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27 juin 2011 1 27 /06 /juin /2011 16:54

Cette entreprise spécialisée dans les biotechnologies végétales défraie régulièrement la chronique de par ses méthodes prosélytistes et agressives (pléonasme). Ce groupe se veut le leader mondial de l’alimentation de demain (et déjà d’aujourd’hui). Ecrasant tout opposition par voie juridique et détruisant des millénaires de savoir faire humains en matière de culture maraîchères et agricoles afin d’imposer un seul produit, le leur, en annihilant toutes diversités et variétés.

 

L'entreprise a fait et continue de faire l’objet d'enquêtes et d'actions en justice concernant à la fois les produits chimiques ou issus du génie génétique qu'elle met sur le marché et ses méthodes de lobbying (l’agent orange durant la guerre du Vietnam, les PCB, le Roundup). Tous ces procès Monsanto les a perdus et pourtant…..

Elle est accusée de promouvoir des produits nocifs pour la santé et l'écosystème et de falsifier les résultats d'enquêtes scientifiques, accusations portées entre autres par un ancien directeur de filiale de la firme.

Et pourtant malgré les scandales, leur marche en avant continue ! Dernière victoire marquante

en 2010 !

 

La haute juridiction américaine a invalidé une décision de la justice californienne qui donnait raison à un groupe d'agriculteurs « bio ». Statuant pour la première fois sur les OGM, la Cour suprême des Etats-Unis a donné raison, lundi 21 juin 2010, à la multinationale Monsanto contre un groupe d'agriculteurs « bio » opposés à la commercialisation de semences génétiquement modifiées. A la quasi-unanimité, les juges ont invalidé la décision du juge fédéral de Californie, Charles Breyer, qui avait été saisi en 2006 par Philip Geertson, un producteur de luzerne biologique de l'Oregon, et plusieurs autres fermiers.

Monsanto s'est vu, depuis 1995, refuser un brevet pour son soja Roundup Ready en Argentine. Elle a, dans un second temps, tenté de négocier la perception de redevances pour chaque tonne de soja argentin exportée vers les ports européens. Devant l'échec des négociations avec le gouvernement argentin, elle a intenté, en juin 2005, plusieurs actions judiciaires contre des importateurs de farine de soja argentine au Danemark et aux Pays-Bas, en alléguant une infraction contre ses droits sur le gène RR en Europe. En mai 2006, un juge danois a donné à l'Argentine le droit de se joindre aux importateurs danois pour assurer leur défense.

José Bové aussi pourrait en parler des recours en justice de Monsanto (lui qui avait 7 autres faucheurs) comparaissent actuellement à Poitiers pour une opération de fauchage de maïs ogm en mai 2008).

L’hégémonie de Monsanto est telle que même certains gouvernements plient sous le poids de leurs manœuvres et d’autres comme le gouvernement américain font cause commune avec eux !

 

Et Wikileaks passa par là…

 

Monsanto a donc depuis longtemps les faveurs des gouvernants américains (qu’ils soient républicains ou démocrates) et les révélations vont bon train.

Un câble Wikileaks révèle que les États-Unis ont conspiré pour exercer des représailles contre les pays européens s’ils résistaient aux OGM made in Monsanto.

 

Le dernier lot de câbles diplomatiques publiés par Wikileaks révèle ce qui ne peut être caractérisé que comme une conspiration menée par les américains pour imposer les OGM aux pays européens, en faisant en sorte que ces pays paient un prix élevé en cas de résistance.

Le câble révèle les mots de Craig Stapleton, l’ambassadeur américain en France, qui poussait les intérêts commerciaux de l’industrie des biotechnologies en tentant d’imposer les OGM en France. Dans ses propres mots (ci-dessous), il exprime sa frustration à l’idée que la France pourrait adopter des lois environnementales qui entravent l’expansion des OGM:

 « L’Europe recule et n’avance pas sur cette question, la France jouant un rôle de premier plan, avec l’Autriche, l’Italie, et même la Commission [européenne]… Le recours à des représailles rendra clair que la voie actuelle a un coût réel pour les intérêts européens, et pourrait aider à renforcer les voix européennes qui sont en faveur des biotechnologies. »

 

Stapleton poursuit en déclarant :

« Country Team Paris recommande que nous dressions une liste de cibles susceptibles de représailles causant certains dommages dans l’UE, puisqu’il s’agit d’une responsabilité collective, mais qui se concentre également en partie sur les coupables les pires. La liste doit être mesurée plutôt que vicieuse et doit être durable sur le long terme, dans la mesure où nous ne devrions pas nous attendre à une victoire rapide… »

Alors que vous relisez ces mots, rappelez-vous que ce sont là les paroles de l’ambassadeur américain en France qui suggère aux Etats-Unis de « calibrer une liste de cibles susceptibles de représailles » afin de « causer certains dommages dans l’Union européenne » qui doit être « durable sur le long terme. »

 

Ca peut faire froid dans le dos ! De quoi alimenter tous les blogs conspirationnistes (et pas que) durant des mois encore !

