Sarmiento de Resistencia à l'occasion de ce clasico contre Chaco For Ever pour le tournoi fédéral A organisé par l'AFA. Les incidents sont survenus au milieu de la nuit, dans le stade Centenarion, où les supporters et les proches de familles s'étaient rassemblés pour fêté la victoire 1-0. La police provinciale confirme bien la mort de Sebastian Gonzalo Rodriguez, âgé de 24 ans. En plus, un autre jeune âgé de 24 ans a également été blessé d'un impact de balle, tandis qu'un autre de 28 ans a lui aussi été touché d'une balle au thorax. 

 

06/11/14 Almirante Brown - Estudiantes

Un très violent affrontement entre bandes rivales d'Almirante Brown, "La Barra Monstruo", "Los del 20" et "Los Dengues", a débouché sur la mort d'un supporter de 35 ans et une cinquantaine de blessés. Au moins 30 coups de feu ont été tirés. La rencontre a été annulée. 

 

11/11/14 San Telmo - Dock Sud

Deux personnes ont perdu la vie à la suite d’une fusillade entre barras des clubs de San Telmo et Dock Sud, deux clubs voisins et rivaux du sud de Buenos Aires.
Un groupe de supporters de San Telmo regardait le match de leur équipe contre Defensores de Cambaceres sur un écran géant près du quartier de La Boca lorsque des barras de Dock Sud, qui rentraient de leur match contre Talleres de Escalada, ont tiré avec des armes à feu.
Les victimes se nomment Daniel Sanchez, 28 ans, et Javier Araujo, 29 ans, qui succombera à ses blessures le jour suivant. On compte encore de nombreux blessés et un hincha dans un état grave.
 
À quelques kilomètres de là, le même jour, un supporter du club de Temperley en deuxième division, est tombé du haut d’une tribune et ce après avoir fêté un but. Une drame similaire à celui de Belgrano quelques heures plus tôt.
 
La dernière victime est, elle, hincha de Quilmes. Il s’agit de Diego Becerra, fils de Osvaldo Becerra, le chef de l’un des deux groupes qui se disputent le contrôle des tribunes de Quilmes. Diego a été retrouvé sans vie dans une camionnette (il est le frère de Mario Becerra, l'homme qui avait été sévèrement battu par la bande rivale dans la paravalanchas).
Comme si cela ne suffisait pas, À San Miguel de Tucuman ce sont des menaces qui sont apparues sur les murs du stade de l’Atletico Tucuman : «Il y a des balles pour tout le monde» ou encore «posez vos couilles» en raison des mauvais résultats de l’équipe.

 

12/11/14 Ituzaingo et Victoriano Arenas Serie D

Un mort, cinq blessés par balle dont un dans un état grave et vingt interpellations. Tel est le bilan des incidents qui se sont produits avant le match entre Ituzaingo et Victoriano Arenas.

La violence du football argentin touche toutes les catégories puisque ces deux clubs évoluent en Primera D, l’équivalent de la 5ème division.
Comme souvent ces derniers mois, c’est encore une lutte intestine qui a été à l’origine de la fusillade entre deux groupes de la barra d’Ituzaingo, club de la banlieue ouest de Buenos Aires. Le match a dû être suspendu et la police a été contrainte d’intervenir à coups de gaz lacrymogène et balles en caoutchouc aux abords du stade.
 
 

Rapide résumé des incidents à River.

 

La faction dissidente de la "barra millonaria" est issue de l'union de tous les groupes qui avaient été écartés des Borrachos del Tablón en 2007 et est actuellement menée par les groupes dirigés par "Cuqui" Alvarez des "Patovicas" de Hurlingham, Rubén Darío Velardez "Toti" de la "Banda del Oeste", Ariel El Pato Calvici, Alejandro El Zapatero Flores et d'autres barras issus de la "Zona Norte", avait réussi à entrer en force dans la Centenario en lançant des chants contre la "barra officielle" située en face, en Sivori Alta, lors du dernier match face à Independiente.  Cette faction composée des Patovicas de Hurlingham, de la Banda del Oeste et d'autres groupes issus de différents quartiers de Buenos-Aires (Flores, Caballito, Soldati) ou au Sud comme Caraza, Claypole et Temperle.

 

En août déjà, un groupe de barras récemment exclu des Borrachos del Tablon ont notamment volé deux baches géantes de la barra «official».  Le vol a eu lieu dans une maison au nord de la zone urbaine de Buenos Aires Pendant ce temps les Borrachos del Tablon attendaient au Monumental le match contre Rosario Central. Selon certains observateurs les voleurs pourraient toutefois appartenir à la section Los Patovicas de Hurlingham qui fait partie de la barra dissidente Banda del Oeste. 
 

Les deux factions se sont affrontés dans une véritable bataille rangée entre 150 barras armés de bâtons et de couteaux dans la cafétéria située dans le stade de River Plate. Quatre barras ont été blessés dont Héctor Guillermo"Caverna" Godoy, un des chefs des "Borrachos"... Ce nouvel incident entre les deux groupes avait pour prétexte la répartition des billets pour les matchs de championnat et surtout pour cette 1/2 finale retour de Copa Sudamericana (aller 0-0) qui a opposer du côté de Núñez, River Plate et Boca Juniors. (victoire de River Plate 1-0) 1ère fois que River élimine Boca dans une compétition sud américaine).

caverna-godoy-river.jpg Hector Guillermo "Caverna" Godoy cerclé de jaune
Source : Clarin ; Olé ; Grinta
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24 août 2014 7 24 /08 /août /2014 16:18

Tout d'abord bien que la Coupe du monde soit finie, je vous invite à lire l'article de "la Grinta" qui trois mois avant la grande messe du football mondial faisait un petit état des lieux sur les Barra bravas argentins. http://www.lagrinta.fr/bresil-2014-les-barras-bravas-argentines-seront-de-la-partie&7245/ 

 

Cette CDM s'est relativement bien déroulé, bien sûr toujours quelques violences à déplorer mais globalement les destructions que devait provoquer les Barras ont été bien moindre que ce que les autorités attendaient. Il semblerait qu'il n'y ait eu qu'un seul vrai pugilat entre brésiliens et argentins mais tout de même quelques escarmouches entre Barras et la sécurité du stade lors d'Argentine Suisse. Ainsi que des bagarres entre argentins et chiliens et argentins (barras de Rosario Central) et anglais à Copacabana. A noter aussi des échauffourées entre les barras de Velez et ceux de Chacarita devant le Maracana. Il y a eu aussi bien sûr les aventures de Bebote, le leader de la barra d'Independiente qui, si elles n'ont pas occasionnées de violence, ont tout de même provoqués une sacrée pagaille. Sans parler bien sûr de son déguisement en supporter suisse pour pouvoir rentrer au stade (photos à l'appui), un grand moment guignolesque et assez raffraichissant à vrai dire surtout que même comme ça tout le monde le reconnaît même les policiers argentins (au nombre de 7 qui avait été envoyés au Brésil en spotter notamment dans les aéroports).

 

Bebote, El Gordo Gaston et d'autres barrabravas de Independiente, All Boys et Huracan, entre autres, ont été accueillis et hébergés à Porto Alegre par les membres de la Guarda Popular, une Torcida de l'Internacional, dont le chef, Gilberto Bitencourt Viegas "Giba", a été abattu par la Police militaire le 13 Juin dernier dans le quartier de Santa Teresa, dans la zone sud de Porto Alegre alors qu'il était dans sa voiture et tentait d'échapper à un contrôle de police. "Giba" avait été interdit d'accès au Beira Rio, le stade du Sport Club Internacional pendant les cinq matchs de la Coupe du monde à Porto Alegre après avoir offert l'hospitalité aux barrabravas argentins.

 

Malgré une présence massive (et ce malgré l'interdiction faite à au moins 2100 barras de venir au Brésil), ceux-ci n'ont pas gâché la fête d'une sélection nationale finaliste de la CDM. Début Juin, les membres des Hinchadas Unidas Argentinas avait annoncé sa dissolution temporaire par la voix de Cristian "el volador" Camillieri, le chef de la barra de Gimnasia de La Plata, Camillieri accusant implicitement l'AFA (fédération) d'avoir "donné" des billets à d'autres barras bravas, notamment celles des "clasicos" (Los Borrachos del Tablón, La Doce, la Gloriosa Butteler, La Banda del Pincha...). Pourtant en mars les HUA avait organisé une réunion pour décider de l'attribution des 650 places allouées dans l'un des 10 bus faisant le voyage au Brésil.  Les HUA regroupant 58 hinchadas, autant dire que ça tenait du sacerdoce.

 

Les HUA étaient dirigés à l'époque par la barra de Platense, Tristan Suarez, San Telmo, Lanus, El Porvenir et Huracan pour représenter les clubs métropolitain de la région de Buenos Aires et pour l'intérieur du pays la direction était confié à Rosario, Talleres et Godoy Cruz.

 

Pour ces derniers le voyage allait être financé par les «gouvernements» des états provinciaux et pour ceux de Buenos Aires, comme à l'accoutumée, le bailleur de fonds serait le Parti de Kirchner. Seul la barra d'Independiente (qui fait partie des HUA) avait annoncé financé son voyage par d'autres moyens, via Hugo Moyano (dirigeant d'un syndicat de routiers) et membre de la barra Rojo. Leur point de chute était déjà tout trouvé à Porto Alegre ou Giba et Hierro Martins les leaders de la Torcida locale leur offrait l'hospitalité. Martins avait annoncé qu'il était prêt à accueillir 300 barras. Les contacts entre Martins et les HUA datent d'un match amical de l'Argentine à Cordoba en 2011 ou Martins avait été invité pour voir de l'intérieur l'organisation des HUA avec pour idée de l'exporter au Brésil.

 

Après cet aparté, revenons en à nos moutons boquense. La situation entre les deux barras est toujours tendu et indécise.

