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6 décembre 2009 7 06 /12 /décembre /2009 17:21

Réélu en 2003, Bertrand Eveno défraya la chronique médiatique en 2005. En conflit interne avec les syndicats et surtout démissionnaire pour des raisons douteuses.

 

 

La nouvelle «était tombée un jeudi 17 novembre 2005 à 17 heures, Bertand Eveno, le président de  l'Agence France Presse, annonçait, sur la messagerie interne, qu'il allait quitter ses fonctions avant la fin de l'année pour des "motifs personnels" et "professionnels" anticipant d'un an la fin de son mandat qui courait jusqu'en octobre 2006.

Dans une lettre adressée aux salariés, Bertrand Eveno justifiait sa décision par les enjeux qui attendaient l'AFP et qui nécessitaient, selon lui "un président nouvellement élu bénéficiant d'une légitimité de trois ans et du soutien affirmé du conseil d'administration".

 

Troisième motion de défiance en 5 ans.                                                     

                                                                                                                 Bertrand Eveno

 

Sa démission intervenait alors que les syndicats dépouillaient les bulletins de vote de la troisième motion de défiance en 5 années de mandat du PDG. Cette motion avait pour but de dénoncer un "grave manquement aux règles déontologiques" de la part de la direction, qui a transmis à la police, début octobre, une série de clichés montrant le tabassage d'un policier en civil sur le port de Bastia. .Toutefois Bertrand Eveno démentait, à l’époque, que son départ soit lié à la motion, affirmant qu'il avait déjà pris sa décision "à la fin de l'été". Celle-ci avait provoqué une réelle surprise chez les salariés car lors des deux premières motions, il était resté en poste.

 

Gestion très critiquée

 

Le PDG de l'AFP payait surtout ses errements une gestion très critiquée. De la vente de l'immeuble de l'AFP, qui avait provoqué le courroux des salariés, aux différentes gestions du personnels pour lesquelles les syndicats avaient fait voté deux motions de défiance. Bertrand Eveno n'avait pas été ménagé. Il était aussi contesté par certains pour "son absence de stratégie". Une critique qu'il a toujours contesté, citant en exemple le développement du service de photo et les projets vidéos liés à la chaîne d'information internationale actuellement en gestation.

 

On a même mieux : En décembre de la même année, il rejoint le groupe Hachette Filipacchi Médias en qualité de directeur général de Hachette Filipacchi Photo, regroupant les agences Gamma, Rapho, Hoa-Qui et Keystone.

Cette opération a soulevé des problèmes d'éthique et de concurrence, mis en lumière par les syndicats de l'Agence France-Presse, et ce d'autant plus qu'elle est intervenue quelques mois à peine après l’arrivée à la tête du service Photo de l’AFP d’une ancienne collaboratrice de Hachette Filipacchi Médias. Le groupe Hachette Filipacchi Photos était racheté en décembre 2006 par le fonds d'investissement Green Recovery.

 

En 2009, il est élu président de la Société Littéraire des Amis d'Emile Zola, prenant la succession de l'universitaire Henri Mitterand. En 2009, il est nommé président de la commission des salles de cinéma d'Art et Essai, du Centre National de la Cinématographie (CNC).

 

Quand on a su faire plaisir à qui de droit, on obtient toujours les bonnes planques pour sa pré-retraite! Belle leçon pour nous travailleurs!


NDLM: toujours des soucis de connexion, on fait comme on peut!

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Published by Desmoulins - dans Médias
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