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2 décembre 2009 3 02 /12 /décembre /2009 15:00

C’était ce lundi, c’était à Verdun (Meuse) et c’était pour un des premiers débats sur l'identité nationale initié par Eric Besson. Comme le raconte un journaliste de RTL, «la salle est à moitié vide et le public plutôt âgé». Le sous-préfet demande aux participants d'éviter tout anathème, toute insulte, toute expression d'opinion raciste ou xénophobe.  Peine perdue, certains venaient visiblement pour se défouler en toute « bonne conscience » de participation à un débat sauf que personne n’avait semble-t-il d’avis contraire.

 

 

Plusieurs reporters tendent leur micro à André Valentin, maire UMP de Gussainville (une commune voisine de 40 habitants, selon le dernier recensement). Interrogé sur l'opportunité d'organiser un débat sur l'identité nationale par France 2, l'élu le juge «indispensable». Avant de déraper: «Il est temps qu'on réagisse, parce qu'on va se faire bouffer». «Par qui?» lui demande-t-on. Petit rictus. «Y'en a déjà dix millions», «dix millions que l'on paye à rien foutre», répond-il. A RTL, qui lui demande s'il pense qu'il «y a trop d'immigrés», il précise sa pensée: «sérieusement, je le crois».

La réaction de Jean-François Copé, président du groupe UMP à l'Assemblée Nationale, interrogé ce mercredi par RTL sur ce dérapage, laisse pantois. «On va libérer la parole. Point. Et moi j'estime que ces sujets, c'est parce qu'on n'en a pas parlé pendant trop longtemps. 

 

Si ce n’était que ça, cela mériterait pour les médias qu’un passage au petit journal people de canal plus. Seulement le ministère de Mr Besson a aussi créer un site Internet ou chacun est invité à donner sa définition du « qu’est ce qu’être français ?». La série de témoignages qui en découlent fait parfois froid dans le dos et même fait penser que l’identité nationale ne se base que sur ce qu’on nous a appris à l’école (c’est un peu succinct quoi). « Tous les français aiment la France, c’est vrai, mais jamais la même » comme le disait Aimée de Coigny (femme d’esprit au siècle des Lumières) et c’est bien vrai.

 

Le site de Rue 89 (excellent article de Chloé Leprince) a même fait état d’une circulaire dont un passage était taxé de xénophobe par des chercheurs et que le cabinet du ministre a censuré après coup.

Le tout est de se demander si toutes ces déclarations passées (il y en aura encore un paquet avant qu’on n’y arrive hélas) le vrai débat s’instaurera, bon gré mal gré parce qu’on s’en passerait bien. Par ce débat on voit bien que la machine à idée de l’UMP est clairement à la ramasse depuis l’élection de Nicolas Sarkosy.

Parce que pour dans ce débat il suffira pas juste de gratter un peu la façade pour voir ce qu’il y a derrière, il faudra clairement des fouilles archéologiques vu comme c’est parti !

 

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22 novembre 2009 7 22 /11 /novembre /2009 14:09

Une conférence internationale est passée relativement inaperçue la semaine dernière à Paris, celle sur l’audisme. L’Audisme est un terme utilisé pour décrire la discrimination contre les personnes sourdes, le pouvoir des entendants vis-à-vis de la communauté des sourds.

 

 

Ce nouveau concept fait des émules dans les communautés sourdes d’Europe. L’émission de France 5 pour les sourds et malentendants « l’œil et la main » en a fait le thème de son émission du 16 novembre dernier. L’audisme présent à tous les niveaux de la société sous la forme de préjugés et de comportements discriminatoires, l’émission s’est posée deux questions essentielles :

« En quoi le fait de le nommer peut-il être utile ? Cela peut-il favoriser une prise de conscience, générer une volonté de changer un état de fait ? » http://www.france5.fr/oeil-et-la-main/index-fr.php?page=archives&id_article=884

 

Pour certains participants de cette conférence dont les intervenants étaient presque tous des universitaires, le bilan est positif et le message est bien passé malgré quelques couacs au niveau de la traduction « par signes ».