 

26/03/14

"Pour la négociation ou pour le plomb". L'expression vient d'un homme de la barra dissidente, sans euphémismes, c'est ce qui d'une manière ou d'une autre aura lieu entre les deux bandes. L'homme souligne que la seule alternative à un conflit armé peut être un arrangement commercial. Il dit aussi que la bonne façon de frapper les intérêts de l'autre groupe est de "leur faire perdre de l'argent." Des mots pas anodins à trois jours du Superderby, le match générant et de loin le plus de dividendes à la Barra Official. Face à Argentinos Juniors, la barra dissidente a subi l'arrestation de vingt hommes dans et autour du stade. Le Groupe continue à faire référence à Rafael Di Zeo qui, bien que personne ne le croit, revendique (et prétend) être à l'extérieur de tout. El Gordo Choper, un politicien provenant de l'énorme domaine territorial de la zone de Malvinas Argentinas, est aujourd'hui le responsable du groupe dissident. La banda Lomas quant à elle, avec Marcelo Aravena toujours en tant que leader, a mis un pied dans la barra du club «Los Andes» (voir article précédent). La violence de la Banda Lomas a semble-t-il été «contenue» afin d'éviter une autre grande défaite. C'est là que El Gordo Choper aurait fait montre de son leadership. Le plan est toujours d'affaiblir la structure du groupe de la barra official et le prochain match contre River tombe à pic.

 

Pendant ce temps, la barra official a quelques problèmes de places. Les hommes menés par Cristian Fido Debaux attendent l'arrivée de 100 cartes de plus pour leurs affidés avant dimanche. Le problème est qu'ils ne les ont toujours pas obtenus. Comme aux réunions passées, ils cherchent à ajouter des soldats pour pas montrer leur faiblesse. Le conflit qui est aussi politique sur fond de début de campagne électorale à Buenos Aires, jouera également son match sur ce SuperClassico. La barra dissidente auraient préparés des banderoles aux couleurs de Boca avec des inscriptions pro-Kirchner (et oui il faut bien payer son voyage pour le Brésil hein?).

 

Ces banderoles seraient dans les mains d'un groupe du barrio de Mataderos. On le sait, de la même façon, que la barra official répond elle directement au «macrismo» (du nom de l'ancien président de Boca Mauricio Macri et actuel maire de la ville de Buenos Aires).  Les élections se tiendront seulement en décembre 2015 mais pour les barras il n'est jamais trop pour choisir son candidat. Pour être clair il s'opère en coulisses à jeu de chaises musicales. L'actuel président de Boca Angelici (élu avec le soutien de Macri en 2011) pourrait se présenter à la succession de Mauricio pour le poste de maire de Buenos Aires en 2015 et Mauricio quand à lui briguerait le fauteuil de président de l'Argentine en...2015 aussi, rien que ça. Bref un beau bordel en prespective.  La Barra Official a choisit donc elle de soutenir tous les ennmis des la Barra Official, les «macristes» (en gros l'ump local) que ce soit pour la présidence de Boca (certains noms reviennent comme Mallardo) ou pour la course à la mairie.

 

01/04/14

25 membres de la "primera" et "segunda línea" de la faction de la barra brava de Boca Juniors dirigée Rafael Di Zeo ont été arrêtés par la Police, avant leSuperclásico entre Boca Juniors et River Plate qui se jouait à La Bombonera, lors de la 10ème journée du Tournoi de Clôture 2014. Ils ont tous été interpellés à proximité de La Bombonera dans le cadre d'une opération supervisée par le vice-ministre de la Sécurité à la demande d'un Juge ne charge de plusieurs affaires liées à la barra xeneize. Lors des contrôles et des fouilles, la Police a découvert et saisi des couteaux et des carnets de socios appartenant à d'autres hinchas de Boca. Ils ont tous été placés en garde à vue.

 

26/05/14

La Cour pénale a acquitté Rafael Di Zeo, d'être l'instigateur de la tentative d'assassinat de Richard Laluz Fernández, alias el Uruguayo. L'auteur des coups de feu, Gabriel Melo, alias «Polilla» («Papillon de nuit»), a été condamné à 12 ans de prison pour cet acte. "Justice a été faite", A déclaré Di Zeo sur les marches du palais de justice. Il a également dit qu'il est "un simple fan de Boca et non un barra". "Une fois, j'ai été coupable de quelque chose et je l'ai payé et parfois pas," a-t-il poursuivi. Et pour clore, Di Zeo a ajouté: «La barre est différente de tout. Avec moi à la tête de la barra, Boca aurait été champion tout le temps, ce que je voudrais être président de Boca". Dans sa plaidoirie, l'avocat de Laluz Fernández, Albino Stefanuolo, avait demandé au tribunal de condamner les accusés à 12 ans de prison. Di Zeo dispose de deux condamnations pénales. Le première en 2005: quatre ans et trois mois de prison pour les émeutes du 3 Mars 1999, entre la Doce et la barra de Chacarita. Et il a été acquitté en 2012 d'une accusation de conspiration avec son frère Fernando et treize autres barras.

 

11/06/14

La Cour d'Appel pénale fédérale a confirmé le rejet de la demande de libération présentée par Maximiliano "Maxi" Mazzaro, l'ancien numéro 2 de La Doce, qui a été arrêté il y a un an et qui est accusé d'être le coauteur présumé de l'assassinat de Ernesto Cirino, lors d'un différend entre voisins en 2011. Il restera donc en prison jusqu'à son procès. Maxi Mazzaro, l'un des chefs de La 12, avait été interpelé en juin 2013 alors qu'il était recherché depuis cinq mois par la justice Argentine. Le bras droit de Mauro Martín, le chef de La Doce, lui aussi incarcéré dans le cadre de cette même affaire, est accusé d'avoir participé à l'assassinat d'un homme de 58 ans en 2011. Il était en "cavale" depuis l'arrestation de Martín et un mandat d'arrêt lancé contre lui. La décision de rejet de sa demande a été rendue à l'unanimité par la première chambre de la plus haute instance judiciaire du pays qui a déclaré "irrecevable" la requête des avocats de Mazzaro.

 

17/06/14

La Cour Pénale de Buenos-Aires vient de rejeter une nouvelle demande de remise en liberté de l'ancien n°2 de la barra brava de Boca Juniors, Maximiliano "Maxi" Mazzaro faisant valoir que "il y a tout lieu de croire qu'il pourrait tenter d'échapper à la justice"alors qu'il est détenu depuis un an pour une accusation de meurtre. Les juges ont ainsi rappelé que Mazzaro était resté en "cavale" pendant cinq mois après qu'un mandat d'arrêt ait été prononcé par la Justice qui l'accuse d'être impliqué dans l'assassinat de Ernesto Cirino, survenu en août 2011 dans le barrio porteño de Flores. Cirino était un voisin de Gustavo Petrinelli, le beau frère de Mauro Martín, l'ancien chef de La 12, la barra brava de Boca, lui aussi, incarcéré dans l'attente de son procès suite à ce meurtre. Selon les enquêteurs, le chef de la barra xeneize serait lié à un homicide survenu au cours d'une bagarre le 29 août 2011 après une dispute de voisinage qui aurait mal tourné. Selon des témoins, Mauro Martín et Maxi Mazzaro se seraient rendus chez la victime qui s’était une nouvelle fois disputé avec Gustavo Petrinelli, le beau frère de Martín et auraient violemment frappé Cirini qui décèdera trois jours plus tard à la Policlínico Bancario. Ce sont des recoupement d’informations et notamment celle indiquant que des proches de Martín auraient tenté d’acheter le silence du frère de la victime qui ont amené les enquêteurs vers le chef de la barra de Boca et ensuite vers Maximiliano Mázzaro son lieutenant...

 

Et ailleurs en Argentine il se passe quoi? Une petite liste non exhaustive.....

 

08/11/13 

Un magistrat de Buenos Aires a gelé les droits sur le footballeur Angel Martin Correa, joueur de l’équipe San Lorenzo. Prodige du football argentin, Correa intéresserait Barcelone, l’Atletico Madrid et le Real de Madrid. Le magistrat enquête sur les liens entre ce joueur, son agent (Francisco Lapiana, déjà condamné en 2010 pour fausse monnaie) et Ramon «Monchi» Machuca, un des chefs du gang «Los Monos» (sans doute le plus influent de Buenos Aires). Des écoutes téléphoniques semblent clairement montrer que la famille Cantero (qui contrôle «Los Monos») a des intérêts dans le joueur, qui a grandi dans le même quartier qu’eux. Le club San Lorenzo posséderait 60% des droits économiques sur Correa, contre 35% au moins pour le clan Cantero. L’enquête pourrait s’étendre à près de 120 joueurs argentins.

 

26/12/13 

Durant le tournoi indoor de Mendoza, un supporter de 29 ans a été tué par des supporters de l'Atlético Argentino. Une vingtaine d'entre eux armés de bâtons et de pierres, sont passés à l'action vers 23h30 en attaquant les supporters d'Independiente Rivadavia de Mendoza. Une bagarre a éclaté alors que les 2.000 spectateurs, pris de panique tentaient de fuir les heurts. Tabassé, Gustavo Enrique Pellegrina, est mort de ses blessures. La police a lancé un appel à témoins.

 

13/03/14 Quilmes

L'affrontement lundi entre deux groupes de bar Quilmes, quelques minutes avant la fin du match défaite contre tous les garçons à Centennial, continue d'offrir conséquences. Ce n'est pas un épisode occasionnel: répond aux Kirchner interne à Quilmes. Est-ce que Fernández Gutiérrez et la municipalité ont lieu. Et maintenant, dans le contexte de la barre intérieure, sont également abordés. Au-delà du conflit politique (ou pas), à Quilmes habite un sentiment effrayant: il est clair que l'épisode entre les deux factions n'était pas une première. Il y a des indications qu'ils sont venus. Tout d'abord, le lendemain des incidents dans la populaire Indio Gómez, des membres du barreau dissident, La Becerra, ont abattu le numéro 2 de la barra officiel, «Ricky» devant chez lui, un des leaders de La Bustamante, Deuxièmement: dans les réseaux sociaux promettre plus de violence les deux groupes et la troisième: la sortie imminente de la prison de Ramiro Bustamante, le capo de la barre officielle, avec tout ce que signifie dans le milieu de la dispute sur le business des places et autres trafics liés aux barras. Bustamante est incarcéré à la prison de Magdalena pour avoir tiré sur une station de lavage de voiture de Dedo Becerra, leader du groupe dissident et en lien avec Aníbal Fernández, sénateur et président du club de Quilmes. Lors de la bagarre dans la populaire l'homme au t-shirt rouge sur la vidéo (qui a fait le tour de la toile) est Mario Beccera le fils du leader dissident de la Becerra, Osvaldo Becerra. Il a été lynché et poignardé au poumon.

