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15 juin 2017 4 15 /06 /juin /2017 19:38

22/11/16 
Une foule d'élus et de fonctionnaires étaient présents à Bastia pour l'ouverture du procès dit des "gîtes ruraux" mais pas dans le public, plutôt sur le banc des accusés.
Paul Giacobbi, Thierry Gamba-Martini et Jacques Costa, entre autres, se trouvaient parmi leurs coprévenus.  La fille de Jean Leccia est venue "défendre la mémoire" de son père, ancien haut fonctionnaire du conseil général, assassiné le 23 mars 2014. Tout ce petit monde est suspecté d'avoir participé à ce que l'accusation pointe comme un "système de détournements de subventions"sur fond de politique électoraliste.
Paul Giacobbi est le plus important des 24 prévenus de ce procès qui porte sur près d'un demi-million de subventions attribuées entre 2007 et 2010 pour construire ou rénover des gîtes ruraux mais détournées au profit personnel d'une quinzaine de personnes mises en examen avec des élus et des hauts-fonctionnaires. 
Seul manque à l'appel Jean-Marc Domarchi (fils de l'ex-bras droit de Giacobbi, assassiné en 2011), souffrant d'une sciatique et qui le coince à Paris.
A noter que l'un des collaborateurs de Giacobbi, Monsieur Viola (Augustin Dominique Viola, ex conseiller de Paul Giacobbi de 1998 à 2015) a été désigné par deux prévenus comme étant l'un des ordonnateurs du système de détournements de fonds public, alors qu'il n'avait jamais été mis en cause pendant l'enquête jusque là.
[Au cinquième jour d’audience, Jacques Costa, maire de Moltifao, président de la commission du monde rural de 2008 à 2013, l’un des vingt-quatre prévenus, a dénoncé le rôle central joué par les deux chargés de mission de M. Giacobbi au sein de son cabinet au conseil général. Les noms de Dominique Domarchi et d’Augustin Dominique Viola, véritables éminences grises, n’ont pas été cités mais ils furent les seuls à occuper ces fonctions auprès de M. Giacobbi, aussi bien au département qu’à la collectivité territoriale de Corse.
M. Costa est lui-même poursuivi pour avoir facilité l’obtention de trois subventions dont une à sa propre belle-sœur. Lors de l’instruction, il avait expliqué que la commission du monde rural se réunissait pour approuver l’octroi des aides financières mais que ses membres ne consultaient jamais les dossiers qu’ils validaient «à l’unanimité». M. Costa admettait même que sa commission «ne servait à rien».
Lors de l’enquête, Viola avait assuré n’avoir aucun pouvoir administratif, son travail consistant «à faire le lien avec les élus». Pour cette tâche, disait-il, M. Domarchi s’occupait de la côte orientale et de Bastia, et il était chargé du centre de la Corse et de la Balagne.
Il indiquait, enfin, ne pas comprendre que le cabinet de M. Giacobbi soit accusé de décider des attributions de subventions. Il jurait n’avoir jamais vu passer « un seul parapheur ». Le magistrat instructeur justifiait, dans l’ordonnance, l’absence de poursuite à l’encontre de M. Viola par le fait que sa « signature ne figure sur aucun acte et qu’aucun témoignage ne [le] met directement en cause ». Interrogé sur sa confession tardive, M. Costa a répondu, vendredi, qu’il aurait « bien voulu le faire » mais qu’« on ne lui avait pas posé la question » lors de l’enquête].
[Le Monde]
Le 29 novembre, le procureur requiert 3 ans de prison ferme, 100 000 euros d'amende contre Paul Giacobbi qui à l'époque des faits était président du conseil général de Haute-Corse. Et 5 ans d'inéligibilité. 
Malgré l'appel du procureur, Monsieur Viola ne s'est pas présenté au procès. 

Paul Giacobbi (L'Express)

Paul Giacobbi (L'Express)

23/11/16
Deux hommes, dont un ancien militant nationaliste déjà condamné pour des tirs sur le GIGN, ont été mis en examen, après une course-poursuite avec des policiers qu'ils sont soupçonnés d'avoir braqués au pistolet. 
Carlu Andria S. et Pierre-François S. ont été mis en examen pour association de malfaiteurs en vue de commettre un crime, vol et recel, acquisition et détention d'armes, le tout en bande organisée.
Ils sont également poursuivis pour menaces de mort sur personne dépositaire de l'autorité publique. Tous deux ont été écroués  à la maison d'arrêt de Borgo.
Les mis en examen avaient été interpellés mardi soir par des policiers de la BAC, alors qu'ils circulaient sur un scooter de grosse cylindrée. Au moment où les deux policiers s'approchent pour les contrôler, le passager du deux roues avait dégainé son arme, un pistolet semi-automatique Glock de calibre 11.43 et les avait menacés. 
Après une brève course poursuite, les deux hommes étaient appréhendés. Au domicile de l'un des deux hommes, les policiers ont découvert un fusil d'assaut, des cagoules, perruques et explosifs. 
Dans un garage du centre-ville de Bastia, propriété de l'un des deux individus, ils ont trouvé une voiture et un scooter volés et faussement immatriculés et deux armes longues.

23/01/17
La Cour d’Assises des Bouches-du-Rhône a commencé le procès de Jean-François Federici, 59 ans, pour un double meurtre en Corse. Arrêté en février 2016 à Bormes-lès-Mimosas. Federici avait été condamné par contumace à 30 ans de prison en novembre 2014 pour les homicides à Corscia le 17 février 2011, des cousins Mattei, Antoine-François, 63 ans, et Jean-Baptiste, 43 ans. 
30 munitions (9 mm, 7,42, calibre 12) ont été utilisées pour viser sans doute leur cousin Marc-Marie «Marco» Mattei, utilisateur habituel du véhicule ciblé. L’ADN de Jean-François Federici a été identifié sur un étui retrouvé sur les lieux du crime. Le double meurtre des Mattei serait une réponse au meurtre de Florian Costa le 5 décembre 2010. Lui même étant considéré comme un acte de représailles aux meurtres d’André Rogliano et de son fils Alexandre le 17 avril 2009. Florian Costa était le demi-frère de Jean-Fleur Costa et le neveu de Maurice Costa (membre historique du gang de la «Brise de Mer», abattu le 7 août 2012). Florian Costa était aussi un ami d’Augustin Federici (tué dans un accident de moto en mai 2010), un des 2 fils d’Ange-Toussaint Federici, le frère de Jean-François Federici. 

Jean-François Federici (Corse Matin)

Jean-François Federici (Corse Matin)

Le 25 janvier les peines du procès des "gites ruraux" tombent, Giacobbi est reconnu coupable de détournement de fonds publics et condamné à trois ans de prison ferme, 100.000 euros d'amende et cinq ans d'inéligibilité.
L'ancien directeur général des services du Conseil général, Thierry Gamba-Martini auquel le procureur a reproché "un grand détournement par négligence" a été condamné à 2 ans de prison avec sursis et 10 000€ d’amende.
Le conseiller général Pierre-Marie Mancini, maire du village de Costa, a été condamné à 3 ans de prison dont deux avec sursis et 5 ans d’inéligibilité.

Le responsable du contrôle "in situ" des gîtes ruraux, Jean-Hyacinthe Vinciguerra, également maire d'un village et qualifié "d'inspecteur des travaux pas finis" par le procureur a été condamné à 2 ans de prison dont un avec sursis et 5 ans d’interdiction d’exercer une fonction publique. 
Jacques Costa, a été relaxé. C’est la seule relaxe prononcée dans ce procès.

Alors que leurs avocats avaient demandé la relaxe de tous les prévenus, les dix-neuf autres personnes mises en cause, ont été condamnées à des peines allant de quatre mois à trois ans d'emprisonnement avec sursis et à des amendes de 800 à 10.000 euros.

30/01/17  
A Foce (12 kilomètres de Sartène), un homme a été pris pour cible par deux hommes armés de fusils de chasse calibre 12. La cible, Baptiste N. B. 26 ans. Connu pour une affaire de braquage et de saucissonnage en 2011, ce qui lui a valu une condamnation à 4 ans de prison en 2014, son agression coïncide avec la libération de son oncle, Pierre B., objet d’une tentative de meurtre à Sartène en septembre 2010 au cours de laquelle il avait tué Jacques E., un de ses agresseurs. 
Le neveu et l'oncle entretiennent de mauvaises relations depuis un séjour commun en prison. Néanmoins pour les enquêteurs, cette tentative serait plus lié à son père Antoine N.B.

17/02/17
19h30. Jean-Pierre G., 51 ans, a été touché de 4 ou 5 balles à la poitrine, hanche, bras et jambe, alors qu’il se trouvait dans sa voiture, devant son domicile de Sartène. Ancien gérant du camping municipal de Roccapina, il a été condamné en janvier 2003 à 4 ans de prison pour un attentat au lance-roquette en août 2000 contre la sous-Préfecture de Sartène. Il était alors présenté comme un proche du leader nationaliste François Santoni. Le 14 mai 2010, il avait déjà été blessé au bras et à la mâchoire dans une tentative de meurtre. G. est mis en examen pour association de malfaiteurs dans le but de tuer Pierre «Ciudetta» B., objet d’une tentative de meurtre à Sartène en septembre 2010.  Ca fait donc deux tentatives de meutres dans la région de Sartène ? Les deux sont elles liées ? Rien n'est moins sûr.

02/05/17 
Les douaniers en poste au péage de Saint-Arnoult-en-Yvelines ont contrôlé une voiture en direction de la province. La fouille du véhicule a permis de découvrir 84 cartouches de 9 mm, une paire de gants et une balance de précision portant des traces de cocaïne. Les deux occupants de la voiture, tous deux d’origine corse, ont été condamnés par le Tribunal Correctionnel de Versailles en comparution immédiate à des peines de 18 mois de prison. L’un, âgé de 50 ans, a déjà été condamné à 7 reprises, notamment pour vols, violences et séquestration. L’autre, 54 ans, a 11 condamnations à son casier judiciaire, notamment 2 pour association de malfaiteurs et une pour meurtre. 

06/05/17
Guy Orsoni, 32 ans, a été interpellé sur le port d’Ajaccio à sa descente du bateau en provenance du continent. Il a été mis en examen pour association de malfaiteurs en vue de commettre un meurtre et écroué. Fils de l’ancien leader nationaliste Alain Orsoni, son ADN aurait été retrouvé sur une casquette utilisé par «Marco» Mattéi, lors de son interpellation. En mai 2016, la police avait intercepté Marc-Marie «Marco» Mattéi, 60 ans, à Ajaccio, alors qu’il circulait dans une voiture volée, porteur d’une cagoule et en possession d’une arme à feu et d’un dispositif incendiaire. Dans cette affaire, 11 personnes ont déjà été mises en examen et deux autres sont encore recherchées : Jean-Baptiste O.et David T., des proches de Guy Orsoni. 

15/05/17 
Libéré de prison en février dernier après sa condamnation pour meurtre à 15 ans de prison en 2008, Jacques Mariani, 51 ans, doit à nouveau répondre devant le Tribunal Correctionnel de marseille d’accusations de corruption active, aux côtés de 8 complices présumés. Ils sont accusés d’avoir aidé le caïd à financer son train de vie alors qu’il se trouvait incarcéré entre 2010 et 2013 à la prison de Saint-Maur. Les complices (notamment 2 gérantes de société, un restaurateur, un ancien notaire,…) sont soupçonnés de l’avoir aidé à récupérer et à encaisser des chèques (entre 1.500 et 49.000 euros). Un surveillant pénitentiaire est également accusé d’avoir touché 15.000 euros pour lui remettre, entre mai 2010 et septembre 2012, 7 à 8 téléphones portables, 2 clés 3G, une trentaine de bouteilles d’alcools, des cartes SIM et des espèces. Le procès est prévu pour durer 2 jours.
Le procureur a réclamé une peine de 4 ans de prison et 50.000 euros d’amende contre Jacques Mariani et des peines allant de 18 mois de prison avec sursis à 2 ans de prison ferme et des amendes de 10.000 à 20.000 euros contre ses co-accusés. 
(Crimorg)

29/05/17 
Deux hommes ont fait feu à une quinzaine de reprises sur Marc-Antoine N., un dirigeant de société né en juin 1966. Il a été tué sur un parking d’Ajaccio par une arme de poing et un fusil de chasse et n’a pas eu le temps de sortir d’arme automatique qu’il portait sur lui. Une voiture a été retrouvée incendiée peu après. 
Impliqué dans le secteur des machines à sous, il était considéré comme un proche de la «bande du Petit Bar», après avoir été un homme de main du «parrain» Jean-Jé Colonna. Il est le frère de Jean-Baptiste «Grosses Cuisses» N. (né en mars 1956), avec lequel il était soupçonné d’être impliqué dans les meurtres de Dominique Rossi et de Xavier Gambini, tués en 1992. 
Corse Matin

08/06/17
Karim A., 27 ans, a été abattu par un coup de feu à son domicile de Cargèse (Corse du Sud). Déjà condamné à plusieurs reprises pour des affaires de stupéfiants, il était considéré comme un proche de Louis C., figure du banditisme corse et qui avait notamment été condamné en 1996 à 15 ans de prison par contumace pour une affaire de stupéfiants par voilier.
France3 Corse

 

Sources : Crimorg ; Le Monde ; France 3 Corse ; L'express ; Alta-Frequanza 

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18 novembre 2016 5 18 /11 /novembre /2016 18:26

09/07/16 
Patrick G., le premier repenti à la française, accuse un autre Corse, André B., dans un dossier criminel. Or, ce dernier a été libéré début juillet et ce après son 1er placement en détention en 2013, sa libération en juillet 2014 et sa deuxième arrestation en 2015. En avril 2013, il est mis en examen dans l'affaire de l'assassinat en octobre 2012 de Me Antoine Sollacaro, les charges sont abandonnées mais la repentance de Giovannoni le ramène en prison en mars 2015. 
Sa libération ? Une décision prise par un juge des libertés et de la détention qui a estimé qu'il n'était pas nécessaire de renouveler sa détention provisoire dans le cadre d'une tentative d'assassinat, commise le 1er septembre 2012, sur Charles C., patron de la buvette du club de foot de l'AC Ajaccio, proche de son ex-président, Alain O.. Suite à ça le parquet de Marseille a fait aussitôt appel et André B. doit désormais se présenter devant la chambre de l'instruction d'Aix-en-Provence, le 12 juillet, afin de savoir s'il sera réincarcéré une nouvelle fois.
G., employé dans une société de gardiennage aurait témoigné que B. lui a fait des confidences sur sa  participation à la tentative de meurtre contre Charles C. en lui précisant même «avoir loupé son coup après s'être trop approché de la voiture de la victime». A l'époque, interrogé sur l'arme utilisée au cours des faits, le repenti avait indiqué ne pas en avoir eu connaissance, avant d'affirmer, six mois plus tard, se souvenir que le tireur avait utilisé «un fusil d'assaut Kalachnikov». Cette précision «tardive» a aussitôt entraîné une plainte pour «faux témoignage» déposée par Me Emmanuel Marsigny, l'avocat d'André B.. Selon ce dernier, les vérifications entreprises ont contredit les déclarations du repenti.
«Il a notamment expliqué que mon client lui avait assuré avoir abandonné l'arme ayant servi lors de la tentative d'assassinat contre Charles C., dans une voiture qui a ensuite été incendiée. Or, trois voitures ont été brûlées le soir des faits à Ajaccio. Aucune carcasse d'arme n'y a été retrouvée !» (Source Le Parisien)
A noter que ce même repenti a été entendu dans le cadre de l'assassinat d'Antoine Nivaggioni le 18 octobre 2010, citant même le nom de Jacques Santoni décrit par la justice comme le nouveau «parrain de la Corse-du-Sud», comme l'organisateur.

 

10/07/16 
Jacques Mariani, 50 ans, est poursuivi devant le Tribunal Correctionnel de Marseille pour corruption active. Il est accusé d’avoir payé au moins 15.000 euros à un surveillant pénitentiaire entre 2010 et 2013 pour faire entrer 7 à 8 téléphones portables, 2 clés 3G, une trentaine de bouteilles d’alcool, des cartes SIM, des clés USB,… 

 

21/07/16 
Karim H., 25 ans, qui circulait sur un scooter à Bastia, a été visé par balles, sans doute par 2 hommes à moto. Il est décédé après une tentative de réanimation par les secours. H. était défavorablement connu des forces de l’ordre, notamment pour trafic de stupéfiants, mais aussi vols, violences, outrage et rébellion. 

30/08/16 
Charles-Antoine C., 52 ans, s’est tué accidentellement en deux-roues à la périphérie d’Ajaccio. Dans ses sacoches, les secours ont découvert une arme e poing 7,65, approvisionnée, et 104.000 euros en liquide. Une enquête a été ouverte pour identifier l’origine de cet argent. 

 

30/08/16 
Près de Séville, la Guardia Civil a contrôlé un camion frigorifique immatriculé au Portugal, contenant 1 tonne de résine de cannais et 104 kg d’herbe de cannabis. La saisie a permis d’interpeller Francis C., 42 ans, proche de la bande corse du «Petit Bar». La perquisition de son appartement a permis de découvrir 2.000 euros en liquide. 
En rupture de ban avec la bande du Petit Bar, C. mène désormais sa barque seul loin de la Corse.

 

06/09/16 (Source : Le Parisien)
C'est une épopée picaresque qui a mis aux prises, tour à tour, des hommes d'affaires, l'ancien chauffeur de Pierre Falcone, des gros bras venus de Corse, missionnés pour un recouvrement de dettes et, enfin, un policier de l'ex-Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI)... Mis en examen en juin par un juge d'instruction parisien, les principaux protagonistes de cette improbable affaire d'extorsion de fonds ont été confrontés, la semaine dernière. La plupart ont reconnu les faits reprochés.
La genèse de ce dossier remonte au début du mois de décembre 2012, du côté de Genève, en Suisse. A l'époque, un couple de ressortissants français reçoit la visite de deux inconnus. Après avoir pénétré de force dans la maison des victimes, ces derniers tentent de contraindre le mari à signer une «convention de prêt» l'obligeant à rembourser la somme de 5 M€ au profit d'un certain Vincent M. Finalement mis en fuite, les deux agresseurs rejoignent un troisième complice, resté au volant d'une voiture.
Alertée des faits, la police suisse ne tarde pas à remonter la piste des mystérieux auteurs de ce qui s'apparente à une tentative de racket. «L'immatriculation du véhicule qui attendait les deux agresseurs a pu être relevée par un témoin, indique une source proche de l'affaire. Cette voiture a été rapidement retrouvée». Les enquêteurs helvètes apprennent qu'elle a été louée à l'aide d'une carte bancaire au nom de Yann L., 41 ans, domicilié à Ajaccio (Corse-du-Sud).
En enquêtant sur ce mystérieux loueur, les policiers découvrent qu'il officie comme gardien de la paix au sein de la Direction départementale du renseignement intérieur (DDRI), antenne locale de la toute-puissante DCRI, en charge notamment de la lutte contre le terrorisme...
Placé en garde à vue en juin 2013, le policier de la DDRI reconnaît avoir «rendu service» à deux amis en les accompagnant en Suisse pour remettre des «documents financiers» à la victime. «Ce même policier a aussi expliqué qu'il avait effectué des recherches sur Internet pour se renseigner sur la personne destinataire de ces documents, poursuit la même source. Après avoir constaté, selon ses dires, qu'il s'agissait d'un escroc et qu'il n'y avait rien d'illégal dans sa démarche, il a alors accepté de se rendre en Suisse en échange de 5 000 €». Yann L. a depuis été révoqué de sa fonction de policier. Ces deux «amis», également originaires d'Ajaccio, Louis P. et Joseph B., tous deux âgés de 52 ans, ont été rapidement identifiés, avant d'être, à leur tour, mis en examen. Au fil de leurs investigations, les policiers ont également remonté la piste du commanditaire des faits.
Entendu, Vincent M. a indiqué être entré en contact avec un certain Monsieur Jean, gérant d'une société de sécurité parisienne, afin de récupérer une importante somme d'argent investie dans la société de la victime, qui a fini par faire faillite. Plusieurs mois après le début de ce rocambolesque dossier, les policiers ont finalement identifié le mystérieux Monsieur Jean, en la personne de Sylvain D., ancien chauffeur et garde du corps de l'homme d'affaires Pierre Falcone.
Contactée hier, l'avocate de l'ex-policier, Yann L., Me Anne-Laure Compoint, n'a pas souhaité s'exprimer. «Mon client n'a endossé qu'un rôle mineur dans ce dossier», affirme, de son côté, Me Pascal Garbarini, le défenseur de Joseph B. Sollicité, Me Eric Barbolosi, l'avocat de Sylvain D., n'a pas pu être joint.

 

07/09/16 
Jean-Michel G., 36 ans, a été mortellement touché de 4 à 5 balles à Alata, alors qu’il sortait du domicile de son amie pour prendre sa moto. Il était connu de la justice, notamment pour trafic de stupéfiants. Une voiture, sans doute utilisée par le ou les tueurs, a été retrouvée incendiée peu après. 

 

23/09/16 
Le corps d’Hicham M., 35 ans, a été retrouvé au volant de sa voiture le long de la route à Santa-Maria Poggio, en direction de Bastia. L’homme aurait été abattu d’une rafale de fusil d’assaut 7,62. Réputé proche du clan M., M. avait été arrêté à Cannes en 2005 puis condamné à 4 ans de prison (dont 2 avec sursis) pour association de malfaiteurs, détention d’armes et vol aggravé. En 2013, il a été arrêté dans une affaire de grand-banditisme pour association de malfaiteurs, blanchiment er abus de biens sociaux. 

 

13/10/16 
Le 19 septembre dernier, une luxueuse Aston Martin est saisie au domicile d'un richissime conseiller financier, Pierre G.. Voitures de luxes et appartements confisqués mais aussi des comptes bancaires contrôlés.
C'est une saisie impressionnante et peu courante : en tout, 10 millions d'euros de biens mobiliers et immobiliers réquisitionnés au Luxembourg par le GIR et la section de recherche de la gendarmerie de Corse. 
L'affaire démarre en 2008. Des mouvements de fonds suspects concernant la vente, à 20 km au nord de Bonifacio, de 410 hectares de maquis près de l'étang de Balistra vendu 20 millions d'euros à un milliardaire venu de Moscou. En 2007, Vitaly Borisovitch Malkin, 50ème fortune de Russie achète ce terrain par l'intermédiaire de son gestionnaire de fortune Pierre G. et de Jean-Noël M., un promoteur immobilier de la region de Porto-Vecchio.
Jean-Noël M. a été mis en examen pour escroquerie et blanchiment en mai 2014 dans cette affaire. Il est accusé d'avoir vendu un terrain non constructible à l'oligarque russe. Le promoteur immobilier se dit complètement étranger à cette affaire par la voix de son avocat Me Maurice Lantourne.