« Les universitaires sont comme ça, ils vivent dans un monde d'idées... et ils manquent de concret, d'aspect pratique, de "contact avec le terrain » peut on lire sur le forum du FFSB

D’autres messages font état de certains manques au niveau de l’information.

« Elle ne donne aucune piste, ou presque aucune, sur ce que l'on peut faire... concrètement... chacun dans son pays, chacun dans sa région, chacun dans son association, chacun dans sa famille... et chacun avec sa propre conscience ».

 

Mais globalement ce concept est très bien accueillit par toutes les communautés sourdes, le fait de faire reconnaître implicitement cette forme de discrimination et d donner des moyens concrets et de faire valoir ses droits de citoyen et/ou de travailleurs plait beaucoup et renforce une communauté souvent spoliée du fait de leur handicap.

La FFSB et SURDIMOBIL s'occupent depuis des années à sensibiliser sur ces questions de discrimination.

Dans un monde « d’entendants » fait pour les « entendants », certaines choses sont difficiles à faire comprendre, la notion même de handicap est à même d’être rejeté en bloc par les sourds et malentendants pour qui ça n’en est pas un. La « matérialisation de l’audisme est peut $être une chance de faire assimiler certaines choses peu évidentes et de donner une plus grande transparence encore au monde des sourds.

 

L’origine du mot reconnu mondial Audism vient de l’Université américaine Gallaudet College.

En 1988, après la nomination de la présidente entendante de cette université, la déclaration maladroite d’un membre du Conseil d’Administration disant « les sourds ne sont pas compétents pour gérer une université » a provoqué la protestation générale. Les étudiants réclamant alors « Deaf Président Now » (DPN)… Expression désormais célèbre.

 

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16 novembre 2009 1 16 /11 /novembre /2009 13:20

Six hommes de Seine-Saint-Denis prêtent leur visage pour la campagne d’affichage contre les violences faites aux femmes, lancée demain dans le département. Le département de la  Seine Saint Denis sera-t-il précurseur dans ce nouveau type de campagne ? Ou bien cela participera-t-il à une plus grande stigmatisation encore ?

 

 

Cette campagne met sous les projecteurs des hommes à visage découvert, prêts à affirmer leur engagement contre les violences faites aux femmes », insiste le docteur Gilles Lazimi, médecin au centre de santé de Romainville et l’un des principaux initiateurs de toutes les mobilisations, aux côtés de l’Observatoire départemental des violences faites aux femmes*.  Neuf hommes sur dix ne sont pas violents, ce sont eux qui doivent agir », insistent les responsables départementaux, en rappelant les statistiques : « Tous les deux jours, une femme meurt des coups de son conjoint », répète ainsi le docteur Lazimi. Mais il y a aussi 350 femmes violées en France chaque jour, où, selon les enquêtes, un avortement sur quatre est également lié à des violences (le parisien).

 

Les villes signataires de cette campagne elles sont 26, contre 6 seulement lors de la première campagne en 2004 afficheront ces slogans et organiseront des débats publics, du théâtre-forum, des journées thématiques et les Rencontres femmes du monde en Seine-Saint-Denis. Elles s’engageront aussi, avec la signature de la convention Un toit pour elle, à héberger les femmes victimes de violences.

 

Il est à espérer que d’autres campagnes dans d’autres départements, suivront et pas seulement en Ile de France.

Car c’est là que le bât blesse, en effet on va encore croire que le 93 est le champion du monde de la violence faîte aux femmes puisque évidemment c’est à cause des « mâles dans les cités ».

Et oui malheureusement certains organismes poussent le fantasme jusqu’à dire que tous les hommes (musulmans de surcroît) sont des violeurs de femmes ou au pire des machos pathétiques et pas civilisé.

 

Comme en politique il y a le violeur de la campagne ou de province et le violeur de la ville et des quartiers populaires ? A quand une campagne de sensibilisation dans le Maine-et-Loire ? En Meurthe-et-Moselle ?  Parce que cela ne concerne pas que les hommes dans certains quartiers ou de certaine origines, la violence faites aux femmes n’est pas une « culture propre » du blédard ou de l’immigré ou de l’étranger.