 

16/03/14 Mendoza

Un supporteur de football de 22 ans a été mortellement blessé lors d'une bagarre dans une rue de Mendoza (ouest de l'Argentine) après l'annulation 2e division, a-t-on appris lundi auprès de la police. La mort de Lucas Carrasco, fan de Independiente Rivadavia de Mendoza, dimanche dans des circonstances non élucidées, est le premier cas mortel de 2014.

 

19/03/14 Gimnasia - Estudiantes

Après les incidents dans la zone du stade, quand les fans locaux ont essayé de rentrer dans le stade pour assister au classique contre Estudiantes. La police a identifié les trois suspects de Gimnasia: Gaston De Brito, Fernando Núñez et un tiers appelé «Ruli». A également été identifié la personne porteur d'un fusil près du stade et son compagnon à bord d'une moto, Pomo et Gero, respectivement deux partisans de l'Estudiantes La Plata.

 

05/04/14 San Lorenzo

Il semble être sur le point d'éclater une véritable «guerre» entre le président de la San Lorenzo Matias Lammens et la barra La Butteler. Au cours des derniers jours, des événements "étranges" ont mis en lumière la crise entre les barras et le président.

 

Après son élection qui a eu lieu le 2 septembre 2012 et la succession de Carlos Abodo, Lammens a apporté quelques changements dans le club et aussi les relations avec la barra ont peu à peu changés. La Butteler, ces dernières années, avait le commandement au sein du Club, avec la monopolisation de la piscine à l'intérieur du centre sportif, la gestion de la barra à l'intérieur du stade, la vente de billets et la vente de matériel de contrefaçon (oui oui). Lammens voulait donner une touche plus internationale à San Lorenzo, également renforcée par la nomination du pape François, qui n'a jamais caché sa foi pour le club. Dans ce scénario, lentement les privilèges qui était jusque-là le droit de la barra sont allés en diminuant, surtout après les dernières demandes arrivant au club de La Butteler, comme des "subventions" pour le voyage au Brésil pour la Coupe du Monde et le retrait de l'interdiction de stade à l'ancien chef de Gonzalo Silva, alias Gonzalito. Évidemment Lammens (avocat et propriétaire d'une entreprise de boissons alcoolisées) ne donne pas suite à ces demandes, en enlevant d'abord la gestion de la barra à l'intérieur du stade.

 

Tout cela a fait que la Butteler (qui a récemment eu un changement à sa tête, après que le chef historique Cristian "Sandokan" Evangelista ait entrepris une carrière de syndicaliste en passant la main à Gonzalito Maximiliano Vaccaro et "Chicken" de la faction de Mastil) a commencé une guerre ouverte avec le club, qui a commencé par des accidents au Brésil lors du match Copa Libertadores contre Botafogo pour faire pression. Mais le fait marquant a été la série de cambriolages dont a été victime Lammens, d'abord sa propre maison et ensuite simultanément plusieurs entrepôts de sa société de boissons. Ces derniers mois, peu d'informations ont filtrées, peut-être que la victoire en Copa Libertadores a calmé les ardeurs pour un temps des barras mais ce dossier sera à suivre attentivement.

 

30/05/14 Colon

Un des leaders de la barra brava de Colon qui est accusé d'avoir commis un crime à Santa Fe, a été arrêté en Berazategui. Nanno Leyva, 33 ans, qui a été trouvé avec une arme à feu et des munitions en sa possession. Le leader de la barra se cachait dans une maison au 113 Rue Florencio Varela.

 

18/08/14 Nueva Chicago

De violents affrontements entre membres de deux factions rivales de la barra brava de Nueva Chicago, club de Primera B Nacional dans le barrio de Mataderos (Ouest de Buenos-Aires) ont eu lieu avant le match contre le Club Deportivo Guaraní Antonio Franco faisant cinq blessés par balles, dont un est décédé aux urgences de l'hôpital Santojanni où il avait été admis. La victime a été identifiée comme un membre de la faction "Las Antenas" qui a affronté le groupe "Los Perales" avant le début de la rencontre à quelques centaines de mètres du stade "República de Mataderos" où le club "porteño" recevait le Guarani Antonio Franco, lors de la 2ème journée du Tournoi de "transition" de la Zone A de Primera B Nacional (L2). Les deux factions, issues de deux quartiers limitrophes au barrio de Matadores ou se trouve le C.A.N.CH connaissent une rivalité de longue date pour le contrôle de la barra brava de Nueva Chicago qui avait déjà fait une victime en janvier 2012. Un membre des "Los Perales", avait alors été tué à coups de couteau, lui aussi à proximité du stade du "Torito". En 2009 une polémique avait eu lieu dans les médias argentins après la désignation par la Fédération comme "garde du corps" de Lionel Messi durant les phases éliminatoires pour le Mondial 2010 d'Ariel "El Gusano" Pugliese, un des chefs des "Los Perales",(accessoirement) accusé dans le meurtre de Marcelo Cejas, un "barra" du CA Tigre, tué en juin 2007 lors d'affrontements qui avaient fait 14 blessés. 78 personnes avaient été interpellées et le Club Atlético Nueva Chicago lourdement sanctionné de 20 points de pénalité qui avaient conduit à sa relégation en fin de saison.

 

Je n'ai pas mentionné River Plate car il y aura peut être un article plus complet sur les Borrachos del Tablon prochainement. Quoi qu'il en soit cette barra n'est pas en reste, en plus des problèmes des frères Schlencker (les anciens tauliers) les successeurs Godoy et Araujo ont été arrêtés en mars avant un match contre Lanus avec 200 carnets de billets et des armes blanches. Ils ont été libérés peu après mais avec des charges de détention d'armes qui s'ajoutent à celle datant de 2011 où ils avaient agressé Sergio Ferreyra qu'ils accusaient d'être un membre de la «Banda del Oeste» un groupe rival des Borrachos au sein de la hinchada Millonarios.

 

Bref que du bordel en perspective.

 

http://jean-philippe.savry.over-blog.com/article-boca-tes-barrabravas-impitoyables-9-125116942.html

 

Sources pour certaines informations, clarin, curva1899, vamolepibe)

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Published by Desmoulins - dans Barra Bravas
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9 mai 2014 5 09 /05 /mai /2014 17:36

16/10/13

Les activités des barras en Argentine dépasse largement le cadre du foot on a pu le voir dans les précédents articles. La police Fédérale a procédé à une perquisition qui a abouti à l'arrestation de cinq personnes, dont certaines sont membres de la "première ligne" de la barra du club de Ribera (un quartier de Buenos Aires). Ces arrestations avaient été demandé par le juge Manuel De Campos afin de trouver des preuves d'une activité de blanchiment et de vente de places illégales, à l'intérieur même de la Doce. 

Selon le journal Clarin, l'opération a été conduite l'après-midi et les policiers sont entrées au deuxième étage où des ouvriers du bâtiment feignait de travailler. Une fois à l'intérieur, la police a saisi au moins deux ordinateurs avec des données et plusieurs téléphones portables. Parmi  les interpellés se trouve José Luis Fernández, connu comme "el Melli", un barra historique de la Doce (a même été blessé après un échange de coups à Mar del Plata en 2000, alors qu'il accompagnait Rafael Di zeo), qui a été impliqué dans plusieurs affaires judiciaires touchant à la barra de Boca. 

Tout indique que el Melli est le responsable de cette caisse noire. Juan José Isola (Juanjo) et Luis Alberto Cabezo Acosta, qui font aussi partie de la barra ont été arrêtés. Il a été révélé que dans ces bureaux se trouvaient des billets d'entrée pour la Bombonera en grande quantité et dans ce même bâtiment  se trouvait une agence de tourisme qui proposait un «Tour» de la ville et que parmi ses services était inclus un billet pour voir Boca. Et ce n'est pas tout, dans ces bureaux se trouvait un parent de Daniel Wehbe, le seul barra encore en cavale dans l'affaire de meurtre pour lequel Martin et Mazzaro sont en prison (on dit même qu'un barra de River aurait aidé Wehbe dans sa cavale). 

 

Le 13/01/14, un gérant d'une entreprise de transport routier qui venait d'arriver dans sa maison de campagne dans la ville de Mar del Plata pour quelques jours de vacances avec sa femme, a été poignardé et décapité par deux criminels qui ont fui avec une somme de 20 000 pesos et des bijoux, de sources judiciaire et policière. La victime a été identifiée comme étant Ramiro Leandro Fini, 45 ans, un homme d'affaires dans le transport de sable qui vivaient dans la région de Tigre, et les enquêtes visent à déterminer si le crime est lié à un vol ou, comme soupçonne la police à un règlement de comptes. L'incident s'est produit vers midi dans une maison située sur la rue Racedo dans le quartier Alfar, situé à environ 10 kilomètres au sud du centre-ville.

"L'homme était couché sur le ventre en face d'une salle de bains et les pieds loin de la porte de la pièce où sa femme a été enfermé", a déclaré un responsable de la police. L'homme était connu pour être en contact avec la «barra official» de Boca et être un proche de Mauro Martin.

Fini rendait visite une fois par semaine à Mauro Martin en prison et lui donnait des nouvelles de Cristian «Fido» Debaux. C’était l’intermédiaire entre les deux sur tout ce qui touchait à la barra», indique une source proche qui précise qu’il payait aussi les frais d’avocat de Martin. Fini a reçu 5 coups par arme blanche : deux au thorax, un à la cuisse et deux mortels au cou. Ce meurtre se déroule quelques jours avant le premier match de l’année entre River Plate et Boca Juniors pour le tournoi d’été qui se joue à Mar Del Plata (Argentine). Les deux hinchadas peuvent se rendre au stade ce samedi a contrario du championnat qui se joue sans supporters visiteurs. 

 

Et puisque décidémment le mois de janvier 2014 aura révélé encore bien des choses sur la Barra Official. En voici une de plus.

 

L'Institut du Logement de la Ville (IVC) avait signé un accord avec une société civile pour définir une liste de bénéficiaires de logements sociaux dans le quartier de La Boca, une liste qui comprend, entre autres, des barras de Boca actuellement poursuivis pour vente illégale de billet. Au cours des dernières semaines, l'IVC avait été interrogé sur le budget et les subventions accordé dans les derniers mois et les 600 prêts hypothécaires pour les familles à faible revenu. Une enquête de voisinage a mis en lumière que la même agence avait signé un accord avec une société civile, définissant les gagnants de logements sociaux en cours de construction dans le quartier de La Boca. L'accord a été signé en avril 2012 par l'IVC et Association civile de  Casa Amarilla 2005, présidé Diego Basualdo, un leader social lié à la barra brava de Boca Juniors. La construction de 500 logements dans l'avenue Alte. Brown, est en cours de jugement, découlant d'une demande conduite par divers intervenants sociaux, dont l'association dirigée par Basualdo afin de, selon l'IVC, les pousser à donner une réponse concrète à la pénurie de logements dans le voisinage de Ribera. 