 

15/11/16 
La cour d'assises des Bouches-du-Rhône juge depuis le 10 novembre Marc et Dominique Pantalacci dans le cadre d'une tentative d’assassinat ayant visée Yves Manunta, un ex-dirigeant nationaliste corse à la tête d’une entreprise de sécurité, en novembre 2011 à Ajaccio.
Un nouveau témoin, mis en examen dans ce dossier avant de bénéficier d'un non-lieu, a mis mercredi hors de cause les frères Pantalacci. Entendu en visio-conférence par les jurés de la cour d'assises d'Aix en provence, Alain L. ancien nationaliste, a expliqué que cette affaire n'était pas liée au jumeaux Pantalacci.
Selon lui,il y aurait une piste politique, une piste mafieuse, une piste plus crapuleuse à explorer. «Malheureusement, elles n'ont fait l'objet d'aucune investigation» a déclaré Me Paul Sollacaro, avocat de la défense.
«J'ai vu deux hommes, j'en ai reconnu un, il est dans ce box», a indiqué à la cour Carla Serena Manunta avant de se retourner vers Marc Pantalacci : «Tu le sais autant que moi». Des propos que son frère, Stéfanu Manunta a confirmé à la barre.
Carla Serena Manunta, 15 ans, vit depuis la tentative d’assassinat sous protection policière. Elle a toujours indiqué avoir reconnu les frères Pantalacci, amis de son frère, pendant la fusillade qui a visé son père, sa mère et elle-même.
Selon l’accusation, les jumeaux Pantalacci étaient en conflit avec Yves Manunta, notamment au sujet des affaires de la Société méditerranéenne de sécurité (SMS). 

MAJ 
Le procureur il y a quelques heures a réclamé la prison à perpétuité pour les frères Pantalacci.

Pour plus d'informations 

 

 

Source (Le Parisien, Corse-Matin, Agences)

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2 novembre 2015 1 02 /11 /novembre /2015 14:57

En mars dernier dans le cadre de la découverte d'un laboratoire de coupage de cocaïne dans une cité du 14ème arrondissement marseillais en janvier 2013, un procès de 10 personnes impliquées dans le réseau a eu lieu. L'une des personnes poursuivies pour détention d'armes est Karim Zenoud, plus connu sous son com de rappeur : «Lacrim». Déjà connu pour vol à main armée, une de ses empreintes a été retrouvée sur un chargeur de fusil d'assaut. Il soutient qu'il a manipulé l'arme lors du tournage d'un clip. Les 9 autres prévenus sont liés aux milieux corse et marseillais, notamment Sabri Chorfia, 32 ans, issu de la Cité des Tilleuls. 
Leur identification confirme l’existence de liens étroits entre plusieurs cercles du grand banditisme méridional, notamment l’association de groupes criminels corso-marseillais, dans une forme de mutualisation de moyens.
Parmi ces 10 hommes se trouvait Anto Simonu Moretti, 25 ans, un jeune corse qu’on a essayé de tuer le 28 juin 2013 à Corte et qui est mis en examen – sous contrôle judiciaire – pour une tentative d’assassinat à Sartène en mai 2010. Jérôme Salvadori, 37 ans, ami d’Anto Simonu Moretti a, lui, été abattu le 10 mars 2013.  Il était aussi un proche d'Adrien Chilini (abattu à Propriano en 2011) un braqueur de Sartène qui avait été mis en examen pour un chef d'inculpation secondaire dans le cadre de l'information judiciaire ouverte après la tentative d'assassinat sur Jean-Pierre Giacomoni en mai 2010 à Sartène. 


01/07/15
Paul Giaccobi, député RPG et Président du Conseil Exécutif de Corse, a été convoqué le 21 juillet prochain devant un juge d'instruction de Bastia. Il pourrait être mis en examen (ou être placé sous le statut de «témoin assisté») pour complicité de détournement de fonds publics dans l'affaire dites des «gîtes ruraux». Entre 2008 et 2010, de 300 000 à 400 000 euros de subventions accordées par le Conseil Général de Haut-Corse (dont le Président était alors Paul Giaccobi) auraient été frauduleusement versés dans le cadre du programme d'aide à la création de gîtes ruraux. L'argent aurait en fait servi à rénover des habitations privées. 95% des subventions ont été versées à des habitants de la région de Venaco, le «fief» de Giaccobi.
L'enquête avait commencé en avril 2011 quand TRACFIN avait repéré des mouvements financiers suspects sur les comptes de Stéphane, Jean-Marc et de Vanina Domarchi, enfants et épouse de Dominique Domarchi, Conseiller de Paul Giaccobi, maire de Sant'Andréa-di-Cotone, Dominique Domarchi a été abattu en mars 2011. Sa veuve aurait ainsi touché 45 000 euros de subventions publiques. D'autres proches de Giaccobi ont bénéficié de ces aides à la création comme Francine Ferrandi, compagne de Jacques Costa. Maire de Moltifao et frère de Maurice et Dominique Costa, figures historiques de la BDM. Elle aurait ainsi touché 15 000 euros, alors mêmes que son compagnon est membre de la commission chargée d'attribuer les subventions. La convocation d'un des hommes politiques les plus importants de Corse est un véritable tournant dans l'instruction de cette affaire qui illustre le clanisme corse.
(Le Monde)


17/07/15
Les avocats de la défense, Mes Éric Dupond-Moretti et Philippe Dehapiot en tête, n'en démordent pas depuis quinze jours : "les acquittements sont définitifs". L'appel du parquet ne vaut rien selon eux. 
Pour en arriver à cette conclusion, ils s'appuient tout simplement sur une "faille" dans l'acte d'appel du 1er juillet dernier, rédigé au lendemain de l'acquittement général prononcé par la cour d'assises des Bouches-du-Rhône, pour les douze accusés du procès Orsoni. Tous formels : un second procès n'aura pas lieu pour rejuger les crimes.
Le retour à la vie normale n'ayant pas permis des contacts réguliers, les 19 robes noires du procès disent ne pas avoir "eu le temps de s'appeler pour en discuter". À moins qu'il ne s'agisse d'une stratégie. Et que, passé le délai d'appel de quinze jours, tout soit ensuite irréversible.
"L'appel ne porte en réalité que sur les condamnations. Il ne parle pas des acquittements", simplifie Me Dupond-Moretti qui a découvert le pot aux roses. Avant de développer son propos, il revient sur la phrase sibylline de l'avocat général : "Monsieur Pierre Cortès interjette appel de l'arrêt en date du 30 juin de la cour d'assises de Bouches-du-Rhône qui a condamné les nommés : Guy Orsoni, Jean-Baptiste Ottavi, David Taddei, Jérémy Capitta, Mathias Lanfranchi, Jean-Jacques Leca et Jean-Luc Codaccioni. Et acquitte Charles-Joseph Casalonga". Le ténor s'interroge : "Pourquoi mentionner condamnations et pas acquittements dans cet acte ?"
Corse Matin

09/08/15
TRACFIN, l'organisme chargé de la lutte contre le blanchiment d'argent, a effectué un signalement sur des mouvements de fonds suspects sur des comptes bancaires liés à Paul Canarelli, 47 ans, propriétaire du Domaine de Murtoli, à Sartène. TRACFIN s'intéresse à 3 millions d'euros en provenance d'une société luxembourgeoise contrôlée par un français installé en Belgique. Pour l'instant, le Parquet de marseille et le Parquet National Financier se dispute le dossier.
Le Domaine de Murtoli est un ensemble touristique de luxe de 2 200 hectares, avec 8 km de façade maritime quasi-privatisée (au mépris de la loi littoral). Le Domaine propose 14 bergeries transformées (sans permis de construire...) en résidence de luxe et fréquentées régulièrement par des stars des médias ou de la politique (notamment Nicols Sarkozy). Selon Claude Chossat (le "repenti" du Milieu Corse), le Domaine aurait été financé par Richard Casanova, caïd de la Brise de Mer, assassiné en avril 2008. Au moment de sa mort, il était en possession d'une carte d'accès au Domaine de Murtoli. Si Canarelli noie tout financement de son établissement par la Brise de Mer, il ne nie pas sa proximité avec Casanova, qui est le parrain d'un de ses fils. Canarelli est aussi l'ancien propriétaire de "Via Notte", la principale boîte de nuit de Porto-Vecchio.


12/08/15
Jacques Santoni, présenté comme le chef de la bande du Petit Bar, a été libéré de prison fin juillet pour raisons médicales (il est tétraplégique). IL était incarcéré depuis le 1 mai dernier. Ses avocats ont déposé plainte contre X (visant en fait l'administration pénitentiaire) pour mise en danger de la vie d'autrui.


19/08/15 
Le caïd corse Jean-Luc Germani a bénéficié d'un non-lieu dans le cadre de sa mise en examen pour assassinat suite au meurtre le 17 juin 2008 de Jean-Claude Colonna à Pietrosella. Agé de 47 ans, ce viticulteur était le cousin germain du parrain Jean-Jé Colonna (tué dans un accident de voiture en 2006). Germani reste cependant mis en examen pour association de malfaiteurs en vue de commettre un homicide dans ce même dossier.


07/09/15
L’offensive judiciaire sur les dérives politico-financières lancée en Corse a conduit non seulement à la mise en examen, le 21 juillet, du député (PRG) et président du conseil exécutif de Corse Paul Giacobbi, pour «complicité de détournements de fonds publics», dans l’affaire dite des «gîtes ruraux», mais aussi à exhumer d’anciens dossiers financiers sensibles visant le pouvoir politique et financier de l’île, classés souvent faute de mobilisation des services de l’Etat.
L’une de ces affaires, ouverte sur les conditions d’attribution de marchés publics par le conseil général de Haute-Corse, alors dirigé par M. Giacobbi, éclaire un univers insulaire où se mêlent souvent les mondes criminel, politique et économique. On y découvre aussi des divergences d’appréciations entre les enquêteurs et la justice sur les suites à donner aux investigations.
Tout débute, le 23 janvier 2012, par la découverte au fond d’un ravin du cap Corse, près du village de Brando, du corps criblé de balles d’Albert Pieri. Ancien braqueur reconverti dans le nationalisme, il était devenu le bras droit des dirigeants du groupe de BTP des frères Vendasi, François et Jean-Jacques, à la fois entrepreneurs et élus locaux, voire sénateur pour le premier. L’enquête criminelle ne donnera rien. Le juge d’instruction chargé de l’affaire a transmis, le 1er juin, au parquet de Bastia, le dossier aux fins de règlement sans avoir pu identifier les auteurs.
Jacques Follorou (Le Monde)


08/09/15
Deux membres présumés du grand banditisme en Corse ont été arrêtés dans le centre de l'île et placés en garde à vue. Déjà condamné dans l'affaire dite du cercle de jeux Wagram de Paris, Anthony Quilichini a été arrêté samedi dernier près de Pont de Castirla (Haute-Corse) lors d'un contrôle routier de la gendarmerie.
Selon le procureur, Anthony Quilichini s'est enfui à pied lorsque la voiture à bord de laquelle il était passager a été arrêtée à un barrage de gendarmes mobiles. Il a été rattrapé par des militaires qui ont découvert une somme d'environ 18 000 euros en espèces dans un sac qu'il transportait.
Le conducteur du véhicule, Yannick Rossi, qui s'était enfui lors de l'incident s'est présenté lundi à la gendarmerie. Les deux hommes, incarcérés à Borgo près de Bastia, ont été mis en examen pour "non-justification de ressources en lien avec des personnes ayant commis une extorsion de fonds et association de malfaiteurs". L'enquête a été confiée à la brigade de recherches de la gendarmerie. Proches du caïd Jean-Luc Germani, Quilichini et Rossi avaient été interpellés en novembre 2009 lors de l'enquête sur l'assassinat de Jean-Claude Colonna en juin 2008. Quilichini a été condamné en janvier 2013 à 30 mois de prison pour abus de biens sociaux (un emploi fictif) dans le cadre de l'affaire du Cercle Wagram.


08/09/15 
On croyait les grandes figures de la mafia corse disparues et on disait le crime organisé insulaire en miette et décapité depuis les morts de ses principaux piliers entre 2006 et 2009. L’arrestation, mardi 8 septembre, de Jean-Charles, dit Pierrot, Flori, prouve qu’il n’en est rien et que ce système criminel corse dispose de racines très profondes et de ressources insoupçonnées.
Interpellé à Porto-Vecchio, mardi 8 septembre au petit matin, avec sa compagne, dans le cadre de l’enquête sur le soutien dont avait profité pendant trois ans de cavale Jean-Luc Germain – gratifié, de juin 2011 au 27 novembre 2014, du titre de «l’homme le plus recherché de France» – M. Flori est, à lui seul, un résumé de l’histoire d’un grand banditisme français dominé par les Corses.
Né en 1943, on était loin de l’imaginer encore actif. Il était vu, en dehors des périodes de vacances, attablé dans son café habituel, au cœur de la vieille ville de Porto-Vecchio, en train de jouer aux cartes. Vivant dans une maison donnant sur la baie, il n’avait, visiblement, rien perdu de ses contacts.
Bien avant d’être suspecté d’avoir prêté main-forte à Jean-Luc Germain, présenté par la justice comme l’homme fort du milieu insulaire depuis l’implosion du gang de la Brise de mer en 2008 et 2009 et la disparition du clan de Jean-Jé Colonna, le parrain de la Corse-du-Sud, mort en 2006, une note de l’Office central de répression du banditisme décrit M. Flori, en 1991, comme «l’un des maîtres à penser du milieu corse».
Il apparaît à la fois comme le mentor, au début des années quatre-vingt, de deux des fondateurs de la Brise de mer, Richard Casanova et Dominique Rutily et comme l’un des amis d’enfance de Jean-Jé Colonna qu’il aidera à revenir, en 1985, en Corse, dans un climat hostile, après une longue cavale à l’étranger et sur le continent. Le nom de Pierrot Flori, homme avisé et réfléchi, figure également dans l’une des plus grosses affaires de stupéfiants des années quatre-vingt dite du laboratoire de Phoenix où les ténors du grand banditisme français travaillent avec la mafia italo-américaine.
Très introduit dans les milieux bancaire et criminel au Japon, il est aussi lié aux triades japonaises et s’occupera même des affaires d’Alain Delon dans ce pays. Après le vol, en 1985, de neuf tableaux au musée de Marmottan, dont cinq Monet, c’est lui qui joue les intermédiaires entre la chef du service de lutte contre le vol des œuvres d’art, Mireille Ballestrazzi, aujourd’hui directrice centrale de la police judiciaire, et les auteurs du braquage. La négociation échouera. On retrouvera les œuvres deux ans plus tard dans un appartement à Porto-Vecchio.
La fidélité à la mémoire de Richard Casanova, tué en avril 2008, paraît avoir joué en faveur de son aide supposée à M. Germain, beau-frère de ce dernier. Impliqué dans des affaires de cercles de jeux, d’homicides, de mainmise sur des affaires foncières et économiques de l’île, actif en Afrique, le clan Casanova-Germani comptait également d’autres acteurs de moindre envergure. Deux d’entre eux ont aussi été interpellés, mardi, François-Marie Giacobetti et Lionel Moracchini, pour leur rôle présumé dans la cavale de M. Germain.
Jacques Follorou


08/09/15
La police judiciaire a placé en garde à vue 2 couples et un homme dans le cadre de l'enquête sur les soutiens à la cavale du caïd Jean-Luc Germani. Une perquisition a aussi été menée au Domaine de Murtoli, un complexe touristique dirigé par Paul Canarelli (un proche de Richard Casanova, beau-frère de Germani, abattu en avril 2008), pour vérifier des réservations. Les enquêteurs soupçonnent un des hommes placés en garde à vue d'avoir loué sous son nom une voiture, utilisée par Germani. Ce dernier était recherché depuis juin 2011 suite à son implication dans la prise decontrôle du Wagram, avant son arrestation le 27 novembre 2014.
Parmi les interpellés figurent : 
Lionel Moracchini : ancien Directeur des Jeux au cercle Wagram, il a été témoin de mariage de Michel Ferracci (acteur dans la série télévisée «Mafiosa», condamné à 18 mois avec sursis dans l'affaire du Cercle Wagram) avec l'actrice emillie dequenne.
François-Marie «Fanfan» Giacobetti : il a été un des participants au «coup de force» contre le Cercle Wagram en juin 2011 et a été codnamné à 30 mois de prison dans cette affaire. Il a été impliqué en 1997 dans un braquage avec prise d'otage à Montpellier. Il a aussi été entendu dans le cadre de l'enquête sur la tuerie du «Bar des Marronniers» (assassinat du caïd Fa    rid Berrahma).
Jean-Charles «Pierrot» Flori : ami d'enfance de Jean-Jé Colonna (parrain historique du Milieu corse, décédé dans un accident de voiture en 2006), présenté comme un mentor pour Richard Casanova (avant de s'en éloigner au début des années 90). Son nom est cité par le «repenti» Roger Chiotti dans l'affaire du laboratoire de Phoenix (en 1983-84, des trafiquants corses, marseillais et varois importent de la morphine-base à Phoenix où, en liaison avec la mafia italo-américaine, elle est transformée en héroïne). Dans cette affaire Flori était un proche de François Gérard, condamné à perpétuité pour l'assassinat du juge Pierre Michel. Flori est incarcéré en 1986-87 pour une affaire de menaces et de coups et blessures, sur fonds d'extorsion, contre un huissier. Il sertd'intermédiaire en 1988 avec la commissaire Mireille Ballestrazzi (en charge de la lutte contre les trafics d'oeuvre d'art) pour négocier, en vain, la remise de 9 tableaux volés au Musée Marmottan enoctobre 1985 (dont «Impression, soleil levant», tableau de Renoir ayant donné son nom à l'impressionnisme).


16/09/15 
L'hôtelier Paul Canarelli, 47 ans, propriétaire du Domaine de Murtoli, à Sartène, a été mis en examen pour recel de malfaiteur et laissé sous contrôle judiciaire. Il s'agit des suites de l'enquête sur la cavale du caïd Jean-Luc Germani, recherché depuis juin 2011 suite à son implication dans la prise de contrôle du Cercle Wagram, avant son arrestation. Le caïd aurait passé quelques jours au Domaine de Murtoli en juillet et août 2014.
Le Domaine de Murtoli est un ensemble touristique de luxe de 2 200 hectares, avec 8 km de façade maritime quasi-privatisée (au mépris de la loi littoral). Le Domaine propose 14 bergeries transformées (sans permis de construire...) en résidence de luxe et fréquentées érgulièrement par des stars des mdias ou de la politique. Selon Claude Chossat le Domaine aurait été financé par Richard Casanova. Au moment de sa mort, il était en possession d'une carte d'accès au Domaine de Murtoli. Si Canarelli nie tout financement de son établissement par la BDM, il ne nie pas sa proximité avec Casanova, qui était le parrain d'un de ses fils. Canarelli est aussi l'ancien propriétaire de «Via Notte», la principale boîte de nuit de Porto-Vecchio.


23/09/15 
La chambre criminelle de la Cour de cassation a jugé mercredi irrecevable l'appel interjeté par le parquet général d'Aix-en-Provence après le procès Orsoni, rendant de fait définitifs les acquittements prononcés en première instance le 30 juin.
L'irrecevabilité de l'appel du parquet général rend définitifs les acquittements prononcés en première instance à Aix-en-Provence. Le 30 juin, la cour d'assises des Bouches-du-Rhône avait prononcé un acquittement général pour les deux assassinats et la tentative d'assassinat commis en 2009 à Ajaccio et dans sa région et qui étaient au coeur du dossier. Douze personnes en tout étaient jugées depuis le 11 mai dans le cadre de ce vaste procès. 

 

 

(sources articles Le Monde ; Corse Matin ; L'express ; Alta Frequenza, Le Parisien)

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16 août 2015 7 16 /08 /août /2015 19:43

10/05/15
Onze personnes dont l'ex-dirigeant nationaliste corse Alain Orsoni, poursuivi pour menaces de mort, et son fils Guy, accusé de deux assassinats commis en 2009 en Corse, comparaissent à partir de lundi devant les assises des Bouches-du-Rhône à Aix-en-Provence.
Ce procès qui illustre, selon l'accusation, la "guerre des clans" sévissant sur l'île à cette époque, est prévu pour durer jusqu'à début juillet.
Tous les accusés nient les faits qui leur sont reprochés, même si Alain Orsoni a reconnu avoir écrit la lettre menaçante retrouvée chez l'une des victimes (voir épisode précédent). Mais pour lui, rien n'accrédite l'idée d'une "guerre de clans" l'opposant aux Castola, et, plus généralement, aux proches de la "bande du Petit Bar".
Le 3 janvier 2009, Thierry Castola est abattu en sortant d'un bar de Bastelicaccia, à quelques kilomètres d'Ajaccio. Le 29 janvier, Sabri Brahimi est à son tour tué à Ajaccio par des hommes à moto.
Et le 22 juin 2009, c'est Francis Castola, le frère de Thierry, qui est blessé par des coups de feu alors qu'il circule en moto près d'Ajaccio.
Point commun entre ces hommes, selon les enquêteurs: être des membres ou des proches de la "bande du Petit Bar".
Assez rapidement, des renseignements anonymes vont conduire les enquêteurs sur la piste de Guy Orsoni et de certains de ses proches, accusés d'avoir perpétré les deux homicides.
En 1996, en pleine guerre fratricide au sein de la mouvance nationaliste, Alain Orsoni avait quitté la Corse. Pendant cette période d'exil qui durera 13 ans, il vit notamment au Nicaragua où il crée, selon les enquêteurs, une société de jeux avec de l'argent emprunté à Francis Castola père, dont il est longtemps très proche.
Peu après son retour en Corse en 2008, où il prend la tête du club de foot de l'AC Ajaccio - qu'il a abandonnée en mars 2015, un projet d'assassinat le visant est déjoué par la police à l'été 2008.
Dans cette affaire, six hommes, dont des proches de la bande du "Petit Bar", sont condamnés en 2011.
A ce mobile, toujours selon l'accusation, s'ajouterait un conflit financier entre les fils Castola et Alain Orsoni (voir épisodes précédents).
Un temps poursuivi pour complicité dans l'assassinat de Thierry Castola, il avait finalement obtenu un non-lieu.
Son fils Guy et deux proches, David Taddei et Jérémy Capitta, sont en revanche poursuivis pour les assassinats en bande organisée de Thierry Castola et de Sabri Brahimi.
Un quatrième homme, Jean-Baptiste Ottavi, est aussi poursuivi pour l'assassinat de Thierry Castola. Guy Orsoni et Jérémy Capitta avaient en revanche obtenu un non-lieu dans l'enquête sur l'assassinat de deux autres proches de Francis Castola, abattus près d'Ajaccio dans leur véhicule le 10 avril 2009.
La tentative d'assassinat qui a visé Francis Castola, elle, serait le fait de trois autres proches de Guy Orsoni, qui comparaissent à Aix et qui auraient profité d'une occasion fortuite pour tenter d'abattre celui qui passait pour "le plus dangereux" du "clan" Castola, selon l'accusation.