« Avoir la main lourde » (expressions maintes fois entendus) n’est pas l’apanage des habitants de la cité.

Karim éducateur dans une association de quartier en Seine Saint Denis témoigne :

« Le problème c’est que certaines personnes pourraient ressentir ça comme une provocation pure et dure visant à stigmatiser des populations des quartiers, en l'occurrence les hommes, comme des bêtes sanguinaires machistes et violentes envers les femmes! »

 

Il est donc souhaitable que cette initiative soit relayée partout en France, car c’est non seulement une cause importante qui ne peut être remis en question sur le fond, mais aussi pour en finir avec certaine séparation de traitement médiatique entre les violences dans les grandes villes et leurs banlieues et celles du reste de la France. Elles n’ont pas à être traité différemment.

Tous les deux jours, une femme meurt des coups de son conjoint, mais il y a aussi 350 femmes violées en France chaque jour, où, selon les enquêtes, un avortement sur quatre est également lié à des violences.

 

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11 novembre 2009 3 11 /11 /novembre /2009 12:46

Les suicides dans la fonction publique ne font pas les titres des journaux à contrario de ceux dans le secteur privé !

La journée de dimanche aura connu notamment deux suicides de membres des forces de l’ordre, dans le XXème arrondissement de Paris et à ST Omer.

Les suicides qui ne font pas de « bruit » pourraient nous faire croire qu’ils ne découlent pas du même malaise ambiant sur les lieux de travail ?

 

 

Il y a quelques années les médias se plaisaient aussi à faire un décompte macabre des suicides chez les policiers et gendarmes de France. Reprenant à bon compte ces faits tragiques dans une surenchère médiatique et clientéliste sur l’insécurité. Evidemment si on se suicide chez les policiers c’est à cause des délinquants qu’ils arrêtent, et de leur nombre soit disant croissant. Ce n’est pas la faute à une hiérarchie ou un contexte de travail ou le chiffre (comme le secteur privé) doit primer.

Quel est l’intérêt de parler d’une vague de suicides (France Telecom) et pas d’une autre ? Et puis revenir dessus de temps à autre comme un vulgaire marronnier journalistique ?

Les autres secteurs de la Fonction Publique eux aussi connaissent une recrudescence de suicides ces dernières années, comme si le fonctionnaire français déjà « fainéant et trop payé » ne faisait pas partie du corps des travailleurs français et qu’à cet égard il ne méritait aucunes considérations.

 

Or, en début de semaine, Le syndicat FO a accusé la Révision générale des politiques publiques (RGPP), le vaste programme de réorganisations et d'économies de l'Etat, d'être à l'origine d'un nombre croissant de suicides dans la Fonction publique d'Etat, et notamment au ministère de l'Ecologie. FO "a connaissance d'un nombre croissant de suicides de fonctionnaires de l'Etat, à tous les niveaux hiérarchiques", a déclaré le syndicat dans un communiqué. Sans donner de chiffres, Pascal Pavageau, secrétaire confédéral FO, estime qu'il "y en a particulièrement au ministère de l'Ecologie, de l'Energie, du Développement durable et de la Mer (Meedem)".Interrogé, le ministère de L'Ecologie a indiqué que le nombre de suicides était passé de 25 en 2006, 20 en 2007, 13 en 2008 à 10 à la fin septembre 2009, tout en reconnaissance une réduction des effectifs en 2007, avec le transfert de 30.000 agents (sur 100.000 au total) aux départements.

 

Pour FO, "selon les informations dont nous disposons, les réorganisations de services en cours, les mobilités (géographiques ou fonctionnelles) imposées (...), l'individualisation à outrance ou encore la pression hiérarchique et le stress ainsi généré constituent des facteurs aggravants"."Les suicides d'agents de l'Etat, ça arrive tous les jours, et les facteurs sont multiples et complexes", souligne M. Pavageau, mais "la nouveauté c'est qu'on constate désormais des suicides sur le lieu de travail ou corrélés par une note ou une lettre laissée (...) mettant en cause les phénomènes de réorganisation".Une porte-parole du ministère de l'Ecologie a précisé qu'il n'y avait "ni plus ni moins" de suicides sur le lieu de travail qu'avant, tout en rappelant qu'un suicide sur le lieu de travail n'était pas forcément lié au travail, et qu'à l'inverse un suicide hors du travail pouvait cependant être en lien."Dans un contexte de réorganisations assez soutenues", elle a reconnu que les représentants du personnel relayaient "davantage qu'auparavant le malaise de certains agents face à un certain nombre de réformes", et faisaient "beaucoup plus le lien entre des gestes extrêmes et ce contexte de réformes".