 

Pour mettre fin au conflit, la justice a exigé la construction de 1220 logements basé sur le programme  «Vivi tu casa» («vivre dans sa maison») mis en œuvre par Aníbal Ibarra. La partie de l'accord implique la réduction du nombre de maisons à construire de presque un tiers de la quantité originale, soit 438 maisons. Selon le rapport d'investigation, une fois que la Justice eut approuvé le plan de travail, l'IVC a signé un accord avec l'«Association Civile de Casa Amarilla 2005» et lui a accordé le pouvoir de définir qui seront les destinataires de ces  logements. L'enregistrement de la liste par l'entité sociale a été irrégulière, malgré le fait que le plan a eu pour but d'améliorer la qualité de la vie des habitants de la Boca, la liste de bénéficiaires montrent que plus de 80% des gens ne résidaient pas dans le voisinage avant. 

 

Courant 2013 quand l'enquête a démarré sur la moitié de la liste des 431 bénéficiaires seulement 22,10% vivait à La Boca. Sur cette liste se trouve notamment  Hernán Cantón,  membre de la barra xeneize qui a été détenu dans le cadre du démantèlement d'un trafic de billets dans le club (il est aussi le neveu de Lancry dont on a déjà parlé ici). Ainsi que la fille de Santiago Lancry. Ajouté à ces irrégularités, le fait que plusieurs des futurs bénéficiaires ont utilisé la même adresse, le 170 Rue Irala, l'adresse d'une tour qui a été aussi construite par l'IVC et vous aurez compris l'ampleur de la fraude. Au moment de la plainte, l'avocat de Facundo Taboada du Bureau des Fonctions Générales de la ville, a dit que "cet accord est la privatisation du parrainage, il est illégal d'accorder à un individu, dans ce cas une association, le droit de gérer les propriétés que donnent l'État". Affaire à suivre....

 

23/01/14

Sergio « Paquinco » Caccialupi n’est plus. Ce personnage mythique de la barra de Boca Juniors, la Doce, nous a quitté jeudi à Buenos Aires (Argentine). Il se dit que le Sida serait à l’origine du décès. Au coeur des conflits internes, il était qualifié de «loyaliste» par certains ou de «traître» par d’autres. Ce passionné de la classe populaire arrivait en bicyclette à la Bombonera. Caccialupi avait sorti une autobiographie deux ans plus tôt nommée La vie de Paquinco, la légende de la 12. RIP.  (source La Grinta)

 

24/01/14

60 supporters de Boca sont restés détenus après la fouille de leur car par la police qui a découvert de la drogue (marijuana, cocaïne et une pâte de base dans de petites doses en plastique), des armes blanches et au moins deux armes à feu (l'une d'un calibre 22). Le car a été arrêté dans la localité de Pilar, un point stratégique qui mène à la ville de Cordoba. Le soir même la moitié avait déjà été liberé et entreprenait leur retour sur Buenos Aires. Selon la police il ne s'agissait pas de la Prima Linea de la Barra official. Du côté de River, on a seulement empêché à trois personnes l'entrée au stade parce qu'ils faisaient partie du listing des interdits de stade (un listing où près de 300 noms étaient notés). Sur cette liste se trouvaient notamment Alan et William Schlenker, ex-leaders des Borrachos del Tablon et Mauro Martin et Maximiliano Mazzaro, ex-chefs de la Doce.

 

20/02/14

Une annonce vient secouer la Bombonera et c'est le chef temporaire «Fido» Debaux qui le dit lui-même, le retour de certains affidés de Rafael Di Zeo dans la tribune de la Barra Official. En effet quelques jours avant le match à domicile contre l'Atletico Rafaela, les médias argentins relaient les propos de Debeaux qui annonce que 50 barras de Di Zeo ont obtenus chacun un billet d'entrée dans la Popular et ce parce que le club refusait de leur en fournir. Mais comment est-ce arrivé?

 

Il semblerait que quelques semaines auparavant dans le bar "Mataderos" ait été organisé un petit barbecue auquel aurait assisté Fido Debaux, Cristian Canton et Cristian Garro de la barra official mais aussi Rafael et Fernando Di Zeo et Fabián «Bulldozer» Kruger. Lors de cette réunion non fortuite il a donc été décidé de commencer à partager la Popular et d'oublier les batailles pour le pouvoir. La police, elle, panique, elle craint que la trêve ne soit pas respectée  et que dimanche, les bastons soient on ne peut plus violentes.

«Fido est fou». Voilà ce qu'ils se disent tous «il veut remettre des amis de Rafa au milieu de la tribune où beaucoup de gens n'ont pas oublié la mort de Marcelo Carnevale ? Ca va être chaud» raconta un poids lourd de la Doce au journal Clarin.

 

La défiance monte au sein de la Barra Oficial à l'encontre de Debaux et cette dernière décision ne calmera pas les esprits bien au contraire et cela montre qu'il n'a pas le support suffisant au sein de la barra. Comme si cela ne suffisait pas, Maximilian Levy (l'un des cerveaux de la tribune) doit faire face à un procès depuis janvier pour "dissimulation aggravée", une affaire qui ne concerne pas les activités de la barra faut il préciser. Mais il y a plus. Marcelo de Los Pinos, le référent d'une faction de La Matanza, a été arrêté et accusé de plusieurs actes illicites. Avant sa chute, son groupe avait déjà été expulsé après une passe d'arme avec «el Morci» Avila, un autre des leaders actuels de la barra (oui oui faut suivre). Aussi dans la panade, les gens de Caseros que dirige Luis "el loco" Arrieta, et qui s'est fait poignardé il y a quelque jours lors d'un conflit interne de la barra d'Estudiantes (BA).

 

Bref les leaders sont écartés ou mis en porte à faux, La Doce nettoie les traces laissés par ceux qui répondent de Mauro Martin. Avec l'aide de Maxi Mazzaro (qui a pris ses distances lui aussi par rapport à Mauro Martin) depuis sa prison, Fido a pris en charge la barra jusqu'ici. Progressivement, ils ont commencé à laisser la place à d'autres. Des nouveaux responsables émergent comme Angel Mazzaro et Hernán Canton, bien que plusieurs suspectent que "une fois les gens de Rafa à l'intérieur, rien ne l'arrêtera jusqu'à ce qu'il contrôle tout. Grâce à ses contacts politiques et financiers». Des voix s'élèvent donc contre le retour de la faction rebelle (notamment celui d'Aravena, dont la faction Lomas a été interdite). Donc la Barra official avait organisé une réunion pour parler et pas de surprises car le business doit reprendre ses droits et bientôt toute l'Argentine sera en campagne pour des élections nationales et des élections de président de club, c'est le moment d'agir. La Doce elle en tout cas semble vouloir opérer sa révolution, en écartant les plus bellicistes et en enterrant la hache de guerre. Une volonté à souligner mais qui ne durera pas.

 

Car personne n'est dupe, Maximiliano, qui a toujours été le tête pensante de la Doce, s'est joué très salement de Mauro Martin et bien qu'ils soient tous deux en prison pour la même affaire, l'amitié n'est plus. Dès l'année dernière et alors qu'il était encore en cavale Mazzaro a tout fait pour imposer son frère Angel comme chef de la faction de La Matanza la faction de la Barra Oficial la plus importante, jouant de diplomatie comme il sait le faire (au contraire de Martin voire de Di Zeo) son petit frère s'est imposé peu à peu comme un des leaders de la Doce. Alors qu'il était en cavale en 2013, il a ensuite décidé d'unir les forces conjuguées de Luis Arrieta (Caseros) et de Debeaux (San Martin) pour qu'ils règnent en binôme un temps.

 

L'idée était d'équilibrer les forces face la puissance croissante de Carlos Santa Cruz, avec son groupe de Virreyes, afin qu'il ne s'approprie pas seul la régence de la Doce. Et Mazzaro a mis son fidèle acolyte, Morcilla, barra craint pour sa violence et natif du quartier Los Pinos, (à l'ouest de l'agglomération de Buenos Aires) aux côtés d'Angel. 

 

En avril 2013 deux réunions auraient décidé des nouvelles attributions de chacun au vu et au su de Martin lui-même. La 2ème réunion fut tenue dans le fief de Luis Arrieta à Caseros. Il a été décidé que Debeaux garderait le leadership aux yeux de tous dans les parravalanchas avec comme garde du corps Carlos Santa Cruz. Dans le cercle des leaders de la première ligne se trouvera, Cacho Otazu, Melli Fernandez, Corvacho Villagarcía, Raul Armijo et Beto de Boulogne, une autre faction qui monte en puissance. Quant aux gens de Mazzaro, ils serait sous le commandement d'Angel et de Morcilla, alors que les gens de La Boca seraient représentés par des hommes de Pedro el Escamoso, un familier de Santiago Lancry, et Adrian Silva, un barra bien connu du temps d'El Abuelo. Et là, il a été décidé autre chose: rapatrier Hulk (et sa faction de Leopardi), homme de main de Mauro, que Martin a autorisé à parler pour lui.

 

 

Quand on vous dit que c'est de la véritable géopolitique la course au contrôle de la Doce, la longue liste de personnages plus ou moins véreux, violents, cassos, obséquieux, tarés etc... à satisfaire est tout bonnement incroyable. Cependant il semble que les barras de Di Zeo et leurs 50 billets ne soient pas venus partagés la tribune lors du match suivant. Pensaient-ils qu'il y aurait traquenard? En tout cas je n'ai trouvé aucunes informations sur un tel fait.