11/05/15
La Cour d'Assises de Nice a commencé à rejuger Etienne Nicolaï, 58 ans, accusé d'une dizaine de braquages sur la Côte d'Azur ayant rapporté au moins 2,5 millions de francs (400 000 euros) entre mai 1989 et mars 1990. A cette date, il avait été interpellé avec ses complices (René Caprino, Marco Massorotta, Jean Casamarte et François Andreucci). Remis en liberté, ils sont finalement jugés par la Cour d'Assises de Nice en 1997, sauf Nicolaï qui était en fuite et qui a donc été condamné par contumace à 20 ans de prison. Il a finalement été arrêté en septembre dernier à marseille et a fait opposition à son jugement.


12/05/15
Fabrice Bacci, 49 ans, a été blessé par balles au mollet, à la cuisse, à l'omoplate et au bas ventre alors qu'il circulait en voiture près de Vico (Corse-du-Sud). Un véhicule, sans doute utilisé dans l'attaque, a été retrouvé incendié peu après. Ancien militant du Front de Libération Nationale de la Corse – Union des Combattants (FLNC-UC), il avait été condamné en 2008 à 13 ans pour des attentats commis en 2003 dans la région d'Ajaccio contre des immeubles et des voitures de policiers.


13/05/15
Le parrain présumé de la «Bande du Petit Bar», Jacques Santoni, a été mis en examen (association de malfaiteurs et complicité d'homicide volontaire) et incarcéré dans le cadre de l'enquête sur l'assassinat d'Antoine Nivaggioni en octobre 2010.


18/05/15
Vers 8h20, un homme de 50 ans a été abattu sur la voie publique au 4 rue Léon Paulet (quartier Saint-Giniez) dans le 8e arrondissement de Marseille. Deux individus ont surgi juchés sur une moto et lui ont tiré dessus. Selon nos informations, le quinquagénaire criblé de cinq balles se nommait Bernard Fischetti. Il est décrit par la police judiciaire comme "un bandit corso-marseillais", "un proche d'Ange-Toussaint Federici", ATF comme l'appellent les enquêteurs, considéré comme le chef des "bergers-braqueurs de Venzolasca", et condamné pour la tuerie des Maronniers, en 2006, dans laquelle Farid Berrahma avait trouvé la mort ainsi que deux proches.
La victime a été tuée devant le bureau des sports de la mairie où il travaillait comme coursier. Il arrivait sur son lieu de travail avec un sachet de viennoiseries à la main qu'il venait d'acheter à la boulangerie toute proche quand il a été touché au thorax et à la tête dans ce quartier réputé sans histoires.
Cet homme qui venait de fêter ses 50 ans a été plusieurs fois condamné depuis 1992 notamment pour braquage, diverses associations de malfaiteurs et récemment il a été impliqué dans une affaire de stups.
Il avait été condamné aussi avec la bande de Federici dans l'affaire du racket des boîtes d'Aix en 2013.
Fischetti avait notamment été condamné à 2 ans de prison en 2013 (peine confirmée en appel en février dernier) pour association de malfaiteurs dans le cadre de l'affaire Calisson. En plus de ses liens avec la «bande des berges-braqueurs de Venzolasca» qui avait repris le racket des boîtes aixoises en 2005, il était également lié au caïd Raymond «le Chinois» Mihière. Après l'arrestation de Federici en 2007 et la mort de Buttafoghi en 2009 le racket est repris par Toussaint Acquaviva et Jean-Pierre Anastasio à raison de 300 à 3000 euros par mois pour une dizaien d'établissements.


19/05/15
Le jeune homme d'une vingtaine d'années, blessé par balles mardi vers 13 heures dans le quartier de Pietralba à Ajaccio a été hospitalisé. Ses jours ne sont pas en danger. Touché à la jambe, il devrait se faire opérer prochainement.
Connue des services de police, la victime aurait vu arriver ses agresseurs avant de se réfugier derrière des voitures. Elle a elle même contacté la police.
Une enquête a été ouverte pour tentative de meurtre. La piste du règlement de compte est privilégiée.
Un homme se présentant comme l'auteur des faits s'est rendu. Une autre personne présentée comme pouvant être un complice a été interpellée.


02/06/15
Jean-Pierre Filippi, 55 ans, circulait en moto à Monticello (région de Balagne) quand il a été mortellement touché dans le dos d'une ou plusieurs décharges de chevrotines. Ancien propriétaire de la paillote «Octopussy» à Calvi, il était propriétaire d'une sandwicherie à Ile-Rousse. Ancien militant nationaliste, Filippi avait été condamné en 1984 dans une affaire de caches d'armes, avant de s'expatrier quelques années au Brésil.


10/06/15
Le 12 mai dernier, le parrain présumé de la bande du petit bar, Jacques Santoni, avait été mis en examen (association de malfaiteurs et complicité d'homicide volontaire) et incarcéré dans le cadre de l'enquête sur l'assassinat d'Antoine Nivaggioni en octobre 2010. Cette fois-ci, i la été mis en examen dans les dossier sur l'assassinat de Maître Antoine Sollacaro le 16 octobrre 2012 et sur la tentative de meurtre contre Charles Cervoni (autre proche d'Alain Orsoni) le 1er septembre 2012.
Son avocat, Maître Pascal Garbarini, a demandé sa remise en liberté sous contrôle judiciaire, estimant que son état de santé était incompatible avec la détention.


10/06/15
Ce mercredi 10 juin, le Tribunal Correctionnel de marseille a commencé un procès pour association de malfaiteurs, trafic d'armes et de drogue, procès qui devrait se terminer le 3 juillet prochain. 29 personnes (dont 8 marins de la SNCM) sont jugés dans cette affaire au centre de laquelle figure le truand corse Petru-Paulu Mucheli (équipe du «Masters Café», du nom d'un bar à Bastia) et Camille Abboche (ancien Secrértaire Général adjoint du syndicat CFTC de la SNCM). Le réseau avait été démantelé en septembre 2013, après 2 ans d'enquête. 81 000 euros en liquide, 1 kg de cocaïne, des produits de coupage et plusieurs armes avaient été saisis. Une conversation téléphonique entre Abboche et Christophe Anziani (alors en cavale) évoque un projet de meurtre contre 2 frères corses, à l'aide d'une bombe placée sous leur voiture. Les autres marins prévenus sont notamment Simon Savelli, 38 ans chef veilleur et marin depuis 1997 ; Jérôme Muselli, 38 ans marin depuis 15 ans ; Philippe Zuccarelli, 46 ans ; André Tordelli marin grossiste ; David Payet ; Edmond Angeli, ancien docker, amateur d'armes et trésorier du club de tir de Cuges.


13/06/15
Condamné en mars dernier par le Tribunal Correctionnel de marseille à 4 ans de prison ferme et 50 000 euros d'amende dans une affaire d'extorsion de fonds, Dominique Costa a failli être arrêté par les gendarmes près de son village de Moltifao.


17/06/15
La voyoucratie corse a-t-elle pris le contrôle du cercle de jeu Cadet, dans le 9e arrondissement de Paris, et racketté ses dirigeants ? Un renseignement en ce sens avait déclenché l’ouverture d’une enquête le 28 décembre 2012. Principaux suspects : le clan de bergers de Venzolasca, dirigé par la famille Federici, puissante fratrie de la Plaine orientale, dont plusieurs membres sont soupçonnés appartenir au milieu du grand banditisme. Une piste que les enquêteurs ne sont toujours pas parvenus à confirmer.
Les gardes à vue de six personnes originaires de Corse, interpellées lundi 15 juin par le service des courses et jeux, ont finalement été levées mardi dans la soirée sans que les soupçons qui planent sur le banditisme insulaire ne soient corroborés. Parmi les personnes placées en garde à vue figuraient deux salariés du cercle de jeu.
Les enquêteurs cherchent à savoir si, comme des éléments le laissent à penser, Serge Kasparian, un homme d’affaires venu de la brasserie, qui avait repris le cercle en 2008, a été racketté par des hommes de main du banditisme insulaire. A commencer par Jean-François Federici, 58 ans à l'automne 2012. (source Le Monde)


17/06/15
3 hommes ont été arrêtés dans la région d'Ajaccio et 3 autres sur le continent dans une affaire de racket. En juin 2014, 3 personnes (Jean-Paul Nicolaï, Olivier Birgy et Alain Gomis) avaient déjà été interpellées dans cette affaire. Ils sont accusés d'avoir extorqué plus d'1 million d'euros à un retraité de Cargèse entre 2010 et 2014.


18/06/15
Jean-Luc Germani, considéré comme le principal responsable du coup de force qui avait débarqué, en janvier 2011, l'équipe dirigeante du cercle de jeux parisien Wagram, a été condamné jeudi 18 juin à six ans de prison ferme et à 100 000 euros d'amende.
La cour d'appel de Paris a suivi les réquisitions du parquet général, qui, le 26 mars, avait lui-même repris les termes de la première condamnation en appel de Germani, prononcée par défaut à son encontre, le 16 octobre 2014, alors qu'il était en fuite.
Membre du grand banditisme le plus recherché de France et figure du milieu corse, Jean-Luc Germani avait été interpellé le 27 novembre 2014, après trois ans de cavale, près de Paris. Présenté comme l’un des «parrains» corses au cœur des rivalités qui déchirent le banditisme insulaire, il est le beau-frère de Richard Casanova, l'un des piliers du gang bastiais de la Brise de mer, instigateur présumé du hold-up de l'UBS à Genève en 1990, assassiné en 2008.
Jean-Luc Germani a déjà été condamné à quatre reprises, notamment à quatre ans de prison en juin 2005 pour détention d'armes et association de malfaiteurs, mais sa condamnation dans l'affaire du cercle Wagram est la plus lourde.
Le 19 janvier 2011, lui et son équipe avaient évincé — fermement mais sans violence — l'équipe dirigeante du cercle de jeux, contrôlée par une autre figure du milieu corse, Jean-Angelo Guazzelli. En se présentant en nombre au cercle Wagram, le clan Casanova entendait récupérer son bien, dont l'avait privé, trois ans plus tôt, un autre clan corse, la famille Guazzelli, après l'assassinat de Richard Casanova. Les quatre hommes de main de Germani qui ont participé à l'opération ont été condamnés par la justice à des peines allant de trente mois à quatre ans de prison ferme.
Mais la reprise en main du cercle n'a duré que quelques mois. Il faisait, en effet, l'objet d'une enquête qui a abouti à une intervention de la police et à sa fermeture administrative en juin 2011. Situé près des Champs-Elysées, le cercle Wagram est soupçonné d'avoir servi au détournement de plusieurs centaines de milliers d'euros au profit du gang de la Brise de mer.
(Source Le Monde)


18/06/15
Trente ans de réclusion criminelle ont été requis jeudi devant les assises des Bouches-du-Rhône à l'encontre de Guy Orsoni, poursuivi pour deux assassinats commis en Corse en 2009. Un an de prison a été requis contre son père, l'ex-nationaliste Alain Orsoni, qui comparaissait pour des menaces de mort.
L'avocat général a également requis contre Guy Orsoni une peine de sûreté des deux tiers. Il a aussi demandé des peines allant de six mois de prison, éventuellement avec sursis, à 28 ans de réclusion à l'encontre de 9 des coaccusés des Orsoni, dont un est en fuite. Il a enfin requis l'acquittement d'un homme de 39 ans, qui était poursuivi pour association de malfaiteurs.


30/06/15
L’ancien leader nationaliste corse Alain Orsoni, son fils Guy et dix autres personnes étaient jugés par la cour d’assises des Bouches-du-Rhône, depuis sept semaines, pour deux assassinats commis en 2009 à Bastelicaccia et à Ajaccio. Toutes les personnes poursuivies pour les assassinats, la tentative d’assassinat ou association de malfaiteurs en vue de commettre ces faits ont été acquittées de ces chefs.
Guy Orsoni a tout de même été condamné à huit ans de prison et Alain Orsoni à un an, pour association de malfaiteurs en vue de créer des faux papiers. Deux acquittements ont été prononcés, et les autres peines s’échelonnent de un à huit ans d’emprisonnement.
Toutes les peines prononcées l’ont finalement été pour des faits connexes à ces homicides : association de malfaiteurs pour des faux papiers, détention d’armes ou destruction d’une caméra de vidéosurveillance en vue de faire obstruction à la manifestation de la vérité.

(Sources : Le Monde : Corse Matin ; Alta Frequenza ; Le Parisien)

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3 mai 2015 7 03 /05 /mai /2015 19:33

 

On redémarre l'année avec des procès, des procès et encore des procès, toutes sortes d'affaires y passent, de l'extortion au meurtre et à la tentative de meurtre en passant par des abus de biens sociaux et des placement financiers frauduleux. Une large gamme de crime attenant aux activités du milieu local.



12/01/15
Banditisme corse : procès en appel du racket de boîtes de nuit aixoises.
Plusieurs hommes liés au grand banditisme corse comparaissent à partir de ce lundi devant la cour d'appel d'Aix-en-Provence pour leur participation au racket de boîtes de nuit aixoises, de 2005 à 2012.
L'enquête avait été menée par la JIRS sur la base des dénonciations d'un "collecteur" d'argent, Didier G., dit "Doudou".
Toussaint A. et Jean-Pierre A., détenus au moment du procès, ont été condamnés en première instance par le tribunal correctionnel de Marseille à sept ans de prison et 10.000 euros d'amende, avec maintien en détention, ainsi que la confiscation de leurs comptes bancaires et produits financiers.
Didier G. a été condamné à quatre ans de prison ferme. Un mandat d'arrêt avait été délivré contre lui. Douze hommes au total avaient été condamnés.
Craignant pour sa vie, "Doudou" avait révélé aux enquêteurs le système de racket contre une dizaine de boîtes de nuit aixoises mis en place, de 2005 à 2012, par son mentor, Jacques B., impliqué par ailleurs dans l'affaire du cercle de jeux Concorde, et par Ange-Toussaint Federici, condamné à 30 ans de réclusion criminelle dans l'affaire de la tuerie du bar des Marronniers en 2006 à Marseille, et emprisonné en 2007. B. a été assassiné deux ans plus tard.
Selon l'enquête, Ange Toussaint F. et ses amis avaient repris à leur compte certains des établissements rackettés auparavant par Francis "le Belge" et ses héritiers, les malfaiteurs allant parfois jusqu'à mettre la main sur l'établissement lui-même.
F., dont le nom a été largement cité dans cette affaire, n'avait finalement pas été mis en examen par le juge d'instruction, l'enquête "n'ayant pas permis de démontrer qu'il avait continué à percevoir les fruits du système qu'il avait mis en place et que sa réputation a fait perdurer", selon l'accusation.


12/01/15
Christian F., 40 ans, a été condamné à 2 ans de prison (dont 1 avec sursis) pour subornation de témoin par le Tribunal Correctionnel d'Ajaccio. Il était accusé d'avoir fait pression sur un autre homme, au bénéfice d'un détenu qu'il avait rencontré en prison. F. avait été incarcéré en novembre 2013 dans une affaire d'extorsion de fonds en bande organisée. Pendant 5 mois, il avait partagé la cellule de Jean-Paul N. également impliqué dans une affaire de racket (à hauteur de 1 million d'euros) à Cargèse.
Libéré en novembre 2014, sous contrôle judiciaire, Christian F. avait rencontré, dès le lendemain de sa sortie de prison, un co-accusé de N., Alain G., dans un bar d'Ajaccio (par hasard selon l'accusé). F. lui aurait alors posé des questions sur la position que G. pense adopter au procès prévu le 25 avril prochain. L'accusation (suivie par le tribunal) y a vu la volonté de subornation de témoin, pour le compte de N.. La famille de ce dernier aurait d'ailleurs aidé F. à hauteur de 1600 euros à sa sortie de prison.


14/01/15
En fuite depuis juin 2011, Frédéric Federici (né en novembre 1963 à Venzolasca) a été arrêté par la gendarmerie dans une cave aménagée au sous-sol de son domicile de Venzolasca.
Frère d'Ange-Toussaint Federici (condamné à 30 ans de prison pour la «Tuerie du Bar des Maronniers» ), 3 morts en avril 2006), il est soupçonné d'avoir bénéficié d'un emploi fictif au sein de la SISIS (Securité Incendie Surveillance Intervention Sûreté), une société de sécurité privée contrôlée par le clan Federici. Recherché dans de l'affaire du Cercle Wagram (prise de contrôle du Cercle par un clan corse sur un autre clan corse), il avait été condamné à 30 mois de prison en janvier 2013, peine confirmée en appel en octobre dernier.


16/01/15
Interpellé mardi à Ajaccio, Olivier S. a été présenté ce jeudi soir devant un juge d'instruction dans le cadre de l'enquête sur les assassinats de Joseph S. et Jean-Louis C. le 8 avril 2012 à Pietroso.
Il a été mis en examen pour "complicité d'assassinat par instigation". Il a été remis en liberté mais a été placé sous contrôle judiciaire.


22/01/15
La requête introduite par Yvan Colonna devant la Cour européenne des droits de l'homme après sa condamnation à la prison à perpétuité pour l'assassinat en 1998 du préfet de Corse Claude Erignac, a été déclarée recevable, a annoncé jeudi son avocat Me Patrice Spinosi.
Pour Me Spinosi, cette première décision indique que l'affaire pose des problèmes de droit méritant d'être examinés sur le fond. Un arrêt ne devrait pas être rendu avant 2017, estime Me Spinosi.
En France, Yvan Colonna a épuisé toutes les voies de recours. Les arguments présentés par sa défense devant l'instance européenne ont déjà été soulevés devant la Cour de cassation qui les avait rejetés.
Figure notamment la question des gardes à vue, durant lesquelles les autres hommes poursuivis pour l'assassinat du préfet et leurs épouses avaient mis en cause Yvan Colonna. Des gardes à vue qui s'étaient déroulées sans avocat.
Me Spinosi conteste également la décision de la cour d'assises spéciale de verser aux débats une lettre de menaces qu'aurait envoyée Yvan Colonna à un membre du commando condamné avant lui, afin qu'il le disculpe.
Si la France est condamnée pour atteinte au procès équitable, l'avocat serait fondé à demander un nouveau procès pour son client.
Arrêté en juillet 2003 à l'issue d'une cavale de quatre ans dans le maquis corse, Yvan Colonna, 52 ans, avait vu sa première condamnation en appel annulée en 2010 par la Cour de cassation pour un vice de procédure avant d'être rejugé une troisième fois en 2011.


14/02/15
La gendarmerie a placé en garde à vue 6 hommes dans une affaire liée à des placements financiers de joueurs de football, 5 personnes (dont un homme bien connu des services de police et un dirigeant d'un club de foot ajaccien) ont été interpellés en Corse, et un autre (gérant d'une société de conseil en placements financiers) sur le continent. Des intermédiaires auraient été chargés de récupérer l'argent de joueurs de football, investi par leur argent dans des sociétés de BTP en difficulté financière à marseille, nice et toulon. Des pressions auraient également été exercées sur un agent pour accélérer la résiliation du contrat d'un de ses joueurs. On parle donc d'extorsion de fonds et de tentative, et de rétro-commissions illégales entre le conseiller financier et un agent de joueurs.


23/02/15
Quatre des six prévenus qui comparaissaient pour racket de boites de nuit aixoises ont vu leurs peines confirmées ce lundi en appel. En revanche, la cour d'appel d'Aix-en-Provence a réduit à 5 ans de prison ferme les 7 ans prononcés en première instance pour Toussaint A., la tête de ce racket.
La cour d'appel d'Aix-en-Provence vient de confirmer ce lundi la plupart des peines prononcées en première instance contre le réseau qui a organisé un racket des boites de nuit aixoises entre 2008 et 2012. Six des douze prévenus avaient fait appel. Ce trafic aurait rapporté 860 000 euros aux six prévenus. Pour quatre de ces prévenus, les peines sont confirmées :
- Lambert D. : 3 ans de prison dont 18 mois avec sursis
- Bernard F.: 2 ans de prison ferme
- Christophe D. : 4 ans de prison dont deux avec sursis
- Frédéric R. : 18 mois de prison ferme
Pour Toussaint A., considéré comme la tête pensante de ce racket, la peine a été réduite de 7 ans de prison ferme à 5 ans de prison ferme. Jean-Luc G., lui, écope de 15 mois de prison ferme (ce qui était prononcé en première instance) mais son interdiction d'exercer dans la fonction publique est levée.