 

 

A voir le documentaire « le monde selon Monsanto » de Marie-Monique Robin

 

Jean-Philippe Savry

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Published by Desmoulins - dans Santé
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24 décembre 2009 4 24 /12 /décembre /2009 14:27
Et bonnes fêtes à tous!  Demain et après demain pas d'articles ni de liens quelconque!



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1 décembre 2009 2 01 /12 /décembre /2009 14:43

La marque de Proctor et Gamble et bien d’autres génèrent encore des polémiques. Ses produits sont dans la ligne de mire de certaines ONG, la cause : un mauvais étiquetage de la composition voire même des omissions entraînant des allergies pouvant mettre en danger la vie de certains consommateurs.

 

 

Aux Etats-Unis, la marque est fréquemment boycottée par les consommateurs végétariens. On lui reproche de ne pas donner la composition de leur huile végétale ni même sa provenance.

Depuis septembre 1998, un Règlement européen impose l’étiquetage des ingrédients issus de

Soja ou de maïs transgéniques. Les fabricants ont donc l’obligation de faire figurer dans la liste des ingrédients la mention «produit à partir de soja/maïs génétiquement modifié». Depuis le 10 avril 2000, les additifs et arômes sont eux aussi soumis à l’étiquetage.

Grâce à la pression des consommateurs, la position des fabricants évolue progressivement.

Pringles fait aujourd’hui partie de la liste verte (en  Europe) alors qu’elle a longtemps figuré sur la liste rouge.

Il est clair que les lois sur l’étiquetage sont en grande partie une réponse à la forte mobilisation de la société civile ou de certains syndicats agricoles.

La pression citoyenne en matière d’étiquetage prend souvent une forme précise : l’étiquetage sauvage. Notons parmi les cas les plus significatifs, la création de la « patrouille d’étiquetage des OGM » aux Philippines, du groupe « LabelThis », aux Etats-Unis, du collectif citoyen « étiquetage volontaire » au Canada.

 

Les contaminations génétiques se manifestent aussi dans la chaîne alimentaire. En juillet 2001, au Japon, l’entreprise Morinaga & Co a dû retirer des magasins ses snacks “Pote-Long” car des traces de pommes de terre transgéniques non autorisées, à savoir les variétés NewLeaf Plus et NewLeaf Y créées par Monsanto, y ont été découvertes. Pour la même raison, la branche japonaise de Procter & Gamble a annoncé qu’elle rappellerait 800 000 paquets de « Pringles ».

 

En 2006 la marque avait fait parler d’elle en France (enfin un peu ça n’intéressait pas trop les journalistes). Certains consommateurs allergiques au gluten notamment ont remarqués une drôle de chose :

« Je suis intolérante au gluten et j'ai voulu manger des pringles.
J'ai donc regardé la composition et quelle ne fut pas ma surprise quand je lis la composition en anglais de voir écrit (gluten free) alors que sur la composition traduite en français il y a marqué amidon de blé. »

 

Voilà ce qui était écrit.

Pringles - Original  

 Ingredients:   

 Dehydrated potatoes, vegetable oil,wheat starch (gluten free*), rice flour, corn flour, maltodextrin,

emulsifier: E471, salt and dextrose.

* < 0.3% protein (Codex Alimentarius)  
 
Ce terme de gluten free est utilisée pour signifier que la proportion de gluten est en dessous de la norme, le problème c’est que si vous êtes allergiques même en dessous de la norme vous pouvez faire une réaction allergique. De plus on ne peut remplacer le terme gluten free par celui d’amidon de blé, la composition chimique n’étant pas la même.

 

En Belgique par deux fois « l’alliance Cacherout » (code alimentaire du judaïsme) en 2003 et 2006, avait eu maille à partir avec la marque Pringles encore pour une histoire d’étiquetage. En effet la marque aux EU portent la certification OU (Orthodox Union, certification kasher américaine) or Les Pringles produites en Belgique ne bénéficient d'aucune certification de cacherouth.

L'étiquette en français ne mentionne pas les ingrédients lactés, ni la mention « cacher halavi ».

 

Aujourd’hui selon Greenpeace qui met à jour fréquemment la liste des marques digne de confiance ou douteuses, la liste verte est bien plus remplie que la liste rouge ! Un signe ?

Une preuve surtout que la pression des consommateurs peut être bien plus efficace que celle des ONG.

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