 

L'appui des politiques

 

Malgré tout, courant mars la barra de Rafa va reprendre du service, lors du dernier match à Olimpo, une troupe de 250 barras, auraient maraudé près du stade. Selon certaines versions, certains d'entre eux ont réussi à arriver à la populaire del Riachuelo. Alors qu'ils avaient des billets aux noms d'autres personnes. La couleur du dit billet indiquait même que ces billets étaient aux noms de leurs femmes. Le groupe dissident semble plus fort que jamais selon les journalistes: il disposerait d'argent provenant d'élus de Kirchner (certains ont été assesseurs pour Martin Insaurralde le maire de Lomas de Zamora lors de la dernière élection) et d'une bonne partie de la manne financière provenant de la foire de La Salada. Martin Insaurralde est actuellement en pleine campagne et a pour programme la construction de logements pour les plus démunis, tiens tiens. 

 

Des sources de la barra dissidente ont confirmé qu'ils ont déjà obtenu 80 nouveaux carnets de billets. Ils répèteront l'opération sur la Plaza Colombia Montes et de là ils marcheront vers la Bombonera. Par ailleurs certains des hommes de Lomas, qui ont été sommé de se mettre en retrait vu les dernières violences, essaient de prendre le contrôle de la barra Los Andes. La dispute pour cette petite affaire inclut toute une zone dans laquelle des fêtes sont organisées au prix coûtant. 

 

La Doce, elle, pour le moment semble en attente. Ils savent qu'ils ont beaucoup à perdre et que leur dépendance au club les conditionne à éviter les conflits qui tâcheraient l'image des dirigeants (même si on sait que par le passé ils s'en foutaient pas mal de l'image). Ce qui ce joue aujourd'hui est une véritable bataille politique entre deux partis comme je l'ai déjà expliqué plus haut. La barra officielle serre les rangs et se fortifie. Après quelques problèmes avec un groupe de Los Pinos, ils ont résolu leurs différences et d'aileurs le prochain match verra Angel Mazzaro devenir le n°2 de Fido Debaux. Un signal pour montrer fort aux yeux des dissidents. 

 

http://jean-philippe.savry.over-blog.com/article-boca-tes-barrabravas-impitoyables-8-124425566.html

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12 octobre 2013 6 12 /10 /octobre /2013 19:57

Mauro Martín n'a pas dû se réjouir très longtemps de "l'infortune" de son concurrent Di Zeo car le 8 janvier 2013 c'est lui qui a été arrêté et présenté devant un Juge pour sa présumée implication dans l'assassinat d'un homme en 2011. Il a été placé en détention et fera l’objet d’une enquête fédérale, son beau frère Gustavo Petrinelli, lui aussi a été inculpé et arrêté. Pour les enquêteurs, cet homicide serait survenu au cours d'une bagarre le 29 août 2011, dans le quartier de Liniers, après une simple dispute de voisinage entre son beau frère et Ernesto Cirini à laquelle s'est mêlé Mauro et deux de ses sbires. Selon des témoins, Mauro Martín et d'autres barras de La Doce se seraient rendus chez la victime qui s’était une nouvelle fois disputé avec son beau frère et il aurait frappé Cirini qui tomba la tête contre le trottoir. Un voisin, venu en aide, avait alors emmené Cirini à l'Hôpital Santojanni d’où il a été ensuite transféré à la Policlínico Bancario où il est décédé trois jours plus tard.

 

Dans un premier temps, les trois témoins qui avaient été entendus par la police n’avaient pas pu identifier les assaillants mais les soupçons commenceront à peser contre Mauro après que certains de ses proches aient tenté d'acheter le silence du frère de la victime. Rapidement Mazzaro le bras-droit sera lui aussi recherché par la police, il commencera une cavale de plusieurs mois. Dans cette cavale il sera aidé par pas mal de relations dont Pablo Migliore, un homme connu pour ses liens avec la Doce, son frère notamment a été impliqué dans plusieurs incidents liés à la barra oficial. Sauf que Pablo Migliore est un joueur de football professionnel, qui plus est gardin de but de San Lorenzo. Il sera arrêté par la police juste avant un match entre son club et Newell's Old Boys et balancera pas mal d'informations sur l'organigramme de la Doce.

 

Les sales nouvelles vont commencer à s'accumuler alors pour la "12 oficial" à peine deux semaines plus tard, 300 barras de Rafael Di Zeo avaient pu obtenir des billets dans la Tribuna Sur du stade José María Minella de Mar del Plata lors du premier Superclásico de "verano" (un tournoi annuel de matchs amicaux) contre River Plate, tandis que la "barra oficial" avait été, elle, contrainte de rentrer sur Buenos-Aires. Un véritable camouflet!

 

Rafael Di Zeo n’avait pas dirigé La Doce depuis le Boca Juniors – San Lorenzo du 4 mars 2007 à La Bombonera. Di Zeo avait bien préparé son coup, ainsi pour éviter les contrôles renforcés mis en place par la Police le jour du match, la barra de Di Zeo est partie le vendredi soir de Buenos Aires dans une trentaine de voitures qui ont pris une route secondaire pour aller vers Mar del Plata. Le jour du Superclásico lorsqu’ils sont arrivés à proximité du stade Minella, l’Aprevide (Agenciade Prevención de Violencia en el Deporte qui a remplacé le Coprosede à l'été 2012) a demandé à la Police de contrôler les barras qui ont montré leurs billets, sur les 300 barras, un seul était officiellement ids. Il a été alors décidé par le Gourvernement local que la "facción oficial", qui arrivait dans cinq bus sous le commandement de Fido Desbaux (qui n'était pas encore le successeur désigné par Mauro Martín) ne serait pas autorisée à entrer dans Mar del Plata pour éviter tout affrontement. C’est au barrage de police installé à Dolores (à plus de 200kms de Buenos-Aires) que le convoi a été intercepté et renvoyé, malgré les menaces de représailles vers Buenos Aires.

 

Toujours dans le cadre du Torneo de Verano, le second match amical de Boca aura vu un déploiement de force policière considérable. Pour éviter un nouvel affront de la part de la “La 12 disidente”, environ 150 barrabravas de “La 12 oficial” étaient arrivé la veille du match à Mar del Plata et s'étaient installés dans différents quartiers de la ville et pour le troisième match (encore contre River) 67 barrabravas de Boca Juniors seront interpellés pour détentions d'armes dont notamment deux pistolets de 9mm avec plusieurs chargeurs, dans des véhicules transportant la barra de Rafael Di Zeo.

 

Le jour de la Saint Valentin Les dirigeants de Boca feront un geste d'amoureux transi, une demande au Ministère de l'Intérieur de retirer de la liste des interdits de stade, Cristian "Fido" Debaux et "el Loco" Luis Arrieta, qui appartiennent à la "barra oficial". Ce serait Martin lui-même qui depuis sa prison avait demandé, aux dirigeants xeneize de permettre à ses deux "alliés" de retourner à la Bombonera. Cristian "Fido" Debaux gère le groupe de barras qui vient de San Martín et de Palomar tandis que "el Loco"Luis Arrieta est le chef de la barra d'Estudiantes de Buenos Aires et aussi de la faction Caseros de La Doce, l'une des plus importantes.  Tous deux avaient été inclus dans la liste de "derecho de admisión" (IDS) établie le 25 août 2012 après avoir été impliqués dans les affrontements qui ont eu lieu sur l'autoroute Rosario-Santa Fe, au cours desquels ils ont d'ailleurs été blessés. Comme la loi impose aux clubs d'interdire l'entrée des stades aux barrabravas blessés lors d'affrontements, les deux hommes ne pouvaient plus depuis lors, assister aux matchs de Boca Juniors.

 

Trois jours plus tard le président Daniel Angelici organisa une réunion entre les deux partis un jeudi le lendemain d'un match de Copa Libertadores entre Boca et Toluca, mal lui en a pris une nouvelle fois. 70 barras fidèles à Di Zeo se sont introduits dans les locaux du club Xeneize et l'ont pris d'assaut en réussissant à éviter la sécurité privée.  L'homme a leur tête n'était pas Di Zeo mais Martin Excursionistas dit "Amarillo" accompagné de Fabian "Bulldozer" Kruger. Quand ce groupe est arrivé près du bureau d'Angelici, il tomba nez à nez avec 5 barras de la 12 oficial, les coups de poing fusèrent sur les 5 bonhommes notamment sur Eduardo Abeledo aka "Hulk" le garde du corps de Mauro Martin. 

 

http://vamolopibe.files.wordpress.com/2013/01/12vc4.jpg?w=480&h=360

Hulk tout à gauche en blanc sur la photo.

http://www.perfil.com/export/sites/diarioperfil/img/ediciones/0744_Fotos/0744_SOC_PROT/S6.jpg_1507367217.jpgPablo Martin  (ci-contre)    

 

Les revendications du groupe sont simples, un retour en arrière, le retour de Di Zeo en chef incontesté et basta. 
Angelici intimera l'ordre au groupe de partir, ce qu'il fera non sans un dernier mot "nous voulons revenir c'est clair?!"  Très clair!

 

 

Plusieurs semaines plus tard le jeudi 7 mars, avant le match de Copa Libertadores entre Boca et Nacional, il y a eu un nouvel affrontement à quelques pâtés de maisons de la Bombonera, entre les barrabravas de la "banda de Martín" et une faction de La Boca qui est commandée par Adrián Silva, le neveu de Daniel Silva, un des lieutenants de la barra à l'époque de "El Abuelo", qui avait été condamné à 15 ans de prison. Ces heurts feront deux blessés par balles et deux par armes blanches. La police redouble d'efforts afin d'éviter que les deux partis ne se croisent sur leurs trajets ou aux alentours des stades, paradoxalement le nombre de policiers alloués à la sécurité ne dépasse guère les 1000, alors qu'en France pour trois fois rien on mobilise 1400 flics, qui plus est, incompétents et incapables de canaliser une foule. Bref quittons un bref instant la situation boquense pour se pencher sur une affaire peu commune.