24/02/15
Dans la famille C., je demande le politicien.
Le conseiller général de Haute-Corse, maire de Moltifao et président du Parc naturel régional de Corse, Jacques C., 65 ans, est jugé en ce moment même pour des malversations financières, en l'occurrence des abus de biens sociaux commis entre février 2005 et août 2008 au sein de son entreprise familiale Travaux Publics Moltifao.
«Je savais même pas que c'était interdit à l'époque!». Sa réponse faussement naïve au juge fait sourire.
Selon les enquêteurs, il aurait détourné des comptes de sa société environ 200.000 euros via des virements opérés vers ses comptes personnels ou par la falsification de l'ordre des chèques rédigés pour la société.
Il s'est dédouané tout du long de son interrogatoire mais il a reconnu avoir été gérant de fait de cette société.
Aujourd'hui, il consent qu'il y a eu quelques malversations, mais à demi-mot
Une vaste enquête sur les activités économiques et les patrimoines du «clan» Costa avait été ouverte en avril 2009.
Le frère de Jacques, Maurice C., était présenté comme l'une des figures emblématiques de la Brise de Mer. Il a été assassiné en 2012. Quant à Florian C., 30 ans, il a été abattu dans sa voiture en décembre 2010 sous les yeux de ses enfants.
A la barre, le fils de Jacques, Charles-Jean C., 37 ans, plaide la même ignorance que son père.
Et l'épouse de l'élu, Véronique C., 46 ans, chef de service hospitalier, répond qu'elle ne «se sentait pas concernée» par les affaires de son mari.
Le reste du dossier, qui n'a rien à voir avec sa première partie, porte sur l'activité de ses frères, des investissements dans divers établissements sur le marché réputé lucratif des machines à sous. Dominique «Mimi» C. fiché au grand banditisme. La justice s'interroge sur ses investissements dans une supérette de Bastia, une brasserie de Corte et un bar de nuit à Corte, le tout sur fonds de machines à sous. Officiellement éleveur de vaches, il justifie ces investissements par la vente de veaux. Les enquêteurs soupçonnent également une forme de racket dans la rémunération de 1 000 euros par mois qu'il touche comme homme d'entretien, un emploi fictif, pour une société maritime de Calvi. Le gérant a d'abord évoqué un attentat contre sa société, qui l'aurait poussé à engager Dominique C.. Il s'est ensuite rétracté et a déclaré vouloir «favoriser l'emploi en Corse». Une peine de 18 mois à 2 ans avec sursis, 30 000 euros d'amende et une interdiction de gérer une entreprise a été réclamée contre Jacques C. (l'inéligibilité n'a pas été demandée). Une peine de 4 ans de prison ferme, 75 00 euros d'amende, une interdiction de gérer et la saisie de ses biens a été demandée contre Dominique Costa.
Sur les huit prévenus, un homme est en fuite, Jérôme F., sous le coup d'un mandat d'arrêt depuis 2012.


10/03/15
Une surveillante de la maison d'arrêt de Borgo (et oui encore eux) a été interpellée. Elle est accusée d'avoir remis entre 25 et 50 téléphones portables en 6 mois à 2 détenus de l'établissement. Achetés entre 80 et 100 euros, les téléphones étaient revendus entre 400 et 500 euros. Deux détenus sont accusés de les avoir revendus au sein de la prison : Simon G., 41 ans (arrêté en août 2014 pour une affaire de home-jacking en Balagne) et Pierre-Antoine P., 30 ans (condamné en décembre 2013 à 3 ans de prison pour association de malfaiteurs : un projet de meurtre pour venger un assassinat). La sœur d'un des détenus en cause et un ancien détenu (Rodolphe G., connu notamment pour trafic de stupéfiants) ont également été arrêtés dans cette affaire.


17/03/15
L'affaire de la fusillade du 4 septembre 2010 sur la place Porta à Sartène, revient devant une Cour d'Assises. Condamné en première instance à 18 ans de réclusion criminelle, François E., 35 ans, avait fait appel de ce verdict. Il est donc, depuis hier, jugé à nouveau, cette fois-ci à Bastia, par la cour d'assises de la Haute-Corse, pour tentative d'assassinat sur Pierre B..
Ce dernier, pris pour cible, alors qu'il était attablé à la terrasse d'un café, par des tirs d'arme à feu, ce matin de jour de marché, avait riposté et tué l'un des deux agresseurs encagoulés, Jacques E., frère de François.
Le 22 mai 2014 à Ajaccio, en première instance, Pierre B. avait été acquitté des accusations de meurtre sur la personne de François E., les jurés ayant retenu la légitime défense. Il avait également été acquitté en ce qui concerne la blessure infligée par l'un de ses tirs à un commerçant, ce dernier ayant été considéré comme une victime collatérale.
Pierre B. assiste donc à cette nouvelle audience uniquement en tant que partie civile. Mais ayant été condamné par les assises de Corse-du-Sud à quatre ans d'emprisonnement pour le délit de détention illégale d'arme, il était présent dans le même box que François E. dont il était séparé par une cloison en bois.
Accusé d'être le second tireur de la place Porta, François E., a réaffirmé son innocence à la présidente de la Cour d'Assises.
Gérant au moment des faits d'une entreprise de travaux en maçonnerie, dont Jacques E., cofondateur, était salarié, il a été longuement interrogé sur ses relations que certains décrivent comme fusionnelles avec son frère.
Les débats entrent ensuite dans le vif du sujet et abordent les hypothèses pouvant expliquer l'acte commis par Jacques E. sur la place Porta. François affirme que si son frère a fait ça c'est qu'il se sentait menacé ajoutant : «c'est une rumeur que j'ai entendue en prison».
Il sera aussi question de la personnalité de Pierre B. qui a un casier judiciaire plus que parlant, tandis que les frères E. «n'ont jamais fait l'objet de condamnation et bénéficient d'une enquête de moralité exemplaire», rappelle la défense.
Au fil des dépositions à la barre, les débats ont, de nouveau, porté sur la thématique du racket, «un fléau qui peut toucher tout le monde».
François E. a dit à la barre qu'il n'a jamais été victime de racket et que si son frère l'a été il ne lui a rien dit. Fin des débats
Un gendarme de la section de recherches, qui avait participé à l'enquête, a déclaré que la cause du drame pourrait être «un conflit entre des groupes de personnes sur fond de racket mais aucun élément concret n'a permis d'étayer cette hypothèse de l'extorsion de fonds». Avant de signaler, en réponse à une question que «le climat était très tendu à l'époque dans le Sartenais».
Le gendarme précise que les frères E. «ne sont pas connus comme délinquants mais font partie d'un clan». Ce que conteste la défense qui s'est livrée à une attaque en règle du travail réalisé par les enquêteurs.
(Les propos rapportés lors du procès viennent de Corse Matin)


20/03/15
Patrick G., 45 ans, est devenu la première personne à intégrer le programme français de protection des témoins. Ses déclarations (qui sont en cours de vérification) pourraient mettre à mal la «Bande du Petit Bar» et notamment son chef présumé Jacques S.. Employé dans une société de gardiennage, G.était un client régulier du «Petit Bar», à Ajaccio, au point d'en devenir un serveur non déclaré, un homme à tout faire payé au noir. Fin septembre 2010, à la demande de S., il loue une voiture et la depose devant l'immeuble de la maîtresse d'Antoine Nivaggioni, un proche de l'ancien leader nationaliste Alain Orsoni, ennemi du «Petit Bar». La voiture y reste plusieurs jours jusqu'à ce que G., sur ordre de S., vienne l'enlever le 18 octobre 2010, entre 6 et 7 heures du matin. Le véhicule a en fait servi de «ventouse» : à sa place se met un autre véhicule équipé d'un coffre de toit. C'est de là qu'un tireur a fait feu sur Nivaggioni. Dans cette affaire, Patrick G. a été mis en examen le 28 juin 2014.
Mais selon le repenti, S. lui aurait confié être à l'origine du meurtre de Maître Sollacaro le 16 octobre 2012, de celui de Jaques Nacer, Président de la Chambre de Commerce et d'Industrie d'Ajaccio, abattu le 14 novembre 2012, de la tentative contre Charles C. (autre proche d'Orsoni, touché au thorax, au foie et à l'abdomen) le 1er septembre 2012. Dans cette dernière affaire, André B., figure de la «Bande du Petit Bar», lui aurait précisé qu'il était le tireur mais qu'une erreur du pilote ne lui avait pas permis de vider son chargeur. S.aurait également avoué devant Giovannoni être à l'origine d'un attentat à la bombe le 10 avril 2012. Placé dans une poubelle, l'engin explosif a tué par erreur le restaurateur Jean-Pierre Rossi. C'est donc sur 4 homicides et une tentative que travaille actuellement la JIRS pour confirmer les dires de Patrick G., 1er repenti officiel en France.
Le Monde


02/04/15
La Cour d'Appel de Bastia a jugé Paul Lantieri (né en 1963), accusé d'avoir tenu une comptabilité occulte dans l'exploitation de la boîte de nuit «l'Amnesia», à Bonifacio. En tant que gérant de la SARL Quid Novi, propriétaire de l'établissement (détruit par un attentat à l'explosif en 2000), il avait été condamné en 2013 à 1 an de prison par le Tribunal Correctionnel d'Ajaccio, alors qu'il était en cavale. Après s'être constitué prisonnier en juin 2013, il avait fait opposition à ce jugement et avait donc été rejugé et relaxé. C'est le Parquet qui a fait appel.
Lors d'une perquisition dans une autre affaire en 1999, les enquêteurs avaient découvert une double comptabilité montrant des recettes réelles de 7 millions de francs, au lieu des 4,5 milliosn de francs déclarés officiellement. Le Procureur a réclamé une peine de 18 mois de prison, dont 1 avec sursis, 80 000 euros d'amende et une interdiction de gérer de 5 ans. Le verdict est prévu pour le 22 avril. Paul Lantieri est déjà incarcéré suite à sa condamnation en septembre 2013 à 3 ans de prison ferme et 5 ans d'interdiction de gérer pour association de malfaiteurs en vue de blanchiment en bande organisée dans le cadre de l'affaire du cercle Concorde.


16/04/15
Deux hommes ont violemment agressé à coups de matraque et de maillet Jean Houbeault, 61 ans, alors qu'il regagnait sa résidence d'Ajaccio. Le directeur adjoint de l'Agence Régionale de Santé a subi des traumatismes à la tête, au tibia et à la main. La BRI a interpellé les 2 agresseurs sur place.
Les agresseurs figures du grand-banditisme corse, Francis S. et Bruno M., étaient en effet sous surveillance depuis 2 mois. Le jour de l'agression, ils avaient été vus installant des fausses plaques d'immatriculation sur leur véhicule. Lors de leur interpellation, ils étaient en possession d'une matraque, d'un marteau, d'un pistolet automatique 9 mm, d'une arme 7,65, de gants, bonnets et munitions. L'un d'eux portait également un gilet pare-balles. Dans leur appartement, les policiers ont trouvé 1 kg d'explosifs, 1 fusil d'assaut M16, une arme de poing 900, des munitions, des talkies-walkies et des gilets pare-balles. Un troisième homme, Antoine «Toto» M., également proche du grand banditisme, a été interpellé dans cet appartement. La raison de l'agression reste encore inconnue.
S. et M. ont été mis en examen pour tentative de vol avec arme en bande organisée, détention et fabrication d'un engin explosif et association de malfaiteurs en vue de commettre un meurtre en bande organisée. Antoine M. est mis en examen pour association de malfaiteurs en vue de comme un meurtre en bande organisée.
Antoine «Toto» M. était considéré comme un très proche du parrain Jean-Jé Colonna (tué dans un accident de voiture en 2006). Francis S., proche de la «bande du Valinco» (bande de Corse du Sud qui a sévit à la fin 70's et début 80's, et qui a été décimé lors d'une guerre avec les nationalistes), a été condamné à plusieurs reprises, notamment pour des vols à main armée mais aussi recel de travellers chèques volés. Il a été blessé à la hanche et au dos sur le port de Propriano. Son frère, Patrick S. (connu pour des affaires de stupéfiants et de détention d'armes) a été abattu le 24 octobre 2012 à Propriano.
Bruno M., déjà condamné pour meurtre, est le fils de Jean-Pierre M., restaurateur à Sartène. En juillet 2000, ce dernier appelle les gendarmes pour dénoncer un racket dont il fait l'objet. Les gendarmes arrêtent 5 personnes, figures de la «Brise de Mer», visiblement en conflit avec Bruno M. : Francis Mariani (tué dans une explosion en janvier 2009), Pierre-Marie Santucci, Maurice Costa (abattu en août 2012), Alexandre Chevrière (grièvement blessé par balles en juin 2004, il reste handicapé et décès en mai 2009) et Eric Marant. Une cagoule, un 9 mm, les clés d'une voiture volée et de l'argent liquide sont saisis et les 5 hommes mis en examen pour tentative d'extorsion de fonds, même si les enquêteurs soupçonnent en fait un projet de règlement de comptes, peut être contre Bruno M.. Après cette affaire, Jean-Pierre et Bruno M. quittent la Corse pour le Maroc, d'où ils reviennent plusieurs mois plus tard.


20/04/15
En mars 2014, dans la région bastiaise, les gendarmes découvrent un box contenant 2 fusils d'assaut, un TMax, des mèches et des bidons d'essence. L'exploitation des traces capillaires et d'ADN a permis l'arrestation de 4 personnes (dont un extrait de sa cellule de la prison de Borgo). Une autre est recherchée et plusieurs autres sont entendues à titre de témoin. Une des personnes arrêtées est Christophe Guazelli, 24 ans, fils de Francis Guazelli, figure de la BDM. Christophe avait été condamné en septembre 2012 à 3 ans de prison après la saisie en août 2011 de 1,5 kg de résine de cannabis à Marignane.


27/04/15
Elu maire de Linguizetta (Haute-Corse) en 2008, Séverin M. a porté plainte en janvier 2014 après une campagne d'intimidation contre lui : visites à domicile, menaces téléphoniques, coups de feu à proximité de son domicile et 8 de ses vaches abattues de balles dans la tête. Refusant l'urbanisation de sa commune, le maire s'était notamment opposé à un projet de golf.
Jean-François S. a été mis en examen pour «actes malveillants» (des appels téléphoniques menaçants passés depuis sa cellule de la prison de Borgo) et laissé en liberté sous contrôlé judiciaire. Sa conjointe est adjointe à la mairie de Linguizetta mais S. est surtout un proche de la BDM et le survivant de la «tuerie de Silvarecciu» à l'été 2013.
Quatre hommes, liés grand banditisme corse, ont été victimes d’une fusillade près de Silvarecciu, village situé à 40 km au sud de Bastia, un peu avant 7h du matin. Jean-Dominique Cortopossi, 25 ans, est décédé des suites de ses blessures. On a retrouvé le corps d'un deuxième homme à une centaine de mètres à peine de l'endroit où les enquêteurs avaient repéré la voiture, Nicolas Boschetti, 31 ans, a été retrouvé perché sur un arbre quatre jours plus tard par des proches. Les deux autres occupants de la voiture, Jean-François Cervetto et Jean-Dominique Bonavita, sont à l’hôpital dans un état grave. Les pompiers étaient d’abord intervenus pour ce qu’ils pensaient être un accident de la circulation, la voiture ayant chuté dans un ravin plusieurs dizaines de mètres en contrebas de la route. Un cinquième passager, qui a alerté les secours, est en fuite.
Les quatre hommes seraient proches de Christian L., assassiné le 29 octobre 2011 par le FLNC. Le mouvement nationaliste l’accusait d’avoir tué l’un de ses cadres, Philippe Paoli, en 2011. Lié à la bande «Brise de Mer», L. était considéré comme un proche de Francis Mariani, tué en janvier 2009. Connu pour braquages, il avait été condamné à 2 ans de prison ferme en 2001 pour une affaire de machines à sous
Nicolas Boschetti, Jean-Dominique Cortopossi, Jean-Dominique Bonavita et Jean-François Servetto étaient lourdement armés et portaient pour certains des gilets pare-balles et s'apprêtaient à exécuter un contrat? Est-ce l'équipe de la cible potentielle qui les a surpris en premier? Comment expliquer que le corps de Boschetti se trouvait à cet endroit? Ont-ils été mitraillés depuis une autre voiture en marche et qui aurait dont entrainé la voiture dans le ravin? Encore beaucoup de travail pour les enquêteurs.
Le 30 juillet dernier, Jean-Dominique Bonavita, le plus gravement touché des deux blessés (et qui avait été évacué dans un hôpital à Marseille) est décédé.
Ce guet-apens sonnerait presque comme le glas de la BDM, trois affidés assassinés sur "leur terre" par leurs ennemis, voilà qui est fâcheux. Cependant bin sûr rien n'indique que ces trois hommes agissaient pour le compte de la BDM, il pourrait tout à faits'agir d'une vendetta personnelle (une de plus), des vendetta qui auront ces dernières années décimé une très grande partie de l'ex giron du banditisme Corse.


28/04/15
http://www.marianne.net/pierre-pean-mafia-corse-c-est-part-ombre-republique-100233078.html nouveau livre de Pierre Péan interview dans Marianne.

 

 

(Sources : Le Monde : Corse Matin ; Alta Frequenza ; Le Parisien)

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Published by Desmoulins - dans Le milieu Corse
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24 janvier 2015 6 24 /01 /janvier /2015 19:18

05/09/14

A Sartène, un homme de 22 ans a été pris pour cible par 2 hommes en moto alors qu'il sortait de chez lui au volant de son véhicule. Alain Susini a été touché aux jambes et à l'abdomen par des balles de 11,43. Il n'est pas connu des services de police mais est réputé proche d'une des 2 bandes actuellement en guerre dans la région de Sartène.

 

12/09/14

La Brigade Nationale de Recherche des Fugitifs a interpellé à marseille Etienne Nicolaï, 58 ans, recherché depuis 17 ans. En mars 1990, plusieurs hommes (Etienne Nicolaï, René Caprino, Marco Massorotta, Jean Casamarte et François Andreucci) sont interpellés en Corse et dans la région niçoise. Ils sont accusés d'une dizaine de braquages sur la Côte d'Azur ayant rapporté au moins 2,5 millions de francs (400000 euros). Remis en liberté, ils sont finalement jugés par la Cour d'Assises de Nice en 1997, sauf Nicolaï qui était en fuite et qui a donc été condamné par contumace à 20 ans de prison. Des feux papiers ont été retrouvés dans son appartement. Il devrait faire opposition à sa condamnation et sera donc rejugé.

 

16/09/14

Le coup de filet à l'Aviation Club de France, le cercle est soupçonné de travail dissimulé, d'abus de confiance et de blanchiment d'argent en bande organisée. Situé sur les Champs-Élysées, l'ACF est l'une des tables de jeux les plus mythiques des nuits parisiennes. La justice soupçonne l'établissement de recourir à du travail au noir. Parmi les interpellés figurent des salariés et des ex-salariés, mais surtout une figure de la politique corse : Marcel Francisci, le "taulier" du cercle de jeu et le dernier d'une lignée de responsables politiques et de gangsters corses. Président de l'ACF, Marcel Francisci, alias le "petit Marcel" en référence à son illustre oncle - un grand voyou reconverti dans la politique - est très proche de certaines personnalités politiques de l'UMP. Président de l'Association des amis de Sarkozy en Corse-du-Sud, il est aussi vice-président d'Air Corsica et du conseil général de la Corse-du-Sud. 

À ses côtés, aux manettes du cercle de jeu, on retrouve un ex-grand flic, Charles Pellegrini. Cet ancien patron de l'antigang, est le président du conseil d'administration de l'Aviation Club.  C'est lui qui nomme le directeur du cercle. Il affirme remplir cette fonction par amitié et fidélité à la famille Francisci. Un ancien flic dans un repaire de voyous, voilà qui ne fait pas dans l'originalité c'était déjà le cas pour le Cercle Wagram.

Le clan Francisci a toujours su cultiver des relations étroites et ambiguës avec certains hommes politiques et hauts fonctionnaires... Les aînés du "petit Marcel" étaient même réputés proches du clan Chirac. Bien avant lui, Roland Francisci, le patriarche du clan, décédé en 2006, et son tonton "flingueur", "Marcel le grand", surnommé "l'empereur des jeux", collectionnaient déjà les mandats locaux, les accointances politiques et les affaires juteuses.

Marcel Francisci (l'oncle) est né en 1919 à Ciamanacce (Corse-du-Sud), fief familial. 

Héros des FFL, il participe en 1947 à la création du parti gaulliste RPF, intégrant son service d'ordre. Il s'installe à Tanger en 1948 et est soupçonné de se livrer au trafic de cigarettes. Il est ainsi impliqué dans l'affaire du Combinatie en 1952 (affaire de piraterie en Méditerranée sur fonds de trafic de cigarettes) mais obtient un non-lieu. Il obtient également un non-lieu dans une affaire de trafic de piastres avec l'Indochine. A partir des années 50, Marcel Francisci investit dans des casinos ou cercles de jeux à Beyrouth, Londres, en France et en Belgique. D'abord associé à Jean-Baptiste Andréani dans les cercles de jeux parisiens (cercle de l'Industrie, de l'Aviation, Haussmann), les 2 clans entrent en guerre, entraînant plusieurs règlements de comptes. Francisci est alors allié au clan Zemmour, du milieu pied-noir parisien. Les autorités américaines le présentent au cours des années 60 comme un des financiers du trafic d'héroïne de la French Connection. Il n'a jamais été condamné en ce sens et a porté plainte pour diffamation contre plusieurs journaux, en vain. Dans les années 70, un accord est trouvé entre les Francisci et les Andréani pour le contrôle des cercles parisiens. A l'arrivée de la gauche au pouvoir en 191, Marcel est exclu des cercles, avant d'être abattu à Paris le 16 janvier 1982.

MAJ 19/09/14 A l'issue des gardes à vue, 4 personnes ont été mises en examen, dont le Directeur du cercle Marcel Francisci, vice-Président IMP du Conseil Général de Corse du Sud. Il a été mis en examen pour travail dissimulé et abus de confiance, et a été remis en liberté sous contrôle judiciaire après le versement d'une caution de 320000 euros. Les 3 autres personnes sont poursuivies pour complicité.

 

16/09/14 

La police a interpellé dans le centre-ville de Bastia Stéphane Luciani, recherché dans le cadre de l'affaire Wagram (en janvier 2011, un clan corse avait fait un «coup de force» pour s'emparer du Cercle de jeux au détriment d'un autre clan).

Né en mars 1971 à Bastia, il est considéré comme le bras-droit de Jean-Luc Germani (beau-frère de Richard Casanova), également en fuite, peut être en Afrique. Dans le cadre de l'Affaire Wagram, Luciani avait été condamné par défaut, à 4 ans de prison en janvier 2013. 6 années ont été réclamées contre lui en appel (verdict le 16 octobre prochain). Il avait déjà été condamné pour des braquages en 1994 et 1995 et pour recel de faux documents administratifs en 2004. En juin 2005, la Cour d'Assises du Tarn l'avait condamné à 8 ans de prison pour vol à main armée, aux côtés de Germani et d'une autre figure du banditisme corse, Ange-Toussaint Federici.