 

FO a notamment cité l'exemple d'une personne qui s'est suicidée "en mettant en cause une mobilité imposée" de Bordeaux à La Rochelle "du fait d'une réorganisation de l'administration".Un autre agent, intégré dans une Direction régionale de l'équipement, de l'aménagement et du logement (DREAL), issue de la fusion de plusieurs anciennes directions régionales, s'est suicidé "en mettant en cause le management, l'individualisation et la perte de sens liée à la RGPP", a-t-il indiqué.

Le syndicat s'inquiète d'une "deuxième vague de la RGPP", prévue pour décembre, et "réclame un moratoire immédiat" sur les mesures déjà mises en place.

De son côté, le ministère de la Fonction publique a rappelé que "des administrations avaient développé des actions de prévention et d'accompagnement (cellule de soutien psychologique ou de veille) qui intègrent les spécificités de certains métiers (police, administration pénitentiaire, douanes, ministère de l'écologie, etc.)".

Un texte d'accord -entre syndicats, ministère et employeurs publics- sur la santé et la sécurité au travail dans la Fonction publique, est actuellement soumis à signature.

 

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29 octobre 2009 4 29 /10 /octobre /2009 14:02

Là ou elle le peut, la scientologie se définissent comme une religion, ou elle ne peut pas, elle se disent « coach » mental. Son statut juridique et l'appréciation de sa qualité de religion, suscitent de nombreuses polémiques. Des États l'ont officiellement reconnue comme telle, alors que dans d'autres pays elle est considérée comme une secte ou encore comme une simple organisation commerciale.



Mardi 27 octobre, l'église de scientologie a fait appel du jugement rendu le jour même par le tribunal correctionnel de Paris, qui les a conjointement reconnus coupables "d'escroquerie en bande organisée" et "d'exercice illégal de la pharmacie".

Le 15 juin dernier, le tribunal avait requis la dissolution de l’association cultuelle et de sa librairie.

Aux termes de ce jugement et sous réserve de la décision du procès d'appel qui se tiendra dans une douzaine de mois, l'Eglise de scientologie peut poursuivre ses activités. Elle n'a pas été dissoute, la loi ne le permet plus depuis le 12 mai 2009, (1 mois avant le réquisitoire qui de par le fait devenait obsolète). Et elle échappe à la sanction la plus lourde : l'interdiction d'exercer ses activités.

Tout en condamnant l'association spirituelle de l'Eglise de scientologie et la société Scientologie espace librairie (SEL) à des amendes respectives de 400 000 et 200 000 euros, le tribunal a prononcé des peines de prison avec sursis contre quatre responsables français de l'Eglise.

Concernant la SEL, il considère que "la fermeture d'une librairie irait à l'encontre des grands principes de liberté de pensée et d'expression qui sont le fondement de toute démocratie ".

D'une manière générale, les juges estiment qu'il vaut mieux "mettre en garde d'éventuelles victimes par le biais d'une très grande publicité de la décision". Ainsi, le tribunal a exigé la publication de ce jugement dans plusieurs journaux, et, notamment, dans deux journaux étrangers : le Herald Tribune et Times Magazine.

 

Le tribunal ne se prononce pas "sur la valeur d'une doctrine", a pris soin d'expliciter Mme Château au journal Le monde, "mais sur des méthodes" fondamentalement malhonnêtes, à ses yeux. Ses attendus sont sans équivoque. Escroquerie que ces tests de personnalité qui n'ont aucune valeur scientifique ; escroquerie encore, les cures de purification avec sauna et jogging à la clé ; escroquerie enfin, le fameux électromètre, objet fétiche des scientologues, vendu à des tarifs prohibitifs. "La place dans la scientologie dépend des capacités financières des adeptes", dénonce le tribunal.