 

Deux ans et demi après la Coupe du Monde en Afrique du Sud, les problèmes posés par les barrabravas argentins organisés au sein des Hinchadas Unidas Argentina ne sont pas encore finis pour la FIFA auprès de laquelle, sept d'entre-eux viennent de déposer une demande de dédommagement pour avoir été "injustement expulsés du pays" après le match entre l'Argentine et le Nigéria. La demande formulée par leur avocat (qui n'est pas Pierre B.) est de 5 millions d'euros, et a été faite à la FIFA en sa qualité d'organisateur du tournoi. Une précédente demande de compensation de 10 millions d'euros avaient déjà été présentée auprès de l'Etat d'Afrique du Sud sans que cette requête n'aboutisse à un procès malgré les efforts du Ministère argentin des Affaires Étrangères auprès de la Justice Sud-Africaine. Ces sept "barras" Roberto Ponce “El Loco Tito“, Germàn “Gitano” Minuè et Ulyses Montoya de Belgrano, Carlos Pacheco et Sergio “Tomatòn” Busso de Talleres de Cordoba, Walter Aguilera de Godoy Cruz et Ismael “Pequeno” Bentkovsky de l’Instituto estiment avoir été injustement expulsés d'Afrique du Sud après les affrontements survenus entre barrabravas argentins et policiers sud-africains durant Argentine - Nigeria, auxquels ils assurent être totalement étrangers. Ils avaient ensuite été, dès le lendemain, avec dix autres barrabravas interpellés par la Police dans le lieu de séjour des Hinchadas Unidas Argentina pour être détenus dans un commissariat pendant 8 jours avant d'être expulsés du pays et renvoyés vers l'Argentine.

 

Business, toujours business!

 

La 12 est décidément précurseur en bien des matières pour développer ses ressources financières, elle a conclu un contrat marketing avec le société Alimac, spécialisée dans le vente et la distribution des consoles de jeux vidéo et qui possède dix succursales dans le pays. Une relation commerciale qui a débuté lors de la 3ème journée du Tournoi de Clôture 2013 dans l'Estadio Islas Malvinas des All Boys, alors que la Police avait ordonné de retirer toutes les bâches en bas de la barrière de séparation, la barra en avaient alors laissé seulement deux, le classique “Jugador N°12 Pte” et une autre, plus petite, avec l'inscription "Alimac.com.ar". Une publicité qui s'est aussi exportée en Copa Libertadores lors du déplacement de Boca à Montevideo le 14 mars dernier où les barrabravas xeneizes ont installé dans leur emplacement du stade Centenario une banderole sur laquelle là encore était inscrit "Alimac.com.ar", placée à droite de toutes les banderoles historiques de la hinchada. (clarin)

 

Un article à lire http://lefooteur.com/2013/05/08/les-barras-bravas-et-le-marketing-de-la-violence/

 

 

En mai lors du Superclassico plusieurs incidents auront lieu dans le stade et Boca écopera d'un match à huis clos mais aucun problème interne ne sera signalé. Toujours en mai, un dirigeant de Boca Juniors, Carlos Mechetti, chef du bureau des socios, et 51 barrabravas de La 12, ont été interpellés à proximité de "La Bombonera" avant le match de Copa Libertadores entre le club xeneize et les Newell's Old Boys. Les arrestations avaient eu lieu dans le cadre de l'enquête ouverte suite à la "cavale" de Maxi Mazzaro, le N°2 de la barra de Boca et qui avait conduit à l'arrestation de Pablo Migliore, le gardien de but de San Lorenzo, un ami de Mazzaro, accusé de l'avoir aidé à fuir la Justice.

 

Une importante opération de police avait ainsi été organisée dans le secteur de la "Bombonerita", où les barras bravas de Boca se regroupent avant les débuts de match à domicile, après que des "informations" aient laissé penser que Mazzaro pourrait être présent lors de ce 1/4 de finale de la Copa Libertadores contre Newell's. Parmi les interpellés se trouvait aussi Santiago "El Gitano" Lancry. 4 jours plus tard ce seront  tous les principaux chefs de la barra de Boca qui se retrouveront incarcérés et mis hors jeu des "paravalanchas".

 

Mechetti était celui qui était chargé de fournir des faux abonnements à al barra qui ensutie en disposait comme bon leur semblait (vente axu touristes ect...). Présenté devant un Juge, Cristian "Fido" Debaux plaidera non coupable dans l'affaire "d'association illicite" lancée contre la barra xeneize et niera aussi avoir aidé Mazzarro lors de sa fuite alors qu'il est accusé d'avoir participé au même meurtre pour lequel Martín est actuellement placé en détention préventive. Face au Juge, Debaux niera également être le chef de La Doce mais simplement "une référence" après 25 ans de présence dans la barra.

 

Autre historique membre de la hinchada xeneize interpellé, Santiago "El Gitano" Lancry a lui aussi plaidé non coupable dans l'affaire d'association illicite et s'est vu refuser une remise en liberté contrairement à Eduardo Abeledo, alias "Hulk". Des mandats d'arrêts ont aussi été confirmé contre Luis Arrieta alias “el Loco”, Oscar "Cacho" Otazu, le "logisticien" de la barra, Carlos Armijo alias "Gordo Lulú", et Carlos Santa Cruz, alias "Carlitos de Virreyes".

 

Au total 52 barrabravas de Boca ont été interpellés entre le jeudi 15 et le samedi 18. Ces dernières arrestations surviennent après la découverte par les enquêteurs de la vente illégale de cartes d'abonnés dont les revenus auraient pu être utilisés pour aider Mazzaro dans sa cavale et un autre membre de La 12, Daniel Whebe poursuivi dans la même affaire. Ces fonds auraient aussi été utilisés pour donner de l'argent à Martin en prison. C'est donc une nouvelle situation inédite que connaitra La Bombonera puisque la quasi totalité des barrabravas de La 12 n'était pas présents dans la "popular media Norte" lors du match entre Boca Juniors et Vélez Sarsfield du 2 juin dernier, la tribune est resté vide.

 

Depuis ces arrestations, le contexte se serait encore particulièrement dégradé. Clarin annonce qu'entre Martín et Mazzaro, le torchon brûlerait quelque peu, depuis que le second reproche au premier de l'avoir "balancé" à la police après son arrestation dans l'affaire de Liniers. Mazzaro sera arrêté le 7 juin après 5 mois de cavale. Dès le lendemain il se déclare innocent dans l'affaire. Entre Martín, "Fido" Debaux et les autres "nouveaux" chefs de la "barra oficial" aussi les tensions apparaissent, Mauro Martín leur reproche leur manque de solidarité depuis leurs arrestations. Depuis sa cellule, Martín via ses avocats, n'a ainsi pas hésité à lancer des menaces de représailles envers ses "anciens alliés" de la barra.

 

Le 21 juillet 2013 verra le drame que tout le monde craignait se réaliser, Juste avant le match entre Boca et San Lorenzo des coups de feu seront échangés entre la barra oficial et une faction rivale  faisant deux morts et plusieurs blessés. Une trentaine de coups de feu ont été entendus lors de ces heurts survenus à proximité du Nuevo Gasómetro, le stade de San Lorenzo à Bajo Flores. Un barra, Marcelo Carnevale, 33 ans, touché au thorax est mort, ainsi qu'un autre, Angel Díaz alias Feco, 44 ans mourra pendant son transfert à l'hôpital Santojanni. Une seule interpellation sera effectuée par la Police qui a arrêté un homme en possession d'une arme à feu. Carnevale faisait partie de la barra oficial et Angel Diaz lui faisait, selon les enquêteurs, partie de la barra dissidente et était un ami de Di Zeo.

Vidéo décryptage en plateau des préparatifs de l'embuscade

vidéo des incidents (image de la police Fédérale).

Comble de l'ironie de la situation, ces morts arrivent quelques jours après que Rafael Di Zeo ait déclaré dans une longue interview au quotidien argentin Clarin vouloir se retirer des "paravalanchas" de la Bombonera. La semaine précédente pourtant, à La Plata lors du premier match de ce Tournoi Triangulaire entre Boca, San Lorenzo et Estudiantes, des incidents avaient déjà eu lieu après que "La Doce oficial" avait fait en sorte d'éviter de vendre des places au barrabravas "dissidents" de la "Banda de Lomas". Cette banda de Lomas dirigé par Marcelo Aravena, un barra un temps proche de Di Zeo mais qui a toujours fait bande à part, cette bande donc serait aussi derrière la fusillade près du stade de San Lorenzo ainsi que de celle sur la route de Santa Fe qui avait blessé Mauro Martin.

http://i.imgur.com/sTPjgff.jpg

«C'était ce bâtard de Rafa» voilà les propos desespérés du père de Marcelo Carnevale, l'une des victimes de la fusillade, il accusera ouvertement Di Zeo et les factions Lugano et Lomas de Zamora comme responsable de l'embuscade et des tirs qui ont tué son fils. Concernant les blessés, Miguel Sanchez (50), Carlos Suarez (34) et Gabriel Mariño (39), ils seront admis à l'Hôpital Argerich, Un autre homme blessé Matias Dalaco, 25 ans, une balle dans le genou droit sera admis à l'hôpital Santojanni. L'enquête ouverte par la Police a déjà permis d'identifier sur la base des images vidéos de nombreux barras, dont plusieurs de la "barra oficial" tandis que d'autres témoignages indiquent que Rafael Di Zeo était présent sur les lieux pour diriger cette attaque. Signe d'un changement sans doute désormais inéluctable, La Doce n'avait pas d'escorte policière avant ce match et les dirigeants de Boca avaient cette fois donné à une centaine de membres des factions de Lomas et Lugano, des billets pour cette rencontre de pré-saison.  En août des tirs viseront la maison et la voiture de Debeaux. Le 23 aout c'est un autre leader de la 12 oficial Luis Arrieta "El Loco" qui annonça s'être retiré des affaires et de la barra. Il dira dans cette interview qu'il avait quitté la 12 pour ne pas finir "en prison ou mort".

 

http://3.bp.blogspot.com/-GvHRelJBUNk/UhgUE3yegXI/AAAAAAAAEWI/PwuyEJuvZO8/s400/AELH1.jpgArrieta au centre

 

Aravena l'homme que tout le monde accuse d'être derrière les pires violences, donna une interview où il nie être à l'origine des regains de tensions et des morts de San Lorenzo. Le 27 août pourtant, 3 hommes dont Marcelo "el Manco" Aravena, seront arrêtés lors d'une opération de Police pour leur implication dans la fusillade de San Lorenzo. Aravena, qui a rejoint la barra du temps de "el Abuelo", avait déjà été condamné à 20 ans de prison pour les meurtres de deux hinchas de River Plate lors du Superclásico de 1994 à La Bombonera. Depuis sa sortie de prison, il avait tenté de reprendre sa place dans La 12.