 

20/09/14

Le Tribunal Correctionnel d'Ajaccio a jugé deux personnes (Alain Keravec et Marie-Dominique Mondoloni), accusées d'abus de bien sociaux et corruption. Keravec était le dirigeant d'une cosiété qui a remporté en 2004 un marché public (667000 euros) avec le Parc Naturel Régional de la Corse (PNRC). Il s'agissait d'enlever les carcasses de voitures se trouvant dans ce parc régional. A l'époque, le Président du PNRC (depuis 1998) est Jean-Luc Chiappini, abattu le 25 avril 2013. La justice s'interroge sur une possible rétrocommission sur ce marché public en direction de Chiappini. Pour cela, Keravec aurait payé 72000 euros un audit fictif à la société de consultant Ceci avec comme gérante de paille Marie-Dominique Mondoloni mais comme véritable dirigeant Jean-Marc Nicolaï, abattu le 16 janvier 2009 à Ajaccio. Nicolaï a été maire de Casalabriva de 1995 à 2002, quand il a du démissionner après sa condamnation pour un emploi fictif au Parc Naturel. Chiappini a été le maire de Letia (100 habitants) depuis 1977 jusqu'à son assassinat près de l'aéroport d'Ajaccio (un 9mm avait été retrouvé dans son véhicule). Proche de l'ancien dirigeant nationaliste François Santoni (abattu en août 2001), il avait publiquement affiché en avril 2012 son soutien à la grève de la faim de Guy Orsoni, pour protester contre les «dérives antidémocratiques» de la JIRS. L'élu avait également des liens avec d'autres figures du banditisme, issues de la BDM et du «Petit Bar».

Une peine de 18 mois de prison avec sursis et 100000 euros d'amende a été réclamée contre Keravec et de 6 mois avec sursis et 80000 euros contre Mondoloni. Verdict le 24 octobre prochain.

 

21/09/14 

Le 26 juin 2009, Noël Andréani, 58 ans, ancien membre du LPA et considéré comme un proche d'Alain Orsoni et d'Antoine Nivaggioni, est abattu de 5 balles de fusil de chasse alors qu'il circulait en scooter à Ajaccio. Il a d'abord été percuté par une voiture volé (retrouvée incendiée) avant d'être touché par des tirs de chevrotines. Son meurtre serait un épisode de la guerre entre le clan Orsoni et la Bande du Petit Bar. On se murmure même qu'Andréani avait été chargé de la protection du fils d'Alain, Guy, qui était ouvertement menacé de morts par la bande d'en face car soupçonné de la mort de Nicolas Salini.

Le procès de son tueur présumé, Jean-Bernard Leca, 41 ans, vient de s'ouvrir devant la Cour d'Assises d'Aix en Provence. Lors de son arrestation en août 2009, il était porteur de 2 pistolets, une grenade, d'un gilet par-balles et d'une cagoule, alors qu'il faisait le guet, saoul et endormi, devant le domicile d'un autre homme. Il a déjà été condamné en 2006 pour escroquerie en bande organisée, infraction à la législation sur les cartes de paiement et recel. Leca était un ami de Nicolas Salini, abattu le 10 avril 2009 -Guy Orsoni est mis en examen dans cette affaire. 3 hommes ont déjà été condamnés dans l'affaire Andréani pour complicité par fourniture de moyens (la voiture volée), dont Roger Sialelli, gravement blessé par balles début août dernier.

 

03/10/14 

La police française judiciaire française a entendu Soumeylou Boubeye Maïga, ancien Ministre de la Défense du Mali (il a démissionné le 27 mai dernier). Les enquêteurs financiers voulaient l'auditionner sur les conditions de l'achat de l'avion présidentiel malien pour plus de 30 millions d'euros et surtout le rôle joué par l'homme d'affaires corse Michel Tomi, «empereur des jeux en Afrique». Avant cet achat, le Président malien Ibrahim Boubacar Keita («IBK» utilisait un avion, déjà fourni par Michel Tomi. Ancien journaliste, Soumeylou Boubeye Maïga avait déjà été Ministre de la Défense dans les années 90, puis chef des services de renseignement et Ministre des Affaires Etrangères.

 

13/10/14 

La Gendarmerie a interpellé 4 personnes à Porto-Vecchio. L'enquête concerne l'exploitation d'un bar de nuit avec jeux clandestins et prostituées. Plusieurs hôtesses ont d'ailleurs été entendues à titre de victimes.

 

14/10/14

Moins d'un mois après la perquisition au cercle de l'ACF, les enquêteurs du Service Central des Courses et Jeux de la Direction Centrale de la Police Judiciaire viennent d'effectuer une nouvelle opération contre le Cercle Cadet (qui avait pris la succession du Cercle Concorde, fermé en novembre 2007). Ils agissaient dans le cadre d'une enquête pour extorsion en bande organisée, travail dissimulé, blanchiment en bande organisée, abus de confiance et association de malfaiteurs. Il s'agirait de malversations financières et de détournements de fonds entre la France et le Maroc. On évoque le chiffre de 5000 et 30000 euros prélevés chaque jour en liquide. Les enquêteurs soupçonnent également qu'une équipe du milieu corse dirigerait le cercle en sous-main.

Des documents comptables ont été saisis et 14 personnes ont été placées en garde à vue. Parmi celle-ci figure le Président du Conseil d'Administration du Cercle, Serge Kasparian (51 ans, homme d'affaires dans la restauration à Paris et à Aix, par ailleurs actionnaire du club de foot de Nîmes Olympique), son fils (Directeur du Rich, le restaurant attenant au Cercle), Marcel Grandin (Directeur des jeux) ou encore Vincent Lapiana (ancien commissaire Divisionnaire, en retraite depuis 2009). Serge Kasparian ne possède pas de comptes bancaires en France, mais plusieurs au Maroc où il détient des biens immobiliers de grand luxe.

 

18/10/14

Seize ans plus tard, l'affaire du meurtre du Préfet Erignac contiue à faire des remous.

Deux nationalistes mis en cause, dans la fumeuse piste agricole, Mathieu Filidori et Gérard Serpentini, ont porté plainte pour faux cette semaine contre Roger Marion, alors patron de l'antiterrorisme (ex DNAT) dans l'île.

Par le biais de leur avocat, Me Emmanuel Mercinier-Pantalacci, ils dénoncent un faux procès-verbal.

L'accusation visant un policier pour faux ne constitue pas un délit, mais un «crime passible de 15 ans de réclusion», détaille l'avocat. Gérard Serpentini et Mathieu Filidori avaient été interpellés après l'assassinat du préfet Erignac et englobés dans ce que Roger Marion nommait la «piste agricole».

Selon une source judiciaire et un témoin au procès Colonna, Roger Marion a fait placer des bâtons de dynamite et des détonateurs dans un local situé sur la propriété de Pinia, à Ghisonaccia, afin de les mettre en cause. Selon l'avocat, cet acte les avait désignés comme faisant partie du commando ayant assassiné le préfet de Corse, le 6 février 1998.

Dans l'ouvrage de Bernard Bonnet, paru en 2006, (qui comporte de nombreuses erreurs et contre-vérités selon les spécialistes), «Place Beauvau, La face cachée de la police», l'ancien flic surnommé Eagle-Four (Y gueule fort) affirmait que ces accusations de barbouzerie avaient été classées sans suite par l'inspection générale de la police nationale.

 

Lors du troisième procès d'Yvan Colonna, (condamné en 2011 à perpétuité pour l'assassinat du préfet), un témoin avait affirmé à la barre que Roger Marion et un responsable des renseignements généraux l'avaient obligé à déposer sur le domaine agricole de Mathieu Filidori et Gérard Serpentini les explosifs finalement retrouvés lors d'une perquisition en septembre 1998. Tous deux avaient été placés en détention provisoire puis placés sous contrôle judiciaire.

Trente-deux personnes (dont quatre sont décédées) au total dont les deux plaignants, sont toujours mises en examen dans ce dossier 13.37 qui pourrit dans les étagères de la galerie Saint-Eloi. Malgré les demandes officielles, le dossier n'est pas à ce jour clôturé.

 

Seul l'avis du Parquet de Paris pourrait clôturer l'affaire par un non-lieu ou un renvoi devant les assises mais rien ne bouge depuis des mois, selon Me Jean Giuseppi, avocat de Fabienne Maestracci, Maurice Lorenzoni et Stella Lacrimini épouse Castela, mis en cause dans la 13.37. La plainte contre Roger Marion rouvre la porte d'un scandale judiciaire (sans oublier le recours déposé par Yvan Colonna devant la Cour européenne après sa condamnation).

Une seule question se pose aujourd'hui, un procès des policiers aura-t-il lieu ?  

 

28/10/14

Le Tribunal Correctionnel de Paris doit juger 5 hommes pour un important trafic d'armes, démantelé en septembre 2012. A l'époque, les enquêteurs interviennent dans un garage loué à Danjoutin (près de Belfort) où il découvrent une importante cache  une vingtaine de kalachnikovs, 9 fusiles d'assaut M16, 4 pistolets-mitrailleurs, des armes de poing, des fusils, des lances-roquettes, des lance-grenades, des milliers de munitions, des explosifs (dont 20 kg de TNT), des détonateurs,... 50 000 euros en liquide sont également saisis. Le garage est loué par un ancien instituteur, passionné d'armes, Emmanuel Toschi, 49 ans. D'autres perquisitions permettent de saisir des plans de fabrication d'armes, des pièces détachées et des machines outils servant à remilitariser des armes officiellement neurtralisées.

Toschi est accusé de rendre ces armes opérationnelles et de els revendre à deux intermédiaires liés au grand-banditisme. Il y a d'abord le corse Christian Joanenc, 46 ans, gérant d'une supérette en Corse. Connu pour des affaires de droit commun, il a également été identifié comme proche du mouvement Armata Corsa. Il avait été arrêté alors qu'il quittait la région de Belfort avec 10 kalachnikovs, 1 pistolets-mitrailleur Skorpion et 1 pistolet automatique Walter PKK. Autre revendeur présumé  l'ancien braqueur Jean-Marie Secrettand, 69 ans. Figure du milieu de la Banlieue Sud parisienne, il avait déjà été interpellé dans des affaires de trafics d'armes, au début des années 90 et en 2008. Il avait également été arrêté dans les années 90 pour trafic de voitures volées. Deux autres complices, âgés de 45 et 47 ans, sont également poursuivis.

 

06/11/14

Le 23 mars dernier, Jean Leccia, Directeur Général des Services du Conseil Général de Haute-Corse, 53 ans, est abattu par une rafale d'arme automatique près d'Aléria (une quinzaine d'impacts de calibre 308 Winchester sont relevés).

Les enquêteurs viennent de procéder à une dizaine d'interpellations dans la région de Ghisonaccia, à Bastia et à Nice. Des perquisitions ont également été menées dans des domiciles et des locaux commerciaux. L'enquête semble s'orienter sur la piste de marchés publics de BTP en Haute-Corse. En novembre 2011, Jean Leccia, avait été placé en garde à vue dans le cadre de l'enquête sur les marchés publics passés par le Conseil Général. Il avait aussi été entendu comme témoin dans l'enquête sur des subventions publiques pour des gîtes touristiques appartenant à des élus ou des proches du Conseil Général.

 

07/11/14 

Jean-Daniel Geronimi, 55 ans, a été trouvé mort sur une route à Vignale (près de Borgo), où il  avait l'habitude de faire son footing. Ancien militant nationaliste, Geronimi a été atteint par au moins un tir de chevrotines. Il avait été condamné en 2002 à 4 ans de prison ferme pour une cache d'armes découverte en avril 1996 à Bastia.

 

11/11/14 

Olivier Sisti, 40 ans, a été condamné à 8 mois de prison, aménageables, par le Tribunal Correctionnel de Nice. Il avait été interpellé le 5 novembre dernier dans le cadre d'une vague d'interpellations liée à l'enquête sur le meurtre de Jean Leccia. Lors de son interpellation, Sisti était porteur d'un P38 chargé.

Connu pour une affaire d'extorsion de fonds en 2005, il avait déjà été entendu comme simple témoin dans des affaires criminelles. Sisti est surtout un survivant, ayant échappé à plusieurs tentatives de meurtre. D'abord le 25 octobre 2010 à Ghisonaccia, commune où se trouve le Bahia, un restaurant de plage qu'il gère et qui a été incendié dans la nuit du 19 au 20 mai 2012. Le lendemain de cet incendie, il est grièvement blessé par balles alors qu'il est au volant de son véhicule à Aléria. Hospitalisé à Bastia, il est atteint le 28 mai de plusieurs balles à travers la vitre de sa chambre. Il est depuis considéré comme invalide. Il a justifié la détention du P38 par la volonté de se protéger.

 

25/11/14 

Le 17 février 2011, les cousins Mattei, Antoine-François, 63 ans et Jean-Baptiste, 43 ans, sont abattus alors qu'ils se trouvent sur un petit pont sur la commune de Corscia (Haute-Corse). 30 munitions (9mm, 7.42, calibre 12) ont été utilisées pour viser sans doute leur cousin Marc-Marie «Marco» Mattei, utilisateur habituel du véhicule utilisé. Une voiture volée est retrouvée peu de temps après l'attaque incendiée, avec une kalachnikov à l'intérieur.

La Cour d'Assises d'Aix-en-Provence a commencé le procès de 3 hommes, accusés d'être liés au double meurtre. Pierre Federici, 64 ans (déjà connu pour braquages) et Jean-Fleur Costa, 57 ans, ont été vus à proximité du véhicule incendié et sont accusés d'avoir servi de chauffeurs au commando de 3 ou 4 hommes. Jean-François Federici, 57 ans, est accusé d'avoir été un membre de ce commando, son adn ayant été identifié sur un étui retrouvé sur les lieux du crime. Il est actuellement en fuite mais est représenté au procès par ses avocats.

Pour les enquêteurs, le double meurtre des Mattei est une réponse au meurtre de Folrian Costa le 5 décembre 2010. Lui-même étant considéré comme un acte de représailles aux meurtres d'André Rogliano (dont la femme est une Mattei) et de son fils Alexandre le 17 avril 2009. Florian Costa était le demi-frère de Jean-Fleur Costa et le neveu de Maurice Costa (abattu le 7 août 2012). Florian Costa était aussi un ami d'Augustin Federici (tué dans un accident de moto en mai 2010), un des fils d'Ange-Toussaint Federici. Jean-François Federici est le frère d'Ange-Toussaint. En septembre 2013, il a été condamné à 2 ans de prison par défaut pour extorsion d'engagement dans le cadre de l'affaire du Cercle Concorde. Le verdict est prévu le 5 décembre prochain.

 

27/11/14

Deux hommes dans un utilitaire ont fait feu contre Jean-Dominique Renucci, né en 1969, alors qu'il était au pied de son immeuble du quartier de Salines à Ajaccio. Déjà condamné (la dernière fois en 1998), la victime a été touchée de 5 à 6 balles. Il était considéré comme un proche de la «Bande du Petit Bar», principale composante du Milieu Corse.

 

27/11/14

Coup de tonnerre. L’un des hommes les plus recherchés de France a finalement été arrêté à la Défense. Beaucoup de kilos en plus, une barbe, une queue-de-cheval et la casquette vissée sur la tête. C’est un Jean-Luc Germani méconnaissable, transformé par trois ans de cavale, que les policiers corses ont interpellé aujourd'hui.  On le disait au Congo, en Italie mais la rumeur ces derniers mois le situait plutôt en Corse.

Considéré comme l’héritier de Richard Casanova, l’un des fondateurs du gang de la Brise de mer, Jean-Luc Germani avait été condamné en appel en octobre à six ans de prison dans l’affaire du cercle Wagram. Il devrait être incarcéré prochainement pour ces faits-là.

Cela faisait plusieurs semaines que les enquêteurs surveillaient les activités d’un Corse installé à Paris, présenté comme un logisticien travaillant pour le milieu insulaire, sans se douter toutefois qu’il pouvait rentrer en contact avec Jean-Luc Germani. Malgré une apparence physique très différente des derniers clichés connus de lui, les policiers sont parvenus à l’identifier.

L'interpellation s’est déroulée calmement alors que Jean-Luc Germani conversait avec son interlocuteur, qui a lui aussi été arrêté. Aucune arme n’a été retrouvée sur les deux hommes.

Jean-Luc Germani est également poursuivi pour l’assassinat, en 2008, de Jean-Claude Colonna, cousin de l’ancien «parrain» du sud de l’île Jean-Jérôme Colonna, mort en 2006.

 

03/12/14

La cour d’assises des Bouches-du-Rhône a condamné, mercredi, deux des trois accusés jugés pour un double assassinat, perpétré le 17 février 2011 à Corscia (Haute-Corse) et présenté comme un épisode d’une sanglante vendetta entre familles corses.

En fuite depuis 2012, Jean-François Federici, un agriculteur âgé de 57 ans, est condamné par défaut à 30 ans de réclusion criminelle. Son ADN avait été identifié sur une des très nombreuses munitions ayant servi à mitrailler le véhicule des victimes, François-Antoine Mattei, 63 ans, et son cousin, Jean-Baptiste Mattei, 43 ans.

Condamné en dépit de ses dénégations pour avoir acheminé des membres du commando sur les lieux, Pierre Federici, 64 ans, un ancien braqueur de banques devenu gérant de pressing à Bastia, est condamné pour complicité d’assassinats en bande organisée à 20 ans de réclusion criminelle.

En revanche, Jean-Fleur Costa, 47 ans, éleveur de vaches à Popolasca, est acquitté. Il lui était reproché d’avoir exfiltré les tueurs après les avoir récupérés sur les lieux de l’incendie de leur véhicule et d’une Kalachnikov. Les jurés lui ont infligé cinq ans de prison pour le délit connexe de transport d’armes.

Lundi, l’avocat général Pierre Cortes avait requis 20 ans de réclusion contre Jean-Fleur Costa, 25 ans contre Pierre Federici. Il avait réclamé la perpétuité contre Jean-François Federici.

Devant la cour d’assises, les enquêteurs ont évoqué une «spirale mortifère», une «vendetta» opposant les familles Mattei du village de Corscia et les Costa du village de Moltifao ralliés par les Federici.

Le double assassinat des cousins Mattei est, à leurs yeux, la riposte à l’exécution de Florian Costa, demi-frère de Jean-Fleur Costa, abattu, le 5 décembre 2010, au volant de son véhicule où se trouvaient ses deux jeunes enfants.

Le jour de ce double assassinat, Pierre Federici et son cousin Jean-François Federici étaient surveillés par les enquêteurs de la Brigade recherche et intervention (BRI) de Bastia.

Opérées dans le cadre d’une affaire distincte, ces filatures à proximité du lieu des faits composaient la pierre angulaire de l’accusation. Jean-Fleur Costa avait ainsi été vu au col d’Arbitro, quelques heures avant l’incendie du véhicule des tueurs. Il a répété aux jurés qu’il cherchait ses chiens comme il l’avait dit à un automobiliste, en réalité un fonctionnaire de la BRI.

En l’absence d’éléments de téléphonie et de traces de résidus de tir et d’ADN dans son véhicule où il a été procédé à une centaine d’analyses génétiques et odorologiques, les jurés ont suivi sa défense.

Présenté comme un baron de la Brise de Mer, une bande criminelle de Haute-Corse connue pour ses braquages audacieux et rémunérateurs sur le continent et en Suisse, Maurice Costa avait été mis en examen pour ce double assassinat, les enquêteurs estimant qu’il faisait partie du commando de tueurs.

Placé le 25 juin 2012 sous contrôle judiciaire avec un bracelet électronique, il avait été abattu dans une boucherie de Ponte-Leccia, quarante jours plus tard. Dans son réquisitoire, l’avocat général Pierre Cortes avait dénoncé cette «justice vengeresse» : «Vous ne jugez pas Maurice Costa, d’autres s’en sont chargés».

 

05/12/14 

Jacques Mariani, a été extrait de sa cellule de la centrale de Saint-Maure (Indre) pour être amené au Palais de Justice d'Ajaccio où il a été entendu dans une affaire de recel de blanchiment. La JIRS 'intéresse à une forte somme d'argent remis par Francis Mariani (le père de Jacques) à Tony Patacchini, ancien notaire de la famille. Francis Mariani a remis 700000 euros à Patacchini de son vivant et la justice se demande qui a bénéficié du solde après la mort en 2009 de Francis. Le notaire assure que l'argent avait bénéficié à des proches de Francis Mariani, mais en aucune manière à Jacques  ou à sa sœur. (Rappelons que parmi les membres fondateurs de la BDM figurent les frères Patacchini Joël et Jacques).

 

20/12/14

La gendarmerie de marseille a mis à jour une officine de fausse-monnaie dans le 14ème arrondissement de cette ville. 829000 euros en faux billets de 50 euros ont été saisis, de même que 10 cartons de 1000 feuillets prêts à être imprimés, 6 ordinateurs, 6 imprimantes et une lampe à ultraviolet. 11 personnes ont été arrêtées à marseille, en Corse et dans le Vaucluse et 5 homme, âgés de 32 à 47 ans ont été mis en examen. Le réseau dirigé par un marseillais de 47 ans, déjà condamné à 7 reprises (dont un fois à 7 ans de prison pour trafic de stupéfiants), et par une pointure de l'informatique, déjà interpellé par le FBI dans une affaire précédente. Deux corses, présentés comme membre du clan Federici (bergers-braqueurs de Venzolasca), font partie des personnes mises en examen.

 

 

 

Source : Le Monde, Le Parisien, Corse Martin, Radio Alta Frequenza.

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Published by Desmoulins - dans Le milieu Corse
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18 octobre 2014 6 18 /10 /octobre /2014 17:05

03/05/14

La gendarmerie a arrêté en flagrant délit 2 hommes accusés de racketter le bar «Le Lounge» de Sainte-Lucie-de-Porto-Vecchio (Corse du Sud). Mickaël Minichetti, 36 ans et Michel Chiari, 38 ans, ont été mis en examen pour extorsion de fonds.

Minichetti, déjà condamné pour extorsion et braquage a été l'objet de 2 tentatives de meurtres : en février 2006 (2 décharges de chevrotines dans la tête, les auteurs se disant victimes de racket) et en octobre 2010 (7 balles). Cette dernière affaire serait liée au contrôle ou à la reprise du «Club 80». En 1997, il avait été condamné à 5 ans de prison, dont 2 avec sursis, pour avoir tiré des coups de feu contre une camionnette de boulangerie. En juillet 2006, 2 tentatives d'attentat avaient eu lieu contre la pizzéria de sa mère et son véhicule. L'action avait été revendiquée par le FLNC-Union des Combattants dans le cadre d'une campagne anti-drogue.