Bien que le Sénat ait réintroduit, le 14 octobre, un alinéa législatif qui permet à nouveau de dissoudre une personne morale coupable d'escroquerie, celui-ci ne pourra pas s'appliquer contre l'association de Scientologie, en tout cas dans cette affaire. En droit français, en effet, la rétroactivité ne joue que pour les lois plus douces.

Aussi, devant la cour d'appel, la Scientologie n’aura rien à craindre en ce qui concerne une possible dissolution. Un véritable coup de chance qui aura su profiter aux avocats de la défense, ce n’est pas si anodin concernant les scientologues, ils ont toujours su profiter des vices de formes ou des vide juridiques !

 

Quel statut alors ?

 

Frédéric Lenoir soulignait en 1998 la différence de statut entre certains pays d'Europe dont la France, où l'organisation était listée comme « secte absolue », et celle en Amérique du Nord, où l'Église de Scientologie a été reconnue comme religion par les services fiscaux des États-Unis en 1993.

L'Église de scientologie chercherait à être reconnue comme une religion et effectue des demandes en ce sens dans de nombreux pays, avec des résultats divers. En Suède, au Portugal et au Venezuela, elle a été reconnue officiellement comme une religion.

 

Dans plusieurs pays, l'organisation a fait appel à la justice pour obtenir cette reconnaissance. En Espagne, en 2005 le ministère de la Justice avait refusé l'inscription de l'Église de Scientologie au registre des associations religieuses. En novembre 2007, après deux ans d'instruction, l'Audience Nationale, haute instance juridique espagnole, a obligé le ministère de la Justice à enregistrer l'Église sur le registre des associations religieuses, conférant à cette dernière les mêmes privilèges qu'aux catholiques.
Suite à cette décision de l'Audience nationale, la justice espagnole a inscrit la scientologie au registre légal des religions le 19 décembre 2007. L'organisation scientologue a également obtenu le droit de célébrer les mariages dans plusieurs pays ce qu'elle considère comme une reconnaissance officielle de ce qu'elle serait une religion à part entière notamment en Afrique du Sud en Australie, en Inde, en Italie, au Mexique, en Nouvelle-Zélande, à Taïwan, en Tanzanie et au Zimbabwe.

En Suisse, plusieurs tribunaux lui ont refusé l'appellation « religion » et l'ont désignée comme exclusivement commerciale.

En Grande-Bretagne, les services fiscaux considèrent depuis 2000 l'Église de scientologie comme une organisation sans but lucratif et l'ont exemptée de TVA. Suite à cela, en 2006, un tribunal a tranché en faveur de l'Église face aux services fiscaux qui refusaient de rembourser la TVA versée de manière indue depuis 1977 (liste non exhaustive).

 

Toute l’histoire de cette église (notion facilement adaptable à toutes sortes d’assemblées comme l’expliquait l’historien Odon Vallet dans une émission de télé avant hier) est fondée sur une certaine mystification, de leur but tout d’abord, de leurs statuts et de leur idéologie.

l'Église de Scientologie change de statut en fonction des protections légales que cela lui offre : elle est une organisation commerciale lorsqu'elle peut attaquer pour violation de copyright ceux qui publient ses ouvrages confidentiels, elle est une religion dans les pays où la liberté de culte permet tout, elle devient technique de développement personnel lorsqu'il s'agit d'approcher les entreprises ou dans les pays qui se défendent contre les sectes etc.

Souvent, les noms choisis par l'organisation ressemblent aux noms d'autres organismes publics ou privés : pour les opposants à la Scientologie, ces noms sont destinés à faire passer les organismes scientologues pour des services officiels ou pour des organismes aux noms semblables et déjà connus du grand public, et ces activités sont soupçonnées de servir de tremplin pour le recrutement de nouveaux adeptes, qui s'engageraient dans une activité en ignorant les liens entre la Scientologie et ces organismes.

Le scientologues jouent de ces ambiguïtés en toute impunité.

 

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