 

Pour les enquêteurs et le Juge chargé de l'affaire du Nuevo Gasómetro, "el Manco" serait l'homme qui a organisé l'attaque de la "facción oficial" et celui qui a été vu casqué sur la vidéo, donnant des ordres aux assaillants au cours de ces violences mortelles. Walter Coronel alias Tintin, proche d'Aravena fait partie des 3 interpellés, il est le propriétaire de la Ford Focus qui a été vue sur des caméras de sécurité près de la fusillade. Le troisième homme connu comme "El Flaco Pin" avait été arrêté la semaine avant pour vente et trafic de drogues. Les trois hommes ont été formellement reconnus sur les vidéos surveillance. Cette même semaine, Roman Di Santo, chef de la police fédérale argentine, avait reçu une lettre de menaces de mort. La lettre évoquait même le domicile personnel du policier. Ces menaces arrivent près d’1 mois après l’arrestation de 2 policiers, accusés d'avoir couvert les activités de la 12. Sergio Berni le secrétaire à la sécurité intérieure décida de dissoudre la division Seguridad en Espectáculos deportivos (sécurité des évènements sportifs) après les affaires de collusion et de corruption impliquant des policiers et des barrabravas.

 

http://1.bp.blogspot.com/-4eHkW3Y3mwo/UhuYm9ZJMsI/AAAAAAAAEWg/aMKOUF5llqg/s400/aelh3.jpg

 Un chant en hommage à Carnevale
 

 

Attaque d'une radio locale par des barras de l'Union Santa Fe, baston sur un bateau de croisière de luxe pour ceux de la Guardia Imperial du Racing de Guillermo Escobar Raul Barrios. La mort par balles d'un barra de Lanus Javier Jerez (membre du syndicat des routiers locaux) en juin dernier lors d'affrontements contre les barras de l'Estudiantes. La mort d'un barra de Tigre lors de règlement de comptes internes entre deux factions rivales. Il en est de même pour l'Estudiantes où un homme a été tué par balles lors d'une querelle intestine. La mort suspecte d'un journaliste, Nicolas Pacheco Gomez supporter du Racing retrouvé mort dans l'une des piscines du siège social du club.  Et que dire de River avec le retour annoncé d'Adrian Rousseau à la tête de 400 barras sous le nom "Fuerza River" pour contrer les frères Schlenker seuls maitres à bord des Borrachos Del Tablon? Cela n'augure rien de bon pour la suite. Les barras vont encore tourmenté l'Argentine pendant longtemps.

 

http://www.minutouno.com/adjuntos/150/imagenes/003/165/0003165266.jpg La Guardia Imperial en mode décontracté avant les gnons

 

Ainsi s'achève momentanément cette série d'articles sur Boca et ses barrabravas. Il y aura surement du développement à venir et je ne manquerais pas de continuer à vous informer sur les évolutions à Boca ou ailleurs.

 

http://jean-philippe.savry.over-blog.com/article-boca-tes-barrabravas-impitoyables-5-120425042.html

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5 octobre 2013 6 05 /10 /octobre /2013 15:44

Après les affrontements entre barrabravas de La 12 sur l'autoroute Rosario-Santa Fe, Boca Juniors avait rapidement appliqué un "derecho de admisión" (interdiction de stade) à  67 barrabravas, mais si dans cette liste figuraient tous les lieutenants de Rafael Di Zeo et ceux de l'Uruguayo Richard, seulement quatre membres de la "barra oficial" dont le chef Mauro Martin avaient été sanctionnés, formalisant ainsi les liens entre la barra de Martín et le club xeneize.

 

Une semaine plus tard et sans le consentement du club, le Gouvernement a rajouté sur la liste des interdits de stades, 21 barras de Mauro Martín y compris la totalité du "noyau dur". Cela pouvait se faire par une loi qui existe dans la Province de Buenos-Aires, mais pas dans la capitale, où le "derecho de admisión" (Interdiction de stade) ne peut s'appliquer au club qui reçoit (lui seul décide qui peut rentrer ou non et c'est le club qui communique à la police la liste des interdits de stade) en gros ces 21 ajouts seront ids partout en Argentine sauf à la Bombonera.

 

La liste complète des interdits de stade pour le match de Lanus est la suivante : Rafael Di Zeo, Fernando Di Zeo, Mauro Martín, Marcelo "Marcelo de Lomas" Aravena, Héctor "Vaca" Alarcón, Gustavo "Oso" Pereyra, Víctor Croce, José Luis "El Mellizo" Fernández, Roberto "Tayson" Ibáñez, Alejandro Falcigno, Walter Lobos, Leonardo Chávez, Carlos "Paleta" Amenedo, Fabián "Fredy" Kruger, Juan Carlos Alejo, Sexto "Rodi" Soria, Juan Antonio Castro, Richard "Pinta" Laluz Fernández, Horacio "El Ninja" Enrique, Fernando "Lana" Gatica, Hugo Alberto Gauna, Daniel Alberto López, Nahuel Alberto Maidana, Hugo Orlando Pérez, Daniel "Cinco" Sabio, Federico Suárez, Leonardo Zocco, Silvestre Reinoso, Cristian "Fido" Debaux, Brayan Arroyo, Darío Cantero, Luis Arrieta, Alejandro Putruello, Facundo Cáceres Aranda, Elías Meza, Federico Blanco, Juan Pablo Blanco, Pablo van Rusten, Elías Fridman, Francisco Di Maio, Jorge Cáceres Romero, Jorge Almirón, Fabián Percoco, Hugo Gutiérrez, Diego Rodríguez, Fabián Giuliani, Martín Díaz, Darío Canteros, Mariano Mantarro, Alberto Ivanoff, Hugo Salazar, Leandro Loberze, Horacio Varela, Leandro et Jorge Machado Cabral, Miguel Fernández, Angel Soria, Luis López González, Raúl Sala, Silvio Serra, Luis Schossovov, Jorge Medina, Jorge Cáceres Rieri, Mario Beluzzi Martínez, Edgardo Allende et Luis Vellasanti, Silvio Pujol, Jorge "Corbacho" Villagarcía Carlos Armijo, Leandro Avila, David Aragón, Adrián Bruni, Fabián Chiarripa, Domingo Cuccarese, Cristian Garro, Juan José Isola, Gabriel Martín, Darío Martínez, Miguel Angel Martínez, Carlos Medina, Gustavo Monjes, Oscar Otazu, Diego Marcelo Rodríguez, Pablo Salatino, Carlos Santa Cruz, Sergio Scaccialupi et Daniel Whebe.

 

On peut voir dans cette liste: Debaux, les frères Di Zeo, Marcelo Aravena un des barras les plus incontrolables du pays, Kruger ami de Di Zeo condamné pour la tentative de meurtre sur un barra de Chacarita en même temps que Rafa, tout comme El Mellizo Fernandez, en fin de liste on voit les rajouts des 21 barras proches de Mauro Martin, Daniel Wehbe qui est actuellement en cavale au contraire de Mazzaro et Martin en prison dans la même affaire d'homicide, Oscar Otazu homme de confiance de Martin présent depuis des décennies et qui s'occupe de la logistique de la 12, Carlos Santa Cruz, un homme très puissant et craint par tous, Gabriel Martin le frère de Mauro, Cristian Garro, toujours présent pour faire le coup de poing, Carlos Armijo, Jorge Villagarcia, qui avait été condamné à 20 ans pour le meurtre de deux hinchas de River en 94, s'ajoutent donc à Fernando "Lana" Gatica, Mauro Martin, Luis Arrieta "el loco" qui dirige la barra d'Estudiantes de Buenos Aires en Primera B et Bryan Arroyo (qui a été blessé sur l'autoroute à Santa Fe avec Martin).

 

Pour éviter le recensement ordonné de ses 107.000 membres par le Ministère de la Sécurité Nationale (Ministerio de Seguridad de la Nación) Boca Juniors a dû accepter de prendre en compte la liste des 67 interdits de stade établie par le Gouvernement contre son gré. Une semaine après la fusillade, on apprend par voie de presse que Mauro Martin aurait envoyé une lettre recommandée au président du club, Daniel Angelici, lui demandant de communiquer  "les motifs sur lesquels le club a fondé sa décision de mettre en œuvre son interdiction de stade et la résiliation de sa carte de membre du club". La lettre prévient qu'un " silence déclenchera des poursuites civile et pénale ». A l'époque Martin était toujours hospitalisé à Buenos Aires, récupérant d'une balle reçu au ventre lors des affrontements dans la province de Santa Fe. La lettre avait été envoyée à Angelici via l'avocat Horacio Rivero, le représentant légal de Martin, ce dernier considère comme « inconstitutionnelle et discriminatoire la mesure qui l'exclut des matchs de football" Pour lui son interdiction est dû à la pression des médias et des politiques souhaitant un coupable "idéal".

 

Dans ce contexte, Angelici lui a expliqué qu'il souhaitait «exercer la fonction pour laquelle il avait été élu c'est à dire gérer le club, gagner des titres nationaux et internationaux et protéger le club de toutes nuisances". A la mi-septembre, Mauro Martín quitte la clinique Santa Isabel de Santa Fe, il devait ensuite normalement être assigné cinq jours à résidence mais dû à son état, le tribunal avait décidé de suspendre l'application. Il devra commencer ses cinq jours d’assignation à domicile dès que son état de santé se sera amélioré. Il avait été condamné pour avoir menacé de mort, par un geste de décapitation, son rival Rafael Di Zeo lors du retour de l’ancien chef de la 12 à la Bombonera pour le match entre Boca Juniors et l’Atlético Rafaela.

 

La violence, toujours la violence

 

L'escalade de tensions et de violence ne fait que s'accroître, le 22 septembre, 87 supporters de Boca jugés à risques ont été refoulés à l'entrée du stade. Dans la cohue, un coup de feu a été tiré et un homme âgé de 35 ans s'est effondré. En fait des incidents sont survenus avant le début de match à proximité de La Fortaleza quand plusieurs véhicules sont arrivés au niveau d’un groupe de huit hommes près d'un bar où le match était diffusé, tous membres de la "Barra Oficial" de Mauro Martin. Plusieurs coups de feu ont été tirés, touchant Claudio Soria à la poitrine, il a été hospitalisé dans un état grave mais s'en sortira. Les journalistes l'ont un temps confondu avec Angel Claudio Soria qui faisait partie des ids, c'est un des chefs du groupe Los Gardelitos de la région de Villa La Rana et un des lieutenants de Martin). Claudio Soria lui était inconnu des services et n'a été que la victime collatérale d'une tentative de meurtre à l'encontre de Luis Reynoso qui lui faisait partie (comme Soria) des boquense refoulés à l'entré du stade et qui s'était donc installé dans ce bar pour voir le match. Une attaque manifestement organisée par la bande de Lomas de Zamora, dirigée par Marcelo Aravena et qui fait partie des alliés de Rafael Di Zeo.  