Michel Chiari a déjà été condamné, notamment en 2001 pour une affaire de braquage. En octobre 2002, il avait été interpellé dans le cadre de l'enquête sur l'assassinat du leader nationaliste François Santoni en août 2001. Chiari était accusé d'avoir fourni le véhicule aux tueurs.

 

13/05/14

La Brigade Nationale de Recherche des Fugitifs, assistée de la brigade anti-gang de Lyon, a procédé à l'interpellation de Sébastien Mattei dans une galerie marchande du quartier Saint Priest de Lyon. Il avait été arrêté en 2006 au Portugal pour une série de braquages et avait été condamné à 16 ans de prison, peine qu'il a été autorisée à effectuer en France. Il s'était soustrait à ses obligations judiciaires en 2011 et est soupçonné d'avoir commis des braquages durant sa cavale.

 

21/05/14

Après dix jours de procès, on ne sait toujours pas pourquoi le 4 septembre 2010, sur la place du village de Sartène (Corse-du-Sud), deux hommes cagoulés ont tenté d'en assassiner un troisième qui buvait son café. Les deux accusés qui sont dans le box, Pierre Balenci - la "cible" qui en ripostant a tué l'un de ses deux agresseurs - et François
Ettori, le frère du mort, soupçonné d'être le deuxième tireur ni la dizaine de témoins venus à la barre, n'ont fait avancé le dossier.

Mercredi 21 mai, les avocats généraux Julie Colin et Nicolas Hennebelle ont requis 20 ans de réclusion criminelle contre François Ettori. Ils ont demandé à la cour d'acquitter Pierre Balenci pour le meurtre de Jacques Ettori en lui reconnaissant le bénéfice de la légitime défense, mais de le condamner à cinq d'emprisonnement pour avoir blessé dans la fusillade un maraicher atteint d'une balle dans l'épaule et pour port d'armes. Pierre Balenci a pris cinq balles dans le corps, dont une, dans l'abdomen, aurait pu être mortelle. S'il est descendu ce matin là boire son café sur la place avec son gamin de 8 ans, une arme chargée dans la poche de son pantalon, c'est, parce que "sa tête avait été mise à prix".

Oui mais par qui ?

François Ettori, lui, nie toute participation à la tentative d'assassinat. Inséparable de son frère Jacques - ils ont repris ensemble l'entreprise familiale de bâtiment et travaux publics à la mort de leur père - il dit l'avoir rejoint ce matin là dans sa voiture "comme chaque matin" pour faire la tournée des chantiers. Les deux frères se sont garés. Sur le reste, il ne sait rien.

«Du défilé de témoins muets, souvent hostiles, se dégageait pourtant une fascinante géographie. Deux cercles, dont chacun compte son lot de victimes d'assassinat ou de tentatives d'assassinat. Trois morts dans l'entourage de Pierre Balenci. A peu près le même nombre parmi les proches des deux frères Ettori. Et à chaque fois, les mêmes questions sans réponse. Mais le plus impressionnant était sans doute cette sorte de concours du silence qui s'instaurait entre les témoins. Un concours dont on sentait que le jury n'était pas celui de la cour d'assises, mais le public, derrière, qui saluait d'un regard ou d'un hochement de tête la qualité de résistance à la curiosité de la justice».

(source Le Monde : Pascale Robert-Diard)

 

27/05/14

Selon le site internet de l’Express, le promoteur immobilier porto-vecchiais Jean-Noël Marcellesi aurait été mis en examen en février par un juge d’instruction de la Juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Marseille pour «escroquerie en bande organisée et blanchiment». Cette décision est intervenue dans le différend qui oppose, depuis quatre ans, Vitaly Borisovitch Malkin au Porto-Vecchiais.

 

02/06/14

Dans le cadre de l'enquête sur l'assassinat d'Anthony Galliot, 8 personnes ont été interpellées en Corse, dans les Hauts de Seine et en Savoie. Une 9ème personne a été extraite de sa cellule de la prison de Fresnes. Né en 1974 à Zonza, Anthony Galliot a été tué de plusieurs balles en mars 2013 alors qu'il sortait d'un bar de Sainte-Lucie-de-Porto-Vecchio. Il avait été condamné en 2004 à 2 mois de prison avec sursis pour violence sur personne chargée d'une mission de service public. En décembre 2010, Galliot avait été condamné à 10 ans de prison pour sa participation à un vol d'or commis en Suisse en janvier 2004 (668kg volés à la société Metalor). Il était accusé d'avoir participé au convoyage des lingots d'or jusqu'en Corse. Il avait été arrêté en 2006 à Sao Paulo au Brésil, où il tenait un restaurant. Son nom avait également été cité en 1995 dans une affaire de braquages avec prise d'otages de la famille d'un directeur d'agence bancaire de Porto-Vecchio. Son frère Jean-Charles avait été abattu le 18 juillet 2002 à Salon-de-Provence alors qu'il venait de sortir de 3 années de détention pour extorsion de fonds.

 

04/06/14

Ce jour là un long article sur Michel Tomi paraît dans l'hebdomadaire l'Express. Je me permets d'en citer quelques passages et je rajouterais le lien pour que vous puissiez y jeter un coup d'oeil.

 

«L'entrepreneur corse, qui a bâti une immense fortune dans les casinos et les paris mutuels en Afrique, évolue aux confins des affaires et de la diplomatie, tout en assumant ses amitiés dans le milieu. Certains policiers l'habillent en "parrain des parrains". Il s'en défend. De son île natale au Gabon et au Mali, plongée dans un mystérieux empire.
Ce devait rester une enquête ultrasecrète, amorcée au creux de l'été 2013, prélude à un Overlord judiciaire, un débarquement surprise au petit matin. Depuis des mois, un cercle restreint de policiers surveillait des yeux et des oreilles un homme montagne, de près de 2 quintaux, cloué dans une chaise roulante par la maladie. Observant le moindre de ses déplacements, guettant ses conversations en langage codé, du "pays d'en bas", le Gabon, où il réside, au "pays du froid", la France, où il vient régulièrement se faire soigner.

Quand, flanqué de ses gardes du corps, Michel Tomi quitte sa villa du quartier de la Sablière, à Libreville, pour gagner Paris ou Marseille, il faut l'aider à se hisser dans son Falcon 50, stationné en bout de piste, sous la fournaise, à l'aéroport Léon-M'Ba. L'homme d'affaires possède sa propre compagnie, Afrijet, empruntée par plusieurs chefs d'Etat africains. A l'arrivée au Bourget, son chauffeur, Valentin, l'attend dans sa Mercedes S350. Et pendant que son yacht, un Mangusta 108 de 33 mètres de longueur, mouille à Malte, toutes les sonnettes du ministère de l'Intérieur se mettent à tintinnabuler, signalant l'arrivée de l'empereur des jeux en Afrique».

 

[...]

 

«A Bamako, son Fortune's Club, ouvert en 1996, se voit de loin. Sa façade pataude, dans l'enceinte de l'hôtel de l'Amitié, fait figure d'avant-poste du groupe Kabi dans le pays. Tomi et IBK s'apprécient depuis qu'ils se sont rencontrés, en 1995. Vingt ans plus tard, le président malien, qui voit dans le Français un "frère", se retrouve accusé, par ricochet, de corruption. Tomi lui aurait payé des séjours parisiens à l'hôtel, prêté ses avions pour sa campagne. "Faux! rétorque Mahamadou Camara, ministre malien de la Communication.

A Paris, le chef de l'Etat a été pris en charge, non par les hommes de Tomi, mais par les services de sécurité compétents, et son séjour au Royal Monceau comme ses vols sur Afrijet ont été payés par l'Etat malien." IBK, qui ne décolère pas, flaire un coup monté depuis Paris, là où tout a commencé.

Place Beauvau, en 2012, Manuel Valls fait de Tomi un objectif prioritaire

Le sombre feuilleton a commencé à deux pas de l'arc de Triomphe. Par un mitraillage au téléobjectif, dans le sillon de l'affaire du cercle Wagram, un polar corse digne de la série Mafiosa. En 2011, la police découvre qu'un clan tente de mettre la main sur cet établissement de jeux parisien. Trois hommes à la dangereuse réputation, héritiers de la Brise de mer, prennent la fuite, dont Jean-Luc Germani, mis en examen pour assassinat.

Les enquêteurs du renseignement de la préfecture de police entament des filatures. Et tombent sur l'homme en fauteuil, Michel Tomi, suspecté de fournir quelques subsides au fugitif corse en Afrique. Au printemps 2012, avec l'aide de la DGSE (Direction générale de la sécurité extérieure), la PJ file d'ailleurs l'épouse de Germani jusqu'au Cameroun, mais l'opération fuite.

Au même moment, en avril 2012, Michel Tomi, lui, est pris en photo à Paris. Veste blanche, lunettes fumées, escorté de trois gardes du corps africains, il sort de la Maison de la truffe, une table parisienne huppée où il vient de déjeuner avec IBK. On le voit aussi dans sa Mercedes, rue François-Ier, avec Bernard Squarcini, l'ancien patron de la DCRI (Direction centrale du renseignement intérieur), proche de Nicolas Sarkozy. Tomi vient de l'appeler.

"IBK, le candidat soutenu par la France, ne disposait pas de vraie sécurité, explique Squarcini à L'Express. Michel Tomi, qui est un ami, m'a donc demandé de l'aider. On s'est vus cinq minutes dans sa voiture et j'ai voulu rendre service en le mettant en contact avec la société Gallice, mais il n'y a aucun lien d'affaires. Et il suffit de ça pour qu'on nous rhabille en mafieux ! Michel Tomi, j'ai dû le voir cinq fois en dix ans ! Alors qu'il entretient des liens privilégiés avec un officier de la PJ..."

 

[...]

 

«Michel, lui, a débuté tout en bas de l'affiche, un bac math élém (scientifique) en poche, croupier à Monaco à la fin des années 1960. A 21 ans, il intègre l'un des cercles de jeux de la famille Francisci, avant de passer au cercle Opéra, à Paris, puis au casino Ruhl, à Nice. "Un spécialiste du baccara", relate, en souriant, une vieille connaissance.

La raison d'Etat a toujours su s'appuyer, en Afrique et ailleurs, sur d'utiles intermédiaires

C'est en Espagne qu'il se prend pour la première fois les pieds dans le tapis vert : on lui retire son agrément professionnel pour parties truquées. S'ensuivra Bandol et son casino. L'établissement varois est fermé en 1988, après une enquête sur des minorations de recettes, rapatriées vers la Corse. Michel Tomi est condamné en tant que patron de fait à deux ans de prison, dont un avec sursis. Tout s'écroule.

A sa sortie de prison, un entrepreneur corse va lui ouvrir les portes de l'Afrique : Robert Feliciaggi, "Bob l'Africain", un champion du réseau, des services rendus, de l'ambition affichée, chemise ouverte sur une chaîne en or, verbe pesé. La France au coeur du continent noir, c'est lui et les siens, les "Corses d'Afrique". La liste confine au Who's Who : Charles Pasqua, Toussaint Luciani, directeur d'Elf Corse ; André Tarallo, le "M.Afrique" d'Elf, la pompe à fric des partis politiques français... Dans la place, "Bob" est un incontournable.

Lui-même en convenait, entre deux bouffées de cigare, auprès d'Antoine Glaser et Stephen Smith, dans leur remarquable livre Ces messieurs Afrique (Calmann-Lévy, 1994-1997) : "Dans les années 1980, il n'y avait pas de contrat au Congo qu'une entreprise française, publique ou privée, n'ait obtenue sans nous solliciter." La raison d'État a toujours su s'appuyer, en Afrique et ailleurs, sur d'utiles intermédiaires.

En ce début des années 1990, Michel Tomi a une intuition : implanter le PMU au coeur du continent noir. Faire miser les Africains sur la cinquième à Longchamp? L'idée, soutenue par Bob Feliciaggi, semble à priori aussi évidente que dresser un souk à Notre-Dame. Ce sera un jackpot, couronné par la création d'un Grand Prix de l'Amitié France-Afrique, à Vincennes. Les boubous et le pavillon du Congo au milieu des turfistes. Aux soirées de gala, on croise Edith-Lucie Bongo, la femme du président gabonais, le conseiller en hydrocarbures du même Bongo, Michel Roussin, alors vice-président du groupe Bolloré, Loïk Le Floch-Prigent, ancien patron d'Elf...»

 

[...]

 

«Dans l'immense villa de Michel Tomi, au goût sûr, les policiers admirent le vestibule cathédrale et la piscine à l'extérieur. Sur la table de chevet, une biographie de De Gaulle dédicacée par un ponte du RPR. Et, dans le dressing, une trouvaille, dans un coffre-fort. "Des feuilles manuscrites, donnant la clef de répartition de plusieurs casinos, dont celui d'Annemasse", se souvient le juge monégasque chargé de l'instruction, Jean-Christophe Hullin.

Les bénéficiaires étaient désignés par des surnoms, dignes de héros de BD : "Roro" (Robert Feliciaggi), 20%; "Mimi" (Michel Tomi), 20%; "Pasqua" ("Rien à voir avec l'homme politique, c'est un agent immobilier de Porticcio", jure Tomi), 10 ou 15%. Sans compter un certain "Tout à fait", crédité de 20 %. Les pseudos garderont leur mystère. Mais bien des questions planent, déjà, sur d'éventuels liens avec le grand banditisme insulaire. "Un examen plus minutieux des remises de fonds du casino d'Annemasse laissait penser que beaucoup était redistribué à des proches du parrain de la Corse-du-Sud d'alors, Jean-Jé Colonna", poursuit Jean-Christophe Hullin.

Dans l'affaire, Tomi sera condamné à quatre ans de prison dont deux avec sursis, pour "corruption active". Quant à Pasqua, condamné dans un premier temps à dix-huit mois avec sursis, il sera finalement relaxé par la Cour de justice de la République.

 

[...]

 

«L'entrepreneur est régulièrement effleuré par les affaires en Corse, ombre portée sur une île où il ne met plus les pieds. Sauf pour les enterrements.

En mars 2006, l'assassinat non élucidé de son ami et ancien associé Robert, sur le parking de l'aéroport d'Ajaccio, jette un grand froid dans l'île. Tout comme celui, deux ans plus tard, de Richard Casanova, la crème du banditisme local et, selon la police, l'un des boss présumés de la Brise de Mer. En avril 2008, Michel Tomi est encore là, dans la foule de Notre-Dame-de-Lourdes, à Bastia. Il a veillé, deux nuits durant, le corps du défunt, "le roi Richard", casier immaculé, et quinze ans de cavale bien tranquille à Paris, au Gabon...

La rumeur, tenace, veut qu'il ait été protégé au sommet. Elle dit aussi qu'on pouvait le voir comme chez lui, les pieds sur la table, au QG de la société "Feliciaggi-Tomi", rue de la Trémoille, à Paris. Là où s'empilaient autrefois des billets de 500 francs dans un coffre-fort. Dans le téléphone de Casanova, le numéro de Michel Tomi était référencé à "Tonton" et celui de son fils, Jean-Baptiste, à "Ours". "Si je considérais Richard Casanova comme mon fils, je n'ai jamais fait d'affaires avec lui", tranche Michel Tomi, dans un entretien à L'Express.

Est-ce en souvenir de Casanova que Tomi participe, un an plus tard, sous les yeux stupéfaits de la PJ, avec d'autres proches de "Richard", à un étrange "sommet", près de la Défense, à Nanterre? Le 11 mars 2009, devant le restaurant La Terrasse, sa Mercedes s'arrime au trottoir. L'empereur des jeux de l'Afrique pétrolifère a rendez-vous avec de solides représentants de la pègre insulaire, dont le précité Jean-Luc Germani, beau-frère de Casanova. Dans cette petite assemblée à la mine sombre, Tomi, l'ancien, fait figure de parrain aux yeux des policiers. Germani leur expliquera qu'il cherchait seulement des conseils, ayant "l'opportunité de créer une société d'exploitation de machines de jeux" en République démocratique du Congo.

Pour les enquêteurs, l'assistance "technique", sinon morale, de l'empire Tomi à la Corse n'en pose pas moins question. C'est Tomi qui, en mémoire de Casanova encore, subvient aux besoins de Sandra Germani, sa veuve, payant son loyer de 7000 euros dans le VIIe arrondissement de Paris. Tomi, toujours, qui achète des véhicules au fils d'un membre de la Brise de mer, poursuivi dans des règlements de comptes à Ajaccio. Tomi, enfin, qui dédouane un jeune Corse d'Aix-en-Provence chez lequel les gendarmes trouvent 34 000 euros cash, le 16 mai 2012. "Il était dans l'incapacité de payer ses trois avocats", a expliqué, en substance, le patriarche».

 

[...]

 

L'enquête s'annonce aussi complexe que le personnage. "Michel a une intelligence d'opportunité, résume, en souriant, un vieil ami. Il sait jusqu'où ne pas aller, et passe au travers de tout..." Jean Ping, ancien ministre des Affaires étrangères du Gabon, renchérit : "Son influence diminue au Gabon, où il a un différend avec le directeur de cabinet d'Ali Bongo. Il met également le cap sur le Mali, tente aussi de prendre pied au Tchad, voire au Sénégal..." Squarcini : "Michel Tomi, c'est quelqu'un qui connaît mieux que quiconque les dessous de l'Afrique et qui a un relationnel particulier aux chefs d'Etat avec lesquels la France doit opérer...

Il travaille pour le drapeau." Un avocat, excédé par l'enquête judiciaire, traduit : "Il rend des services au pays. Alors ou on fait de la realpolitik, ou on n'en fait pas." Un parrain ? "Ça me fait rire. Où l'imagination va-t-elle se nicher?, ironise Michel Tomi. Allez, je veux bien concéder que je suis un homme d'honneur, car j'ai le respect de la parole donnée." Aux dernières nouvelles, en tout cas, le nom de l'homme d'affaires circule le plus naturellement du monde chez des candidats aux présidences africaines, comme possible "sponsor" de campagne.

A l'heure de la crise, l'exil à l'étranger donne un souffle d'air économique au haut Taravo, une région reculée de Corse, berceau des Tomi, que les insulaires ont rebaptisée la "Vallée des jeux". Tel un patriarche, Michel recrute en Afrique des dizaines de jeunes gens, recommandés par des proches, leur offrant un salaire important comme croupier ou employé dans l'une de ses sociétés.

Selon un document confidentiel de la direction générale des impôts à Libreville que L'Express s'est procuré, le Pari mutuel urbain gabonais (PMUG) employait en 2012, 386 salariés, majoritairement africains, pour une masse salariale totale de 2778667794 francs CFA, soit plus de 4236000 euros. Une vingtaine de Corses expatriés trustaient les meilleures rémunérations. Toujours selon ces registres, le fils et la fille de l'entrepreneur, Jean-Baptiste Tomi et Marthe Mondoloni, figurent ainsi parmi les plus gros salaires (plus de 90000 euros chacun avant impôts en 2012). On y croisait aussi d'autres proches, tels Jean-Luc Codaccioni, apparu dans plusieurs procédures judiciaires. Et le fils de Jean-Luc Germani, ce dernier étant considéré comme le nouvel homme fort du milieu en France, en cavale. "Sa tante me l'a demandé, reconnaît Michel Tomi, ça m'a fait plaisir. D'ailleurs, j'emploie une cinquantaine de jeunes Corses en Afrique, où est le mal?" La Corse? Une île de bonté.


En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/societe/justice/corse-afrique-les-jeux-dangereux-de-monsieur-tomi_1548315.html#trSsiVw9JubcSX17.99

 

18/06/14

Convoqué par la police judiciaire à Nanterre, Michel Tomi, a été placé en garde à vue pour blanchiment aggravé en bande organisé, abus de biens sociaux et faux en écriture privée. Parallèlement, une quinzaine de ses proches étaient interpellés et des perquisitions permettaient la saisie de documents par les enquêteurs de l'Office Central de Répression de la Grande Délinquance (OCLIFF). Né le 18 septembre 1947 à Alger, où son père est commissaire à la police judiciaire, Michel Tomi arrive en France en 1956. D'abord croupier à Monaco, il intègre ensuite les cercles de jeux à Paris (ceux contrôlé par le clan Francisci), notamment le Cercle de l'Opéra qu'il dirige en 1973. En 1974, Tomi intègre le Casino Ruhl à Nice (dirigé à l'époque par Jean-Dominique Fratoni) puis s'installe en 1978 en Catalogne où il gère 3 casinos, avant de se voir retirer son agrément. De retour en France après un détour par les Caraïbes, il se voit également retirer son autorisation mais s'occupe, en coulisses, du casino de Bandol, dirigé officiellement par son frère Jean Tomi. Le casino est fermé en 1998 pour des fraudes et Michel Tomi est condamné en 1996 à 3 ans de prison, dont 2 avec sursis.

Dans les années 90, il s'associe avec Robert Feliciaggi (abattu en mars 2006) pour développer des activités de jeux en Afrique Noire : casinos, PMU, hôtellerie, immobilier, aviation d'affaires,...Ces activités expliquent ses liens avec les dirigeants africains, notamment Omar Bongo, puis son fils Ali, ou encore Ibrahim Boubacar Keita («IBK», actuel président du Mali). C'est aussi un proche de Charles Pasqua, dont il finance la campagne pour les européennes en 1999 en échange d'autorisations pour le casino d'Annemasse, officiellement dirigé par sa fille, Marthe Mondoloni. Michel Tomi est condamné dans cette affaire en mars 2008 à 4 ans de prison dont 2 ans fermes et 150000 euros d'amende. Tomi entretient aussi des liens d'amitiés avec Bernard Squarcini, ancien Directeur Central du Renseignement Intérieur. Il est également considéré comme un proche de la BDM, soutenant financièrement Sandra Germani, veuve de Richard Casanova (abattu en avril 2008), et engageant au PMU gabonais le fils de Jean-Luc Germani, frère de Sandra, ancien braqueur, recherché pour un règlement de comptes et pour l'affaire du Cercle Wagram. Michel Tomi justifie ses protections par une longue amitié avec Casanova.

 

25/06/14

Cinq jeunes gens ont été interpellés mercredi matin dans la région bastiaise, dans le cadre de l'enquête sur le mitraillage de la gendarmerie de Bastia le 12 juin, a-t-on appris de source proche de l'enquête. L'opération, mobilisant une centaine de gendarmes et policiers, a été menée conjointement par la direction départementale de la police judiciaire, la section de recherches de Corse et de la SDAT (sous-direction anti-terroriste), saisies parla section anti-terroriste du parquet de Paris. Les interpellations ont eu lieu à Bastia et Ghisonnacia (Haute-Corse) et des perquisitions étaient toujours en cours dans la matinée. L'un des jeunes interpellés a été extrait de la maison d'arrêt de Borgo (Haute-Corse) pour être entendu.

Les enquêteurs ont remonté la piste jusqu'à ces cinq personnes, placées en garde à vue au commissariat de Bastia et à la brigade de recherche de Borgo, à partir de la moto incendiée retrouvée peu après les faits près de l'hôpital de Bastia, a précisé une source judiciaire. Ces jeunes gens ne sont pas forcément connus pour leur engagement nationaliste, mais plutôt pour des vols et recels. Reste à savoir s'ils sont intervenus dans la fourniture de moyens ou dans l'opération de mitraillage.

La façade de la caserne de gendarmerie de Montesoro avait été mitraillée à l'arme automatique, le 12 juin au petit matin, quelques heures avant une visite du ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve.
Une quinzaine d'impacts ont été relevés par les enquêteurs. Le tir aurait été effectué par une personne montée sur un véhicule à deux roues.

 

28/06/14

C'est une affaire bien curieuse et déconcertante qui embarrasse au sein même des plus hautes instances de l'administration judiciaire. Un article d'Aujourd'hui en France évoque, avec détails et documents à l'appui, la correspondance épistolaire qu'un haut fonctionnaire de l'administration judiciaire, à savoir le directeur interrégional des services pénitentiaires d'Ile-de-France, aurait adressée, durant trois ans, de janvier 2011 à janvier 2014, à un détenu corse, Joseph Menconi. Le haut fonctionnaire aurait envoyé plusieurs « cartes de vœux » au détenu actuellement incarcéré au centre de détention de Rennes-Vezin en Ille-et-Vilaine.

La première carte de vœux du haut fonctionnaire a été envoyée le 14 janvier 2011 à Joseph Menconi qui était à ce moment-là détenu à la centrale de Lannemezan dans les Hautes-Pyrénées. Et elle «témoigne déjà d'une proximité certaine entre les deux »hommes : « J'espère que les choses avancent pour vous en ce qui concerne la préparation d'une libération conditionnelle ».

Une nouvelle carte est expédiée l'année suivante. Sur celle-ci, le haut fonctionnaire dit s'occuper du transfert de Joseph Menconi qui se trouve toujours à Lannemezan et donc loin du territoire où il officie. Mais courant 2012, le détenu est transféré à la centrale de Poissy dans les Yvelines, et donc, cette fois-ci, dans sa sphère de compétences.

La dernière carte envoyée le 13 janvier dernier : «J'espère que l'année 2014 sera celle de votre libération et que vous pourrez retrouver votre femme et votre enfant. Je vous le souhaite très sincèrement».

Y aura-t-il des conséquences judiciaires étant donné que le code de procédure pénale «interdit au personnel des prisons « d'entretenir avec les personnes placées ou ayant été placées » sous leur autorité « des relations qui ne seraient pas justifiées par les nécessités de leur fonction». Joseph Menconi aurait, comme la loi l'y autorise, déposé une demande de libération conditionnelle en début d'année.

 

12/07/14

Paul-Dominique Nicolaï, 56 ans, a été pris pour cible alors qu'il circulait avec son véhicule près de Sartène. Gérant du Simply Market local, il a été blessé à la main et à l'épaule mais a réussi à poursuivre sa route jusqu'à l'hôpital de Sartène, avant d'être évacué par hélicoptère, vers Ajaccio. Une vingtaine d'impacts ont été relevés sur sa voiture. Un véhicule, sans doute volé, utilisé par le ou les tireurs, a été retrouvé incendié peu après. Nicolaï avait déjà été pris pour cible le 24 juin 2013, le rendant handicapé à 80%. Connu pour recel, Nicolaï avait une arme de poing le jour de cette tentative d'assassinat. Des proches s'en étaient emparés avant l'arrive des forces de l'ordre. Relaxé en appel pour port d'arme, Paul-Dominique avait été condamné par la Cour d'Appel de Bastia à 18 mois de prison avec sursis le 12 mai 2014.

 

18/07/14

La police judiciaire a interpellé à Bastia François-Marie Berand, 55 ans. Originaire de cette ville, Berand s'était installé près de Caleira en Colombie depuis 2009. Il est soupçonné d'avir servi d'intermédiaire entre fournisseurs colombiens et vénézuliens et trafiquants français dans l'affaire dite de la «narco-torpille». En avril 2013, 3 plongeurs avaient été arrêtées à Rotterdam alors qu'ils allaient récupérer une «torpille» placée sur la coque du pétrolier «Laguna D» en provenance des Caraibes. La cache contenait 101 kg de cocaïne. Dans la foulée, 9 personnes ont été arrétées en France dont 6 ont été placées en détention. L'un des hommes arrêtés au PB est Marc Armando, 56 ans. Il s'est suicidé en prison quelques jours après son interpellation ? Une autre des personnes arrêtées est Jean-Michel Dominici, frère Ange-Philippe Dominici, condamné en décembre 2010 à 14 ans de prison pour son rôle dans le braquage de la société Metalor (un vol de 668 kg d'or commis en Suisses en janvier 2004).

 

06/08/14

Roger Sialelli, 47 ans a été pris pour cible alors qu'il sortait en voiture de son domicile. Une trentaine d'impacts de balles a été relevée sur son véhicule. Blessé au torse et à la tête, il a eu la force de conduire quelques kilomètres jusqu'au centre ville de Sartène. Une voiture incendiée, avec 2 armes à bord, a été retrouvée peu après. Sialelli est connu de la police pour diverses affaires. Il a notamment été condamné pour complicité de vol de voiture, voiture qui avait servi dans le meurtre de Noël Andréani le 26 juin 2009. Ancien membre du MPA, Andréani était un proche des dirigeants nationalistes Alain Orsoni et Antoine Nivaggioni (abattu en octobre 2010).

 

17/08/14

Jean-Christophe Massiani, boulanger de 31 ans, a été tué par une rafale d'arme automatique alors qu'il effectuait sa tournée de livraison de pain à Urtaca (Haute-Corse). Sous contrôle judiciaire pour recel et escroquerie depuis 2012, il était connu pour vol à main armée contre des bijouteries parisiennes (en 2007), association de malfaiteurs et tentative d'assassinat (2007), vol à main armée avec séquestration (2009) et vol avec effraction (en 2010). Massiani avait également géré le bar «le Before» à l'Ile-Rousse au milieu des années 2000.

 

21/08/14

Un promoteur immobilier d'une cinquantaine d'années, originaire de Bastia, a été remis aux autorités judiciaires italiennes après son arrestation en juin dernier par la police judiciaire française. Un magistrat de Naples souhaite l'entendre et sans doute l'inculper, pour sa participation à un vaste trafic de résine de cannabis entre le Maroc et la région de Naples, via la Corse. En mars 2012, 1,2 tonne de résine de cannabis avait été saisie à Naples. L'enquête avait débouché le 28 mai dernier par 7 interpellations en Italie. Le réseau est accusé d'avoir importé plusieurs tonnes de cannabis en Italie depuis 2010.

Source (crimorg)

 

(Sources : Le Monde : Corse Matin ; Alta Frequenza ; Le Parisien)

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Published by Desmoulins - dans Le milieu Corse
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14 juillet 2014 1 14 /07 /juillet /2014 14:33

01/03/14

La cour d'assises de Paris a condamné en appel à 13 et 16 ans de réclusion criminelle Cédric Pieri et Antoine Santoni pour l'assassinat en 2008 d'un restaurateur en Corse. En première instance, les deux accusés avaient été acquittés par la cour d'assises de Haute-Corse.

Le corps criblé de chevrotine de Michel Bastiani-Mahjoubi avait été retrouvé le 7 juin 2008 dans une décharge sauvage en contrebas d'une route départementale sur la commune d'Olmeta-di-Tuda (Haute-Corse). Propriétaire d'un piano-bar, le White, il avait subi intimidation et attentats jusqu'à ce qu'une charge explosive dévaste totalement son établissement.

L'accusation s'est fondé sur les aveux circonstanciés de Cédric Pieri, qui a accusé Antoine Santoni d'être l'auteur de l'assassinat avant de se rétracter lors du procès de première instance. La représentante du ministère public s'est attardée sur «ces aveux», en reprenant dans le détail la dizaine de fois où l'accusé les a réitérés en trois ans. Il expliquait alors avoir été «guidé par l'idée d'aider la police et de soulager sa conscience». Dans une précédente audition, il s'était écroulé en larmes en disant «vous direz à la famille de Michel que je regrette».

Au procès en appel, Pieri a cette fois clamé son innocence, en mettant en cause deux hommes dont il dit ne pas vouloir livrer les noms par peur de représailles. Antoine Santoni a, lui, toujours affirmé n'être pour rien dans l'assassinat. 

 

18/03/14

Une jeune femme de 19 ans a été blessée par arme à feu à Bastia. Cette dernière s’est présentée, dans la nuit de lundi à mardi, à l’hôpital de Falcunaja, présentant des blessures au thorax et à la jambe. Selon Alta Frequenza le même jour une rixe a éclaté à Bastia vers 15h50 à la Cité Aurore. Au cours de cette dernière, plusieurs coups de feu ont été tirés en direction d’un jeune homme de 25 ans. Ce dernier a été blessé au bras, et aux jambes.

 

19/03/14

Attentat à Calvi (Haute-Corse), dans la nuit du mardi 18 au mercredi 19 mars, le restaurant Le Coconut's à Calvi a été la cible d'un attentat. Une charge placée sous la véranda de l'établissement a explosé vers 1h30. Sur un mur, l'inscription "A droga Fora".

http://www.societe.com/societe/societe-calvaise-de-restauration-442393062.html 

http://www.societe.com/societe/godbillon-eric-441326097.html 

 

20/03/14

Le ministère public a requis 18 ans de réclusion criminelle à l'encontre de François Susini qui répond devant la cour d'assises d'appel de Haute-corse de "violences volontaires" ayant entrainé la mort de Joël de la Foata le 24 janvier 2010 à Ajaccio. 

La cour d’assises de Haute-Corse n’a pas retenu la thèse de la légitime défense pour la mort de Joël de la Foata mais a prononcé un verdict plus clément. Selon les témoignages, François Susini était resté «calme dans son coin» toute la soirée précédant le meurtre malgré le climat tendu qui régnait à l'Eden. Il aurait «explosé » au bout de la nuit, face «aux vexations et aux provocations» de Joël de la Foata, dont le taux d'alcoolémie était très élevé (2, 34 gr/l de sang).

Pris à partie à la sortie du bar, François Susini soutient qu'il a désarmé son agresseur et retourné l'arme contre lui dans un «mouvement réflexe de défense». Problème personne n'a pu attester que Joël de la Foata était porteur de cette arme dont Susini s'est débarrassé dans sa fuite, se privant ainsi d'un moyen de preuve.

Selon la partie civile «Joël de la Foata avait renoncé à porter une arme depuis sa condamnation en 2007, sa compagne et son fils en attestent, la seule preuve de son innocence, c'est lui qui l'a fait disparaître ! Parce que cette arme est bien la sienne». La cour présidée par Philippe Herald a rendu son verdict au terme de deux heures de délibérations, elle n'a pas retenu la légitime défense et a prononcé une peine de dix ans de réclusion pour des faits requalifiés en «coups mortels».

 

21/03/14

Le 11 mai 2010, 2 hommes armés ratent un guet-apens contre Antoine Nivaggioni. Le véhicule utilisé est retrouvé incendié avec à l'intérieur un fusil à pompe et une kalachnikov. L'enquête a permis d'isoler un adn, ce qui a entrainé l'arrestation et la mise ne examen d'Eric Coppolani pour association de malfaiteurs en vue de commetre un assassinat en bande organisée». L'homme, âgé de 38 ans, est présenté comme un proche de la Bande du Petit Bar et est déjà connu pour des affaires de stupéfiants, d'armes, de racket et de vol.

 

23/03/14 

Jean Leccia, Directeur Général des Services du Conseil Général de Haute Corse, 53 ans, a été abattu par une rafale d'arme automatique près d'Aléria vers 23h20. Il a été tué par 2 hommes à moto sous les yeux de sa fille et de son ex-compagne qui le suivaient en voiture. En novembre 2011, il avait été placé en garde à vue dans le cadre de l'enquête sur les marchés publics frauduleux passés par le Conseil Général. Il avait aussi été entendu comem témoin dans l'enquête sur des subventions publiques pour des gîtes tourstiques appartenant à des élus proches du Conseil Général.

 

03/04/14

Antoine Nicolaï, 63 ans, a été pris pour cible par deux individus alors qu'il se garait sur le parking du centre d'art polyphonique à Sartène. Le véhicule a subit plusieurs tirs de fusil. Les auteurs ont pris la fuite à bord d'une voiture en direction de Levie. La victime n'a été que légèrement blessée à la jambe et au bras. Elle a été évacuée vers l'hopital de Sartène. Le véhicule de l'auteur des faits a vraisemblablement été retrouvé incendié route de Levie avec une arme à l'intérieur.

Antoine Nicolaï est connu des services de police. Il avait été jugé et condamné pour l'assassinat le 8 mars 1996 près de Sartène de Jean-Marie Gorovenko, 29 ans à l'époque et militant présumé d'A Cuncolta. Il avait déjà essayé des tirs dans un différend personnel à Foce Bilzese.

 

04/04/14

http://www.lemonde.fr/societe/article/2014/04/04/en-corse-apres-l-assassinat-de-jean-leccia-la-pression-s-accroit-sur-le-clan-giacobbi_4395911_3224.html 

L'article de Jacque follorou sur l'assassinat de Jean Leccia et sur la pression mise sur les chantiers des marchés publics.

 

04/04/14

Eric Coppolani, 38 ans a été écroué. Il n'est pas officiellement soupçonné d'être impliqué dans l'assassinat mais dans une tentative avortée, commise contre ce même Nivaggioni, quelques mois plus tôt, le 11 mai 2010. Des hommes armés avaient alors jailli d'un petit fourgon avant de renoncer à tirer devant l'afflux de collégiens, prêts à entrer en cours en ce début de matinée. Le coup a finalement réussi, le 18 octobre 2010, lors d'une réplique presque similaire.

Depuis le début, pour expliquer cet assassinat, la justice privilégie la piste d'un affrontement entre les proches d'Alain Orsoni, dont Antoine Nivaggioni, et le gang du Petit Bar, présenté comme la première puissance criminelle d'Ajaccio. Et si trois hommes sont toujours mis en examen dans l'assassinat - Jacques Santoni, le cerveau présumé du Petit Bar et deux de ses prête-noms, le dossier n'avançait guère, faute de preuves matérielles. Les enquêteurs sont persuadés que la tentative de meurtre du mois de mai et l'assassinat du mois d'octobre sont le fait de la même bande.

L'arrestation, le 16 mars par la police judiciaire d'Ajaccio, d'Eric Coppolani, présenté comme un proche de Santoni, vient donc, pour les policiers et les magistrats, conforter la piste du Petit Bar. Selon nos informations, l'ADN d'Eric Coppolani a été retrouvé sur le bouchon d'une bouteille ayant contenu de l'essence. Celui-ci a été récupéré à un mètre du lieu où a été brûlé le fourgon utilitaire ayant servi à la tentative d'assassinat de mai 2010. Eric Coppolani, lui, nie les faits: il aurait utilisé cette bouteille lors d'un footing, avant de la jeter sur le bas-côté.

16/04/14

Deux armes de poing ont été saisies par les enquêteurs au domicile de l'un des trois hommes placés en garde-à-vue mercredi au commissariat de Bastia. Parmi les personnes interpellées, figure le maire de la commune de San-Gavino-di-Fiumorbu, Philippe Vittori. Les enquêteurs veulent en savoir plus sur une altercation qui s'est déroulée deux jours avant l'assassinat de Jean Leccia, à l'avant-veille du second tour des élections municipales, où se présentait la fille de l'élu du conseil général de Haute-Corse. Jean Leccia se serait interposé lors d'un vif échange entre les partisans des deux listes concurrentes. Les enquêteurs cherchent à savoir si cet incident peut ou non avoir un lien avec les faits.

 

17/04/14

Le tribunal correctionnel de marseille a relaxé Paul Lantieri et Toussaint Acquaviva, accusé d'avoir aidé Ange-Toussaint Federici dans sa cavale suite à la tuerie des Marroniers le 4 avril 2006. Seul le cousin de ce dernier, Paul Bastiani, a été condamné à 2 ans de prison avec sursis pour «recel de criminel».

Paul Lantieri (né en 1960 à Bastia) reste incarcéré suite à sa condamantion en septembre 2013 à 3 ans de prison ferme et 5 ans d'interdiction de gérer pour association de malfaiteurs en vue de blanchiment en bande organisée dans le cadre de l'affaire du Cercle Concorde. Toussaint Acquaviva (né en 1951 à Venzolasca) reste également incarcéré suite à sa condamnation en novembre 2013 à 7 ans de prison et 10 000 euros d'amende pour le racket d'une dizaine d'établissements d'aix en provence (opération «calisson»).

 

28/04/14

Les pompiers ont été alerté peu après 9h pour ce qui semblait être d'abord un banal accident de la circulation. Ce n'est qu'une fois sur place que les secours découvrent un homme au sol touché par plusieurs balles. Toussaint-Guy Casanova qui circulait en scooter sur la route de Poggiale, commune de Figari, a visiblement été pris pour cible par un ou plusieurs tireurs alors qu'il se rendait sur un chantier. L'homme âgé de 54 ans, connu des services pour des faits de délinquance financière, se consacrait depuis peu à son activité d'entrepreneur sur la microregion où il venait tout juste de s'installer. L'homme aurait été atteint par des coups de feu provenant d'un calibre 12. 

 

 

(Sources : Le Monde ; Corse Matin ; Alta Frequenza ; Le Parisien)

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6 avril 2014 7 06 /04 /avril /2014 17:15

12/01/14

L’immeuble du 20, rue du Cirque dans le 8ème arrondissement de Paris est devenu célèbre après qu’un journal «people» ait révélé une liaison supposée entre le Président de la République, François Hollande, et l’actrice Julie Gayet. Cette liaison aurait eu lieu dans un appartement appartenant à une milliardaire française qui le mettrait à disposition de certains artistes. Sur la boîte aux lettres de l’appartement figurent deux noms : Michel Feracci et Emmanuelle Hauck. Tous deux ont joué dans la série télévisée Mafiosa et ont eu 2 enfants ensemble. Depuis, le couple s’est séparé et Michel Feracci est désormais le compagnon d’une autre actrice, Emilie Dequenne. Mais surtout, Michel Feracci est un ancien Directeur des Jeux du cercle Wagram et a été condamné en novembre dernier à 18 mois de prison avec sursis. Le cercle était en effet géré par Jean-Angelo Guazzelli, membre présumé de la Brise de Mer, entre 2008 et janvier 2011, quand un autre clan corse fait un «putsch» pour prendre la main sur le cercle. Feracci était un proche de Richard Casanova, un des piliers de la Brise de Mer, abattu en avril 2008. L’appartement serait toujours utilisé par Emmanuelle Hauck, qui l’aurait prêté à son amie Julie Gayet. Hauck a également partagé la vie de François Masini. Connu pour vol à main armée, ce commerçant était considéré comme un proche de certains membres de la Brise de Mer. Il a été abattu en Haute-Corse fin mai dernier.

 

13/01/14

Une dizaine de personnes ont été interpellées à Sartène (Corse-du-sud) et Corte (Haute-Corse) dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat de Patrick Sorba le 24 octobre 2012 à Propriano. Connu pour des affaires de stupéfiants et de détention d’armes, il était sous bracelet électronique suite à une condamnation à Bastia en août 2011 pour une affaire de stupéfiants. La victime est le frère de Francis Sorba, blessé à la hanche et au dos sur le port de Propriano le 1er novembre 2011. Francis Sorba, proche de la «bande du Valinco», avait été condamné à plusieurs reprises, notamment pour des vols à main armée mais aussi recel de travellers chèques volés. En mai 2012, son bateau avait été coulé à l’explosif dans le port de Propriano.

 

18/01/14

Pierre Balenci et Antoine Moretti ont été mis en examen pour association de malfaiteurs en vue de commettre un assassinat sur la personne.

Transférés à Marseille pour y être entendus, les deux hommes ont été écroués à la prison des Baumettes.
Dans ce dossier d'assassinat et de tentative sur fond de trafic de drogue, trois autres personnes ont déjà été mises en examen en milieu de semaine.
Les cinq hommes sont soupçonnés d'avoir participé à l’assassinat le 24 octobre 2012 dans la station balnéaire de Propriano (Corse-du-Sud) de Patrick Sorba et d'avoir participé, toujours à Propriano le 1er novembre 2011, à une tentative d'homicide contre son frère Francis Sorba, déjà condamné pour des attaques à main armée.

 

23/01/14

En 2013, le Parquet de Bastia a ouvert 2 informations préliminaires, confiées à l’OCRGDF (Office Central de Répression de la Grande Délinquance Financière), sur des flux financiers suspects au sein du SC Bastia (Ligue 1).
La première affaire concerne la pose en 2012 d’une pelouse synthétique au centre d’entraînement du club. Cette installation a été facturée 600.000 euros par une SARL de l’Hérault, pourtant en sommeil depuis 2004. La société aurait été réactivée seulement pour cette opération. La justice s’intéresse au décaissement de 180.000 euros en espèces effectué entre septembre 2012 et mars 2013 par le gérant de cette SARL.
La seconde enquête, ouverte en mai 2013, concerne des flux financiers de plusieurs centaines de milliers d’euros entre le club et 2 sociétés locales. La première est la société LAC qui gère l’agence de location de voitures ADA située à l’aéroport de Bastia. Cette société appartient à Pierre-Marie Geronimi, par ailleurs Président du SC Bastia. L’autre société est un bar-PMU dont les dirigeants sont connus pour leurs liens avec le grand-banditisme corse, notamment la mouvance de la «Brise de Mer».

Le Sporting Club de Bastia a publié un communiqué sur cette affaire :

 

Les actionnaires de la SASP Sporting Club de Bastia réunis ce jour au stade de Furiani ont décidé de réagir par communiqué au contenu de l’article paru dans le quotidien « Le Monde » du 22 Janvier sous le titre « SCB : la justice enquête sur des flux financiers douteux ».