 

Ceux de Lomas auraient ainsi pû bénéficier de leurs liens avec la faction Monte Chingolo qui contrôle les tribunes de Lanús, pour accéder à un secteur à proximité du stade alors que de nombreuses mesures de sécurité avaient été prises pour éviter de tels incidents. Ce sont ces mêmes barras de Lomas de Zamora qui sont également impliqués dans les affrontements survenus sur l'autoroute entre Rosario et Santa Fe qui avaient fait cinq blessés, dont Mauro Martin. Malgré son interdiction de stade, Mazzaro était bien présent avec la barra dans le stade de San Martin. Une semaine tout juste après et alors que le Ministerio de Seguridad de la Nación (Ministère de la Sécurité Nationale) avait inclus 21 barras de Mauro Martín  dans une nouvelle liste d’interdictions de stades. Par ailleurs Boca Juniors a finalement refusé d’appliquer cette décision, comme le club xeneize en avait le droit à domicile.

 

La "primera línea" était donc présente dans la Bombonera pour le match de Boca avec à sa tête Maxi Mazzaro et les autres leaders. L'article de loi qu'a utilisé Boca pour autoriser les 21 barras au stade indique que "les interdictions ne peuvent se faire de façon discriminatoire, ni violer la Constitution" en argumentant que les barrabravas apparaissant dans la liste établie par le Ministère n’avaient pas d’antécédents judiciaires.  Chose étrange quand on connait le cv de certains mais passons.

 

Pourquoi alors les barras de la faction de Rafael Di Zeo et de "El Uruguyao", eux, n'ont pas eu droit "d'échapper" à leurs interdictions de stades?  Cette décision officialiserait-il donc le choix du club de laisser les rênes de la "12 oficial" à Mauro Martin? Rien n'est moin sûr! En tout cas le reste de la hinchada Boquense a une nouvelle fois exprimé son aversion pour les querelles intestines et aux chants menaçants de la 12,  a répondu par un clair et net "Cantá por Boca, la puta que te parió" (NDLM: "Chante pour Boca, la pute qui t'a enfanté").

 

A peine un mois après être sorti de la clinique, revoilà Martin à proximité du stade Mario Alberto Kempes de Cordoba alors qu’il est interdit de stade, il sera interpellé par la police alors qu’il tentait de pénétrer dans l’enceinte du stade, non mais celui-là, il doute de rien! Sous le coup d’un "derecho de admission" (interdiction de stade) dont l’extension avait été demandée par le Gouverneur de Córdoba pour ce match joué au Kempes (Belgrano en tant que club organisateur n'avait pas formulé de demande en ce sens), Mauro Martín se serait rendu en voiture particulière, en dehors du déplacement de la barra xeneize, d’ailleurs trois autres membres de la "barra oficial", eux aussi interdits de stade, Luis “Loco” Arrieta, Cristian “Fideo” Debaux et Martín Diaz, ont été transférés dans un commissariat lors de leur arrivée à Cordoba. Les autres barras ont pu pénétrer dans le stade alors que le match entre Belgrano et Boca avait débuté depuis une quinzaine de minutes. On retrouvera Martin une semaine plus tard dans le stade du CA Atlanta pour un match amical, cette fois-ci il avait réussit à rentrer sans doute car la présence de la 12 pour ce match n'était pas attendue puisque Boca pour ce match avait envoyé les jeunes du centre de formation.

 

Le SuperClassico entre River et Boca ne verra pas d'affrontements entre les deux partis mais 25 personnes seront blessées par les barrabravas de "La 12", principalement des membres d’une société de sécurité privée qui assurait la surveillance dans le Monumental. Ces heurts ont opposé stadiers du Monumental et bosteros après le deuxième but de River Plate. Les agents de sécurité, ont alors été roués de coup dans la Tribune Centenario Alta… La vingtaine de blessés a été transportée aux urgences de l'Hôpital Pirovano. Après le match, d’autres incidents ont eu lieu en dehors du Monumental, où de nombreux actes de vandalisme ont été commis contre des commerces et des véhicules sur l'avenue Figuero Alcorta. 25 blessés, 1200 agents de police et de sécurité qui auront coûté 900.000 pesos (146.000 euros) à River Plate, des forces de police dépassées, toutes les toilettes de la Tribune Centenario Alta détruites, des vitres brisées, et de provocations diverses, le bilan de ce Superclásico entre River Plate et Boca Juniors a fait polémique.

 

Dès le début d’après-midi, la tension était palpable notamment dès le départ depuis La Bombonera, du cortège de la Barra Brava de Boca Juniors dans lequel se trouvait Mauro Martín qui n'allait pas manquer ça et d'ailleurs pour ceux qui auront regardé "looking for Buenos Aires" le docu de Canal Plus narré par Eric Cantona, auront pu apercevoir Mauro Martin au milieu de sa bande et avec même une interview exclusive (quoique évasive) pour le coup il faut avouer que ce docu vaut le coup d'oeil rien que pour ça.

http://www.sofoot.com/IMG/img-photo-cantona-avec-les-fans-de-boca-juniors-1351590755_x610_articles-163300.jpgMartin à droite sur la photo

 

À leur arrivée à proximité du Monumental et alors que des mesures de sécurité renforcées avaient été prises, notamment en matière d’application des interdictions de stades à 64 barras de La 12, 29 barrabravas de la barra de Martín ont pu toutefois entrer dans laTribune Centenario Alta car les documents en possession de la police ne permettaient pas de les identifier. La Police a bien affirmé l’avoir arrêté à l'entrée du Monumental, mais durant le Superclásico entre River Plate et Boca Juniors, Mauro Martín, pourtant interdit de stade par décision du Ministère de la Sécurité,était bien présent et visible à la tête de ses barrabravas.

 

Un nouveau coup d’éclat du chef de la "barra oficial" qui confirme implicitement les "bonnes relations" entre la barra xeneize et la police porteña, puisque dans un premier temps, Mauro Martín, inscrit sur la liste noire du "derecho de admisión" avait été repéré et "officiellement" bloqué par les policiers grâce à un système d’identification par empreintes utilisé spécialement lors des matchs de football (Sabed), laissant "Maxi" Mazzaro, son lieutenant, entrer dans le Monumental à la tête de la barra.

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De nombreux hinchas de Boca ont réussi à sauter par dessus les tourniquets pour entrer dans la Centenario Alta dans laquelle se sont retrouvés bien plus que les 3500 hinchas xeneize en possession d’un billet. Il a pu ressortir du stade à la fin du match le visage caché au milieu de huit membres de la "Primera Línea" de la barra boquense qui l’ont entouré jusque dans l’avenidas Figueroa Alcorta et ce sans être inquiété. Le comble c'est que malgré les preuves vidéos la police ne confirmera pas la présence de Martin et c’est devant un juge d’application des peines qui l’avait convoqué, que le chef de la barra brava de Boca a finalement, lui, reconnu être entré dans le stade de River Plate. Il a dû annoncer ça fièrement. Deux autres barrabravas, un de la "primera línea" de Boca, Reynoso, mais aussi un des chefs des Borrachos del Tablón, "Caverna Godoy", ont tout de même été convoqués devant le Tribunal pour ne pas avoir respecté leurs interdictions de stade et devraient voir leurs sanctions aggravées par la Justice. Mauro écopera d'une amende de 1000 pesos (163 euros) et son interdiction de stade prolongée, une peine tellement lourde et qui fait bien réfléchir (ou bien rire au choix).

 

Le 25 novembre lors de Boca Juniors - Racing de graves incidents se sont déroulés qui déboucheront sur l'ouverture d'une enquête début 2013. Deux barras de La Academia (la barra du Racing) avaient été blessés par balles, encore une fois les soupçons de collusion de la police avec La Doce refont surface. Un groupe d’une quarantaine de barras de La 12 avaient réussi à attaquer les hinchas du Racing à proximité de la Bombonera alors que tout le secteur était censé avoir été sécurisé et que son accès était sous contrôle des forces de police. Des coups de feux avaient été tirés et feront deux blessés. Une proximité de faits ou de circonstance maintes fois soulignée par les autres barrasbravas argentines, celle de River Plate la première évidemment dans de nombreux chants (notamment

 


 

- ay che bostero vos sos ortiva, vos sos amigo de la policía…) mais on se souvient aussi des barrabravas de Chacarita Juniors (cf les articles précédents). 

 

En décembre, mini-coup de théâtre

 

Rafael Di Zeo, était mis en examen et accusé d’avoir été l’instigateur de la tentative d'assassinat contre "el Uruguayo Richard", un autre membre de la barra xeneize en mars 2011. Alors qu’il a déjà été condamné à trois ans de prison pour une autre affaire de violence contre des barrabravas de Chacarita, Di Zeo était donc désormais accuser par un juge d’être le commanditaire de la tentative d'assassinat de Richard William Laluz Fernández "el Uruguayo Richard" grièvement blessé par balles dans la nuit du 12 mars 2011 et à l'époque encore dans un fauteuil roulant.

 

Pour cette affaire, un autre barra de La 12, Gabriel Melo, alias "Polilla" le chauffeur personnel de Di Zeo, était détenu, Rafael Di Zeo risquait désormais une condamnation à une amende de 50.000 pesos et une peine pouvant aller jusqu'à six ans de prison, tandis que Fernando Di Zeo, le frère de Rafa qui était aussi impliqué dans l'affaire n’a finalement pas été poursuivi par le Juge qui se base sur les déclarations de "el Uruguayo Richard" (cf les articles précédents). Rafael Di Zeo de son côté maintient de pas avoir été sur place ce jour là, alors qu’une image vidéo semble démontrer le contraire et il avait aussi nié connaître Gabriel Melo alors que là encore des photos le montraient avec lui.

 

L'année 2013 annonce encore beaucoup d'incertitudes et de violences du côté de Boca.

 

http://jean-philippe.savry.over-blog.com/article-boca-tes-barrabravas-impitoyables-5-120425042.html

 

Sources : clarin, curva1899, minutouno

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Published by Desmoulins - dans Barra Bravas
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