Avant toute chose, le club tient à préciser qu’il n’a jamais été avisé de quelconques procédures le concernant. Il entend ensuite affirmer de manière claire :

- que le marché du stade avec pelouse synthétique du centre d’entrainement des jeunes situé à Borgo, n’a donné lieu à aucune malversation ni flux financier irrégulier. Le club est par contre actuellement en litige avec ses prestataires dans le cadre d’un procès, puisque le stade en question souffre de malfaçons et d’inexécutions.

- que les sommes qui ont été versées par le club à ses fournisseurs, notamment pour la location de minibus afin de transporter les jeunes du centre de formation, sont toutes fondées et justifiées. Les comptes du SCB font en outre l’objet de contrôles externes réguliers qui n’ont donné lieu à aucune observation que ce soit.

- qu’aucun débit de boissons de Bastia ou d’ailleurs n’est ou n’a été fournisseur du club. Il est donc parfaitement faux et mensonger d’écrire qu’une telle structure « a perçu plusieurs centaines de milliers d’euros du club ».

- que les membres du comité directeur du SCB n’ont en aucune façon été proches d’un quelconque « gang », contrairement à ce qu’affirme « Le Monde » dans son intertitre.

Dans l’attente de plus amples informations de la part du Parquet de Bastia sur cette obscure affaire de « flux douteux » le Sporting rappelle qu’un des corédacteurs de l’article, en l’occurrence M. Gérard Davet, fait actuellement l’objet d’une plainte du club avec constitution de partie civile suite à des propos tenus dans une émission diffusée sur Canal Plus courant Décembre 2012. Ce journaliste, qui pourrait être mis en examen dans cette affaire dans les prochaines semaines, avait déjà cru bon d’affirmer qu’il existait au SCB des « ramifications entre affairistes (…) nationalisme et amateurs de sport ».

Pour l’heure, le Sporting tient à assurer à l’ensemble de ses supporters et à ses partenaires qu’aucune irrégularité n’émane ou n’a émané de la comptabilité du club. C’est serein que ce dernier examine actuellement les éventuelles actions à engager pour faire valoir ses droits et préserver son image.

 

20/01/14

L’ex top-model et actrice Noémie Lenoir, 34 ans, aurait joué les intermédiaires entre la bande corse du «Petit Bar» et des escrocs à la TVA. Elle a été entendue à 2 reprises, en avril et en octobre 2013, par les enquêteurs sur ses relations avec Pascal Porri et Jacques Santoni, ce dernier étant présenté comme le «parrain» du gang. Elle aurait rencontré Jacques Santoni en Corse alors qu’elle faisait un shooting photo. Elle a aussi envoyé une photo dédicacée à Pascal Porri, alors incarcéré. Selon les policiers, Santoni l’aurait sollicitée pour trouver un emploi permettant ainsi la libération conditionnelle de Pascal Porri. Chirelle Tibi, une amie de Noémie Lenoir (celle-ci est la marraine de la fille de Tibi), aurait alors fait une promesse d’embauche à Porri : un poste de livreur dans une boutique de bijoux fantaisie. Elle aurait toucher 18.000 euros pour ce contrat de travail.

Mais Chirelle Tibi a aussi organisé une rencontre entre Mickael Ettori (autre figure du «Petit Bar») et son compagnon, Grégory Zaoui. Cette réunion a eu lieu le 21 février 2013 au bar du palace Georges-V, devant des micros installés par les policiers. Le thème des discussions semble être le désir du «Petit Bar» de blanchir son argent. Un rôle que pourrait jouer Zaoui, mis en examen et en attente de son jugement dans une escroquerie à la taxe carbone de l’ordre de 150 à 200 millions d’euros. Ce dernier évoque d’ailleurs des sociétés qu’il peut monter à l’étranger, devant un Ettori qui se déclare totalement incompétent dans ce domaine.
Le couple Tibi-Zaoui n’est pour l’instant pas poursuivi dans les affaires impliquant les membres de la bande du «Petit Bar». (source Backchich)

 

26/01/14

On peut dire que la "cavale" a été fructueuse… Un homme de 27 ans, soupçonné d'avoir détourné près de 27000€ depuis novembre 2012 dans les départements du Rhône, de l'Ain et de la Saône, a finalement été arrêté la semaine dernière au commissariat de Lyon 8, révèle le quotidien Le Progrès. Et pour cause : il avait émis plusieurs chèques alors que son compte bancaire avait été clôturé ! C'est grâce à sa première victime que les enquêteurs de la Brigade de Sûreté Urbaine de Lyon 8 ont été alertés : en septembre 2012, un habitant de l'Ouest lyonnais dépose plainte pour un chèque de 4000 €, remis par l'accusé en échange d'un scooter Il sera déclaré quelques jours plus tard irrecevable par la banque.

Et les enquêteurs ne sont pas au bout de leur surprise car, après avoir lancé une requête auprès du centre financier de la banque de l'accusé pour connaître son historique de compte, les victimes se multiplient… Marcy-l’Étoile, Mions, Vaulx-en-Velin, Villefranche, Amplepuis, mais aussi Oyonnax (Ain) et finalement Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire). Ils finissent même par découvrir qu'une entreprise, qui avait émis un chèque de 70€ maquillé pour devenir 7000€, fait partie des victimes.

Le suspect, qui a résidé durant un temps à Lyon 8, était en fait originaire de Corse et connu des services de police. C'est donc là qu'il est retourné se cacher durant quelque temps pour se faire oublier… Mais surprise : lorsqu'il est finalement réapparu la semaine dernière pour se rendre au commissariat de Lyon 8, il a reconnu tous les faits qui lui étaient reprochés en avançant un motif pour le moins original : il aurait voulu rembourser des dettes contractées auprès de "personnes dangereuses" sur l'Ile de Beauté… Si cette version n'est pas écartée par les services de police compte tenu de l'historique du suspect, il sera convoqué en avril par la justice lyonnaise pour faire toute la lumière sur son cas.

 

31/01/14

Après la saisie de cannabis, d'argent liquide et d'armes de poing à Ajaccio et Bastia le 29 janvier, Jean-Paul Mazzini et Jean-Pierre Caille ont été mis en examen et incarcérés à Borgo et Ajaccio. Un troisième homme, en garde à vue à Nice, qui a fait l'objet d'un mandat d'amener, pourrait être mis en examen lundi. Le 29 janvier, quatre personnes avaient été interpellées par la police judiciaire à Ajaccio, Nice et Bastia. Les enquêteurs de la police judiciaire avaient découvert huit kilos de cannabis dans un appartement a Ajaccio ainsi que des armes de poing et la somme de 10 000 euros en liquide.  

 

 

(Sources : Le Monde ; Corse Matin ; Alta Frequenza ; Le Parisien)

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16 mars 2014 7 16 /03 /mars /2014 18:12

On finit l'année 2013 avec deux gros procès du milieu Corse!

 

04/11/13

Le Tribunal Correctionnel de Paris vient de rendre son verdict dans l’affaire des détournements de fonds des cercles Wagram et Edo par un clan du Milieu corse. Les Cercles Wagram (28 tables, dont 20 de poker, avec un chiffre d’affaires de 7,6 millions d’euros en 2010) et Eldo (8 tables de Multicolore et 3 de poker, CA de 3,6 millions d’euros en 2010) étaient contrôlés de fait par les frères Guazzelli et Richard Casanova, pour le compte de 9 membres de la «Brise de Mer», une des principales composantes du grand-banditisme corse. Chaque mois, on estime que chacun des 9 voyous touchait entre 30.000 et 40.000 euros issus des détournements de la trésorerie des cercles. Au total, on estime les détournements à 10 millions d’euros sur une dizaine d’années.
Jean-Angelo Guazzelli a été condamné à 3 ans de prison dont 1 avec sursis et 100.000 euros d’amende. Sa compagne Valérie Daydé a été relaxée. Accusé d’être gérant de fait du cercle entre 2008 et janvier 2011 (date à laquelle un autre clan corse a organisé un putsch pour prendre le contrôle), il a déjà fait 16 mois de prison donc peut bénéficier d’un aménagement de peine.
Ses bras-droits, Jean Testanière, dit «le Mage», Secrétaire du Cercle, et Jean-François Rossi, Trésorier, ont été condamnés à la même peine de 2 ans de prison dont 1 avec sursis. Jean Casta, maire de Pietralba, accusé d’avoir transporté de l’argent liquide entre Paris et la Corse pour les membres de la Brise de Mer, a été condamné à 2 ans dont 1 avec sursis. Honoré Renon, ancien policier et ancien président du cercle : 1 an avec sursis. Deux anciens Directeurs des Jeux, Michel Feracci (acteur dans la sérié télé Mafiosa) et Arnaud Graziani : 18 mois avec sursis. Pascal Arrighi, Directeur du Cercle Eldo : 1 an avec sursis. d'Autres complices ont été condamnés, essentiellement à des peines d’amende.

 

NDLR: Les frères Paul-Louis (dit «Paul», né en 1951), Jean-Angelo (dit «Angelo», né en 1953) et François Antoine (dit «Francis», né en 1954) Guazelli ont été inscrits au fichier du grand banditisme entre 1986 et 2001, puis à partir de 2007. Leur oncle Christian «le Bègue» Guazelli était déjà une figure de la pègre sur la Côte d’Azur dans les années 70. Paul a été arrêté en 1984 dans une tentative de braquage à Neuilly. Angelo a été impliqué dans une affaire de racket en 1981, en compagnie de Francis Santucci. La même année, il est impliqué dans un braquage, avec les frères Santucci et Patacchini (autres figures de la Brise de Mer). En 1985, il est condamné à 3 ans de prison pour vol et détention d’arme. En 1997, Angelo est identifié par les autorités alors qu’il se rend en Sibérie, où il aurait des intérêts dans des casinos. Francis a été poursuivi dans une affaire de port d’arme à Marseille en 1979 et on retrouve son nom dans des affaires de braquages en 1986 et 1988. Dans les années 80, Francis aurait tenu un réseau de machines à sous dans le secteur de Bastia et du Cap Corse. En septembre 2009, il est entendu dans une affaire de blanchiment via des bars PMU de Bastia mais rapidement relâché. Il a été abattu en novembre 2009 à Orezza (20 km au sud de Bastia). Ses fils Richard et Christophe Guazzeli ont été condamnés en septembre 2012 à 3 ans de prison pour trafic de drogue par le tribunal correctionnel d’Aix-en-Provence. Pour être complet, il faut également citer le 4ème frère : Jean-Claude Guazzelli (né en 1946). Il a été le Directeur Général du Crédit Agricole de la Corse entre 1985 et 1997, soupçonné de prêts abusifs (notamment au profit de son frère Angelo et du fils de ce dernier). Il a ensuite été élu à l’Assemblée Territoriale en 1998 (liste RPR-UDF menée par José Rossi et Jean Baggioni) où il siège toujours actuellement. Il a été présenté comme le «grand argentier de Corse» puisqu’il a été à la tête de l’ADEC (Agence de Développement Économique de la Corse). (crimorg)

 

Novembre 2013

Le Tribunal Correctionnel de Marseille a commencé à juger 12 personnes, accusées d’avoir racketté des bars, brasseries et boîtes de nuit (notamment le Pearl, la Fabrick, le Studio, la Joïa, et l’Usine) de la région aixoise. L’opération avait eu lieu en février 2012 et avait permis de saisir une dizaine d’armes, des documents et plus de 100.000 euros en liquide.
L’affaire a été révélée en 2009 par Didier «Doudou» Guadagna, un «collecteur d’argent», proche de Jacques Buttafoghi (né en 1966 à Bastia, abattu à Calenzana en novembre 2009). Guadagna (agent administratif à la Présidence du Conseil Général des Bouches-du-Rhône entre 1993 et 1998) a craint pour sa vie après l’assassinat de Buttafoghi et s’est confié aux enquêteur. Le racket des établissements aixois était organisé par Francis le Belge (Francis Vanverberghe, caïd marseillais abattu à Paris le 27 septembre 2000) puis par ses héritiers. En 2005, l’activité est reprise par la «bande des bergers-braqueurs de Venzolasca» : Ange-Toussaint Federici (condamné à 30 ans de prison dont 20 ans incompressibles en octobre 2012 pour la «tuerie du Bar des Marronniers» en 2006) et Jacques Buttafoghi. Après l’arrestation de Federici en 2007 et la mort de Buttafoghi en 2009, le racket est repris par Toussaint Acquaviva (né en 1951 à Calenzana) et Jean-Pierre Anastasio (né en 1965).
L’équipe était également composée de «collecteurs d’argent» (en 300 et 3.000 euros par mois pour une dizaine d’établissements), notamment Yvan Pacini (né en 1968, gérant de deux restaurants à Aix, ancien gérant de la boîte de nuit le «New Love» près de Porto Vecchio), Christophe D’Amico (né en 1968, proche d’agents et de joueurs de l’OM), de Frédéric Rocchia (né en 1972, employé au service assainissement de la ville d’Aix, il utilisait parfois sa voiture de fonction pour prélever les enveloppes), de Bernard Frischetti (présenté comme un proche du caïd marseillais Roland Gaben, abattu en juillet 2011) ou encore de Jean-Luc Giustiniani (né en 1951, dit «le Chauve», se présentant comme maître d’hôtel de Jean-Noël Guérini, Président du Conseil Général des Bouches-du-Rhône).

 

Le procès porte sur la période 2008-2012, les trois principaux organisateurs soupçonnés du racket en sont toutefois les absents.

Le premier, Ange-Toussaint Federici dort en prison depuis 2007 où il purge une peine de 30 ans de réclusion dans l'affaire de la tuerie du bar des Marronniers à Marseille en 2006.
Il était donc derrière les barreaux en 2008 et n'a pas été mis en examen dans l'affaire de racket. Car l'enquête "n'a pas permis de démontrer qu'il a continué à percevoir les fruits du système qu'il a mis en place", selon l'accusation.
Le second, Jacques Buttafoghi, malfaiteur notoire impliqué dans l'affaire du cercle parisien Concorde, également membre des bergers-braqueurs, a été tué en novembre 2009 en Corse.
Son bras droit, Didier Guadagna avait alors pris la fuite, puis craignant pour sa vie il est ensuite allé voir la police. C'est sur son témoignage qu'a débuté la filature menant aux coups de filet de février et juin 2012, pour interpeller la bande.
Mis en examen et placé sous contrôle judiciaire, Didier Guadagna n'a pas rejoint le banc des prévenus où il était attendu pour témoigner. Les avocats des autres prévenus ont demandé, en vain, un mandat de recherche et le renvoi du dossier.

Après Gaëtan Zampa et la "guerre des boîtes" vient le règne de "Francis le Belge" dont l'empire s'effondre, après son exécution en 2000 à Paris "et va pouvoir être repris", selon le président qui distingue deux époques, avant et après le meurtre de Jacques Butaffoghi avec l'arrivée de deux aixois; Christophe D'Amico et Yvan Pacini.
Le 7 novembre, en l'absence de leur accusateur, deux autres "collecteurs" ont témoigné à la barre.
Frédéric Rocchia, 41 ans, jamais condamné a reconnu être un "porteur d'enveloppes". De 1.000 à 3.000 euros par mois selon les établissements.
Agent d'assainissement le jour pour la municipalité d'Aix-en-Provence, il est "agent de sécurité" et "collecteur" d'enveloppes la nuit. Il les remettait à "Doudou" puis à D'Amico. En contre-partie, il recevait 500 puis 1.000 euros.
Rocchia a toutefois nié avoir exercé des menaces sur les exploitants de boîtes de nuit.
Ce qu'à démenti l'un d'eux durant l'enquête racontant qu'il avait eu du mal à payer qu'il a été menacé par un appel anonyme.
Deuxième prévenu entendu à la barre, Jean-Luc Giustiniani, 52 ans, crâne rasé, qui se présente comme un maître d'hôtel de Jean-Noël Guérini au Conseil général des Bouches-du-Rhône, a lui aussi reconnu la "collecte" d'enveloppes mais pas les menaces.

Commencé le 7 novembre dernier devant le Tribunal Correctionnel de Marseille, le procès de l’opération Calisson (racket sur des bars et boîtes de nuit d’Aix) se terminera avec la condamnation des 12 accusés.

Toussaint Acquaviva et Jean-Pierre Anastasio ont été condamnés à 7 ans de prison et 10.000 euros d’amende. Yvan Pacini a été condamné à 5 ans de prison dont 2 ans avec sursis ; Christophe D’Amico a reçu une peine de 4 ans de prison, dont 2 ans avec sursis. Les autres peines vont de 18 mois avec sursis jusqu’à 4 ans ferme (pour Guadagna, qui ne s’était pas présenté à l’audience). Le tribunal a prononcé des interdictions d’exercer dans la fonction publique à l’encontre de 3 fonctionnaires de la mairie de Marseille, du Conseil Général des Bouches-du-Rhône et de la mairie d’Aix-en-Provence.

 

Frédéric Salini, victime d'un règlement de comptes en septembre dernier serait-il la cible de tueurs du milieu Corse? Difficile à dire, le nom Salini évoque quelque chose en tout cas pour tous connaisseurs de la Corse. Néanmoins il semble avéré que Frédéric Salini n'était pas lié avec le défunt Nicolas Salini abattu en avril 2009 dans ce qui était une guerre de clans entre la bande du Petit Bar et l'entourage d'Alain Orsoni (son fils Guy et trois autres personnes sont actuellement en prison et accusé de plusieurs meurtres dont celui de Nicolas).

 

10/11/13

Deux proches de Francis Mariani (caïd corse tué en janvier 2009) ont été incarcérés à Marseille pour association de malfaiteurs. Ils sont soupçonnés d’avoir voulu mettre en place un trafic de cocaïne, en lien avec un ancien dirigeant de la milide paramilitaire AUC (Autodéfenses Unies de Colombie).

 

13/11/13

Le maire UMP de Corrano, Laurent Peraldi avait été mis en garde à vue dans les locaux de la section de recherche de la gendarmerie d'Aspretto.

L'édile du petit village du Haut Taravo a dû s'expliquer sur des détournements et des infractions financières.

 

25/11/13

Dix-sept personnes ont été interpellées lundi en Corse dans les milieux nationalistes dans le cadre d'enquêtes sur des dizaines d'attentats, en 2012, contre des résidences secondaires appartenant généralement à des continentaux et sur une manifestation après un attentat contre la sous-préfecture de Corte.

La première vague d'interpellations s'est déroulée en Corse-du-Sud. Dix personnes, huit hommes et deux femmes, ont été interpellées notamment dans la station balnéaire de Propriano, sur la côte ouest, le village voisin d'Olmeto et dans la cité médiévale de Sartène distante d'une quinzaine de km.

Les interpellations seraient notamment liées à deux séries d'attentats commis les 11 mai et 7 décembre 2012 dans toute l'île contre une quarantaine de résidences secondaires, généralement sur le littoral.

Les villas achevées ou en cours de construction appartiennent généralement à des continentaux souhaitant parfois les mettre en location à prix fort.

Les attentats n'avaient pas fait de victime. Ces "nuits bleues" avaient été revendiquées par le Front de libération nationale de la Corse (FLNC) avec des graffitis tracés sur certaines des maisons détruites ou endommagées, puis par des communiqués authentifiés.

Le FLNC dénonçait notamment la spéculation immobilière avec quelque "85.000 résidences secondaires" dans une île peuplée de 315.000 habitants, la dépossession de la terre corse et les atteintes à l'environnement.

Une autre vague d'attentats contre six supermarchés dans toute la Corse, le 10 septembre 2012, avait également été revendiquée par le FLNC dénonçant la mainmise de la grande distribution sur l'économie de l'île.

Les gardes à vue, qui ont lieu à Ajaccio, peuvent durer jusqu'à 96 heures en matière de terrorisme.

Par ailleurs, sept personnes ont été interpellées à Bastia et à Luri (Cap corse) en marge de l'enquête sur un attentat contre la sous-préfecture de Corte (Haute-Corse), en 2012.

Les personnes interpellées auraient participé à une manifestation en mai à Bastia pour soutenir un militant de l'organisation Ghjuventu Indipendentista (Jeunesse indépendantiste), Nicolas Battini, 20 ans, détenu à la maison d'arrêt de Bois d'Arcy (Yvelines).

M. Battini est soupçonné avec un autre militant, Stéphane Tomasini, également mis en examen dans ce dossier, d'avoir participé à un attentat contre la sous-préfecture de Corte le 1er avril 2012.

Une voiture de tourisme avait été lancée, puis incendiée contre le portail de cet édifice, au centre-ville de la capitale historique de la Corse. Une charge explosive, qui n'avait pas fonctionné, avait été découverte à proximité.

Les deux hommes sont aussi poursuivis pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste pour une tentative d'attentat, en février 2012 à Corte, contre l'Office de l'environnement de la Corse.

Essentiellement implantée au sein de l'Université de Corse-Pascal Paoli, à Corte, Ghjuventu Indipendentista connaît un regain d'activité depuis deux ans, organisant notamment des manifestations de soutien aux militants emprisonnés.

L'association de défense des prisonniers Sulidarita (Solidarité) a dénoncé dans un communiqué ces "rafles" et "la politique du tout répressif de l'Etat français, à l'encontre exclusivement du mouvement national" et avait appelé à une manifestation à Ajaccio et à Bastia.

 

12/12/13

La police judiciaire a lancé une vague d’interpellations à Aix, Marseille et en Corse (6 auditions à Bastia et 5 autres à Ajaccio). Certaines personnes, dont le caïd Jacques Mariani, ont été extraites de leurs cellules. Au total, 21 personnes, dont des membres de sa famille, ont été auditionnées. Les enquêteurs soupçonnent un réseau d’extorsion de fonds visant notamment à financer son train de vie en prison. Une accusation identique lui avait valu sa dernière condamnation.

 

17/12/13

4 hommes et 2 femmes ont été interpellés à Paris et en Corse puis placés en garde à vue dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat de l’avocat Antoine Sollacaro, abattu à Ajaccio le 16 octobre 2012.

Parmi les personnes arrêtées figure Jacques Santoni, présenté comme le chef de la «Bande du Petit Bar».
Dans cette affaire d’homicide, 3 personnes, membres présumés du «Petit Bar», ont déjà été mis en examen: André Bacchiolelli et Mickaël Ettori pour association de malfaiteurs et assassinat, et Pascal Porri pour association de malfaiteurs.

 

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